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Les indicateurs techniques en bourse

 

Utilisez-vous des indicateurs en bourse ? Avez-vous besoin de tel ou tel indicateur pour rentrer ou sortir de vos positions ? Par indicateur, j’entends indicateurs techniques tels que Macd, Rsi, Ichimoku, stochastique….Nous allons voir dans cet article illustré d’exemples comment les utiliser et comment ne pas en abuser !

Bonne lecture !

Un indicateur technique en bourse, c’est quoi ?

L’analyse technique :

 On entend souvent parler d’analyse technique et d’analyse fondamentale. Ces deux approches sont souvent opposées alors qu’elles sont plutôt complémentaires. L’analyse technique prend en compte l’évolution du cours de bourse d’un actif à travers un graphe. L’analyse fondamentale prend en compte des paramètres plutôt liés à la santé financière d’une entreprise (Chiffre d’affaire, dette, bénéfice net, marge, PER…).

En général, quand les fondamentaux d’une entreprise sont bons, son cours évolue à la hausse ! Mais la corrélation n’est pas aussi évidente, il y a aussi une question de timing. Une société cotée en bourse a beau avoir de bons fondamentaux, son cours ne va pas forcément s’envoler du jour au lendemain ! Cela peut prendre un certain temps.

L’indicateur technique :

L’indicateur technique est un outil très souvent utilisé par les investisseurs en bourse qui s’intéressent à l’analyse technique pour essayer de « timer » le marché. Le bon timing c’est acheter et vendre au bon moment.

L’indicateur technique ne permet pas de prévoir l’évolution future des cours de bourse (sinon on serait tous milliardaires), il donne des signaux. Ces signaux nous permettent d’évaluer si une configuration est plutôt propice à l’achat ou à la vente.

La bonne unité de temps :

L’unité de temps est toujours un élément très important quand on investit en bourse. Quel que soit l’indicateur utilisé, il peut donner des informations contradictoires en fonction des unités de temps. Par exemple, un indicateur peut vous donner des signaux d’achat en journalier et des signaux de vente en unité hebdomadaire. Il est donc primordial de choisir la bonne unité de temps et de la conserver jusqu’au bout dans ses décisions. Quand on achète sur signal d’un indicateur en hebdomadaire, on ne revend que sur un signal en hebdomadaire ! Pas sur un signal en journalier…ou autre.

Les faux signaux :

Les signaux donnés par les indicateurs ne fonctionnent pas à tous les coups. Rien d’étonnant, en bourse, on le sait, rien ne fonctionne dans 100 % des cas.

En fait, tout dépend des conditions de marché. Quand les marchés sont en bull run comme ces derniers mois, les signaux à l’achat ont de grande chance de se concrétiser par un gain. Dans des périodes de marché évoluant à plat, les mêmes signaux ont de grandes chances de vous mener nulle part.

Quel indicateur technique utiliser ?

C’est là que les choses se compliquent ! Parce que des indicateurs, il y en a…énormément. Vous pouvez même élaborer les vôtres. Alors lequel choisir ?

Je ne vais bien sûr pas tous les passer en revue. RSI, MACD, ICHIMOKU, ATR, ADX, …

Vous trouverez un tas d’information sur tous ces indicateurs, leur fonctionnement, leur mode de calcul par exemple ici.

Mais cela ne vous avance pas plus quand au choix. Certains préféreront les oscillateurs, d’autres les moyennes mobiles, d’autres les indicateurs de tendance comme l’ADX. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ il n’y a pas d’indicateur miracle !

Certains d’entre vous utiliseront des combinaisons d’indicateurs. J’ai pratiqué cela pendant plusieurs années. Le problème est qu’à trop combiner les indicateurs, on finit pas se perdre dans les contradictions. Par exemple, lorsque l’un de vos indicateurs vous dira d’acheter et l’autre de vendre. Que faire ? Et surtout comment prendre une décision quand on à affaire çà ce type de graphe :

un exemple de graphe surchargé en indicateurs
Comment s’y retrouver parmi autant d’indicateurs?

