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Le journal de trading : une aide pour gagner en bourse?

Avez-vous déjà entendu parler de journal de trading ? Quel est sont intérêt ? En quoi  le journal de trading peut-il constituer une aide pour gagner en bourse ?

Nous allons voir que cet outil n’est pas une simple liste d’opérations boursières mais qu’il peut vous remettre sur la bonne voie si vous avez l’impression d’ être dans une impasse.

Bonne lecture !

C’est quoi un journal de trading ?

Le journal de trading est d’abord un recensement des opérations effectuées sur votre compte en bourse au fil de l’année. Il est préférable de faire un journal chaque année afin de faciliter les analyses à posteriori. L’idée est donc de noter chacune de vos opérations (achat-vente). Il est facile à mettre en place sur un outil de type tableur.

Les informations qu’il doit obligatoirement comporter :

Date achat/Nom de l’action/prix d’achat/quantité/montant de la position/date de vente/prix de vente-Gain/perte/pourquoi j’ai acheté ?/pourquoi j’ai vendu ? /Valeur du portefeuille et courbe d’évolution du portefeuille.

Vous le voyez, rien de bien extraordinaire. Mais toutes ces informations vous permettront d’élaborer des bilans très riches d’enseignement en fin d’année.

Vous pouvez rajouter autant de colonnes que vous le souhaitez bien sûr. L’idée n’est pas de faire une usine à gaz mais un outil de suivi de position qui vous permettra de dresser un bilan.

Ce que ne doit pas être pas un journal de trading :

La mise en place d’un journal de trading ne doit pas vous servir à contrôler vos positions tous les jours, surtout pas ! Sinon il sera contre productif. C’est avant tout un outil de bilan qui vous permettra de mettre en évidence vos biais et d’essayer de les corriger. Le journal de trading doit être une aide pour gagner en bourse, pas l’inverse! Evitez donc de le surcharger d’éléments inutiles, il doit être facile à remplir.

Pour quel type de trading est-il utile ?  

Le journal de trading est adapté à tous les types de trading. Unités de temps courtes, unités de temps longues, peu importe. Forcément il vous demandera plus de travail si vous pratiquez le day trading, mais l’objectif est le même.

Il est très important d’indiquer pour chacune des positions la raison pour laquelle vous avez acheté et vendu. Cela vous permettra de voir à posteriori si vous êtes capables de suivre ou pas une stratégie d’investissement. Jouez le jeu, même si sur le moment vous avez l’impression de perdre votre temps. A la fin de l’année, avec du recul vous aurez certainement un tout autre avis sur les décisions que vous aurez pris en cours d’année !

Pourquoi le journal de trading m’a aidé à gagner en bourse 

Le journal de trading  m’a permis de sortir de l’impasse, il y a quelques années. Il m’a permis de prendre du recul par rapport à mes positions, souvent prises sous l’effet des émotions. Au cours d’une année, je prenais en moyenne plus de 100 positions (unité de temps journalière). Pourquoi est-ce que je prenais ces positions ? Parce que j’étais systématiquement dans l’anticipation mais aussi parce que je ne supportais pas d’être en dehors du marché. Deux grosses erreurs parmi tant d’autres ! C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré la rédaction de cet article l’an dernier (7 erreurs).

En résumé, je cherchais à acheter au plus bas en espérant vendre plus haut et mon portefeuille était tout le temps 100 % investi en actions.

Pour vous donner quelques chiffres, seulement 20 % de mes trades (achat uniquement) étaient passés sur des titres haussiers. Le reste des positions, vous vous en doutez, étaient des trades passés sur des titres soit en range, soit en tendance baissière (55% soit la majorité).

Mon portefeuille à l’époque suivait une évolution très régulière… Mais une évolution à la baisse, un peu comme sur ce graphe : 

le journal de trading peut vous aider à corriger ce type d'évolution et à gagner en bourse
Evolution régulière à la baisse d’un portefeuille boursier

Le comble dans l’histoire est que seuls les trades passés sur des titres haussiers auraient suffit à générer une bonne performance du portefeuille, donc 20 % des positions. On en revient à la loi de Pareto (80-20).

Le journal de trading : un outil de remise en question 

Si vous vous baladez sur mon blog, vous pourrez mesurer l’écart entre la stratégie d’investissement que je pratique aujourd’hui et la « stratégie » que j’avais adopté il y a quelques années et que je viens d’évoquer. Le journal de trading, les statistiques qu’il m’a permis de générer et les conclusions que j’ai pu en tirer m’ont donc permis de sortir de l’impasse.

Bien sûr cela sous entend une grosse remise en question. Je ne vous cache pas que l’ego en prend un petit coup au passage. Mais à quoi bon s’entêter à reproduire les mêmes erreurs ? Si vous vous pliez à cet exercice, vous vous rendrez compte que les décisions prises à l’instant t sont souvent biaisées par ce qu’il se passe autour de vous et surtout dans votre tête (news, état psychologique du moment…).

Le journal de trading est-il nécessaire dans le cadre de la stratégie Mensuelle ?

Je n’utilise plus aujourd’hui de journal de trading car la stratégie que j’ai mis en place est très claire pour moi. Je sais dans 100% des cas pourquoi j’achète et pourquoi je vends et je reste sur ma ligne coûte que coûte. En plus de cela toutes mes positions sont conservées en mémoire, donc faciles à exploiter à postériori. Mais cela ne veut pas dire qu’il en est de même pour vous ! Et cela ne veut pas dire non plus que cette stratégie vaut le Graal ! La solution miracle pour gagner en bourse par tous les temps n’existe pas.

Si vous vous êtes inscrits sur ce blog et que vous recevez la composition du portefeuille du blog, il est possible que vous décidiez de ne pas opter pour ces mêmes positions (qui ne sont en aucun cas des conseils en investissement). Dans ce cas, peut être est-il intéressant de noter ces raisons qui vous poussent à faire autre chose et le bénéfice que vous aurez pu en tirer.

Je pense donc qu’il est intéressant, quelle que soit la stratégie adoptée ou l’unité de temps utilisée, de renseigner un journal de trading, au moins dans un premier temps. C’est encore plus important si votre stratégie n’est pas encore très bien définie.

Conclusion

Le journal de trading peut être une aide pour gagner en bourse parce qu’il présente un double intérêt. D’une part il vous permet de recenser vos positions, de dresser des bilans et d’élaborer des statistiques à partir de ces positions. D’autre part, il vous permet de prendre du recul par rapport à votre manière de prendre vos décisions, votre stratégie et peut vous donner les clés pour changer votre fusil d’épaule. 

Il devrait notamment vous aider à répondre à ces questions :

Pourquoi ai-je acheté, pourquoi ai-je vendu ? Ai-je respecté ma stratégie ? 

Le but final, vous l ‘avez compris est d’être à l’aise avec votre façon d’investir et surtout de voir votre portefeuille évoluer à la hausse régulière !

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A bientôt

Laurent

Comment diversifier son portefeuille

Vous avez très certainement souvent entendu cette expression :  « en bourse, le plus important pour sécuriser, c’est de diversifier son portefeuille». Est-ce justifié? Qu’est-ce que cela signifie ? Comment procéder ? C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

Diversifier son portefeuille pour lisser le risque

Avoir 25 lignes en portefeuille, est-ce la solution ?  

Pas mal d’investisseurs croient qu’il suffit d’avoir 25 lignes d’actions dans un portefeuille boursier pour jouer le jeu de la diversification et lisser le risque. J’avais d’ailleurs rédigé un article (ici) à ce sujet il y a quelque temps. En fait un grand nombre de lignes d’une même classe d’actifs ne suffit pas à éviter les grosses baisses. Vous l’avez certainement vécu en ce début d’année 2020. Presque tous les secteurs ont été touchés par la baisse violente des marchés. Les indices ont perdu 20 à 30 % en quelques semaines et les actions…beaucoup plus de manière générale. Bien sûr il y a eu quelques exceptions, dans le secteur des biotechnologies par exemple ou les énergies vertes. Mais avoir 2 ou 3 lignes dans le vert et 20 dans le rouge au total n’aurait pas suffi à maintenir votre portefeuille dans le vert au cours de cette période.

Clairement, l’objectif ici n’est pas de supprimer les baisses du portefeuille, c’est impossible, mais de les limiter.

Ci-dessous, pour illustrer mes propos un graphe qui permet de visualiser l’ampleur des hausses et des baisses en fonction de quelques sous-secteurs d’actions : actions biotechnologiques, actions technologiques, cycliques, défensives, et indice global d’actions (mondial).

Ce n’est qu’un exemple, on aurait pu aussi utiliser des secteurs géographiques différents. Mais il faut savoir qu’au final, c’est l’indice américain qui donne le la. Quand il va, tout va ! Et inversement, à quelques exceptions près bien sûr.

 

évolution comparative de sous secteurs du compartiment actions
Evolution parallèle de sous secteurs d’actions

 

Et les actions défensives ?

Comme vous pouvez le voir sur le graphe ci dessus, les actions défensives n’échappent pas aux baisses des marchés. La grosse différence par rapport aux valeurs plus agressives (technologiques ou biotechnologiques par exemple) est que la baisse est beaucoup plus modérée. Mais il n’y a pas de miracle, en contre partie l’évolution à la hausse pendant les périodes fastes est tout autant modérée !

 

Diversifier son portefeuille en étant 100 % investi en actions ?

La mauvaise  solution, si l’ont veut éviter les grosses baisses, vous l’avez compris c’est d’être à 100 % investi sur les actions en permanence. Par là, j’entends, avoir l’intégralité de son patrimoine investi sur le secteur des actions.

Vous allez me dire : « oui, mais pourtant le portefeuille du blog est souvent investi à 100 % sur les actions ! ». C’est vrai, mais pas toujours ! et c’est d’ailleurs le cas actuellement par exemple : 0 % d’actions en portefeuille. D’autre part, un PEA ne représente en général qu’une partie d’un patrimoine.

Tout miser sur les actions, en permanence, c’est d’une part s’exposer à de gros drawdowns (baisses temporaires)  de votre portefeuille. C’est donc obligatoirement s’exposer à des périodes difficiles émotionnellement lorsque les marchés sont chahutés.

D’autre part c’est se priver de la performance d’autres secteurs, lorsque le marché des actions est dans un mauvais cycle.

 

Utiliser la décorrélation des classes d’actifs  

Il existe en matière d’investissement des classes d’actifs décorrélées. Comment se servir de cette spécificité pour diversifier son portefeuille?

Les classes d’actifs sont dites décorrélées quand la baisse de l’une d’entre elles n’a pas d’incidence négative sur l’évolution des autres. Les actions, les obligations, l’immobilier, le cash par exemple sont des classes d’actifs décorrélées.

