Archives de catégorie : Généralités

Améliorez votre retraite ou générez une rente grâce à votre PEA et la bourse

Si vous cherchez une solution en matière de complément de retraite, de génération de rente, l’investissement dans un PEA peut être une solution. Souplesse, fiscalité avantageuse et possibilité de rendement intéressant. Le PEA peut en effet vous permettre d’améliorer votre retraite ou de dégager une rente à terme. Il y a tout de même des règles à respecter afin de rendre la démarche efficace.

C’est ce que nous allons voir à travers cet article.

Bonne lecture !

La retraite par répartition ou par capitalisation :

L’idée ici n’est pas de juger les systèmes de retraite ou de les opposer mais d’essayer d’apporter des éléments de comparaison et surtout de voir comment ces deux régimes peuvent finalement être complémentaires.

Répartition :

En France, vous le savez notre système de retraite est basé sur le système de répartition. Le principe : les jeunes cotisent pour les moins jeunes afin que ces derniers puissent profiter d’une retraite. Ce système qui est très confortable puisqu’il assure un revenu minimum à condition d’avoir cotisé un certain nombre d’années est en voie de réforme. Dans les faits : La population a tendance à vieillir. Donc d’année en année, la période de cotisation s’allonge et la date de départ à la retraite recule de plus en plus pour tout le monde.

Le problème est que les personnes qui démarrent leur activité tard, après avoir fait des études par exemple se voient pénaliser d’un malus, à moins de continuer à travailler jusqu’à…un âge plus avancé.

Capitalisation :

Le système de retraite par capitalisation était très répandu dans la première partie du XXe siècle. Il a ensuite presque disparu après les guerres et remplacé par le système par répartition. En Suède, en Allemagne, le système de retraite basé sur la capitalisation est de plus en plus présent. En France on parle plutôt de retraite complémentaire.

Aux Etats-Unis, le système est mixte mais la part laissée à la  répartition est faible (social security),  ce qui explique que certains retraités continuent à travailler après 70 voire 80 ans.

Dans tous les cas, qui dit capitalisation dit placement sur des actifs financiers. L’avantage est un rendement potentiel intéressant mais une sensibilité aux aléas des marchés financiers. 

Des régimes complémentaires ?

Quand on est soumis en majorité au régime de capitalisation, difficile de compter également sur le régime de répartition quand votre pays ne le permet pas. Par contre, l’inverse est tout à fait possible. C’est le cas en France par exemple. Rien ne nous empêche de créer notre propre système de retraite complémentaire par capitalisation, sans forcément passer par un plan d’épargne retraite déjà formaté.

Une question de culture :

Les Français sont très attachés aux enveloppes traditionnelles que sont les Livret A, LDD, fonds Euro dans le cadre de l’assurance vie. Ces enveloppes sont il est vrai très sécuritaires car elle ne génèrent que des rendements positifs. Des rendements positifs sur le papier. En réalité, si l’on prend exemple du Livret A, même si l’inflation est faible en ce moment, elle compense tout de même le rendement inférieur à 1 % par an du livret A.

Aversion au risque :

L’aversion au risque pousse les investisseurs à se diriger spontanément vers des actifs peu risqués. Dès que l’on parle de pertes potentielles, même s’il s’agit de pertes provisoires (inévitables en bourse), cela fait réfléchir. Qui peut accepter de voir diminuer de 10 % de son capital pendant quelques mois? Là est toute la question !

C’est donc en partie la raison pour laquelle les enveloppes telles que Livret A, LDD, assurance vie placée en fonds euro sont souvent privilégiées par les Français. L’aversion au risque est un facteur limitant.

Une question d’échéance :

Ces enveloppes, notamment livret A , LDD, même si elles ne délivrent qu’un rendement très faible ont le gros avantage de constituer une réserve de liquidités ou « d’argent frais ». En cas de coup dur, elles permettent d’avoir une somme rapidement disponible. Pour du court terme donc, elles constituent des outils indispensables, en cas de besoin urgent d’argent .

La question est plutôt pour du long terme. Quand on place à long terme, on espère avoir un retour d’investissement suffisant justement pour compenser l’inconvénient lié au fait que cet argent placé, on n’y touchera pas. Dans ces conditions, si un minimum de rendement est recherché, livret A, LDD… ne peuvent pas être considérés comme des outils de placement ayant cette qualité à savoir développer un rendement intéressant à long terme.

Une question d’équilibre :

Au final, on en revient toujours à la question de la diversification en terme de placements qui rejoint aussi la question des priorités. Il faut bien sûr d’abord être capable de subvenir à ses besoins d’argent à court terme, d’où l’intérêt d’ enveloppes telles que le livret A ou autres à alimenter en premier, ou en parallèle, c’est essentiel. Mais quand la question du court terme est réglée, il faut penser au long terme !

Pour du long terme (horizon 15, 20 ans ou plus), d’ autres types de placement, tels que la bourse, l’immobilier, les matières premières, le crowdfunding….etc sont envisageables. La différence est que ces placements comportent des risques. Mais la contrepartie est qu’il délivrent un rendement bien supérieur.

Nous allons voir qu’il n’est pas nécessaire de prendre des risques inconsidérés ou de tout miser sur ce type de placement (nous ne parlerons que de la bourse) pour améliorer de façon assez significative un capital sur du long terme.

Il ne s’agit pas évidemment de tout miser sur la bourse. Mais le simple fait d’injecter un fraction de risque raisonnée dans vos investissements peut changer la donne de manière assez radicale sur le long terme.

Illustration à travers un exemple :

Imaginons le cas d’une personne qui a un salaire de 2000 euros par mois. Sa retraite à taux plein sera d’environ 1500 euros par mois. Comment faire pour générer les 500 euros de baisse de salaire ?

Nous prendrons l’hypothèse d’un placement de 10.000 euros sur 20 ans, avec un versement mensuel de 100 euros par mois. Après les 20 années de capitalisation, la somme est placée sur un support sans risques à 4 % de rendement, pendant 25 ans et génère une rente mensuelle.

Objectif : Améliorer sa retraite en récupérant les 25 % de baisse de revenu, voire plus

Si vous êtes inscrit sur ce blog vous avez du recevoir le petit outil qui vous permet de calculer très facilement tout cela.

Le rendement annuel nécessaire sur votre PEA pour obtenir ces 500 euros de rente ou complément de retraite et récupérer les 25 % de baisse de revenu dans les conditions citées plus haut est de 12 %.

Faisable ? Oui. Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, il est plus facile d’obtenir un gain moyen de 12 % (par exemple) sur du long terme que sur du très court terme ! A condition d’être discipliné et patient bien sur.

Si l’on se base sur la seule année de 2020…année très particulière, il sera certainement difficile d’y parvenir en appliquant la stratégie du blog par exemple, même si l’année n’est pas terminée. Mais c’était le cas l’an dernier (+17%), et c’est également le cas sur la moyenne des 5 dernières années, sur les 10 voire les 25 dernières années.

Rien d’impossible donc.

Que va-t-il se passer à l’avenir sur les marchés boursiers ? Nous n’en savons rien, mais il est difficile d’imaginer que les marchés boursiers arrêtent de générer de la performance dans les années à venir comme ils l’ont fait au cours des 200 dernières années, sauf gros cataclysme. Et si cataclysme il y a, nous aurons tout autre chose à penser qu’à un complément de retraite…

La règle des 4 % :

Vous entendrez souvent parler de cette fameuse règle des 4 %.

