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Combiner portefeuille passif, investissement dans les ETF et méthode DCA.

L’investissement en bourse est possible sous différentes formes. Le nombre de supports à notre disposition est presque infini, tout comme le nombre et la nature des stratégies à mettre en œuvre. 

Aujourd’hui nous allons nous concentrer sur un type de stratégie exclusivement consacré à l‘investissement sur des supports de type ETF. Nous allons voir comment combiner ces supports tout en construisant un portefeuille passif et en utilisant une méthode DCA, méthode qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog.

Bonne lecture !

Les ETF ou trackers, c’est quoi ?

Si vous avez parcouru ce site, ou si vous êtes inscrit pour recevoir la composition du portefeuille PEA du blog, vous savez ce qu’est composer un portefeuille exclusivement à partir d’actions.

Le choix des titres composant le portefeuille dépend normalement de la stratégie mise en œuvre. Votre portefeuille peut très bien être composé d’actions appartenant chacune à un secteur particulier (bancaire, technologie, énergie…).

Investir dans un ETF (Exchange Traded Fund) c’est investir dans un panier d’actifs (actions, obligations..) et non plus dans un actif en particulier. Par exemple, un ETF qui réplique l’indice CAC40 (actif sous-jacent) va avoir une performance identique ou très proche du CAC40. Acheter cet ETF, revient à mettre dans votre portefeuille 40 actions ! Même chose pour le S&P500 ou pour les autres indices boursiers. Les indices boursiers sont tous disponibles sous forme d’ETF, donc vous pouvez les mettre facilement dans votre portefeuille.

Quel intérêt ?

Le premier avantage des ETF est que ce type de support permet d’investir en une seule opération dans un panier d’actifs au lieu d’acheter les actifs de manière séparée, autrement dit en mode stock picking. Par exemple si vous achetez un « ETF world », vous allez investir dans des milliers d’actions en une seule opération. Il est aussi possible de sectoriser géographiquement vos achats (ETF Europe, Chine, Canada…) mais aussi d’investir dans des secteurs sous-jacents divers et variés (énergie, matières premières, bancaire, obligataire, biotechnologies, immobilier…).

Le champ des possibles est aujourd’hui presque sans limites !

Un autre avantage des ETF par rapport à d’autres supports d’investissement est le montant des frais qui sont en général moins importants pour ce type de support que pour bon nombre de supports , voire nuls.

Où trouver des ETF ?

Les ETF sont disponibles aujourd’hui dans toutes les enveloppes fiscales : PEA, compte titres, assurance-vie, PER. Sachez que toutes les assurances vies et PER ne sont pas logées à la même enseigne. Le choix est plus ou moins riche en fonction des contrats souscrits. Si vous choisissez d’investir sur des ETF, renseignez vous bien avant de souscrire.

Mais nous allons voir qu’un minimum de supports suffit à composer un portefeuille.

Un portefeuille passif, comment ça marche ?

Le principe d’un portefeuille passif est de fonctionner sans aucune opération de la part de l’investisseur, mis à part les achats initiaux et éventuellement les rééquilibrages annuels. Il est tout à fait possible de combiner ce type de portefeuille avec une méthode DCA qui consiste à rajouter tous les mois une certaine somme d’argent sur un ou plusieurs supports.

Quelle combinaison d’ETF adopter ?

Vous vous en doutez, il n’y a pas 1 seule façon de faire et encore moins de recette miracle ! Mais certaines compositions ont fait leur preuve depuis un certain temps.

Le principe de base, lorsque l’on veut construire un portefeuille passif est d’investir dans des compartiments d’actifs non corrélés.

Un exemple d’actifs décorrélés:

Les actions et les obligations. Même si l’année 2022 nous a montré l’inverse, historiquement, l’évolution des actions et des obligations a très souvent été décorrélée. En période de croissance, les actions se portent bien. En période d’inflation, les obligations ont tendance à se dévaluer du fait de l’augmentation des taux alors que les matières premières se valorisent. Quant aux liquidités, elles ont tout leur intérêt lors des marchés baissiers ! Il en est de même des obligations, quand le marché des actions est en berne. Vous devez considérer tout cela sur le long terme, de manière globale. Au cours de certaines courtes périodes, il est possible de voir tout ces actifs évoluer à la hausse en même temps ! Ou à la baisse.