Le graphe ci -dessous vous représente l’évolution des classes d’actif que je viens de citer au fil des années. Pour vous montrer de manière simple comment utiliser cette spécificité à votre avantage, j’ai simulé un investissement sur ces 5 classes d’actifs de manière équipondérée (20 % sur chacune tout simplement). L’évolution du portefeuille résultant est en bleu ciel.

L’échelle est logarithmique pour une meilleure lisibilité.

Les classes d'actifs décorrélées : une manière de diversifier son portefeuille
Evolution comparative de classes d’actifs décorrélées

 

On voit clairement que la plupart du temps, chaque classe d’actif évolue de manière indépendante et que les hausses ou baisses temporaires de chacune d’entre elles n’entraînent pas forcément une évolution dans le même sens pour les autres classes d’actif.

Ce graphe vous montre également que le cash est une classe d’actif parmi d’autres ! Quand les autres classes d’actif décrochent, le cash ne bouge pas, ou très peu. On ne gagne rien, mais on ne perd rien ! Combien d’investisseurs en bourse aimeraient seulement retrouver leur capital investit initialement en bourse ?

Il apparait aussi que, contrairement aux idées reçues, l’or n’évolue pas forcément à la hausse quand les marchés actions évoluent à la baisse ! Ça n’est pas aussi systématique.

Combiner ces classes d’actifs à bon escient peut donc permettre de limiter la casse dans les périodes difficiles : le portefeuille fictif qui repose pourtant sur une stratégie très simple évolue à la hausse de manière régulière sur le long terme avec des baisses modérées.

 

Diversifier ses approches d’investissement 

Si l’on prend encore un peu plus de recul, on se rend compte que l’on peut utiliser cette approche à l’échelle de son patrimoine en combinant plusieurs stratégies: pourquoi pas un portefeuille dédié aux actions européennes, un portefeuille dédié aux actions US afin de limiter l’effet de la parité Euro-Dollar et pourquoi pas d’autres enveloppes fiscales permettant de combiner les autres classes d’actif ?

Ça n’est qu’un exemple bien sûr. Forcément, il n’y a pas que des avantages à diversifier son ou ses portefeuilles. La performance globale de toutes les classes d’actifs n’est pas égale . La catégorie actions, on le sait est celle qui dégage le meilleur rendement depuis des décennies. C’est un peu pour cette raison que j’y consacre mon blog !

La tolérance au risque propre à chacun chacun permet à l’investisseur de régler le curseur et d’ajuster le contenu de chacun des compartiments afin d’obtenir un ratio performance/risque  à sa mesure.

 

Conclusion 

Diversifier son portefeuille en bourse n’est pas juste une question de nombre de lignes détenues en portefeuille. Quand les indices décrochent, très peu de secteurs donc très peu d’actions échappent à la baisse. Que l’on aie 10 ou 20 actions en portefeuille, cela ne change pas grand chose. Mais nous avons vu qu’il était possible d’investir dans des classes d’actifs autre que les actions. En choisissant des classes d’actifs décorrélées et en les combinant à bon escient, il est possible de lisser de manière efficace le risque sur le long terme en dégageant un minimum de performance.

Le résultat est bien sûr une performance globale moindre mais plus de sérénité pour l’investisseur ! 

Si l’objectif final est une croissance régulière du portefeuille et des drawdowns limités, cette approche peut être intéressante. Prise de recul, détachement et simplicité ouvrent des pistes et des perspectives à exploiter dans une vision long terme voire très long terme.

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A bientôt

Laurent

 

Gagner 20% par an en bourse

 Qui ne s’est pas un jour fixé des objectifs de gains en bourse ? Objectifs journaliers, mensuels ou annuels : « mon objectif est de gagner 20% par an en bourse, ou 10% par mois etc… ». Possible ou pas, peu importe. Se fixer des objectifs de gains quels qu’ils soient, est-ce la bonne approche ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture!

 

Je veux gagner 20% par an en bourse

Si vous parlez autour de vous de vos investissements en bourse, vous devez certainement  répondre régulièrement à la question : « ça te rapporte combien par mois, ou par an? « . Et souvent la réponse qui suit : « mon objectif en investissant en bourse est de gagner 20% par an ».

La performance dégagée par un investisseur dépend bien sûr de sa stratégie, de sa gestion du risque mais surtout de lui, de sa manière de gérer ses émotions et de sa discipline. Mais pas que. Evidemment les conditions de marché plus ou moins favorables jouent énormément. Pourtant, pas mal d’investisseurs en bourse semblent l’oublier et pensent qu’il suffit de se fixer des objectifs de gains réguliers mensuels ou annuels pour les atteindre. Quoi de plus normal que de se fixer un objectif me direz-vous quand on veut se projeter dans le futur. Sauf qu’en bourse, il est très difficile de se projeter à court ou moyen terme. Evidemment, il est important d’avoir une vision globale à long terme (performance globale sur le long terme, risque de drawdown..;) sans quoi  il est impossible de s’engager dans une stratégie et de la tenir. 

Mais chercher une stratégie d’investissement en bourse qui permet de  dégager une certaine performance de manière très régulière est une utopie. 

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Objectifs de gains : une pression supplémentaire et inutile

Si vous vous fixez des objectifs de gains journaliers, mensuels ou autres, vous allez forcément vous mettre une pression supplémentaire. Imaginez qu’en fin de mois vous soyez loin de votre objectif de gains mensuels. Cela va forcément vous impacter car vous aurez l’impression que votre « contrat » n’est pas rempli alors que vous aurez peut être fait exactement ce qu’il faut et respecté votre stratégie à la lettre!

Inversement, si votre objectif est atteint en milieu de mois, vous serez peut être amené à couper vos gains alors qu’en laissant respirer vos positions, vos gains auraient peut être été beaucoup plus importants. Dans ce cas, comment ne pas avoir de regrets !

 

Se fixer des objectifs de gains pousse à forcer ses positions 

Évidemment, quand il ne se passe pas grand-chose sur les marchés et que l’on se doit de générer une performance de 20% dans l’année, que faire ? On se sent forcément obligé d’agir pour essayer de trouver une solution et débloquer la situation. Notre cerveau commence alors à détecter des opportunités qu’il n’aurait pas détecté en temps normal et à envisager des trades qui ne devraient pas voir le jour. Votre stratégie vous dit de ne pas entrer en position mais une petite voix vous pousse à rentrer en position afin d’essayer de rattraper votre retard de gains ! La suite, vous la connaissez, vous l’avez certainement vécue : c’est le trade de l’espoir qui tourne mal dans 80 % des cas.

 

Se fixer des objectifs de gains pousse à l’anticipation 

L’anticipation en bourse, nous en avons déjà parlé à de multiples occasions est une des erreurs les plus récurrentes et préjudiciable en bourse (cf article 7 erreurs). Comment ne pas envisager ou plutôt s’imaginer des retournements de tendance, des breakouts lorsque le portefeuille végète depuis quelque temps et que l’on n’a surtout pas envie de louper le prochain train ? En anticipant tout simplement. Parce que l’anticipation « rassure » dans le sens où elle nous donne l’impression d’être rentré en position avant tout le monde, avant le démarrage qui n’arrivera malheureusement pas, dans 80 % des cas. L’anticipation est déjà présente en temps normal dans la vie d’un trader et lui joue de mauvais tours. Pourquoi prendre le risque de jouer le jeu de l’anticipation en se fixant des objectifs de gains ?

 

Une question d’ego ?

L’homme est doté d’un ego qui est mis à rude épreuve sur chacune de ses opérations de trading. Mais s’il n’a pas un plan pour contrer ce sentiment contre productif, il fini obligatoirement par cramer son compte!. L’ego en bourse nous pousse à prouver que nous valons mieux que les autres et que nous sommes capables de générer de meilleures performances que quiconque. 

Les objectifs de gains ont tendance à flatter notre ego quand ces derniers sont atteints et à nous pousser vers des objectifs encore plus ambitieux et encore plus risqués pour la suite.

Les objectifs de gains poussent donc l’investisseur à s’enflammer, à se féliciter de ses gains lorsque les mois sont bons, à afficher sa performance. Dans le cas inverse, quand tout ne se passe pas comme prévu, c’est à dire la majorité du temps, le sentiment d’échec peut être dévastateur.

Malheureusement, le marché n’a que faire de notre ego car au final c’est lui qui décide du devenir de notre portefeuille !

 

Que faut-il faire ?

 

Se détacher des performances :

Il faut d’abord être conscient que le marché ne génère pas tout le temps des opportunités. A titre d’exemple, chaque année, la performance annuelle du CAC40 ne se joue que sur quelques mois voire quelques séances. Le reste du temps il ne se passe pas grand-chose. Donc vouloir à tout prix dégager de la performance lorsqu’il ne se passe rien revient un peu à être à contre tendance.

Pour reprendre l’exemple de cet article, une performance annuelle de 20% en bourse est plus qu’ honorable. Un tel rendement ne nécessite pourtant « qu’une » performance mensuelle de 1,6 %. Cela peut vous paraître peu! Pourtant, durant les mois difficiles, il vous sera peut être impossible d’obtenir ces 1,6 % de gains, parce que les marchés ne vous le permettront pas.

Il faut donc accepter cette facette des marchés boursiers, notamment le marché des actions, en intégrant en conséquence que les gains ne peuvent être réguliers. Si vous consultez l’évolution de votre portefeuille à longueur de journée en espérant une évolution rapide, vous ne pourrez pas vous détacher et tomberez dans le biais de l’objectif de performance à tout prix. Un investisseur qui procède à des arbitrages mensuels ne devrait pas consulter son portefeuille plus d’une ou deux fois par mois. Le reste du temps, il se fait du mal !

Si vous regardez le tableau des performances de la stratégie PEA rentier (ici) quelque chose devrait vous sauter aux yeux : vous devriez constater que les performances mensuelles ne sont pas régulières et quelques mois suffisent à générer la performance annuelle.

Pourquoi donc chercher à s’imposer des objectifs de gains réguliers ?

Suivre sa stratégie :

Les périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose sont peut être celles qui sont le plus difficile à traverser pour un investisseur, mais aussi les plus formatrices :

La meilleure solution pour ne pas être impacté dans les périodes « calmes », c’est à dire 80 % du temps, est de continuer à suivre sa stratégie. C’est un travail sur soi, c’est vrai. Mais quand les opportunités se présentent à nouveau et que les conditions redeviennent favorables, la satisfaction est encore plus grande : « j’ai tenu, j’ai été patient j’ai suivi mon plan, et ça a fini par payer au final». Ce genre de période est donc finalement bénéfique car elle permet à l’investisseur qui les traverse avec succès d’avoir une plus grande confiance en sa stratégie, et de continuer à l’appliquer.