4 % correspond au rendement d’un placement sécuritaire. Si vous placez votre capital générateur de rente à ce taux là, vous devrez forcément adapter vos dépenses et votre train de vie afin de ne pas dilapider ce capital trop rapidement. Pour durer vous ne devrez pas dépenser plus de 4% de ce capital chaque année.

L’outil que j’ai mis à la disposition des inscrits permet de simuler cela. De quel capital doit-on disposer pour générer une rente pendant 25 ans en faisant l’hypothèse que ce capital est placé à 4 %. Vous pouvez bien sûr changer ce taux de rendement, mais l’idée est là de sécuriser au maximum, il faut donc rester raisonnable. Vous pouvez également choisir d’amputer ou pas le capital (l’outil le permet également). Si vous décidez de ne pas amputer votre capital, forcément, votre rente mensuelle sera moins élevée.

Pourquoi le PEA ?

Parce que c’est une enveloppe intéressante d’un point de vue fiscal. Pour en savoir plus, je vous invite à lire ceci

Dans cet exemple nous venons de voir qu’il était possible de créer votre propre système de complément de revenus ou de retraite. C’est un exemple parmi d’autres bien sur. Rien ne vous interdit de combiner plusieurs solutions afin de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.

En résumé, les 7 choses à faire :

Si vous souhaitez rentrer dans cette démarche, avec pour objectif de générer une rente ou un complément de revenu ou de retraite, il y a des choses importantes à prendre en compte que l’on pourrait résumer en 7 points :

  • commencez tôt
  • évaluer en amont la somme nécessaire à la rente en question en appliquant la règle des 4 %
  • en fonction de cette somme faites votre plan (somme initiale, versements, stratégie)
  • ne placez en bourse que de l’argent dont vous n’avez pas besoin dans l’immédiat
  • respectez votre tolérance au risque et soyez discipliné
  • laissez faire les choses, soyez patient, très patient
  • ne misez pas tout sur la bourse

Conclusion 

La population vieilli, l’âge de la retraite est de plus en plus avancé. Les conditions dans lesquelles les actifs partent à la retraite sont de plus en plus difficiles. Dans ce contexte, sans forcément être pessimiste, il apparaît normal de se soucier de son avenir. Mais il existe des solutions.

Vous pouvez améliorer votre retraite ou générer une rente grâce à votre PEA et la bourse. 

Générer une rente (pourquoi pas en guise de complément de retraite) grâce à la bourse est tout à fait faisable. Mais il vaut mieux s’y prendre tôt. En étalant le dispositif dans le temps, il n’en sera que plus efficace par la force des intérêts composés et demandera un effort d’épargne moindre à l’investisseur. Le PEA est en ce sens un outil intéressant car sa fiscalité n’ampute pas (tant qu’il n’y a pas de retraits) l’effet des intérêts composés.

Quel que soit le rendement dégagé, il vaut mieux agir que d’attendre et ne rien faire. Qu’il s’agisse de retraite ou de l’avenir de nos enfants, autant y penser dès aujourd’hui. Nous le savons, en matière d’investissements boursiers, le temps est notre allié !

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A bientôt

Laurent

Comment diversifier son portefeuille

Vous avez très certainement souvent entendu cette expression :  « en bourse, le plus important pour sécuriser, c’est de diversifier son portefeuille». Est-ce justifié? Qu’est-ce que cela signifie ? Comment procéder ? C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

Diversifier son portefeuille pour lisser le risque

Avoir 25 lignes en portefeuille, est-ce la solution ?  

Pas mal d’investisseurs croient qu’il suffit d’avoir 25 lignes d’actions dans un portefeuille boursier pour jouer le jeu de la diversification et lisser le risque. J’avais d’ailleurs rédigé un article (ici) à ce sujet il y a quelque temps. En fait un grand nombre de lignes d’une même classe d’actifs ne suffit pas à éviter les grosses baisses. Vous l’avez certainement vécu en ce début d’année 2020. Presque tous les secteurs ont été touchés par la baisse violente des marchés. Les indices ont perdu 20 à 30 % en quelques semaines et les actions…beaucoup plus de manière générale. Bien sûr il y a eu quelques exceptions, dans le secteur des biotechnologies par exemple ou les énergies vertes. Mais avoir 2 ou 3 lignes dans le vert et 20 dans le rouge au total n’aurait pas suffi à maintenir votre portefeuille dans le vert au cours de cette période.

Clairement, l’objectif ici n’est pas de supprimer les baisses du portefeuille, c’est impossible, mais de les limiter.

Ci-dessous, pour illustrer mes propos un graphe qui permet de visualiser l’ampleur des hausses et des baisses en fonction de quelques sous-secteurs d’actions : actions biotechnologiques, actions technologiques, cycliques, défensives, et indice global d’actions (mondial).

Ce n’est qu’un exemple, on aurait pu aussi utiliser des secteurs géographiques différents. Mais il faut savoir qu’au final, c’est l’indice américain qui donne le la. Quand il va, tout va ! Et inversement, à quelques exceptions près bien sûr.

 

évolution comparative de sous secteurs du compartiment actions
Evolution parallèle de sous secteurs d’actions

 

Et les actions défensives ?

Comme vous pouvez le voir sur le graphe ci dessus, les actions défensives n’échappent pas aux baisses des marchés. La grosse différence par rapport aux valeurs plus agressives (technologiques ou biotechnologiques par exemple) est que la baisse est beaucoup plus modérée. Mais il n’y a pas de miracle, en contre partie l’évolution à la hausse pendant les périodes fastes est tout autant modérée !

 

Diversifier son portefeuille en étant 100 % investi en actions ?

La mauvaise  solution, si l’ont veut éviter les grosses baisses, vous l’avez compris c’est d’être à 100 % investi sur les actions en permanence. Par là, j’entends, avoir l’intégralité de son patrimoine investi sur le secteur des actions.

Vous allez me dire : « oui, mais pourtant le portefeuille du blog est souvent investi à 100 % sur les actions ! ». C’est vrai, mais pas toujours ! et c’est d’ailleurs le cas actuellement par exemple : 0 % d’actions en portefeuille. D’autre part, un PEA ne représente en général qu’une partie d’un patrimoine.

Tout miser sur les actions, en permanence, c’est d’une part s’exposer à de gros drawdowns (baisses temporaires)  de votre portefeuille. C’est donc obligatoirement s’exposer à des périodes difficiles émotionnellement lorsque les marchés sont chahutés.

D’autre part c’est se priver de la performance d’autres secteurs, lorsque le marché des actions est dans un mauvais cycle.

 

Utiliser la décorrélation des classes d’actifs  

Il existe en matière d’investissement des classes d’actifs décorrélées. Comment se servir de cette spécificité pour diversifier son portefeuille?

Les classes d’actifs sont dites décorrélées quand la baisse de l’une d’entre elles n’a pas d’incidence négative sur l’évolution des autres. Les actions, les obligations, l’immobilier, le cash par exemple sont des classes d’actifs décorrélées.

Le graphe ci -dessous vous représente l’évolution des classes d’actif que je viens de citer au fil des années. Pour vous montrer de manière simple comment utiliser cette spécificité à votre avantage, j’ai simulé un investissement sur ces 5 classes d’actifs de manière équipondérée (20 % sur chacune tout simplement). L’évolution du portefeuille résultant est en bleu ciel.

L’échelle est logarithmique pour une meilleure lisibilité.

Les classes d'actifs décorrélées : une manière de diversifier son portefeuille
Evolution comparative de classes d’actifs décorrélées

 

On voit clairement que la plupart du temps, chaque classe d’actif évolue de manière indépendante et que les hausses ou baisses temporaires de chacune d’entre elles n’entraînent pas forcément une évolution dans le même sens pour les autres classes d’actif.