2 exemples de portefeuille passif :

Si vous répartissez votre portefeuille en 4 parts égales constituées :

1- 25 % ETF S&P500

2- 25 % ETF Obligations d’État long terme

3- 25 % ETF Or

4- 25 % cash

Vous obtiendrez un portefeuille dit « permanent », ou portefeuille de Harry Browne

exemple de combinaison possible de Portefeuille passif ETF et DCA : portefeuille permanent
cliquez sur l’image pour l’agrandir

Ce portefeuille est souvent appelé « portefeuille anticrise » car il a permis jusqu’à présent de traverser les périodes de marchés baissiers de manière plutôt sereine, avec une volatilité bien moindre que celle des indices boursiers.

Autre exemple :

le portefeuille « all weather » de Ray Dalio :

1- 30 % ETF S&P500

2- 40 % ETF Obligations d’État long terme

3- 15 % ETF Obligations d’État à moyen terme

4- 7,5 % ETF or

5- 7,5 % ETF matières premières.

exemple de combinaison possible de Portefeuille passif ETF et DCA : portefeuille all weather
cliquez sur l’image pour l’agrandir

Ces deux types d’allocation sont parmi les plus connues, même s’il en existe plein d’autres. Nous savons que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Toutefois ces 2 portefeuilles ont prouvé jusqu’à présent, depuis très longtemps leur robustesse en délivrant une performance moyenne de l’ordre de 6 à 8% par an avec une volatilité relativement faible. La performance est certes légèrement inférieure à celle du S&P500 (9 % par an) , mais la volatilité et les drawdowns du portefeuille sont bien moindres.

L’avantage premier, vous l’avez compris est d’obtenir une certaine stabilité, garante de vos émotions !

Un rééquilibrage annuel de tous les compartiments permet d’améliorer la performance sur le long terme même s’il peut parfois paraître contre intuitif. Le reste du temps, vous ne faites rien.

Bien entendu, il ne s ’agit pas là d’un conseil en investissement, mais d’un simple constat.

Si vous voulez aller plus loin, tester d’autres modèles de portefeuilles passifs prédéfinis (Mebane Faber, 60/40…), les comparer voire constituer votre propre portefeuille passif, vous pouvez par exemple cliquer ici. Gardez tout de même à l’esprit que les performances passées ne préjugent pas des performances futures, donc gare à la suroptimisation si vous effectuez par exemple des tests sur des périodes trop courtes.

Combiner portefeuille passif, ETF et DCA ?

Ce mode d’investissement est tout à faire compatible avec une pratique du DCA. Rien ne vous empêche d’alimenter chaque mois ou chaque trimestre votre portefeuille de manière automatique en programmant des versements réguliers sur chacun des compartiments. Opter pour une méthode DCA ne signifie pas forcément investir sur un seul support. Les apports réguliers ont pour effet de lisser les drawdowns et la courbe de gains. Certaines enveloppes fiscales vous demanderont plus d’efforts que d’autres pour pratiquer le DCA : les assurances vies sont plus propices à un mode 100% automatique à moindre coût. Si vous optez pour ce type de stratégie sur PEA ou CT, vous devrez chaque mois attribuer votre versement périodique sur les supports désirés, ce qui reste raisonnable en terme d’effort. Si vous arrivez à trouver un broker qui vous permet de faire tout cela automatiquement, attention aux frais d’opérations!

Conclusion

L’investissement à travers un portefeuille passif constitué d’ETF peut être une solution pour les investisseurs à la fois paresseux et peu tolérants à la volatilité !

Les ETF sont aujourd’hui des supports largement accessibles sur toutes les enveloppes fiscales, à moindre coût. Ce type de support qui permet d’investir dans un panier d’actifs se prête bien à un mode d’investissement passif.