Etre patient : 

Si vous suivez la stratégie du blog, vous avez certainement du vous rendre compte qu’il ne s’est pas passé grand-chose cette année 2020 sur votre portefeuille. On est pour l’instant loin d’avoir  gagné 20%  sur l’année!!  Même si sur les 5 dernières années…les 20% par an sont atteints en moyenne, idem sur le plus long terme, mais à la limite peu importe. En bourse la patience est reine, vous le savez!  Malheureusement nous sommes dans un monde qui évolue très vite, ce qui nous pousse plutôt à raisonner et penser court terme.

Année 2020 très particulière, c’est vrai, on ne peut pas nier que le marché joue avec nos nerfs. Mais vaut-il mieux un portefeuille qui stagne de manière temporaire, mais évolue sur le long terme à la hausse, ou un portefeuille qui bouge beaucoup mais qui évolue à la baisse sur le long terme…

Au final, rester focus sur sa stratégie en évitant les bruits parasites est le meilleur moyen de s’en sortir sur le long terme. Rien n’est facile, bien sûr, tout le monde aimerait voir progresser son portefeuille chaque mois de manière régulière, mais ça n’est pas possible sur le marché des actions !

Se fixer des objectifs de gains réguliers ne peut donc vous pousser qu’à sortir des rails de votre stratégie. Si vous avez confiance en votre stratégie et que vous êtes capable de la tenir, la performance viendra naturellement, sans la forcer.

 

Conclusion :

Les investisseurs en bourse qui se fixent des objectifs de gains réguliers (gagner 20% par an par exemple) se retrouvent souvent dans une impasse car les marchés boursiers n’évoluent pas de manière régulière et ne délivrent pas des opportunités tout au long de l’année.

L’accepter, c’est être capable de suivre une stratégie d’investissement en toutes circonstances, en étant patient. Au contraire, se focaliser sur une performance régulière, c’est s’exposer à de grosses frustrations lors des périodes de « disette », ou de baisse et être tenté de sortir de son plan.

L’investissement en bourse est déjà un challenge à relever. Le succès demande un gros travail sur soi et de la patience. Inutile donc de se rajouter des barrières en se fixant des objectifs inatteignables !

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A bientôt

Laurent

 

 

 

Avez-vous un mental à toute épreuve en bourse?

Pour changer du format habituel, je vous propose un petit test pour la rentrée!

Le test dure à peine 5 minutes (10 petites mises en situation sous forme de questions, 1 seule réponse possible).

Essayez de répondre en vous imaginant en situation réelle même si c’est pas forcément évident…c’est toujours plus facile en virtuel!

Bien sûr les exemples cités ne constituent en aucun cas des conseils en investissement.

Bon courage!

1-Votre stratégie consiste en acheter des supports (rectangle du bas) et vendre des résistances (rectangle du haut), que faites vous?
2-Votre stratégie est le suivi de tendance long terme, quelle action achetez vous?
3-Votre stratégie vous indique de vendre un titre du secteur parapétrolier, votre objectif est long terme. Le jour même, vous entendez aux infos qu'un accord diplomatique devrait faire progresser le cours du pétrole de 10%. Que faites vous?
4-Votre stratégie Long Terme vous a permis de vous positionner sur une valeur qui a pris plus de 100% en quelques mois. Cette stratégie vous indique de conserver cette valeur. Que faites vous?
5-Votre stratégie vous dit de rester à l'écart du marché actions. Vous entendez autour de vous que le cours des biotechs est en train d'exploser. Que faites vous?
6-Votre stratégie fonctionne bien depuis pas mal d'années de manière assez régulière mais donne des résultats médiocres depuis quelques mois. Que faites vous?
7-Votre patrimoine est réparti de la façon suivante : 25% immobilier; 25%cash; 25% actions; 25% or. Cette répartition est la clé de voûte de votre stratégie. Vous entendez aux infos que l'or va peut être exploser et qu'une crise va certainement arriver. Que faites vous?
8-Vous détenez 5 titres en portefeuille et êtes 100% investi. Votre stratégie vous dit de remplacer un titre par un autre pour le mois suivant. Sur les forums que vous consultez régulièrement, vous entendez parler d'une action qui a fait 50% en 3 jours et qui va exploser car il s'agit d'un secteur d'avenir. Que faites vous?
9-La stratégie que j'applique ne me donne pas de signaux de vente mais les élections américaines approchent...
10-La bourse c'est important pour moi. J'y passe au moins 2h par jour. Pourtant, mon portefeuille végète, voire dégringole
Quizz : Avez-vous un mental d'acier?
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Pourquoi investir en bourse sur le long terme avec une unité de temps mensuelle ?

Le portefeuille du blog auquel vous avez accès si vous êtes inscrit sur ce blog suit à la lettre la Stratégie Mensuelle, stratégie que j’ai mis en place il y a quelques années. Le principe de base est de n’intervenir QUE sur une unité de temps mensuelle. Pourquoi ce choix ? Quel est l’objectif de cette stratégie ? Peut-on réellement investir en bourse sur le long terme en utilisant une unité de temps mensuelle ?

 

Une unité Mensuelle pour ne s’intéresser qu’aux grandes tendances

Les grandes tendances sont visibles sur une unité de temps mensuelle. Elle se mettent en place quand toutes les unités de temps sont en phase, en tendance haussière (journalier, hebdomadaire, mensuel). Les grandes tendances peuvent durer longtemps (parfois plusieurs années). Travailler sur une unité de temps Mensuelle, c’est s’intéresser à ce genre de grands mouvements. Mais c’est également tirer un trait sur les hausses de quelques jours ! La patience peut être alors mise à rude épreuve, la frustration peut également venir se rajouter. Il faut absolument rester « focus » sur l’objectif long terme et être capable de prendre suffisamment de recul pour ne pas être tenté de sauter sur tous les petits mouvements. L’exercice est particulier et demande une certaine pratique !

 

Intervenir peu souvent

L’avantage de travailler sur une unité de temps Mensuelle est de n’intervenir que peu souvent. Moins de frais, du temps libre à ne pas passer devant les écrans…Mais encore faut-il s’y tenir et ne pas céder à la tentation de sortir des rails, et de prendre une position au feeling parce que l’on croit avoir décelé le démarrage du siècle sur un titre ! Il n’est pas évident au départ de se détacher des bruits quotidiens du marché, mais avec l’habitude, on s’y fait !

Avant d’investir sur une unité Mensuelle, j’intervenais en journalier. Tous les soirs, je passais 30 à 45 min à faire des analyses graphiques, à préparer des positions pour le lendemain ou les jours à venir. Quand je suis passé à l’unité Mensuelle, j’ai éprouvé comme une sensation de manque pendant quelque temps! Mais qui s’est très vite estompé quand j’ai comparé les résultats de mes années swing trader en daily  et en mode « Monthtrading ! ».

Avec le recul, je me rends compte que l’unité de temps Mensuelle est bien plus adaptée à mon rythme et qu’elle est beaucoup moins usante psychologiquement ! Car le but est de tenir sur le long terme, pas sur quelques mois et de jeter l’éponge.

Le piège pour beaucoup d’investisseurs est souvent de se dire : petite unité de temps = plus d’opportunités = plus de gains. Mais petite unité de temps est aussi synonyme de nombreux faux-signaux et de retournements soudains, qu’il faut apprendre à gérer avec un mental d’acier pour s’en sortir.

 

Prendre l’essentiel de la tendance :

Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi ne pas chercher à acheter au plus bas et revendre au plus haut ? Tout simplement parce que c’est impossible. S’acharner à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut, c’est forcément être tenté d’anticiper. Mais la tentation est grande ! c’est humain. On a toujours peur de louper le train et de le voir partir sans nous. Alors essayer d’anticiper, c’est être sûr de ne pas manquer le point de départ…en apparence. En pratique c’est très souvent accompagner la baisse avec une perte à l’arrivée.

Une hausse sur le long terme ne se produit jamais sans pause. Il y a régulièrement ce que l’on appelle des retracements, ou des paliers qui permettent à l’investisseur qui n’a pas réussi à capter le point 0 de prendre le train en cours de route !

Prendre « la viande » de la tendance c’est donc attendre une confirmation, quitte à rater le départ.

Même chose pour la sortie de position. Revendre au plus haut arrive très rarement. Ce n’est pas notre but. L’accepter, c’est s’éviter bien des déconvenues, comme par exemple vendre trop tôt, au premier retracement, ou trop tard parce que l’on s’est fixé des objectifs trop ambitieux.

Un exemple :

Investir en bourse sur le long terme : Ce graphe en unité de temps mensuel montre un exemple d'investissement long terme en utilisant la stratégie Mensuelle  PEA rentier et l'unité de temps mensuelle
prendre l’essentiel de la tendance

L’exemple ci-dessus illustre bien la philosophie de la stratégie. La zone entourée correspond à la période de prise de position sur cet actif en suivant la stratégie PEA rentier, en UT Mensuelle. Pas question donc de rentrer au plus bas, ni de sortir au plus haut…Pour information, la position a duré 17 mois.

 

Accepter d’être en dehors du marché de temps en temps 

La bourse est faite de cycles. Sur le très long terme, malgré les crises récurrentes, les indices sont en tendance haussière :

pourquoi il faut investir en bourse sur le long terme : ce graphe montre l'évolution haussière long terme de l'indice américain SP500.
Evolution de l’indice S&P500 depuis plus de 150 ans

Il arrive (et c’est normal) que les excès temporaires soient corrigés par des baisses (zones rouge sur le graphe ci-dessus). C’était le cas en 2000, en 2008… Nous avons assisté à des vrais marchés baissiers, qui ont duré environ 2 ans. Actuellement nous sommes toujours en marché haussier long terme, malgré la grosse correction du moins de mars dernier due au COVID. Allons nous rentrer dans un marché baissier ? Il est trop tôt pour le dire.

Marché baissier?

Un marché baissier ne se met jamais en place du jour au lendemain. Il faut plusieurs mois pour assister à un vrai retournement. Tout comme la baisse ne se fait pas en quelques jours.

Ci-dessous par exemple, un zoom sur la baisse de 2007-2008 :

Une marché baissier met plusieurs mois à se mettre en place
l’indice CAC40 lors de la crise de 2008

Sur ce graphe en Mensuel, on voit qu’il a fallu 21 mois au CAC 40 pour passer de 6050 points à 2400 points, avec des ressauts haussiers réguliers (paliers dans la baisse).