Ce graphe vous montre également que le cash est une classe d’actif parmi d’autres ! Quand les autres classes d’actif décrochent, le cash ne bouge pas, ou très peu. On ne gagne rien, mais on ne perd rien ! Combien d’investisseurs en bourse aimeraient seulement retrouver leur capital investit initialement en bourse ?

Il apparait aussi que, contrairement aux idées reçues, l’or n’évolue pas forcément à la hausse quand les marchés actions évoluent à la baisse ! Ça n’est pas aussi systématique.

Combiner ces classes d’actifs à bon escient peut donc permettre de limiter la casse dans les périodes difficiles : le portefeuille fictif qui repose pourtant sur une stratégie très simple évolue à la hausse de manière régulière sur le long terme avec des baisses modérées.

 

Diversifier ses approches d’investissement 

Si l’on prend encore un peu plus de recul, on se rend compte que l’on peut utiliser cette approche à l’échelle de son patrimoine en combinant plusieurs stratégies: pourquoi pas un portefeuille dédié aux actions européennes, un portefeuille dédié aux actions US afin de limiter l’effet de la parité Euro-Dollar et pourquoi pas d’autres enveloppes fiscales permettant de combiner les autres classes d’actif ?

Ça n’est qu’un exemple bien sûr. Forcément, il n’y a pas que des avantages à diversifier son ou ses portefeuilles. La performance globale de toutes les classes d’actifs n’est pas égale . La catégorie actions, on le sait est celle qui dégage le meilleur rendement depuis des décennies. C’est un peu pour cette raison que j’y consacre mon blog !

La tolérance au risque propre à chacun chacun permet à l’investisseur de régler le curseur et d’ajuster le contenu de chacun des compartiments afin d’obtenir un ratio performance/risque  à sa mesure.

 

Conclusion 

Diversifier son portefeuille en bourse n’est pas juste une question de nombre de lignes détenues en portefeuille. Quand les indices décrochent, très peu de secteurs donc très peu d’actions échappent à la baisse. Que l’on aie 10 ou 20 actions en portefeuille, cela ne change pas grand chose. Mais nous avons vu qu’il était possible d’investir dans des classes d’actifs autre que les actions. En choisissant des classes d’actifs décorrélées et en les combinant à bon escient, il est possible de lisser de manière efficace le risque sur le long terme en dégageant un minimum de performance.

Le résultat est bien sûr une performance globale moindre mais plus de sérénité pour l’investisseur ! 

Si l’objectif final est une croissance régulière du portefeuille et des drawdowns limités, cette approche peut être intéressante. Prise de recul, détachement et simplicité ouvrent des pistes et des perspectives à exploiter dans une vision long terme voire très long terme.

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Laurent

 

La saisonnalité en bourse

« Sell in may and go away « ! Vous avez certainement déjà entendu cette expression qui évoque le phénomène de saisonnalité en bourse. Qu’en est-il vraiment ? Faut-il appliquer à la lettre cet adage quelle que soit votre stratégie ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

La saisonnalité en bourse mise en évidence sur plus de 300 ans :

À la fin de 2012, Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang de l’Université Massey (Nouvelle-Zélande) ont publié une étude très intéressante : Are Monthly Seasonal Real?

L’objectif : mieux comprendre le phénomène de la saisonnalité en bourse et vérifier sa pérennité au fil des siècles. Vous  la trouverez ici.

D’ autres études plus anciennes évoquent ce phénomène mais celle-là a la particularité d’utiliser un lot de données assez impressionnant.

Les deux chercheurs à l’université de Massey (Nouvelle Zélande) ont mis en évidence dans cette étude une vraie anomalie de marché en compilant plus de 300 ans de données (depuis 1693) dans 108 pays !

Concernant la tendance de certains mois à dégager plus ou moins de performance :

L’effet « janvier » (surperformance du mois de janvier en bourse) présent de nos jours n’existait pas sur les 150 premières années des tests, alors remplacé par l’effet « décembre », mais cela s’ est inversé après 1850 jusqu’à aujourd’hui. 

Septembre, Octobre et Juillet sont souvent des mois à performance négative et sont très souvent moins performants que les autres mois de l’année, mais pas de manière systématique.

– Le mois d’avril a tendance a surperformer depuis 1940, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Il n’y a donc  pas de mois systématiquement plus ou moins performant sur toute la durée testée. La période testée est très longue et a été ponctuée par de très nombreuses évolutions sociales et économiques. Ces évolutions ont très certainement eu des répercutions sur la saisonnalité boursière à l’échelle mensuelle, mais si l’on considère des périodes plus longues (6 mois), une vraie tendance se dégage :

Les marchés sont plus généreux à partir d’Halloween

Sur les 300 années testées, c’est une évidence. La période Novembre-Avril surperforme la période Mai-Octobre de manière systématique. La performance indicielle est donc réellement concentrée de manière très nette sur la période Novembre-Avril, depuis très longtemps. Ainsi, une stratégie « Sell in May » bat le marché 9 fois sur 10 sur un horizon de placement de 10 ans. 

L’écart de performance entre l’été et l’hiver est non seulement aussi ancien que les données traitées mais il a aussi été observé dans le monde entier. Il s’est même accentué au cours des dernières décennies. 

Quelques graphes pour illustrer tout cela :

Ci-dessous l’écart de rendement entre les périodes estivales et hivernales par décennies.

Mise en évidence de la saisonnalité en bourse
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang.  Are Monthly Seasonal Real?

Ci-dessous on voit que l’écart de performance entre été et hiver a tendance à se creuser en faveur de la période hivernale.

mise en évidence de l'accentuation de l'effet saison en bourse
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang. Are Monthly Seasonal Real?

Fig 7 : Comparaison de 2 portefeuilles : Le premier est investi seulement en période hivernale (Halloween) et l’autre en mode Buy and Hold.

Saisonnalité en bourse : comparatif de 2 portefeuilles.
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang.  Are Monthly Seasonal Real?

Pourquoi ces écarts ?

On le sait, l’anticipation et les prévisions font partie des informations largement divulguées au quotidien dans le monde de la bourse. Difficile d’y échapper, même si l’on connaît les conséquences de l ‘anticipation pour l’investisseur…

Les cours montent parce qu’il y a de l’optimisme dans l’air, plutôt en fin d’année (l’exercice suivant est anticipé) et en début d’année.

On sait que les analystes financiers sont plutôt optimistes en fin d’année et pour le début de l’année suivante, mais les chiffres du mois de mai (publications du premier semestre) rappellent les investisseurs à la réalité avec très souvent des révisions à la baisse des prévisions.

L’écart entre l’anticipation et la réalité remet donc les pendules à l’heure à partir du mois de mai jusqu’à Halloween !

La saison hivernale est donc propice aux anticipations et à l’optimisme alors que l’été est synonyme d’un retour à la réalité et d’un réajustement.

 

La saisonnalité en bourse doit-elle être systématiquement prise en compte dans toutes les stratégies d’investissement ?

En fait, tout dépend de la stratégie utilisée!

A titre de contre exemple, j’ai fait le test afin de mesurer l’impact de la saisonnalité sur la performance de la stratégie Mensuelle affichée sur ce blog. Voici les résultats :

Tout d’abord voilà la moyenne des performances mensuelles de la stratégie sur les 24 dernières années. On peut voir une performance moindre au cours des mois d’été, même si ça n’est pas flagrant, mais surtout une surperformance au cours du trimestre décembre-janvier-février. En apparence donc, on pourrait penser que prendre en compte la saisonnalité pourrait être bénéfique!