Nous venons de voir qu’il était possible d’obtenir par ce mode d’investissement des rendements raisonnables, au vu des efforts déployés, tout en limitant au maximum les frais d’arbitrages. Le résultat final dépend forcément de la combinaison d’actifs choisie au départ.

Construire un portefeuille passif avec des ETF et avec la méthode DCA est possible. Comme nous l’avons vu, la méthode DCA peut tout à fait venir se greffer sur ce mode d’investissement bien que multisupports.

Bien évidemment, si vous choisissez cette voie, l’objectif étant le long terme, il est important de ne pas vous transformer en cours de route en investisseur super actif au moindre sursaut des marchés, discipline oblige !

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A bientôt

Laurent

Pourquoi est-ce si compliqué d’appliquer une stratégie d’investissement en bourse?

 

Si vous investissez en bourse et que vous vous êtes donné pour objectif de respecter votre stratégie en bourse à la lettre, vous n’êtes pas encore au bout de vos peines ! Et oui, avoir un plan, ou une stratégie, c’est bien, la suivre à la lettre, c’est mieux, mais ça n’est pas si simple. Pourquoi ? Comment s’améliorer pour y parvenir? C’est ce que nous allons aborder dans cet article

Bonne lecture !

Le point de départ : avoir une stratégie

Investir en bourse sans stratégie revient un peu à vouloir jeter son argent par la fenêtre. C’est donc le point de départ. Mais nombreux sont les investisseurs qui n’arrivent pas à gagner en bourse en ayant pourtant une stratégie rentable. La raison ? Ils n’arrivent pas à appliquer leur stratégie, ou plutôt ils n’arrivent pas TOUT LE TEMPS à appliquer leur stratégie d’investissement en bourse.

On pourrait très facilement faire le parallèle avec les régimes ! Quand on s’astreint à un régime alimentaire, il faut être capable de tenir dans le temps en évitant les gros écarts pour avoir des résultats. Si le régime est trop restrictif, on finit forcément par craquer et perdre tous les bénéfices accumulés après tant d’efforts. Comment par exemple ne pas craquer en ces périodes de chasse aux œufs ?

Trêve de digression…

Appliquer une stratégie durant les phases de hausse

Dans les phases de hausse des marchés, tous les voyants sont au vert, le portefeuille évolue dans la bonne direction et normalement, comme dirait Nicolas, « tout va bien » ! Pourtant il y a un mais. Si vous détenez par exemple en portefeuille une valeur qui est à plus de 100 % de plus value, un seuil psychologique important, vous allez être tenté de vendre dès que le marché va commencer à éternuer, par peur de reperdre tout ce que vous avez gagné. Est-ce pertinent ? Dans certains cas oui, mais dans d’autres, non ! Tout dépend de ce que votre stratégie prévoit car c’est votre stratégie qui doit vous guider et non votre envie de vendre du moment.

Le bon moment pour vendre ne sera jamais le plus haut, ou rarement, il faut l’accepter.

La difficulté est de se dire que votre stratégie ne sera jamais optimale par tous temps. Vous devez pourtant l’accepter au risque de naviguer à vue !

Appliquer une stratégie durant les phases de baisse

Quand les marchés partent vers le sud, les choses ont tendance à se compliquer. L’idée n’est plus de prendre vos plus-values mais de limiter vos pertes ! La recette miracle ? Il n’y en a pas, car personne ne sait si la baisse va durer ou pas. Mais votre stratégie, si elle est bien construite doit intégrer ce genre de périodes. Dans ce genre de situation, vous aurez beau vous dire « j’ai confiance en ma stratégie, je ne bouge pas… » vous serez indéniablement exposé à tout un tas d’ éléments extérieurs qui ne feront rien d’autre que vous influencer. Le doute s’installe, vous passez alors au stade suivant qui est de rechercher des infos pour vous « rassurer ». Mais au final, ces recherches ne feront que vous inciter à solder vos positions, même si votre stratégie vous dit de conserver !

Comme lors des phases de hausse finalement, difficile de rester serein et concentré sur votre stratégie en phase de baisse.