Durant cette période, les actions ont décroché. L’objectif de la stratégie Mensuelle étant de capter des tendances haussières de long terme, il n’y avait donc pas grand-chose à faire pendant ces 21 mois à part attendre en restant en dehors des marchés actions. Rester liquide était une possibilité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, être « cash » est une position. Ne vaut-il pas mieux rester « cash » plutôt que de perdre de l’argent ? Au cours des ces périodes de baisse, on peut tout de même trouver des classes d’actifs en tendance haussière (matières premières…). Ces périodes de baisse étant très chahutées (très volatiles), il faut rester très prudent sur les positions à l’achat.

 

Et en ce moment, que faire ?

Si vous êtes inscrits, vous savez que le portefeuille du blog est actuellement investi en dehors du marché actions, depuis quelques mois. Rien de dramatique, cela est arrivé à plusieurs reprises depuis les 25 années de recul : en 2000 et en 2008 comme dit plus haut, mais également en 2016, 2011 etc…durant plusieurs mois. Forcément, il serait tentant d’essayer de capter des rebonds courts terme ou des démarrages sur quelques actions volatiles. Il y en a eu quelques uns récemment mais…il faut savoir ce que l’on veut : Suivre ou pas la stratégie que l’on s’est fixée.

 

Accepter temporairement de voir l’herbe plus verte chez le voisin 

La stratégie Mensuelle PEA rentier n’est pas une recette miracle ! Loin de là. Le graal souvent recherché par les investisseurs à tort est la stratégie qui gagne par tous les temps ! Malheureusement il y a des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. Le portefeuille végète, tarde à repartir ? Que faire ? On regarde à droite, à gauche…pour voir si il n’y a pas mieux ailleurs et forcément, on trouve ! Puisqu’il y a toujours mieux ailleurs, temporairement. On est alors tenté de changer de stratégie, toujours à la quête de quelque chose qui marche tout le temps, chose qui n’existe pas. Et c’est souvent justement à ce moment là que tout repart…sans nous !

Respecter sa routine mensuelle c’est être fort dans ces moments ! Heureusement, on est moins tenté de dévier quand on doit agir seulement 10 min par mois, plutôt que 30 min par jour voire plus!

 

Respecter la routine mensuelle 

Si vous voulez suivre cette stratégie, 10 minutes par mois, pas plus :

Respecter une routine n’est pas forcément évident. Si il y a la moindre ambiguïté dans votre stratégie, vous serez tenté de dévier. La routine que j’applique est très simple, c’est voulu. Pas de faux signaux, je sais exactement ce que j’ai à faire. Le recul dans la pratique me permet d’être serein chaque mois, y compris durant les périodes de baisse.

10 minutes suffisent. Ce n’est donc pas la peine d’aller chercher plus loin, car tout effort supplémentaire est inutile ! Voire contre-productif.

 

Conclusion 

Régulièrement, de grandes tendances haussières se mettent en place en bourse sur certains secteurs, pendant que d’autres s’essoufflent. D’une part intervenir sur de grosses unités de temps nous permet de capturer une grande partie de ces longues tendances en évitant les allers-retours trop nombreux. D’autre part les faux signaux sont peu nombreux sur une grosse unité de temps .

Mais rien n’est facile ! La patience et la prise de recul par rapport aux bruits quotidiens des marchés ou toutes sortes d’influences extérieures sont des qualités requises pour tenir cette stratégie sur le long terme, aussi bien pendant les périodes de hausse que durant les périodes de baisse.

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent



Devenir rentable en bourse

Depuis plus de 8 ans que je pratique l’investissement en bourse, je suis passé par différentes phases avant de devenir rentable en bourse. Mais finalement, pour en avoir discuté avec d’autres investisseurs, je me rends compte que mon parcours est tout sauf un cas isolé ! Beaucoup ont arrêté, j’ai préféré insister!

L’idée dans ce billet (un peu long …) n’est pas de vous raconter ma vie mais juste de mettre en évidence les étapes clés qui m’ont permis d’aboutir à plus de stabilité en matière d’investissements. Peut-être ce récit vous permettra t’il d’ éviter de commettre les erreurs que j’ai commises.

Bonne lecture.

 

La chance du débutant :

 

Premiers pas en bourse :

J’ai commencé à m’intéresser à la bourse et aux investissements en 2008, en plein dans la crise des subprimes, le chao total ! Je n’avais pas à l’époque de portefeuille en bourse, mais j’étais bien content de ne pas en avoir quand j’ai vu les pertes engendrées par les personnes de mon entourage! A l’époque, pour moi la bourse rimait avec casino (ça n’est plus du tout le cas aujourd’hui!).

Mais j’étais curieux et j’ai continué à m’y intéresser, d’un peu plus près….et quand le calme est revenu, je me suis lancé en 2012. Premiers placements, d’abord sur assurance vie, puis ouverture d’un PEA.

J’étais à l’écoute des « conseils » du premier venu. J’avais toujours entendu dire qu’il fallait diversifier afin de « lisser » le risque, donc j’avais pas moins de 20 lignes sur mon assurance vie, idem sur mon PEA ! Et cela malgré le petit capital investit. Je ne me rendais pas compte qu’en fait mes portefeuilles contenaient pleins de doublons voire triplons ! Plusieurs lignes d’obligations sur l’assurance vie, plusieurs actions du même secteur sur mon PEA…et pourtant…mon PEA a commencé à décoller tranquillement .

L’illusion des gains faciles :

Je me suis dit : C’est simple finalement la bourse ! J’achetais des actions comme on achète des légumes sur le marché, tout simplement, et pourtant les premiers mois ont été plutôt bons ! J’étais tout simplement sur la phase de la chance du débutant ! Je suis sûr que certains d’entre vous ont déjà vécu ou sont peut être en train de traverser cette phase. Je vous souhaite juste que cela dure!

Non content des premiers résultats qui n’étaient finalement pas mauvais du tout, j’ai décidé d’aller encore plus vite en investissant sur les small caps, des actions qui me fascinaient parce qu’elles variaient de façon fulgurante du jour au lendemain en me donnant l’illusion de gains faramineux !

 

Achats au feeling :

C’était le tout début de la « biotech mania »…le secteur des biotechs était en phase d’ascension fulgurante. Je prenais alors des positions de plus en plus audacieuses, sans analyse ni stratégie, juste parce que j’étais grisé par des variations impressionnantes de certains titres, à la hausse du jour au lendemain (+25, +40 % en un jour) . Mais malheureusement ces mêmes titres variaient aussi à la baisse, de temps en temps. Vu que je n’avais aucune stratégie et que je consultais mon compte 15 fois par jour, j’étais sous l’emprise totale de mes émotions : j’achetais le moindre démarrage et je revendais à la moindre petite baisse. Mais ces baisses étaient tout à fait normale car les actions que j’achetais étaient très volatiles. A partir de là, mon compte a commencé à fondre comme neige au soleil et tout ce que j’avais engrangé lors de ma phase « chance du débutant » était reparti en fumée lors de ma phase « achat au feeling »!

Warren Buffet : Gagner de l’argent en bourse n’est pas compliqué, le plus dur c’est de ne pas le reperdre !

Croyant juste à une mauvaise passe, je continuais à spéculer à l’instinct, sans aucune méthode, jusqu’à ce que je découvre les formations en bourse qui me promettaient de devenir rapidement rentable  en bourse. C’était clair pour moi, j’aurai forcément de bien meilleurs résultats en faisant des formations!

 

Les formations :

Formation sans modération

C’est alors que j’ai commencé mon « cycle » de formation sans modération ! Je ne citerai pas de nom, mais vous trouverez vraiment tout et n’importe quoi sur internet dans ce domaine. Il y a des gens sérieux, mais aussi des formateurs qui n’ont jamais gagné un euro en bourse et des traders qui ne sont pas formateurs. J’ai mordu, comme pas mal de gens. Forcément, quand on est dans une mauvaise passe, on cherche une solution miracle!

Avec du recul, je pense que me suis lancé trop tôt dans des formations et souvent à tort. Je ne dis pas qu’elles ne m’ont servi à rien. J’ai découvert l’analyse technique, le scalping, une multitude d’indicateurs…pas inintéressant. Mais un bon analyste technique ne fait pas forcément un bon trader, ou un investisseur rentable en bourse.

A ce sujet, vous trouverez d’ailleurs facilement plein de choses gratuites sur des sites comme par exemple https://www.abcbourse.com/apprendre/ . Il y en a plein d’autres.

Mais finalement, je me rends compte que ces formations m’ont permis de me rendre compte que je n’étais pas sur la bonne voie dans ma manière d’investir ! Donc pas de regrets.

A propos des formations, j’insiste sur le fait qu’ il faut faire très attention car vous trouverez dans le lot plein de formations qui vous promettent de gagner rapidement votre vie grâce à la bourse. En réalité, c’est beaucoup plus compliqué ! Vous vous rendrez compte qu’une fois que vous serez seul devant votre écran, votre naturel et vos émotions reprendront vite le dessus ! Et les résultats ne seront pas forcément au rendez-vous.

Vous seuls devez être maître de vos décisions

La clé de la réussite, elle est d’abord en vous. Si vous faites une formation qui ne vous correspond pas, sans accompagnement, vous n’obtiendrez aucun résultat. Cela revient à se former à un métier qui ne vous plait pas. Comment l’exercer durant des années?

Après chaque formation, dès que je me retrouvais seul devant l’écran…je me posais trop de questions…j’avais des indicateurs de partout au point que mon écran ressemblait à un écran de pilote d’avion !

Je n’avais pas de résultats réguliers parce que je ne savais pas encore quelle était la stratégie la mieux adaptée à ma personnalité.

Retour à la case départ…nouvelle formation …etc…formation au scalping, puis ouverture d’un compte CFD pour essayer le forex, investissements avec effets de levier…qui décuplent l’adrénaline !…quelques gains, mais beaucoup de stress ! jusqu’au jour où j’ai dit STOP !

 

Prise de recul et analyse des trades passés :

Un break salutaire

Trop de temps passé à gérer mes investissements, à me disperser pour peu de résultats, il fallait changer quelque chose.

Attention, je ne suis pas entrain de vous dire qu’il n’est pas possible de gagner de l’argent en faisant du daytrading ou du scalping ! C’est tout à fait faisable, mais ceux qui y arrivent sont peu nombreux…un peu comme peu d’ athlètes courent le 100m en moins de 10s !

Mais finalement, le fait que je sois focalisé sur mon PEA m’a permis d’avoir un déclic : Comment se fait-il que mon assurance vie progresse alors que je n’y touche pas ? Alors que mon PEA végète malgré le temps passé et mes 100 trades par an ?