Faire simple :

Plus vous vous compliquerez la vie, plus vous surchargerez et moins vous arriverez à prendre des décisions et à tenir votre stratégie dans le temps. En fonction de vos humeurs, de vos émotions, vous aurez tendance à privilégier tel ou tel indicateur. Le résultat est très souvent une dérive de votre stratégie initiale.

 Si vous choisissez de travailler avec un indicateur, les signaux doivent être le plus clair possible. Dans l’idéal, le signal ne doit pas être repeint lors de l’unité de temps suivante. Une fois le signal affiché, vous devez savoir exactement quoi faire, sans hésitation.

Travailler sur plusieurs unités de temps :

Plus vous travaillerez sur de grosses unités de temps, moins vous aurez de signaux et de faux signaux, donc moins de déchets. Il est important d’avoir une vision sur différentes unités de temps avant de prendre une décision. Les grosses unités de temps définissent les grandes tendances, les unités moyennes permettent d’affiner. Cela permet également d’éviter l’anticipation. Si par exemple en hebdomadaire les signaux ne sont pas à l’achat, mais que votre indicateur vous donne des signaux d’achat en journalier, mieux vaut attendre. Il est préférable que les planètes soient bien alignées !

Comment utiliser les indicateurs techniques ?

Exemple d’utilisation basique :

Nous allons choisir l’indicateur RSI par exemple qui est très connu. Une utilisation basique consisterait à acheter quand le RSI est en zone de survente (inférieur à 30 par exemple) et à vendre en zone de surachat (supérieur à 70). Si vous faites le test, vous allez vite vous rendre compte que cela ne marche pas tout le temps ! Par exemple, en appliquant cette méthode à un titre qui développe une tendance haussière, vous allez très certainement vendre beaucoup trop tôt.

un RSI supérieur à 70 ne veut pas forcément dire qu'il faut vendre
Un RSI qui sature à la hausse n’est pas forcément un signal de vente!

Les signaux d’achat ou de vente ne fonctionnent donc pas à tous les coups. Tout dépend des conditions de marché. Dans un marché en range, si nous utilisons un stochastique par exemple, on peut obtenir de bons résultats, comme le montre le graphe ci-dessous. Le principe est d’acheter lorsque le stochastique croise son signal à la hausse et inversement pour la vente. Comme vous pouvez le voir, les flèches vertes (achat) et rouges (vente)  sont plutôt en phase sur le graphe et au niveau de l’indicateur.

indicateur stochastique en phase de range
Utilisation du stochastique en phase de range

Mais dans un marché en tendance, il en sera tout autre!

Méfiez-vous donc des vendeurs d’ indicateurs miracles qui vous donnent 100 % de bons signaux dans toutes les situations de marché.

Exemple d’utilisation plus élaborée : les divergences

Il est possible d’utiliser le RSI (comme les autres indicateurs) de différentes manières. L’observation des divergences est un bon exemple . On a une divergence haussière quand les cours font des bas de plus en plus bas alors que l’indicateur affiche de son coté des bas de plus en plus hauts. Une divergence haussière précède souvent un retournement à la hausse des cours. Ce genre de situation n’arrive pas tous les jours mais fonctionne plutôt bien. L’idéal est d’avoir 3 points de divergence.

exemple de retournement suite à divergence haussière
Divergence haussière

Il existe aussi des divergences baissières pour lesquelles tout est inversé : des plus hauts de plus en plus hauts au niveau des cours et des plus hauts de plus en plus bas au niveau de l’indicateur. Ce type de divergence précède souvent un retournement à la baisse des cours.

retournement baissier suite à divergence baissière
Divergence baissière

Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Libre à vous de trouver d’autres utilisations, il en existe autant que vous le souhaitez, ou presque. Vous noterez qu’il est toujours plus facile de détecter des configurations sur des situations passées que dans le présent.