Si votre stratégie est axée par exemple sur du « buy and hold », il peut être compliqué de voir voter portefeuille fondre temporairement de 30 ou 40 % sans sourciller.

Appliquer une stratégie dans les phases de plat

Il s’agit peut être des périodes les plus difficiles à gérer. Le portefeuille gratte quelques points, puis rebaisse d’autant quelques mois plus tard. Quand il ne se passe rien sur le portefeuille, cela génère forcément de l ‘impatience. L’impatience est l’ennemi numéro de l’investisseur en bourse. Vous avez beau avoir lu et relu que la bourse est une histoire de long terme et qu’il ne faut pas s’inquiéter s’il ne se passe rien pendant quelques mois…c’est plus fort que vous ! Vous avez envie de faire quelque chose pour que ça bouge et c’est là que vous sortez des rails. Quand le marché n’a pas de direction, il vaut mieux ne rien faire et attendre qu’ils se décide à en prendre une. Et s’il part dans le bon sens, alors il faut y aller, mais pas avant.

L’objectif étant de dégager des plus values sur le long terme, il vaut donc mieux temporairement ne rien gagner que de perdre de l’argent.

Que faire pour essayer corriger le tir?

Il n’y a pas 50 solutions, il faut noter tout ce que vous faites. Vous devez garder des traces de vos décisions et de ce qui les a motivées. Si vous décidez de vendre et de couper vos gains, notez-le quelque part. Pourquoi ce choix ? Que prévoyait ma stratégie ? Quels bénéfices en ai-je tiré ? Par exemple, en présentant cela sous forme de tableau.

Titre

Décision

Pourquoi ?

Respect stratégie ?

Stratégie ?

Bénéfice décision ?

A

Vendre

Info dans un forum

NON

Conserver

Aucun (le titre a pris % de plus)

B

Acheter

conseil

NON

Ne rien faire

Aucun (faux départ)

C

Acheter

stratégie

OUI

Acheter

Aucun (petite perte)

D

Vendre

stratégie

OUI

vendre

+25 % sur ce titre

E

Vendre

Conflit géopolitique

NON

Conserver

Aucun( le titre n’a pas dévissé)

Pourquoi faire tout cela ?

En fin d’année, lorsque vous allez faire le bilan, vous devriez vous rendre compte de l’impact de vos décisions prises sous l’effet des émotions. Bien sûr, il y aura du bon et du mauvais des deux cotés. Votre bilan comportera des décisions à l’instinct qui s’avéreront prolifiques et des décisions en total respect de votre stratégie qui de donneront rien.

Comparez votre bilan au portefeuille virtuel qui respecte à 100 % votre stratégie. Conclusions ?

La question à se poser au final est : Au vu des résultats, est-ce que je n’aurais pas pu éviter de me faire tous ces nœuds au cerveau en me contentant simplement de respecter ma stratégie ?

Conclusion

Comme vous pouvez le voir, appliquer une stratégie par tous les temps sachant qu’il y aura forcément des bas n’est pas évident. C’est pourtant le meilleur moyen pour éviter de se disperser et rester efficace sur le long terme. Mais nous avons tous des moments de faiblesse qui nous poussent à ne pas agir comme prévu. C’est tout à fait normal. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les traders rentables, capables de tenir leur plan dans toutes les situations et les autres (les 80-90%).

Trader ou pas, à partir du moment où vous investissez en bourse, vous devez avoir un plan . Il peut être très simple, c’est encore mieux. Dans tous les cas il faut s’y tenir. Et si c’est difficile, vous devez trouver un moyen de mettre en évidence vos biais pour identifier les éléments qui déclenchent vos écarts. L’objectif final n’est pas d’avoir raison dans 100 % des cas, mais de vous en sortir et de dégager une performance honorable sans avoir à vous torturer l’esprit.

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A bientôt

Laurent

Améliorez votre ratio gains pertes!