Comme dans beaucoup de disciplines (sportives, business…), il faut persévérer pour avoir des résultats et ne pas s’arrêter dès la première déconvenue. J’ai alors décidé de faire un break, de me poser un peu pour me recentrer sur mes objectifs…

Prise de recul et analyse

Qu’est ce que je veux vraiment ? Passer du temps devant un ordi ? Pour gagner un jour, reperdre le lendemain ? « jouer à la bourse » ou « gagner en bourse » ?

J’ai alors repris tous mes trades de l’année précédente pour faire des stats (j’avais tout noté heureusement, vive le journal de trading!)…et me rendre compte que 80 % de mes trades perdants l’étaient parce que j’anticipais des retournements de tendance sur des situations baissières…alors que 90 % de mes trades pirs sur des titres en situation de hausse étaient gagnants ! Mais sur 100 trades par an, seulement 15 % l’étaient sur des titres haussiers. En gros 85 % de mes trades ne servaient à rien ou me faisaient perdre de l’argent bêtement, parce que je cherchais tout simplement à acheter au plus bas en espérant revendre au plus haut en anticipant tout retournement.

 

Pourquoi j’ai carrément changé mon fusil d’épaule et comment j’en suis arrivé à une méthode qui me correspond :

 

Une nouvelle approche

J’ai simplifié mon approche en me consacrant exclusivement sur des titres en tendance haussière. A partir de là, les premiers résultats sont apparus. Moins de prise de risque, les statistiques étaient avec moi, mon compte s’est remis à progresser ! Mais un problème demeurait : je passais trop de temps à rechercher les titres en question, qui étaient dans la bonne configuration. Tout ces efforts de recherche pour si peu d’ordres passés. Les 30 min par jour à effectuer ces recherches me paraissaient finalement trop et je ne me sentais pas capable de tenir cette routine pendant longtemps.

Une nouvelle unité de temps

J’ai alors commencer à me poser des questions sur l’unité de temps que j’utilisais…Est-elle vraiment adaptée à mon mode de fonctionnement ? Tous les soirs ces analyses…qui génèrent de l’impatience…et au final de la frustration…est-ce que c’est vraiment pour moi ? pourquoi ne pas passer à une grosse UT ? Toujours en travaillant sur des titres en situation de hausse ?

Je suis alors reparti sur des mois de recherche, d’analyse, à me cogner des études statistiques…à faire mes propres statistiques pour  finalement arriver à la méthode que j’applique aujourd’hui, basée sur le suivi de tendance en Mensuel.

 

La mise en place de ma stratégie Mensuelle :

Le concept : ne choisir que des actions qui sont en situation de tendance haussière sur une unité de temps Mensuelle !

Les mains dans le cambouis pendant 1 an

C’est parti, des formules, des stats, des tests sur 20-25 ans…j’affine…et 1 an plus tard…c’est bon, j’arrive à quelque chose qui dépasse mes espérances ! Devenir rentable en bourse, battre l’indice, voire dépasser 20 % de rendement annuel en investissant seulement une fois par mois…voire moins. C’était donc possible…avec des drawdown acceptables pour moi. Je rajoute des stop losses pour en mesurer l’effet, j’affine encore un peu, le système paraît stable.

Je refais à nouveau tout une batterie de tests en tordant le système dans tous les sens, pour voir si la stratégie est robuste et j’en arrive à la conclusion que oui. Le résultat obtenu me convient.

Vous trouverez plus de détails chiffrés ici pour ce qui est de la stratégie, et ici pour le suivi des résultats mensuels.

La mise en pratique depuis 2015

Biensûr, rien ne dit que les indices vont continuer à évoluer à la hausse indéfiniment même si c’est le cas depuis…150 ans au moins ! Personne ne sait ce qu’il va se passer ! Mais quand je vois le comportement du portefeuille test durant les phases de baisse des indices (2000 et 2008), ou les phases de range…cela me rassure et je décide donc de mettre en pratique la stratégie sur mon portefeuille PEA  en 2015!

Graphiquement, le portefeuille test se comporte comme cela depuis 1996 (échelle log)

 

Evolution du portefeuille test depuis 1996 (benchmark CAC40). Une stratégie de suivi de tendance mensuel peut permettre de devenir rentable en bourse.
Evolution du portefeuille test du blog (en orange portefeuille benchmark investit sur l’indice CAC40)

 

Pourquoi j’obtiens de meilleurs résultats et comment suis-je devenu rentable ?

Je pense que je suis devenu rentable en bourse non pas parce que la stratégie Mensuelle est une méthode miracle, vous le savez, la méthode miracle n’existe pas en bourse ! Rappelez-vous, j’en ai parlé dans un précédent article à titre d’exemple, la méthode des tortues…Vous et vous seuls devez décider de la méthode d’investissement que vous souhaitez pratiquer. Tenez compte de votre personnalité, de vos priorités ou objectifs. En 2 mots : Ecoutez-vous !

J’obtiens des résultats parce que la Stratégie Mensuelle me correspond à 100 % :

– je n’ai pas envie de passer du temps devant mon écran à gérer mes investissements

– j’ai fait une croix sur le coté « ludique » et la recherche des montées d’adrénaline liées à l’investissement court terme qui ne me rapportait rien…au contraire.

– je n’agis qu’une fois par mois…le reste du temps, je ne touche à rien !

– j’ai appris à être patient !

– le ratio rendement/risque obtenu me convient tout à fait au vu du temps passé

– la stratégie est simple à appliquer : c’est exactement ce qu’il me faut car en matière d’investissements, j’ai tendance à me disperser et à agir au feeling!

– le concept de la stratégie est simple à comprendre et facile à s’approprier.

Cela fait un peu plus de 5 ans que j’applique cette stratégie sur mon PEA et je compte bien continuer longtemps !

Si mon parcours fait écho avec des choses que vous vivez ou que vous avez vécu et si vous voulez tester la stratégie Mensuelle, n’hésitez pas, inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Que faire lors des crises boursières?

J’ai volontairement repris mon précédent article qui évoquait les corrections boursières et je l’ai adapté à l’évolution de la situation que nous sommes en train de vivre (en rajoutant des passages en italique). Que faire lors des crises boursières telle que celle traversée actuellement…

Les raisons de cet article ? Vous montrer que finalement, il n’y a pas forcément plus de choses à faire dans une situation de crise boursière que dans une situation « normale «  de hausse quand on investit en UT Mensuel, en mode suivi de tendance, à condition bien sûr de suivre sa stratégie !

Bonne lecture !

Les crises boursières font peur…et pourtant

Qui n’a pas été rassuré ou surpris en voyant son portefeuille stagner ou à peine bouger ces derniers jours alors que les indices s’effondraient?

C’est peut être votre cas… Recette miracle ? Biensûr que non ! Puisqu’elle n’existe pas plus sur ce blog qu’ailleurs…

Mais cela prouve (une fois de plus) que sans suivre les cours de la bourse à longueur de journée, il est tout à fait possible de limiter la casse dans ce genre de situation, sans chercher à anticiper, tout en évitant de s’exposer à des flots d’émotions.

Bien sûr, certains daytraders ont très bien profité de cette situation, en jouant la baisse, ou en travaillant sur de petites unités de temps, ou encore en jouant les rebonds techniques. Chaque jour apportant son lot de suspense et de surprises ! De la haute voltige ! Je connais peu de gens très bons dans ce genre d’exercice…l’exercice est réservé à un public averti ! Et malheureusement, la montée d’adrénaline liée à cette période d’excès de volatilité n’est pas forcément synonyme de gains à l’arrivée…puisque la majorité ont perdu gros.

Et maintenant, que faire pour les « monthtraders » (dont je fais partie) ? Comme les autres mois…attendre, rien de plus ! . Cette baisse va t’elle générer une tendance baissière long terme ? On ne le sait toujours pas…mais peu importe puisque l’objectif n’est pas de prévoir. D’autres grosses corrections de ce style ont eu lieu par le passé, même si la violence de cette dernière prend un caractère assez exceptionnel.

Les raisons des crises ou des corrections boursières :

Les corrections boursières constituent des « respirations » entre deux cycles haussiers. Elles sont souvent engendrées par une mauvaise « news ». Les crises boursières ont des raisons un peu plus profondes. Elles sont donc à la fois un peu plus violentes, et plus marquées.

Il y a toujours une raison aux baisses soudaines des indices boursiers. Mais quand on est investisseur sur de grosses unités de temps, on a l’avantage de ne pas avoir à agir plus que la normale dans ce genre de situation.

Plus facile à dire qu’à faire je vous l’accorde, et pourtant. Voyons quelques exemples de baisses soudaines et leur impact sur le portefeuille long terme du blog PEA rentier :

  • 24 juin 2016 : « votes en faveur du brexit » : le CAC40  perd 7 %

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois de juin 2016, mais il gagne 4,8 % sur l’année.

Le portefeuille (lien) gagne 7,46 % en juin 2016 et progresse de 3,6 % sur l’année 2016.

  • 31 Octobre 2018 : « perspective de voir la banque centrale remonter ses taux directeurs » : le CAC 40 perd 7,2 %

l’indice CAC40 baisse de 5 % sur le mois et perd 10,9 % sur l’année.

Le portefeuille (lien) perd 7,69 % en octobre 2018 et gagne 2,80 % sur l’année 2018.

  • Fevrier-mars 2020 : « crise du coronavirus », l’indice CAC 40 a perdu environ 20 % (à ce jour).

Le portefeuille a perdu 2,5 % au cours de la même période.

Nous voyons que sans aucune anticipation ou action en dehors des moments prévus par la stratégie, il n’y a pas vraiment eu de catastrophe au niveau du portefeuille du blog.

Vous pourrez constater la même chose en 2008 (le portefeuille est resté stable) alors que les indices étaient dans une tendance baissière long terme, et non une simple correction.

Comment  traverser les crises boursières « sereinement » ?

  • Suivre sa stratégie :

Une fois de plus, c’est LA solution pour éviter de se poser des questions. Les baisses temporaires (corrections) ou long terme sont normales, cycliques. Chercher à les anticiper, c’est essayer de prévoir le marché et se tromper dans la plupart des cas.

A ce sujet je vous renvoie vers cet article :

https://www.droit-inc.com/article23501-Pourquoi-l-anticipation-des-marches-ne-fonctionne-pas

Biensûr il est toujours facile de dire une fois l’orage passé : « si j’avais su, j’aurai vendu et encaissé ma plus value ». Vous aurez raison dans certains cas, dans d’autres ce sera l’inverse et au final ,vous ne saurez plus quoi faire !