Les inconvénients de l’utilisation d’indicateurs techniques en bourse

Les investisseurs pensent souvent à tort que les indicateurs prévoient l’évolution des cours de la bourse. Pas du tout ! J’entends et je lis souvent par exemple : « les cours de l’action X ont coupé la MM150 à la hausse, j’achète ! ». Pas dans tous les cas malheureusement. Vous pouvez si vous avez quelques minutes vous amuser à faire vos tests ici. Quand tout ne se passe pas comme prévu la tentation est grande d’essayer autre chose.

La suite, vous la connaissez, qui dit changement d’indicateur, dit changement de stratégie. Au final, retour à la case départ. et cela peut durer très longtemps car il existe un très grand nombre d’indicateurs.

Beaucoup d’investisseurs restent donc coincés à cette étape qui consiste à trouver l’indicateur miracle qui va les faire gagner en bourse. Certains n’en sortent jamais.

J’ai moi-même passé quelques années à jongler entre tel ou tel indicateur. Mes résultats étaient d’ailleurs plutôt du style oscillateur à l’époque ! Je gagnais pendant quelques mois avant de tout reperdre…etc. Classique.

Quel que soit l’indicateur utilisé, il faut être conscient qu’il y aura des faux signaux. Si la stratégie développée repose sur les signaux donnés par un indicateur, il faut donc rester confiant, y compris pendant les mauvaises périodes. Vous le savez, les biais psychologiques veillent au grain. Il peut donc arriver dans ces périodes de doute à l’investisseur de ne pas suivre ce que dit l’indicateur, pourtant base de sa stratégie, parce qu’il a entendu une info qui remet tout en question ! 

Peut-on se passer des indicateurs techniques en bourse ?

La réponse est oui. C’est ce que je fais depuis quelques années. Sur mes graphes, je n’utilise que des traits (cf article tendance). L’idée est d’avoir quelque chose de très épuré afin d’avoir le moins d’informations parasites. Uniquement le cours de l’action. Est-elle en tendance haussière ? Oui ou non . Point barre. Que le RSI soit à 50, à 70…le MACD sous sa ligne de signal…peu m’importe. Au fil des années, je me suis rendu compte que les indicateurs me desservaient plus que l’inverse. J’ai donc préféré revenir à des choses plus simples. Mais vous le savez, je ne m’intéresse qu’aux tendances haussières, pas aux autres phases de marché afin de simplifier au maximum. C’est mon choix.

Analyse technique sans indicateur
Graphe épuré

Si vous tournez en rond depuis un certain temps, au lieu de vous demander si l’ indicateur que vous utilisez est le bon, demandez-vous plutôt si vous avez vraiment besoin d’un indicateur pour prendre vos décisions.

Méfiez-vous des évidences et de l’apparente facilité à utiliser tous ces outils, voire de les superposer. La convivialité, l’ergonomie est une chose, l’efficacité en est une autre!

Conclusion

Indicateur ou pas indicateur, telle est la question ! Pas de solution radicale, nous l’avons vu, encore moins de solution miracle ! La solution pour gagner en bourse n’est pas dans de choix de l’indicateur miracle. Elle est plutôt cachée quelque par bien au fond de votre tête ! C’est d’abord votre manière d’appréhender les phases de marché qui fait toute la différence. S’il suffisait d’utiliser un indicateur pour gagner en bourse par tous les temps, tout le monde le ferait. Cela peut aider, mais ça n’est en aucun cas suffisant. Les conditions de marché changent, il faut l’accepter. Vous devez donc en tant qu’investisseur être capable  de vous adapter, d’ être très patient, ou les deux (encore mieux) ! Car malheureusement, même votre indicateur favori ne pourra pas faire tout cela à votre place.

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A bientôt

Laurent

La tendance est votre amie!