Performance moyenne mensuelle de la stratégie PEA-rentier sur 24 ans
Moyenne des performances mensuelles de la stratégie PEA-rentier sur 24 ans

Afin de mesurer l’incidence sur le long terme, voilà un comparatif de deux portefeuilles utilisant la stratégie du blog pour le premier, et la stratégie du blog amputée des mois d’été pour le second.

Cidessous la courbe des gains en investissant toute l’année, c’est le graphe du blog :

Evolution du portefeuille PEA-Rentier
Portefeuille du blog : Investissement toute l’année

La courbe des gains en mode investissement « sell in may » :

Evolution du portefeuille PEA-rentier en mode "sell in may"
Portefeuille du blog : Investissement « sell in may »

Que voit-on ?

Au niveau du rendement, il n’y a pas photo, la stratégie est beaucoup moins efficace en vendant en Mai et en restant cash jusqu’en Novembre, comme quoi les apparences peuvent être trompeuses.

La volatilité est par contre légèrement moindre. Il est vrai que les mois les plus volatiles de la stratégie du blog se situent souvent durant l’été, on le voit facilement sur la page détaillant les performances mensuelles.

Le pourcentage de mois positifs est également supérieur en mode « sell in may », ce qui est bon pour le moral de l’investisseur, mais une fois de plus on a la démonstration que taux de réussite élevé n’est pas synonyme de performance élevée.

Il faut donc agir au cas par cas, et tester, sans généraliser. De la même manière, on pourrait penser qu’adopter une stratégie « sell in may » quand on est day trader n’a pas trop de sens puisque l’incidence de cette anomalie de marché n’entre en jeu que pour des positions détenues très longtemps…Mais la volatilité souvent liée au manque de volume en Juillet- Août fait qu’il est parfois plus sage de s’abstenir de trader durant ces périodes.

 

Conclusion :

Cette étude, en plus de nous montrer que 95 % de la performance indicielle se fait de manière historique sur la période Novembre-Avril confirme qu’une anomalie de marché peut se développer et durer plusieurs décennies voire plusieurs siècles. Il existe de nombreuses anomalies de marché à exploiter, mais il ne suffit pas de les connaître pour être capable d’en profiter!. 

L’année 2020 a démarré de manière très atypique, échappera-t’elle à la règle de la saisonnalité boursière ?

N’hésitez pas à partager cet article !

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A bientôt

Laurent

 

 

 

Que faire lors des crises boursières?

J’ai volontairement repris mon précédent article qui évoquait les corrections boursières et je l’ai adapté à l’évolution de la situation que nous sommes en train de vivre (en rajoutant des passages en italique). Que faire lors des crises boursières telle que celle traversée actuellement…

Les raisons de cet article ? Vous montrer que finalement, il n’y a pas forcément plus de choses à faire dans une situation de crise boursière que dans une situation « normale «  de hausse quand on investit en UT Mensuel, en mode suivi de tendance, à condition bien sûr de suivre sa stratégie !

Bonne lecture !

Les crises boursières font peur…et pourtant

Qui n’a pas été rassuré ou surpris en voyant son portefeuille stagner ou à peine bouger ces derniers jours alors que les indices s’effondraient?

C’est peut être votre cas… Recette miracle ? Biensûr que non ! Puisqu’elle n’existe pas plus sur ce blog qu’ailleurs…

Mais cela prouve (une fois de plus) que sans suivre les cours de la bourse à longueur de journée, il est tout à fait possible de limiter la casse dans ce genre de situation, sans chercher à anticiper, tout en évitant de s’exposer à des flots d’émotions.

Bien sûr, certains daytraders ont très bien profité de cette situation, en jouant la baisse, ou en travaillant sur de petites unités de temps, ou encore en jouant les rebonds techniques. Chaque jour apportant son lot de suspense et de surprises ! De la haute voltige ! Je connais peu de gens très bons dans ce genre d’exercice…l’exercice est réservé à un public averti ! Et malheureusement, la montée d’adrénaline liée à cette période d’excès de volatilité n’est pas forcément synonyme de gains à l’arrivée…puisque la majorité ont perdu gros.

Et maintenant, que faire pour les « monthtraders » (dont je fais partie) ? Comme les autres mois…attendre, rien de plus ! . Cette baisse va t’elle générer une tendance baissière long terme ? On ne le sait toujours pas…mais peu importe puisque l’objectif n’est pas de prévoir. D’autres grosses corrections de ce style ont eu lieu par le passé, même si la violence de cette dernière prend un caractère assez exceptionnel.

Les raisons des crises ou des corrections boursières :

Les corrections boursières constituent des « respirations » entre deux cycles haussiers. Elles sont souvent engendrées par une mauvaise « news ». Les crises boursières ont des raisons un peu plus profondes. Elles sont donc à la fois un peu plus violentes, et plus marquées.

Il y a toujours une raison aux baisses soudaines des indices boursiers. Mais quand on est investisseur sur de grosses unités de temps, on a l’avantage de ne pas avoir à agir plus que la normale dans ce genre de situation.

Plus facile à dire qu’à faire je vous l’accorde, et pourtant. Voyons quelques exemples de baisses soudaines et leur impact sur le portefeuille long terme du blog PEA rentier :

  • 24 juin 2016 : « votes en faveur du brexit » : le CAC40  perd 7 %

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois de juin 2016, mais il gagne 4,8 % sur l’année.

Le portefeuille (lien) gagne 7,46 % en juin 2016 et progresse de 3,6 % sur l’année 2016.

  • 31 Octobre 2018 : « perspective de voir la banque centrale remonter ses taux directeurs » : le CAC 40 perd 7,2 %

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois et perd 10,9 % sur l’année.

Le portefeuille (lien) perd 7,69 % en octobre 2018 et gagne 2,80 % sur l’année 2018.

  • Fevrier-mars 2020 : « crise du coronavirus », l’indice CAC 40 a perdu environ 20 % (à ce jour).

Le portefeuille a perdu 2,5 % au cours de la même période.

Nous voyons que sans aucune anticipation ou action en dehors des moments prévus par la stratégie, il n’y a pas vraiment eu de catastrophe au niveau du portefeuille du blog.

Vous pourrez constater la même chose en 2008 (le portefeuille est resté stable) alors que les indices étaient dans une tendance baissière long terme, et non une simple correction.

Comment  traverser les crises boursières « sereinement » ?

  • Suivre sa stratégie :

Une fois de plus, c’est LA solution pour éviter de se poser des questions. Les baisses temporaires (corrections) ou long terme sont normales, cycliques. Chercher à les anticiper, c’est essayer de prévoir le marché et se tromper dans la plupart des cas.

A ce sujet je vous renvoie vers cet article :

https://www.droit-inc.com/article23501-Pourquoi-l-anticipation-des-marches-ne-fonctionne-pas

Biensûr il est toujours facile de dire une fois l’orage passé : « si j’avais su, j’aurai vendu et encaissé ma plus value ». Vous aurez raison dans certains cas, dans d’autres ce sera l’inverse et au final ,vous ne saurez plus quoi faire !

A titre d’exemple, le portefeuille du blog était à +8,9 % de plus value courant février alors qu’il a fini à -2.09 % (l’indice CAC40 a perdu 8,5% au cours du même mois).

Fallait-il couper les positions ? Dans l’historique du portefeuille vous pourrez constater des mois à +15 % voire +20 %. Si vous aviez coupé vos positions à +8 %, vous vous seriez privé de belles plus value !