A titre d’exemple, le portefeuille du blog était à +8,9 % de plus value courant février alors qu’il a fini à -2.09 % (l’indice CAC40 a perdu 8,5% au cours du même mois).

Fallait-il couper les positions ? Dans l’historique du portefeuille vous pourrez constater des mois à +15 % voire +20 %. Si vous aviez coupé vos positions à +8 %, vous vous seriez privé de belles plus value !

Autre situation intéressante, ce mois-ci (mars 2020) que s’est il passé ? Le CAC a dévissé de presque 13 %, certaines actions ont perdu 30 à 50 % alors que notre portefeuille n’a perdu que 0,5 %.

Le mois n’est pas fini, loin de là, mais une fois de plus, le plus important c’est de voir et surtout de tenir sur le long terme sans céder au stress: peu d’opérations, une volatilité raisonnable et une évolution régulière sur le long terme, c’est l’objectif de cette stratégie.

  • Ne pas céder à la panique et à l’euphorie des rebonds techniques :

C’est la pire des choses à faire. Il m’est arrivé de vendre (ou d’acheter des rebonds) dans la précipitation quand j’investissais au feeling. Je vois encore beaucoup de gens autour de moi faire encore cela. Si vous agissez dans la panique, quelle que soit la situation, vous ferez forcément des erreurs. Si vous êtes préparé, que vous savez ce que vous devez faire dans des situations critiques, vous garderez la tête froide et prendrez les bonnes décisions.

Combien de gens ont cherché à racheter des actions il y a quelques jours parce que « ça ne pouvait pas descendre plus bas » ? Malheureusement beaucoup…Récupérerons-t’ils leur mise ? Pas sûr. Si c’est le cas, dans combien de temps ?

Les gros retournements ne se font pas en un jour ou une semaine :

Les dernières grosses crises (2000 et 2008) ne sont pas survenues en quelques jours. Les retournements long terme qu’ils soient haussiers ou baissiers prennent un certain temps à se mettre en place, même s’il y a des éléments déclencheurs à la base. Dans ce genre de situation, nous avons la possibilité par exemple de sortir du marché. C’était le cas par exemple de fin 2000 à fin 2002, et c’est exactement le cas ce mois-ci !

Durant ces périodes, qui sont plutôt rares (20 % du temps), bon nombre d’entre vous sont tentés de jouer la baisse en investissant par exemple sur des trackers comme le BX4 (qui réplique la baisse de l’indice CAC40 avec un levier 2). Pourquoi pas. Mais il faut savoir que dans les périodes perturbées, les baisses sont souvent violentes violentes et les rebonds techniques haussiers aussi !

Personnellement, pour avoir testé, l’unité de temps que j’utilise (Mensuel) n’est pas compatible avec ce genre de support. Je préfère donc être en mode passif dans les périodes de baisse et attendre que l’orage passe afin d’éviter les fortes variations propres aux périodes de correction.

Conclusion

Quand on investit sur de grosses unités de temps, on ne s’intéresse qu’aux longues périodes haussières et aux longues périodes baissières. Les périodes chahutées de corrections passagères, quand elles ne durent que quelques jours ou semaines ne constituent que des bruits de marché pour les « monthtraders ».

La baisse actuelle est assez exceptionnelle, elle s’apparente plutôt à une crise boursière. Pour autant, elle n’a pas nécessité d’opération exceptionnelle sur le portefeuille du blog, mis à part un changement de mode d’investissement en temps voulu, au début du mois de Mars. Inutile de chercher à prévoir la fin de cet évènement, il faut juste être patient et faire le dos rond, car le marché a toujours raison!

Et vous, comment vivez-vous cette période ? N’hésitez pas à commenter !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Les émotions et le mental en bourse

Vous l’avez souvent entendu, les émotions et le mental en bourse interviennent dans 80 % de votre performance. Qu’en est-il réellement ? Le mental est-il si important en bourse?Comment ne pas subir ses émotions ? Quels sont les pièges à éviter ? C’est l’objet de cet article.

Bonne lecture !

Les émotions et leurs conséquences sur votre mental et votre compte en bourse 

J’ai dressé une liste des émotions les plus courantes auxquelles on est exposé lorsque l’on investit en bourse. Il n’y a que l’embarras du choix…! Et la liste n’est malheureusement pas exhaustive.

la cupidité:

Exemple : vous êtes persuadé que l’action que vous avez en portefeuille va monter jusqu’au ciel rapidement. Vous vous projetez en terme de gains (achat maison, voiture…)

conséquences : dans le cas d’une forte hausse, vous aurez tendance à tout mettre sur cette action et à vous surexposer au risque de prendre un gros retour de manivelle. Dans le cas inverse (baisse), vous serez déçu, mais votre ego vous empêchera souvent de couper vos pertes.

la peur /le doute:

Exemple : l’enjeu vous bloque. Vous n’avez pas confiance en votre plan de trading, ou alors vous bloquez parce que vous avez subi de grosses pertes consécutives.

Conséquences : Vous n’osez plus prendre de positions et quand vous le faites, la peur vous empêche d’agir de manière rationnelle. Vous coupez vos positions au moindre ressaut du marché et passez à coté de belles opportunités.

la colère :

Exemple : une action est partie à la hausse sans vous et vous vous en voulez.

Conséquences : vous prenez tout de même une position au risque de voir le trade se retourner contre vous et de laisser se creuser vos pertes car vous êtes sûrs d’avoir raison.

l’euphorie :

Exemple: l’action que vous avez choisi démarre très fort.

Conséquences : vous vous sentez fort et pensez que cela sera toujours le cas. Vous prenez de plus en plus de risques jusqu’à…

l’ennui :

Exemple : comme 80 % du temps, il ne se passe rien sur les marchés…vous trouvez le temps long.

Conséquences : vous prenez une position (trade de l’ennui) parce que vous ne supportez pas d’être en dehors des marchés ou de voir votre portefeuille stagner. Vous ne respectez pas votre stratégie et cela vous met en difficulté.

la frustration :

Exemple : vous vendez un titre et quelques jours plus tard il repart de plus belle à la hausse.

Conséquences : vous le rachetez, même si votre stratégie vous dit le contraire. Mais il se retourne peu de temps après. Persuadé d’avoir raison, vous ne coupez pas votre position et creusez vos pertes. Vous en voulez à la terre entière et accusez le marché de ne pas être juste avec vous. Dans les cas extrêmes, cela peut vous amener à tout arrêter. Vous trouverez plus de détails dans cet article sur cette émotion en particulier.

Qu’on le veuille ou non, les émotions et le mental sont étroitement liés. Ils interagissent en permanence.

Limiter l’impact des émotions sur votre trading 

-Les pièges à éviter :

C’est souvent en voulant trop bien faire que l’on commet les plus grosses erreurs. Par exemple, si vous prenez une position dans le doute, vous allez forcément chercher des tonnes d’ éléments autour de vous pour vous rassurer. Vous voulez être sûr de prendre la bonne décision alors vous vous compliquez la vie. Pourtant, vous savez que trop d’info nuit à la bonne prise de décision, puisqu’en bourse, on n’est sûr de rien! Il faut rester concentré sur l’essentiel : votre stratégie.

La bourse est tout sauf quelque chose de rationnel, vous ne saurez jamais à l’avance si vous avez pris la bonne décision. Par contre, si vous savez systématiquement dans quelles conditions entrer ou sortir de position, vous serez plus sereins.

– Etre détaché :

Lorsque l’on est en permanence en contact avec le marché, via des applis sur le smartphone ou tous les outils à notre disposition, on a l’impression qu’il ne peut rien nous arriver. En fait c’est le contraire. Etre en contact en permanence avec le marché, c’est subir dans sa tête ses moindres mouvements et être tenté de sortir de position pour un oui ou un non.

Même si ça n’est pas facile, il faut se détacher. C’est d’ailleurs la raison qui m’a poussé à investir avec la Stratégie Mensuelle et qui me pousse aujourd’hui à continuer. N’agir que quelques minutes par mois, et essayer de ne plus y penser le reste du temps.

Bien évidemment, il est plus compliqué voire impossible d’être détaché lorsque l’on suit ses positions en permanence parce que notre mode d’investissement nous l’oblige (pratique du scalping par exemple). Dans ce cas, les émotions sont en permanence en interaction avec le mental du trader!

 

Travailler son mental en bourse : accepter ses émotions et les court-circuiter 

– Avoir confiance en son plan :

Si vous n’avez pas confiance en votre plan de trading, vous ne saurez pas quoi faire en temps voulu, dans des situations particulières. Vous devez savoir quoi faire dans toutes les situations, un peu comme quand vous apprenez à conduire.

Les émotions sont générées par des situations imprévues pour lesquelles on n’est pas préparé. Quand vous savez comment se comporte votre stratégie d’investissement dans telle ou telle situation de marché, vous arrivez à gérer sans problème et à prendre les bonnes décisions. Vous accepterez beaucoup mieux vos pertes, et vos gains !

– Automatiser sans robotiser (routine) :

Automatiser en matière d’investissement ne veut pas forcément dire créer un robot pour faire 100 % des choses à votre place. Si par exemple vous confiez votre argent à un robot de trading, vous n’arrivez pas à lui faire confiance à 100 %. Dans certaines situations, vous serez même tenté d’agir à sa place.

Se créer une routine, c’est se dégager des tâches fastidieuses (récupération des données, calculs…) pour économiser du temps. Mais c’est aussi avoir la main quand cela est nécessaire. Par exemple, avoir un outil d’aide à la décision ne veut pas dire le laisser passer les ordres à votre place.

– Du mental au mindset :

Le travail sur le mental, dans le domaine des investissements boursiers doit mener à la création d’un mindset. Un mindset c’est un écosystème, une bulle, une façon de penser et d’agir qui vous permet de suivre votre stratégie. L’exercice est loin d’être évident.

Essayez à l’occasion de ne penser à rien pendant 10 minutes, pas simple ! Vous aurez l’espace de quelques instants forcément des idées parasites qui viendront vous perturber.

Mais une fois de plus, être concentré sur sa stratégie 10 minutes par mois est plus abordable que d’être focus à longueur de journée parce que l’on pratique le daytrading.