Vous avez souvent entendu parler du taux de réussite de certains traders (50 % de positions gagnantes, 80 % de positions gagnantes !….) mais certainement beaucoup moins du ratio gain pertes. Pourtant c’est un paramètre essentiel : Si vous améliorez votre ratio gains pertes, votre portefeuille se portera beaucoup mieux sur le long terme. La bourse c’est donc aussi une affaire de statistiques ! Nous allons essayer de voir tout cela de manière assez pragmatique dans cet article.

Bonne lecture !

 

Le taux de réussite

Le taux de réussite est une valeur statistique. Si vous jetez un dé, vous avez 1 chance sur 2 d’obtenir un chiffre supérieur à 3, 1 chance sur 6 d’obtenir un 6 ou un 3…etc.

Si vous jetez le dé un grand nombre de fois, vous devriez normalement obtenir autant de fois chacun des chiffres… et autant de fois les chiffres supérieurs à 3 que les chiffres inférieurs à 3. Donc si vous misez une somme d’argent en pariant sur le fait que vous allez obtenir un chiffre supérieur à 3, vous avez statistiquement 50 % de chance de gagner.

En bourse, votre taux de réussite révèle votre pourcentage de trades gagnants. Si vous prenez un grand nombre de positions au hasard vous aurez en moyenne une chance sur 2 de voir vos trades partir dans la bonne direction.

Le taux de réussite moyen des investisseurs en bourse se situe aux alentours de 50 à 60 %. Pourtant, vous le savez, 50 à 60 % des investisseurs ne gagnent pas de l’argent en bourse, puisque 80 % environ sont perdants.

Alors pourquoi avoir un taux de réussite correct n’est pas synonyme de gains systématiques ?

Un bon taux de réussite ne suffit pas à faire progresser un portefeuille boursier parce que tout dépend de ce que l’on gagne quand on gagne et de ce que l’on perd quand on perd ! Par exemple, si votre taux de réussite est de 80 % mais que vos 20 % de trades perdants représentent des pertes énormes, vous ne pourrez pas être rentables.

Un autre facteur important pèse dans la balance : le ratio gain pertes.

 

Le ratio gains pertes 

Le ratio gains pertes est tout simplement le rapport entre ce que vous gagnez et ce que vous perdez, calculé sur une série de positions. Si ce ratio est inférieur à 1, il vous sera difficile de vous en sortir, votre courbe d’évolution de portefeuille tendra vers le sud !

Inversement, si votre ratio gain pertes est très important, vous pourrez vous permettre de ne pas avoir un taux de réussite extraordinaire pour rester rentable.

L’idéal, nous allons le voir est d’arriver à équilibrer taux de réussite et ratio gain pertes à des niveaux corrects, sans forcément rechercher des valeurs extrêmes.

 

Améliorer son taux de réussite 

En bourse, il est possible d’améliorer son taux de réussite par exemple en suivant la tendance. Si une action est en tendance baissière long terme, et que vous souhaitez l’acheter, vous aurez beaucoup moins de chance de sortir gagnant à moyen terme qu’en choisissant d’acheter une action qui est en tendance haussière. Bien sûr, rien n’est impossible, si vous attendez plusieurs années, il est possible que l’action se retourne et reparte à la hausse. Je parle d’un horizon moyen terme. Donc attention à la tentation d’acheter des couteaux qui tombent !

Par conséquent, choisir l’action qui évolue dans la bonne direction en terme de tendance, en fonction de son horizon de placement bien sûr, permet d’augmenter son taux de réussite. Cela peut paraître évident, et pourtant…ça ne l’est pas toujours.

 

Améliorer son ratio gains pertes

Savez-vous pourquoi 80 % des gens qui investissent en bourse perdent de l’argent ? Tout simplement parce que leur ratio gains pertes est défavorable malgré un taux de réussite supérieur à 50 %. Cela signifie que malgré un bon taux de réussite, les pertes sont supérieures aux gains et rongent le portefeuille. Si votre taux de réussite est de 50 % mais que vous perdez en moyenne plus que ce que vous gagnez, votre portefeuille ne pourra pas progresser.

 

Comment améliorer son ratio gains pertes ?