Autre situation intéressante, ce mois-ci (mars 2020) que s’est il passé ? Le CAC a dévissé de presque 13 %, certaines actions ont perdu 30 à 50 % alors que notre portefeuille n’a perdu que 0,5 %.

Le mois n’est pas fini, loin de là, mais une fois de plus, le plus important c’est de voir et surtout de tenir sur le long terme sans céder au stress: peu d’opérations, une volatilité raisonnable et une évolution régulière sur le long terme, c’est l’objectif de cette stratégie.

  • Ne pas céder à la panique et à l’euphorie des rebonds techniques :

C’est la pire des choses à faire. Il m’est arrivé de vendre (ou d’acheter des rebonds) dans la précipitation quand j’investissais au feeling. Je vois encore beaucoup de gens autour de moi faire encore cela. Si vous agissez dans la panique, quelle que soit la situation, vous ferez forcément des erreurs. Si vous êtes préparé, que vous savez ce que vous devez faire dans des situations critiques, vous garderez la tête froide et prendrez les bonnes décisions.

Combien de gens ont cherché à racheter des actions il y a quelques jours parce que « ça ne pouvait pas descendre plus bas » ? Malheureusement beaucoup…Récupérerons-t’ils leur mise ? Pas sûr. Si c’est le cas, dans combien de temps ?

Les gros retournements ne se font pas en un jour ou une semaine :

Les dernières grosses crises (2000 et 2008) ne sont pas survenues en quelques jours. Les retournements long terme qu’ils soient haussiers ou baissiers prennent un certain temps à se mettre en place, même s’il y a des éléments déclencheurs à la base. Dans ce genre de situation, nous avons la possibilité par exemple de sortir du marché. C’était le cas par exemple de fin 2000 à fin 2002, et c’est exactement le cas ce mois-ci !

Durant ces périodes, qui sont plutôt rares (20 % du temps), bon nombre d’entre vous sont tentés de jouer la baisse en investissant par exemple sur des trackers comme le BX4 (qui réplique la baisse de l’indice CAC40 avec un levier 2). Pourquoi pas. Mais il faut savoir que dans les périodes perturbées, les baisses sont souvent violentes violentes et les rebonds techniques haussiers aussi !

Personnellement, pour avoir testé, l’unité de temps que j’utilise (Mensuel) n’est pas compatible avec ce genre de support. Je préfère donc être en mode passif dans les périodes de baisse et attendre que l’orage passe afin d’éviter les fortes variations propres aux périodes de correction.

Conclusion

Quand on investit sur de grosses unités de temps, on ne s’intéresse qu’aux longues périodes haussières et aux longues périodes baissières. Les périodes chahutées de corrections passagères, quand elles ne durent que quelques jours ou semaines ne constituent que des bruits de marché pour les « monthtraders ».

La baisse actuelle est assez exceptionnelle, elle s’apparente plutôt à une crise boursière. Pour autant, elle n’a pas nécessité d’opération exceptionnelle sur le portefeuille du blog, mis à part un changement de mode d’investissement en temps voulu, au début du mois de Mars. Inutile de chercher à prévoir la fin de cet évènement, il faut juste être patient et faire le dos rond, car le marché a toujours raison!

Et vous, comment vivez-vous cette période ? N’hésitez pas à commenter !

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A bientôt

Laurent

Que faire lors des corrections boursières?

Un sujet d’actualité : Les corrections boursières. On est en plein dedans. C’est bien sûr ce qui inquiète le plus l’ investisseur en bourse. Que faire lors des corrections boursières? faut-il anticiper les baisses en bourse pour réussir? Comment passer à travers ces périodes difficiles lorsque l’on investit sur le long terme?

Vous trouverez des éléments de réponse dans cet article.

Bonne lecture!

Les corrections boursières font peur…

Qui n’a pas stressé en voyant son portefeuille baisser de 5 ou 10 % en quelques jours, comme par exemple lors de ces derniers jours ? Qui n’a pas été tenté de vendre toutes ses positions ? Normal me direz-vous…et pourtant, pas forcément !

En fait tout dépend de votre horizon de placement. Les investisseurs court terme ont très certainement soldé toutes leurs positions à l’achat alors que les investisseurs long terme (dont je fais partie) n’ont normalement pas touché à leurs positions. Nous le savons tous, la baisse violente subie sur les indices et actions de ces derniers jours est due à l’inquiétude liée à l’épidémie de coronavirus. Cette baisse va t’elle générer une tendance baissière long terme ? Pour l’instant personne ne le sait. Toujours est-il que cet élément extérieur, s’il a une influence sur le marché, ne devrait pas pour l’instant avoir d’incidence sur les prises de décision des investisseurs long terme. D’autres corrections ont eu lieu régulièrement par le passé, nous allons en parler dans un prochain paragraphe et voir leurs effets sur nos investissements.

Les raisons des corrections boursières et leurs effets :

Il y a toujours une raison aux baisses soudaines des indices boursiers. Mais quand on est investisseur long terme, on a l’avantage de ne pas avoir à agir dans ce genre de situation.

Plus facile à dire qu’à faire je vous l’accorde. Voyons deux exemples de baisses soudaines et leur impact sur le portefeuille long terme du blog PEA rentier :

  • 24 juin 2016 : « votes en faveur du brexit » : le CAC40  perd 7 %

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois de juin 2016, mais il gagne 4,8 % sur l’année. Le portefeuille (historique ici) gagne 7,46 % en juin 2016 et progresse de 3,6 % sur l’année 2016.

  • 31 Octobre 2018 : « perspective de voir la banque centrale remonter ses taux directeurs » : le CAC 40 perd 7,2 %.

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois et perd 10,9 % sur l’année. Le portefeuille perd 7,69 % en octobre 2018 et gagne 2,80 % sur l’année 2018.

Nous voyons que sans aucune anticipation ou action en dehors des moments prévus par la stratégie, il n’y a pas vraiment eu de catastrophe au niveau du portefeuille.

Vous pourrez constater la même chose en 2008 (le portefeuille est resté stable) alors que les indices étaient dans une tendance baissière long terme, et non une simple correction.

Comment  traverser les corrections boursières « sereinement » ?

  • Suivre sa stratégie :

Une fois de plus, c’est LA solution pour éviter de se poser des questions. Les baisses temporaires (corrections) ou long terme sont normales, cycliques. Chercher à les anticiper, c’est essayer de prévoir le marché et se tromper dans la plupart des cas.

A ce sujet je vous renvoie vers cet article :

https://www.droit-inc.com/article23501-Pourquoi-l-anticipation-des-marches-ne-fonctionne-pas

Biensûr il est toujours facile de dire une fois l’orage passé : « si j’avais su, j’aurai vendu et encaissé ma plus value ». Vous aurez raison dans certains cas, dans d’autres ce sera l’inverse et au final ,vous ne saurez plus quoi faire !

A titre d’exemple, le portefeuille du blog était à +8,9 % de plus value pour le mois de Février 2020 alors qu’il n’est aujourd’hui qu’à +3,5 % à l’heure ou j’écris.

Fallait-il couper les positions ?

A titre de contre exemple, dans l’historique du portefeuille vous pourrez constater quelques mois à +15 % voire +20 %. Si vous aviez coupé vos positions à +8 %, vous vous seriez privé de belles plus value !

Ce genre de situation fait partie du jeu…mais il faut raisonner en global, prendre du recul, voir sur le long terme en collant à sa stratégie.

  • Ne pas céder à la panique :

C’est la pire des choses à faire. Il m’est arrivé de vendre dans la précipitation quand j’investissais au feeling à mes débuts…et je vois encore beaucoup de gens autour de moi faire cela. Si vous agissez dans la panique, quelle que soit la situation, vous commettrez forcément des erreurs. Si vous êtes préparé, que vous savez ce que vous devez faire dans des situations critiques, vous garderez la tête froide et prendrez les bonnes décisions.