En guise d’illustration, pour terminer cet article, vous trouverez ci-dessous les résultats d’une étude menée par FXCM qui montre que malgré un taux de réussite moyen supérieur à 50% (1er graphe), 80% des traders perdent de l’argent « simplement » parce que leurs pertes par trade (en rouge) sont plus importantes que leurs gains (en bleu). Les raisons? elles font justement l’objet de cet article en grande partie!

taux de réussite moyen des traders de devise selon étude FXCM
source : FXCM étude taux de réussite des traders sur le forex
Ce graphe (source: étude FXCM) montre l'importance du ratio pertes/profits qui explique que 80% des traders perdent de l'argent malgré 50% de trade gagnants. En rouge les pertes moyennes, en bleu les gains. Cela met en évidence l'importance du mental et des émotions en bourse
source : FXCM étude rentabilité des traders sur le forex

Conclusion 

Le mental et les émotions ont une grande importance dès qu’on investit en bourse. Les émotions font partie du jeu en bourse, qu’on le veuille ou non. Nous avons tous notre propre penchant pour tel ou tel type d’émotions. 

S’en détacher est indispensable, même si ça n’est pas facile, notamment lorsque nous devons passer à l’action ou au contraire ne rien faire.

Les réactions émotionnelles en chaîne ne sont pas rares dans les situations difficiles. Elles peuvent provoquer des prises de décisions qui vont à l’encontre du plan de départ et s’avérer très néfastes pour votre portefeuille.

Quand les décisions à prendre sont rares, et que le plan est facile à respecter, ils génèrent moins d’émotions et facilitent le respect de votre stratégie.

Si vous n’êtes pas convaincus de l’emprise qu’ont les émotions sur vous et votre trading, ouvrez en parallèle un portefeuille fictif et un portefeuille réel. « Respectez la même stratégie » sur les deux portefeuilles. Au bout de quelque temps, lequel performe le mieux ?

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Devenir rentier grâce à la bourse?

Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ? Comment y parvenir ? Faut-il tout miser sur la bourse ?

Nous allons essayer de répondre à ces questions dans ce nouvel article. Les chiffres annoncés à titre d’exemple ne sont que des ordres de grandeur, le but n’étant pas d’afficher des résultats à la virgule près.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Qu’est-ce-qu’être rentier ?

Etre rentier c’est être capable de vivre uniquement grâce aux revenus générés par ses investissements et/ou son patrimoine.

Quand on travaille tous les jours, on échange notre temps contre de l’argent. Quelqu’un qui est rentier n’a normalement pas besoin de travailler. Il fait donc l’inverse en échangeant son argent contre du temps libre car son patrimoine travaille à sa place et génère un revenu. Il existe différents types de rentes : rente viagère, rente foncière…

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse n’est pas à la portée de tout le monde, surtout quand on part de zéro ou de pas grand-chose. Mais se constituer une rente mensuelle en guise de complément de salaire ou de retraite est largement à la portée de tout un chacun.

L’objectif à atteindre en terme de rente

Quand on parle de rente, chacun d’entre nous a en tête des objectifs qui lui sont propres, parfois à la limite du réalisable.

Envisageons un cas de rente venant en complément d’un salaire ou d’une pension de retraite. Le montant de ce complément sera forcément différent d’une personne à l’autre car nous avons tous des situations différentes, des salaires différents, des besoins différents.

Prenons un exemple. Imaginons que je souhaite bénéficier d’un complément de revenu de 1000 euros par mois grâce à mes placements en bourse dès mon départ à la retraite et ce, pendant 25 ans. Il me reste 20 ans à travailler, est-ce possible ?

Oui, c’est possible, mais cela dépend du capital de départ. Par exemple 10.000 euros placés à 18 % pendant 20 ans, puis placés sur des supports à faible rendement peu risqués (obligataire) au-delà des 20 ans donneront une rente mensuelle d’environ 1000 euros pas mois pendant 25 ans.

Un capital de 100.000 euros ne nécessitera qu’un rendement de 4 % annuel pour générer une rente similaire au bout de 20 ans.

 

Capital  départ

Rendement

Rente mensuelle au bout de 20 ans

5000 euros

22 %

1000 euros

10000 euros

18 %

1000 euros

50.000 euros

9 %

1000 euros

100.000 euros

4 %

1000 euros

Tableau 1 : rendement et capital nécessaires (hors inflation) pour obtenir une rente de 1000 euros par mois (pendant 25 ans) au bout de 20 ans de placement.

 

La durée de placement 

Quand il est question d’épargne, plus on commence tôt, mieux c’est ! J’en ai déjà parlé dans un article précédent évoquant la magie des intérêts composés. Seulement quelques années de plus peuvent changer carrément la donne. Si nous reprenons l’exemple précédent, avec une durée de placement de 25 ans au lieu de 20 ans, quelle est l’influence sur la rente mensuelle obtenue ?

Capital de départ

Rendement

Rente au bout de 25 ans

5000 euros

22 %

2900 euros

10000 euros

18 %

2500 euros

50000 euros

9 %

1600 euros

100000 euros

4 %

1200 euros

Tableau 2 : rente générée (hors inflation) au bout de 25 ans au lieu de 20 ans

Nous voyons clairement que l’effet de la durée supplémentaire joue beaucoup (effet d’accélération) surtout à partir d’un certain niveau de rendement du placement, indépendamment du capital investit au départ.

Incidence de l’effort d’épargne mensuel 

Faut-il réellement faire un gros effort d’épargne mensuelle pour générer une rente intéressante au bout de 20 ans ?

Pas forcément. Une fois de plus, tout dépend du rendement du placement. Plus ce rendement est élevé et plus l’influence des versements mensuels est importante au final. A titre d’exemple, verser 100 euros par mois rapportera 100 euros de plus par mois au bout de 20 ans (toujours pendant 25 ans) si le placement a un rendement de 5 %. Ces mêmes 100 euros versés tous les mois rapporteront environ 900 euros par mois supplémentaires dans le cas d’un placement à 20 %.

Capital de départ

Rendement

Effort d’épargne mensuel

Rente au bout de 20 ans

5000 euros

22 %

100 euros

2200 euros

10000 euros

18 %

100 euros

1800 euros

50000 euros

9 %

100 euros

1400 euros

100000 euros

4 %

100 euros

1100 euros

Tableau 3 : Effet de l’effort d’épargne mensuel sur la rente au bout de 20 ans (hors inflation).

Si l’on compare les tableaux 1 et 3, (avec et sans apport mensuel) on voit nettement l’effet du rendement combiné à l’effet de l’apport mensuel.

Pourquoi il ne faut pas tout miser sur la bourse 

Une fausse impression « d’argent facile »

La bourse peut paraître comme étant LE moyen le plus « facile » de générer une rente mensuelle à moyen terme. Quel placement peut générer des rendements supérieurs à 10 voire 20% par an ? Il n’y en a pas beaucoup, c’est vrai. Difficile d’obtenir de tels rendements sur un support Assurance Vie même investit sur des unités de compte. Idem pour un investissement dans l’immobilier, même si le rendement réel est supérieur aux rendements classiques affichés (en moyenne de l’ordre de 4 à 6%) du fait de l’effet de levier lié au crédit.

Quoi qu’il en soit, investir l’intégralité de son patrimoine en bourse dans l’objectif d’obtenir une rente mensuelle sachant que temporairement on sera exposé à des baisses temporaires de 10 voire 20 % n’est pas envisageable. Cela ne sera tout simplement pas tenable pour le commun des mortels. De toute façon, partant du principe qu’on ne doit investir en bourse que des sommes dont on n’a pas besoin dans l’immédiat, faire du « all in » en bourse n’est non seulement pas tenable, mais pas nécessaire !

Alors que faire ?

Combiner plusieurs solutions de placements, toujours dans l’objectif d’un complément de revenus est une solution classique. Par exemple en associant :

  • une assurance vie en pratiquant par exemple une stratégie plutôt défensive et viser des rendements de l’ordre de 7 à 8 % par an,
  •  de l’investissement en immobilier locatif (dans le meilleur des cas, le loyer perçu peut rembourser la mensualité du crédit)
  •  un compte en bourse sur lequel on applique une stratégie un peu plus agressive ( un exemple ici) sur des sommes raisonnables.

On peut espérer obtenir à moyen terme (15-20 ans) une rente mensuelle plus que correcte !

En tout cas, ce scénario basique (qui ne constitue pas un conseil mais un exemple parmi tant d’autres) sera certainement plus profitable au final que celui qui consiste à tout placer sur le fonds euros de son assurance vie ou sur son livret A en espérant uniquement une revalorisation d’année en année. Attention, je ne dis pas que ce type de support (livret A ou fond euros) ne doit pas être utilisé. Le livret A par exemple peut constituer une réserve de « cash ». Il permet de disposer de liquidités rapidement, en cas de coup dur, c’est très pratique. Mais l’utiliser comme un outil de placement en espérant des gains conséquents sur le long terme n’est pas pensable.

Bien sûr, il est indispensable de prendre en compte sa propre tolérance au risque pour ne pas s’épuiser en cours de route et tenir le cap sur le long terme!

Commencer tôt pour un effort moindre

Vouloir être rentier à 30 ans lorsque on en a 20, est-ce possible ?

Oui c’est possible, mais c’est assez exceptionnel car cela sous-entend qu’il faut générer en 10 ans suffisamment de revenus pour pouvoir en vivre le restant de ses jours.

Quand on a des revenus moyens, on peut espérer dégager un complément raisonnable au bout de 15 à 20 ans, à condition de s’y employer un minimum.

Mais nous l’avons vu, si on commence tôt et qu’on n’est pas pressé, c’est encore mieux!. Par exemple, il est tout à fait possible pour un adolescent qui a 15 ans aujourd’hui d’envisager une rente de 1500 euros par mois pour ses 60 ans. Je vous l’accorde, quand on a 15 ans, on n’a pas trop ce genre de préoccupations ! Mais…

Si vous placez 3000 euros à 7 % de rendement par exemple pour vos enfants ou petits enfants et que vous rajoutez à cela 50 euros tous les mois… votre enfant obtiendra pour ses 60 ans une rente de plus de 1000 euros par mois pendant 25 ans. Bien sûr ce n’est qu’un exemple (qui ne tient pas compte du rabotage dù à l’inflation) mais il montre que des petits efforts peuvent mener à de belles choses quand on s’y prend tôt.

Si l’on place cette même somme à 10 % avec le même effort d’épargne mensuel, c’est plus de 3000 euros de rente mensuelle obtenus à 60 ans pendant 25 ans, contre 300 euros par mois si l’on choisit au départ un support rémunéré à 2 %… 

Conclusion 

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse, c’est possible, mais difficile. En tout cas cela ne peut pas arriver du jour au lendemain car en bourse, comme dans d’autres domaines, il n’y a pas de miracles!

Toutefois, dégager une rente ou un bon complément de revenu à moyen terme grâce à la bourse est tout à fait réalisable, même avec un apport initial faible, en s’exposant un minimum.