En laissant courir ses gains et en coupant ses pertes tout simplement ! Facile à dire ! Et pourtant, qui n’a pas entendu une petite voix lui dire de couper ses positions gagnantes, en laissant par la même occasion s’échapper une grosse partie des gains potentiels. Inversement, qui n’a pas été tenté de laisser grossir ses pertes en se disant « ça remontera bien un jour » tout en voyant le drawdown se creuser de jour en jour…

Rassurez-vous, c’est humain mais…c’est destructeur pour votre portefeuille boursier, on en a déjà parlé, dans cet article par exemple.

Une fois de plus on en revient aux fondamentaux : le mental, toujours le mental et le respect de votre stratégie. Un travail sur ces deux aspects combinés devrait vous permettre d’améliorer votre ratio gains pertes et de vous en sortir sur le long terme.

A titre d’exemple, quels sont les taux de réussite et le ratio gains pertes de la stratégie mensuelle mise en œuvre sur ce blog?

Ils ne sont pas extraordinaires mais suffisants pour permettre au portefeuille d’être rentable sur le long terme. Environ 60 % de positions sont gagnantes et le ratio gains pertes est de l’ordre de 2. Les séries de pertes successives restent raisonnables. On n’est donc pas sur des chiffres pharaoniques et pourtant cela suffit à avoir une évolution à la hausse sur le long terme. La stratégie a pour objectif de miser sur des titres en tendance haussière long terme. Cela explique en partie le fait que les statistiques soient avec nous puisque les marchés sont plus souvent en tendance haussière que baissière. En résumé, acheter des titres en tendance haussière pour améliorer le taux de réussite et miser sur des grosses tendances long terme pour améliorer le ratio gains pertes.

 

Le nombre de gains ou pertes successifs 

Il y a un autre paramètre qui vient influencer la donne et jouer sur la performance finale de votre portefeuille : c’est le nombre de de gains ou pertes successifs. Pour un même ratio gains pertes, vous pouvez avoir une distribution différente des séries de trades gagnants ou perdants. Forcément, un portefeuille qui aura des séries de 5 pertes successives par exemple se portera mieux qu’un portefeuille qui cumule des séries de 20 pertes successives. Idem pour les gains. Cette répartition joue donc un rôle. Il est donc possible d’obtenir un rendement de portefeuille différent pour un même ratio gains pertes et un même taux de réussite.

 

Un outil pour vous familiariser avec ces notions 

Si vous le souhaitez, vous pouvez recevoir gratuitement un outil fait maison en vous inscrivant sur le blog si ce n’est déjà fait. Vous pourrez faire vos propres simulations, et vous rendre compte de l’importance de tous ces paramètres. En les faisant varier  (% de réussite, niveau de gain, niveau de pertes…), vous pourrez mesurer quelle est leur incidence sur la courbe d’évolution d’un portefeuille (voir les deux exemples ci-dessous).

Au final, vous verrez qu’il vaut mieux avoir les statistiques avec soi que contre soi !

 

exemple d'un portefeuille présentant un ratio gain pertes supérieur à 1.
Exemple1 : portefeuille avec ratio gain pertes supérieur à 1
exemple d'un portefeuille présentant un ratio gains pertes inférieur à 1
Exemple2: portefeuille avec ratio gain pertes inférieur à 1

 

Conclusion 

Avoir un bon taux de réussite n’est pas suffisant pour s’en sortir sur le long terme en bourse. Le ratio gains pertes, bien que peu souvent évoqué est un paramètre essentiel à prendre en compte dans votre manière d’investir, c’est mathématique ! Il conditionne en grande partie votre réussite sur le long terme.

Si vous optez pour une stratégie de suivi de tendance et que vous avez la patience de la laisser se développer, vous améliorerez de fait à la fois votre taux de réussite mais surtout votre ratio gains pertes sur le long terme. Bien sûr, cela implique un bon suivi de votre stratégie d’investissement. Un suivi régulier mais pas excessif pour ne pas trop laisser de prise à vos émotions !

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A bientôt.

Laurent

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