Les gros retournements ne se font pas en un jour ou une semaine :

Les dernières grosses crises que nous avons connues (2000 et 2008) ne sont pas survenues en quelques jours. Les retournements long terme qu’ils soient haussiers ou baissiers prennent un certain temps à se mettre en place, même s’il y a des éléments déclencheurs à la base. Dans ce genre de situation, nous avons la possibilité par exemple de sortir du marché. C’était le cas par exemple de fin 2000 à fin 2002.

Durant ces périodes, qui sont plutôt minoritaires en durée (20 % du temps), bon nombre d’entre vous sont tentés de jouer la baisse en investissant par exemple sur des trackers comme le BX4 (qui réplique la baisse de l’indice CAC40 avec un levier 2). Pourquoi pas. Mais il faut savoir que dans les périodes perturbées, les baisses sont souvent violentes et les rebonds techniques haussiers aussi ! Attention donc au retour de manivelle.

Pour avoir testé, l’unité de temps que j’utilise (Mensuel) n’est pas compatible avec ce genre de support. Je préfère donc être en mode passif dans les périodes de baisse et attendre que l’orage passe afin d’éviter les fortes variations propres aux périodes de correction.

Conclusion

Quand on investit sur le long terme sur des unités de temps comme le Mensuel, on ne s’intéresse qu’aux longues périodes haussières et aux longues périodes baissières. Partant de là, les périodes chahutées durant les corrections passagères (qui ne durent que quelques jours ou semaines) ne constituent que des bruits de marché. Il faut l’accepter. Mais si la baisse se confirme dans la durée, nous agirons en conséquence, car être investisseur long terme ne veut pas dire être haussier 100% du temps !

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A bientôt

Laurent

Devenir rentier grâce à la bourse?

Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ? Comment y parvenir ? Faut-il tout miser sur la bourse ?

Nous allons essayer de répondre à ces questions dans ce nouvel article. Les chiffres annoncés à titre d’exemple ne sont que des ordres de grandeur, le but n’étant pas d’afficher des résultats à la virgule près.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Qu’est-ce-qu’être rentier ?

Etre rentier c’est être capable de vivre uniquement grâce aux revenus générés par ses investissements et/ou son patrimoine.

Quand on travaille tous les jours, on échange notre temps contre de l’argent. Quelqu’un qui est rentier n’a normalement pas besoin de travailler. Il fait donc l’inverse en échangeant son argent contre du temps libre car son patrimoine travaille à sa place et génère un revenu. Il existe différents types de rentes : rente viagère, rente foncière…

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse n’est pas à la portée de tout le monde, surtout quand on part de zéro ou de pas grand-chose. Mais se constituer une rente mensuelle en guise de complément de salaire ou de retraite est largement à la portée de tout un chacun.

L’objectif à atteindre en terme de rente

Quand on parle de rente, chacun d’entre nous a en tête des objectifs qui lui sont propres, parfois à la limite du réalisable.

Envisageons un cas de rente venant en complément d’un salaire ou d’une pension de retraite. Le montant de ce complément sera forcément différent d’une personne à l’autre car nous avons tous des situations différentes, des salaires différents, des besoins différents.

Prenons un exemple. Imaginons que je souhaite bénéficier d’un complément de revenu de 1000 euros par mois grâce à mes placements en bourse dès mon départ à la retraite et ce, pendant 25 ans. Il me reste 20 ans à travailler, est-ce possible ?

Oui, c’est possible, mais cela dépend du capital de départ. Par exemple 10.000 euros placés à 18 % pendant 20 ans, puis placés sur des supports à faible rendement peu risqués (obligataire) au-delà des 20 ans donneront une rente mensuelle d’environ 1000 euros pas mois pendant 25 ans.

Un capital de 100.000 euros ne nécessitera qu’un rendement de 4 % annuel pour générer une rente similaire au bout de 20 ans.

 

Capital  départ

Rendement

Rente mensuelle au bout de 20 ans

5000 euros

22 %

1000 euros

10000 euros

18 %

1000 euros

50.000 euros

9 %

1000 euros

100.000 euros

4 %

1000 euros

Tableau 1 : rendement et capital nécessaires (hors inflation) pour obtenir une rente de 1000 euros par mois (pendant 25 ans) au bout de 20 ans de placement.

 

La durée de placement 

Quand il est question d’épargne, plus on commence tôt, mieux c’est ! J’en ai déjà parlé dans un article précédent évoquant la magie des intérêts composés. Seulement quelques années de plus peuvent changer carrément la donne. Si nous reprenons l’exemple précédent, avec une durée de placement de 25 ans au lieu de 20 ans, quelle est l’influence sur la rente mensuelle obtenue ?

Capital de départ

Rendement

Rente au bout de 25 ans

5000 euros

22 %

2900 euros

10000 euros

18 %

2500 euros

50000 euros

9 %

1600 euros

100000 euros

4 %

1200 euros

Tableau 2 : rente générée (hors inflation) au bout de 25 ans au lieu de 20 ans

Nous voyons clairement que l’effet de la durée supplémentaire joue beaucoup (effet d’accélération) surtout à partir d’un certain niveau de rendement du placement, indépendamment du capital investit au départ.

Incidence de l’effort d’épargne mensuel 

Faut-il réellement faire un gros effort d’épargne mensuelle pour générer une rente intéressante au bout de 20 ans ?

Pas forcément. Une fois de plus, tout dépend du rendement du placement. Plus ce rendement est élevé et plus l’influence des versements mensuels est importante au final. A titre d’exemple, verser 100 euros par mois rapportera 100 euros de plus par mois au bout de 20 ans (toujours pendant 25 ans) si le placement a un rendement de 5 %. Ces mêmes 100 euros versés tous les mois rapporteront environ 900 euros par mois supplémentaires dans le cas d’un placement à 20 %.

Capital de départ

Rendement

Effort d’épargne mensuel

Rente au bout de 20 ans

5000 euros

22 %

100 euros

2200 euros

10000 euros

18 %

100 euros

1800 euros

50000 euros

9 %

100 euros

1400 euros

100000 euros

4 %

100 euros

1100 euros

Tableau 3 : Effet de l’effort d’épargne mensuel sur la rente au bout de 20 ans (hors inflation).

Si l’on compare les tableaux 1 et 3, (avec et sans apport mensuel) on voit nettement l’effet du rendement combiné à l’effet de l’apport mensuel.

Pourquoi il ne faut pas tout miser sur la bourse 

Une fausse impression « d’argent facile »

La bourse peut paraître comme étant LE moyen le plus « facile » de générer une rente mensuelle à moyen terme. Quel placement peut générer des rendements supérieurs à 10 voire 20% par an ? Il n’y en a pas beaucoup, c’est vrai. Difficile d’obtenir de tels rendements sur un support Assurance Vie même investit sur des unités de compte. Idem pour un investissement dans l’immobilier, même si le rendement réel est supérieur aux rendements classiques affichés (en moyenne de l’ordre de 4 à 6%) du fait de l’effet de levier lié au crédit.

Quoi qu’il en soit, investir l’intégralité de son patrimoine en bourse dans l’objectif d’obtenir une rente mensuelle sachant que temporairement on sera exposé à des baisses temporaires de 10 voire 20 % n’est pas envisageable. Cela ne sera tout simplement pas tenable pour le commun des mortels. De toute façon, partant du principe qu’on ne doit investir en bourse que des sommes dont on n’a pas besoin dans l’immédiat, faire du « all in » en bourse n’est non seulement pas tenable, mais pas nécessaire !