Le gros avantage du placement en bourse est qu’il peut permettre de dégager des rendements intéressants sur le long terme sans être consommateur de temps, à condition de s’orienter vers des stratégies utilisant des unités de temps longues.

Quelle que soit la stratégie adoptée, nous avons vu qu’il valait mieux diversifier ses investissements, les combiner et ne pas tout miser sur la bourse, le but étant d’ arriver à dégager un revenu stable à moyen/ long terme sans trop se mettre de pression.

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À Bientôt !

Laurent

7 erreurs qui vous font perdre en bourse

Nous allons dans cet article passer en revue les erreurs les plus courantes commises par les investisseurs en bourse. Si j’en parle, c’est parce que les ai toutes commises, parfois plusieurs fois à mes dépends depuis que je pratique l’investissement en bourse.

Heureusement, ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs ?

Je vous souhaite une bonne lecture

 

1- Ne pas avoir de plan 

Quelle que soit la manière dont on investit en bourse, il est primordial d’avoir un plan. Investir à l’instinct, ça ne marche qu’un temps. Tout simplement parce que la chance ne dure qu’un temps ! En agissant de la sorte, on finit tôt ou tard par se retrouver piégé sans savoir quoi faire, puisque l’on n’a pas de plan de sortie !. Avoir une stratégie est indispensable quand on investit en bourse. Elle doit coller au mieux avec les objectifs et la personnalité de celui qui l’utilise.

 

2- Essayer d’anticiper le marché

C’est peut être l’ erreur qui revient le plus fréquemment ! Qui n’a pas été un jour tenté d’anticiper un retournement à la hausse ou à la baisse afin d’acheter au plus bas et de vendre au plus haut ? Tout le monde, je vous rassure car c’est humain. Sauf que cela n’est tout simplement pas possible. Vous y arriverez peut être une fois de temps en temps, mais il est illusoire de se fixer ce genre d’objectif.

J’ai fait cette erreur lorsque je tradais en UT journalière. Heureusement, je gardais une trace de chaque trade passé et en fin d’année je faisais mes propres statistiques. J’ai fini par me rendre compte qu’au final, la plupart de mes trades perdants étaient dus à de l’anticipation, certainement par manque de patience ! Ou un excès d’optimisme.

Donc anticiper une hausse ou une baisse n’est pas la clé pour gagner en bourse.

 

3- Ne pas suivre son plan

Avoir un plan de trading c’est bien, le suivre c’est mieux ! Mais c’est loin d’être facile. La même méthode ne fonctionnera pas avec tout le monde, car on est tous différents. A ce sujet, je vous invite à lire à titre d’exemple cet article qui fait référence à la « méthode des tortues » : https://www.centralcharts.com/fr/gm/1-apprendre/5-trading/14-strategie/288-methode-des-tortues-strategie-des-tortues

Il s’agit en fait d’une expérimentation qui montre l’intérêt de suivre son plan de trading.

Il y a des périodes au cours desquelles c’est plutôt facile, quand le portefeuille évolue à la hausse, tranquillement. Dans le cas de baisses ou de hausses violentes, c’est différent ! On peut alors être tenté de couper les positions même si notre stratégie dit le contraire. Vous aurez dans certains cas raison, ce qui vous poussera à changer de méthode. Mais la plupart du temps, sur le long terme, cela sera contre productif et vous le regretterez. Au final, suivre son plan, c’est s’éviter des questions inutiles.

Aucune stratégie ne gagne dans 100 % des cas. 30 % de positions gagnantes peuvent suffire à s’en sortir en bourse. A l’inverse, 80 % de positions gagnantes ne veut pas forcément dire des gains à l’arrivée.

 

4- Ne pas prendre en compte ses émotions

Lors de situations particulières :

J’ai un peu abordé ce point dans le paragraphe précédent. Dans des situations « anormales », hausses ou baisses rapides par exemple, les émotions entrent en jeu. Notre cerveau nous joue des tours. C’est normal car nous ne sommes pas câblés naturellement pour faire face à certains scénarios. La partie émotionnelle fait toute la différence entre un trader qui gagne et un trader qui perd, il faut en être conscient. Le trading automatique n’est pas, contrairement à ce que l’on croit une arme absolue qui élimine les émotions. En effet, si vous n’avez pas confiance dans votre robot de trading, vous serez tenté de couper les positions à sa place ! C’est une stratégie parmi d’autres qui ne fonctionne pas avec tout le monde.

Lorsque l’on doit agir :

Autre aspect important, la simplicité et la clarté du plan de trading : Si ce dernier est clair, qu’il répond à tout type de situation, vos émotions ne devraient pas vous influencer. S’il n’est pas clair, sujet à interprétation, vous vous poserez forcément des questions, vous demanderez conseil à droite à gauche et commettrez des erreurs parce que vous serez tenté de sortir de votre ligne de conduite.

Si pour chacun de vos trades vous connaissez les règles d’entrée et de sortie, vous serez sereins. Dans la Stratégie Mensuelle que j’applique et que je partage avec ceux qui le souhaitent, nous avons exactement le même niveau d’information quant aux entrées et sorties de positions. Il n’y a normalement aucune ambiguîté.

 

5- Ne pas être patient

En fonction des méthodes de trading utilisées, vous devrez intervenir plus ou moins fréquemment en passant des ordres. Plusieurs ordres par jour pour les daytraders ou les scalpeurs, plusieurs par semaine pour les swing traders en journalier…etc. Dans tous les cas, quelle que soit l’unité de temps utilisée, vous devrez faire preuve de patience. Un trade passé en unité de temps 1 min peut parfois sembler bien plus long qu’un trade en unité de temps mensuelle croyez-moi ! Tout dépend de la situation. Finalement tous les points évoqués dans cet article sont étroitement liés. Qui dit manque de patience dit entrée ou sortie de position anticipée, ou non respect de la stratégie.

Etre patient c’est aussi accepter de ne pas voir son portefeuille partir à la hausse comme une fusée du jour au lendemain ! Ou bien accepter de voir son portefeuille évoluer à la baisse ou stagner pendant quelque temps sans sourciller. Cela peut paraître évident, et pourtant ça ne l’est pas du tout !

Par exemple ici, un extrait du graphe de l’évolution du portefeuille test affiché sur le blog :

parmi les 7 erreurs qui vous font perdre en bourse : l'impatience lors d'un palier dans l'évolution du portefeuille boursier.

Le palier dans l’évolution du portefeuille du blog dure ici un peu plus de un an (de mi 2010 à fin 2011) ! Pour autant il ne remet pas en question l’évolution globale sur le long terme.

Etre patient en bourse passe forcément par le respect du plan de trading que l’on s’est fixé, être constant et accepter les baisses provisoires.

 

6- Ecouter les infos alarmistes et les prévisions de spécialistes

Les prévisions :

Vous avez forcément reçu des emails ou lu des informations alarmistes prévoyant la prochaine crise pour des raisons géopolitiques, économiques, explosion de la dette, de l’inflation…etc

Ces prévisions ont 1 chance sur 2 de se réaliser à la date prévue. A long terme, elles ont 100 % de chance de se réaliser. On sait qu’une baisse des marchés arrivera un jour ou l’autre….mais quand? 

La bourse est faite de cycles, avec des excès et des baisses qui corrigent ces excès, c’est tout à fait normal. La difficulté pour les prévisionnistes est de savoir quand cela va arriver ! Malheureusement, quoique l’on dise, spécialiste ou pas, personne ne le sait. Alors que faire ?

Personnellement cela ne m’inquiète pas du tout parce que j’applique une stratégie de suivi de tendance haussière. Je n’anticipe pas, je suis. Donc quand la tendance sera baissière, je saurai quoi faire, parce que c’est prévu dans ma stratégie. Rester cash par exemple est une solution. D’autres essaieront de jouer la baisse, c’est possible, pas moi. Les périodes de baisse durent environ 2 ans, pas 2 jours. Les marchés ne se retournent pas du jour au lendemain. Donc essayer d’anticiper ne sert pas à grand-chose, au contraire.

Et leur incidence :

Le problème est que ces infos ont une incidence sur votre comportement et peuvent elles aussi vous faire sortir des rails. Par exemple, si vous avez dans votre portefeuille un titre qui évolue à la baisse. Vous entendez à la radio que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine bat son plein et qu’elle devrait s’amplifier dans les mois à venir. Cette information, si vous n’avez pas confiance en votre stratégie va forcément vous perturber et vous faire douter parce qu’elle va dans le mauvais sens.

Ce genre d’infos tombe tous les jours, plusieurs fois par jour. Quand on investit sur de grosses unités de temps comme le mensuel, on n’en tient tout simplement pas compte parce que les bruits de marché qu’elles provoquent n’ont de l’incidence qu’à court terme.

Le signal doit venir de la stratégie utilisée, pas des médias!

 

7- Ne pas accepter d’avoir tort

L’investisseur en bourse, s’il veut survivre doit absolument mettre son ego de coté. Gagner en bourse sur le long terme ne veut pas forcément dire gagner tous les mois, ou dans 100 % des cas, j’en ai déjà parlé auparavant. Cela veut donc dire qu’il faut accepter de temps en temps de perdre et donc de ne pas avoir raison sur la position prise.

Ne pas accepter d’avoir tort, c’est par exemple avoir en portefeuille une ligne perdante (perte latente) et ne pas respecter sa stratégie de sortie qui nous dit de vendre en encaissant notre perte. Pire encore, c’est surenchérir en moyennant à la baisse en se disant « ça remontera bien un jour ». Dans certains cas, les marchés vous donneront raison, dans d’autres cas, vous rentrerez dans une spirale infernale.

Le marché a toujours raison au final. S’obstiner à vouloir aller à contre tendance parce qu’on est persuadé que les cours vont s’inverser et suivre notre volonté, quand on adopte une stratégie de suivi de tendance ne peut être que contre productif ! Et pourtant… c’est une pratique courante, bien que autodestructrice.

 

Conclusion

Le marché est tout sauf quelque chose qui suit une logique. Croire qu’après une baisse il y aura forcément une hausse, ou que la hausse ne peut pas durer parce qu’elle dure depuis quelque temps, c’est agir à l’instinct, sans stratégie. Il faut donc s’en tenir à ce que l’ont voit et pas à ce que l’on aimerait voir.

La liste d’erreurs énoncée dans cet article est loin d’être exhaustive. Faire des erreurs est tout à fait normal. Les répéter sans remise en question est destructeur.

Je terminerai cet article par une citation d’Einstein, encore lui! :

« La folie c’est de répéter les mêmes erreurs en espérant des résultats différents »

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À Bientôt !

Laurent