Alors que faire ?

Combiner plusieurs solutions de placements, toujours dans l’objectif d’un complément de revenus est une solution classique. Par exemple en associant :

  • une assurance vie en pratiquant par exemple une stratégie plutôt défensive et viser des rendements de l’ordre de 7 à 8 % par an,
  •  de l’investissement en immobilier locatif (dans le meilleur des cas, le loyer perçu peut rembourser la mensualité du crédit)
  •  un compte en bourse sur lequel on applique une stratégie un peu plus agressive ( un exemple ici) sur des sommes raisonnables.

On peut espérer obtenir à moyen terme (15-20 ans) une rente mensuelle plus que correcte !

En tout cas, ce scénario basique (qui ne constitue pas un conseil mais un exemple parmi tant d’autres) sera certainement plus profitable au final que celui qui consiste à tout placer sur le fonds euros de son assurance vie ou sur son livret A en espérant uniquement une revalorisation d’année en année. Attention, je ne dis pas que ce type de support (livret A ou fond euros) ne doit pas être utilisé. Le livret A par exemple peut constituer une réserve de « cash ». Il permet de disposer de liquidités rapidement, en cas de coup dur, c’est très pratique. Mais l’utiliser comme un outil de placement en espérant des gains conséquents sur le long terme n’est pas pensable.

Bien sûr, il est indispensable de prendre en compte sa propre tolérance au risque pour ne pas s’épuiser en cours de route et tenir le cap sur le long terme!

Commencer tôt pour un effort moindre

Vouloir être rentier à 30 ans lorsque on en a 20, est-ce possible ?

Oui c’est possible, mais c’est assez exceptionnel car cela sous-entend qu’il faut générer en 10 ans suffisamment de revenus pour pouvoir en vivre le restant de ses jours.

Quand on a des revenus moyens, on peut espérer dégager un complément raisonnable au bout de 15 à 20 ans, à condition de s’y employer un minimum.

Mais nous l’avons vu, si on commence tôt et qu’on n’est pas pressé, c’est encore mieux!. Par exemple, il est tout à fait possible pour un adolescent qui a 15 ans aujourd’hui d’envisager une rente de 1500 euros par mois pour ses 60 ans. Je vous l’accorde, quand on a 15 ans, on n’a pas trop ce genre de préoccupations ! Mais…

Si vous placez 3000 euros à 7 % de rendement par exemple pour vos enfants ou petits enfants et que vous rajoutez à cela 50 euros tous les mois… votre enfant obtiendra pour ses 60 ans une rente de plus de 1000 euros par mois pendant 25 ans. Bien sûr ce n’est qu’un exemple (qui ne tient pas compte du rabotage dù à l’inflation) mais il montre que des petits efforts peuvent mener à de belles choses quand on s’y prend tôt.

Si l’on place cette même somme à 10 % avec le même effort d’épargne mensuel, c’est plus de 3000 euros de rente mensuelle obtenus à 60 ans pendant 25 ans, contre 300 euros par mois si l’on choisit au départ un support rémunéré à 2 %… 

Conclusion 

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse, c’est possible, mais difficile. En tout cas cela ne peut pas arriver du jour au lendemain car en bourse, comme dans d’autres domaines, il n’y a pas de miracles!

Toutefois, dégager une rente ou un bon complément de revenu à moyen terme grâce à la bourse est tout à fait réalisable, même avec un apport initial faible, en s’exposant un minimum.

Le gros avantage du placement en bourse est qu’il peut permettre de dégager des rendements intéressants sur le long terme sans être consommateur de temps, à condition de s’orienter vers des stratégies utilisant des unités de temps longues.

Quelle que soit la stratégie adoptée, nous avons vu qu’il valait mieux diversifier ses investissements, les combiner et ne pas tout miser sur la bourse, le but étant d’ arriver à dégager un revenu stable à moyen/ long terme sans trop se mettre de pression.

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À Bientôt !

Laurent

Combien de lignes dans un portefeuille boursier?

« Combien doit-on avoir de lignes dans un portefeuille boursier? »

Cette question, vous vous l’êtes certainement posée. Le nombre de lignes d’un portefeuille n’est pas quelque chose qui doit être déterminé au hasard. Nous allons voir qu’il est d’abord propre à chacun, un peu comme la manière d’aménager un chez soi. Mais les statistiques nous montrent qu’un portefeuille ne peut être efficient si certaines bornes ou règles ne sont pas respectées. Bonne lecture !

 

Taille du portefeuille :

La taille du portefeuille est un des premiers éléments en prendre en compte. En effet, on ne gérera pas de la même manière un portefeuille de 1000 euros et un portefeuille de 500.000 d’euros :

– Cas d’un gros portefeuille :

Imaginons que vous ayez 500.000 euros sur votre compte. Si vous investissez sur des valeurs peu liquides (à faible volume), vous aurez du mal à rentrer ou à sortir de position si elles ont une taille très conséquente. Quand vous achetez ou vendez un grand nombre de titres, il faut qu’en face il y aie un vendeur ou un acheteur qui propose une contrepartie! Sinon votre ordre n’est tout simplement pas exécuté.

Dans certains cas, vous devrez rentrer ou sortir de position en plusieurs fois. Pour palier cet inconvénient « technique », il vaut mieux dans le cas de portefeuilles conséquents réduire la taille des positions et choisir des titres suffisamment liquides (pas forcément des grosses valeurs). Mécaniquement, vous serez donc obligé d’avoir plus de lignes.

Les seuils psychologiques :

Chacun d’entre nous a des « seuils psychologiques » concernant la taille des positions. Certains auront du mal à engager des positions de plus de 5.000 euros, d’autres 20.000…Il ne faut pas aller contre sa nature ! Cet élément doit être pris en compte et vous guidera sur le nombre de lignes à adopter dans votre portefeuille.

 

Nombre de lignes du portefeuille boursier et performance

Le nombre de lignes a une influence directe sur la performance du portefeuille. Avoir trop de lignes, c’est lisser le risque (en apparence), mais c’est aussi réduire sa performance à partir d’un certain point !

A titre d’illustration, vous trouverez ci-dessous un extrait d’une étude (désolé pour la qualité de l’image). Ce graphe montre l’influence du nombre de lignes en portefeuille sur la performance mensuelle dans le cas d’une stratégie de suivi de tendance sur actions avec des achats-reventes peu fréquents. On voit que l’optimum se situerait entre 4 et 10 lignes. Autre chose qui fait echo avec le paragraphe précédent, la taille du portefeuille entre également en jeu. Moins le portefeuille est important et plus on a intérêt à réduire le nombre de lignes.

D’un autre coté, on peut voir qu’un petit portefeuille qui contient trop de lignes ne peut pas être gagnant (portefeuille de 5000$ contenant plus de 40 lignes), nous verrons un peu plus loin la raison.

Combien de lignes doit on avoir dans un portefeuille boursier?

 

La volatilité

Vous entendrez souvent dire : « il faut diversifier son portefeuille et ne pas mettre tous les œufs dans le même panier ». Il est vrai que diversifier son portefeuille permet de réduire la volatilité du portefeuille en lissant le risque, mais comme je l’ai dit plus haut, il réduit aussi sa performance !

Attention, augmenter le nombre de lignes ne veut pas forcément dire diversifier. Si par exemple vos 10 lignes sont investies sur des sociétés appartenant à un même secteur d’activité (bancaire, pétrolière…), vous ne diversifiez rien du tout. L’effet au niveau de la volatilité sera dérisoire. Si vous êtes plutôt positionné sur 5 lignes appartenant à 5 secteurs différents, l’effet recherché sera bien meilleur !

Donc augmenter le nombre de lignes diminue la volatilité, à condition de diversifier un minimum ses positions.

Dans la prise en compte de ce paramètre, il ne faut pas aller contre sa nature et savoir quel risque on est capable de supporter : Est-ce que je vais supporter une baisse temporaire de mon portefeuille de 5 %, 10 %, 20 %?. Cet aspect est primordial quelle que soit la stratégie d’investissement adoptée. Si un « drawdown «  (baisse temporaire) de 20 % vous empêche de dormir, il vous faut diversifier davantage votre portefeuille pour une exposition à la volatilité moins importante.

 

Les frais liés au nombre d’opérations

Qui dit nombre de lignes plus important dit plus d’ordres à passer, et plus de frais à l’arrivée !

Ici également, la taille du portefeuille entre en jeu. Sur l’illustration (un peu plus haut dans cet article), on voit que pour le portefeuille moins important, un trop grand nombre de lignes plombe carrément le rendement, pour une durée de conservation de plusieurs mois. Dans les cas extrêmes (à partir de 40 lignes ), le portefeuille n’est même plus viable. Les frais d’opérations compensent sa performance. Bien sûr, cela n’est pas vrai dans le cas d’une stratégie Buy and Hold (on achète et on garde très longtemps).

Il faut rajouter à cela l’influence de la fréquence de passage des ordres. Plus elle est élevée (journalière, hebdomadaire..), et plus vous êtes pénalisés par un grand nombre de lignes !

 

Quelques ordres de grandeur

J’ai effectué pas mal de tests sur la stratégie que j’utilise en unité de temps Mensuelle. J’en suis arrivé à ces conclusions, qui rejoignent ce qui a été dit plus haut dans cet article. Je pense que l’on peut se donner des ordres de grandeur raisonnables,  pour respecter un certains compromis entre le rendement, la volatilité et les frais d’opérations :

1000 à 50.000 euros : 4 lignes

50.000 à 100.000 euros: 5 à 6 lignes

100.000 à 500.000 euros: 8 à 10 lignes

plus de 500.000 euros : 10 à 15 lignes lignes…l’influence est moindre.

Peut-être que vos fourchettes seront différentes de celles-ci,  à la limite peu importe ! Mais il faut quand même essayer de se fixer une limite de 10 lignes pour ce type de stratégie (achat et revente réguliers) afin qu’elle reste performante. Cela est d’autant plus important pour les portefeuilles modestes, afin de ne pas se pénaliser.

 

Conclusion

D’un coté il y a la théorie, les études statistiques qui nous donnent un optimum de nombre de lignes et de l’autre il y a…vous ! Votre personnalité, votre tolérance au risque.

Vous devez donc positionner le curseur au bon endroit pour essayer de mettre en balance la performance, la volatilité et votre confort. Votre but ultime doit être de tenir votre stratégie sur le long terme sans avoir l’impression de lutter!

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À très bientôt !

Laurent

Quizz des citations en bourse

Qui a dit :Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel
Qui a dit : Les intérêts composés sont la plus grande force de l'univers!
Qui a dit :Notre sentiment est que la seule utilité des prévisionistes de la bourse est d’améliorer l’image des diseuses de bonne aventure. Charlie (Munger) et moi continuons de penser que les prévisions de marché à court terme sont un poison qui devrait être tenu loin des enfants autant que des adultes qui se comportent comme des enfants
Qui a dit :75 % du temps les indices évoluent en dessous de leur dernier plus haut
Complétez l'expression : acheter la rumeur et vendre la....
Qui a dit : la bourse je m'en fous, j'ai choisi la vie!
Qui a dit : Gagner de l'argent en bourse est facile, le plus dur c'est de ne pas le reperdre
Qui a dit :Plus d'argent a été perdu en bourse en essayant d'éviter les baisses que pendant les baisses
Complétez l'expression : Il faut acheter au son du canon et vendre au son du....
Qui a dit :C’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignent nus
Quizz des citations en bourse
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Le PEA, une opportunité pour vos placements

Nouvel engouement pour le PEA en France

Il y a en France environ 4,5 millions de PEA. Cet outil de placement a connu une récente hausse d’attractivité après être tombé sous le seuil des 4 millions suite  à la crise de 2007-2008. Cette hausse ou baisse d’attractivité est liée à la santé des indices boursiers! On est un peu dans l’effet de mode finalement…la bourse monte, on ouvre un PEA et quand elle baisse…on ferme! Nous allons voir que vous avez tout intérêt à continuer à placer de l’argent sur votre PEA y compris quand la bourse est en période difficile, comme en 2007, 2008 ou en 2000 pour remonter plus loin. Pourquoi? La bourse c’est une histoire de cycles. Il y a des cycles haussiers et des cycles baissiers, mais de manière globale, l’évolution est à la hausse depuis des années.

Les cycles boursiers :

évolution du S&P500 sur 180 ans

Qu’est-ce que l’on voit?  Depuis plus de 150 ans… l’évolution est à la hausse. L’indice américain S&P 500 prend en moyenne 8 à 9% par an depuis 150 ans… pas mal non?  Le CAC40 prend lui en moyenne un peu moins, aux alentours de 7 à 8% par an en moyenne. Pourquoi cette hausse perpétuelle des indices boursiers? Tout simplement parce que l’homme évolue de manière perpétuelle! De nouvelles technologies voient le jour chaque année et prennent le pas sur des technologies plus anciennes, et seront remplacées à leur tour dans quelques années par d’autres… et à chaque fois suscitent l’engouement des investisseurs. Donc en permanence, nous avons des secteurs d’activités qui cartonnent pendant que d’autres sont en repli… Mais globalement, sur le long terme, l’évolution est à la hausse!

Placer son argent sur un PEA et gagner sur le long terme

Alors bien sûr il y a des périodes de « corrections » qui sont tout à fait normales dès lors qu’il y a des excès, mais ces périodes ne représentent que 20% du temps. Une crise boursière dure en moyenne  1 an et demi à 2 ans.

Et notre PEA dans tout ça? comment peut-il s’en sortir gagnant?

Si on veut faire très simple et ne s’occuper de rien, en investissant par exemple sur un indice (S&P50, CAC40, Nasdaq…) via un tracker, et on laisse faire sur le long terme pour obtenir un rendement de 7 à 9% annuel… mais cela veut donc dire que l’on laisse  faire durant les baisses ! aîe… là ça devient plus compliqué… il faut tenir… et ne pas céder à la tentation de tout placarder!

Autre solution? 

Appliquer une stratégie Mensuelle qui permet de dégager un meilleur rendement (supérieur à 20% par an) en étant hors des marchés ou investi sur autre chose que des actions durant les crises, et subir des baisses temporaires beaucoup moins importantes. Au final, on obtient une courbe de gains qui ressemble à cela… en opérant seulement 10 minutes par mois.

Une fiscalité attractive

Pour finir, j’en parle un peu plus en détail ici, la fiscalité du PEA est attractive car  les plus-values ne sont pas imposables au bout de 5 ans (en dehors des prélèvements sociaux) d’où l’intérêt de conserver! et tant qu’il n’y a aucun retrait, il n’y a pas de prélèvement ! donc vous bénéficiez pleinement de la magie des intérêts composés (les intérêts qui génèrent à leur tour des intérêts…).

En conclusion, conservez votre PEA quoiqu’il arrive, vous avez tout à y gagner sur le long terme !

A bientôt!

Laurent