L’expression « la tendance est votre amie » prend tout son sens quand on investit en bourse. Vous posez-vous systématiquement la question du sens de la tendance quand vous prenez position sur une action ? La réponse, vous la connaissez. Une news, un « conseil », la peur de louper le train suffisent largement à prendre une décision à la va-vite, sans forcément se poser la question de suivre la tendance ou pas.

Pourtant, nous allons voir dans cet article que la question mérite vraiment d’être posée.

Bonne lecture!

Les phases de marché :

Nous allons essayer d’identifier de manière très simple les différentes phases de marché à travers quelques exemples. Comment faire très simple ? Je n’utiliserai volontairement pas d’indicateurs techniques, juste un trait de crayon. Avec l’habitude vous devriez identifier les tendances en un clin d’oeil, sans artifices. Lorsque vous ferez cet exercice, si la situation vous paraît trop confuse, passez à un autre titre. Soyez très sélectifs.

Vous le savez, je préfère travailler sur de grosses unités de temps (Hebdo ou Mensuel) afin d’intervenir le moins souvent possible. Dans les exemples ci-dessous l’unité de temps choisie est hebdomadaire. L’objectif ici est donc de prendre des positions sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Utiliser de grosses unités de temps, c’est prendre du recul, avoir une vison globale et ne pas se soucier des bruits de marché (micro mouvements visibles en journalier ou horaire).

De manière générale, on peut identifier 3 phases de marché. Les tendances baissières, les périodes de « range » au cours desquelles le marché n’a pas vraiment de direction, et les tendances haussières, que nous recherchons.

Les tendances baissières :

Comment les reconnaître ?

Quand un titre ou un indice est dans cette situation, il évolue en dessous d’une droite descendante qui relie ses plus hauts  :

Identification d'une tendance baissière
cliquez sur l’image pour zoomer

 

Que faire dans ce cas ?

Si vous achetez cette action par exemple, vous pratiquez tout sauf le suivi de tendance à moyen ou long terme ! Vous prenez ici le risque d’acheter un couteau qui tombe. Il m’arrive souvent de lire sur certains forums boursiers : « cette action a beaucoup baissé, elle ne peu que remonter, c’est une super affaire, j’achète ! ». Dans le cadre d’une stratégie contrarienne, pourquoi pas, mais en mode suivi de tendance haussière, vous faites fausse route.

Avec un peu de chance vous allez capter un rebond technique qui va durer quelques jours. Si vous zoomez sur le graphique ou si vous utilisez une unité de temps plus courte (journalier) , vous détecterez peut être des signaux d’achat. Mais ces signaux ne seront valable qu’à très court terme et n’offriront que peu d’espérance de gains.

Avec beaucoup de chance vous tomberez sur le point bas. Le reste du temps, vous aurez environ 8 chances sur 10 de ressortir perdant.

Les ranges :

Comment les reconnaître ?

En période de range, le titre voit son cours évoluer entre une borne haute (résistance) et une borne basse (support) :

Le suivi de tendance est peu adapté aux situations de range
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

1re solution : acheter le support et vendre la résistance. Le risque étant de ne pas vendre la résistance en espérant qu’elle casse, et de tout reperdre dans la foulée.

2e solution : ne rien faire. Si l’objectif est de suivre une tendance haussière, il y a mieux à faire que de jouer les situations de range.

Personnellement, je préfère être sélectif et ne pas prendre de position sur ce type de configuration.

Les tendances haussières :

Comment les reconnaître ?

Lorsqu’un titre ou un indice est en tendance haussière, il évolue au dessus d’une droite ascendante qui relie ses plus bas (ou plusieurs droites quand il y a une accélération haussière) :

Identification d'une tendance haussière
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

Dans l’exemple ci-dessus, la tendance est clairement haussière, en unité hebdomadaire. Acheter un titre dans ce genre de configuration, c’est mettre les statistiques de son coté et avoir de grandes chances de ressortir gagnant sur le moyen terme voire le long terme. Bien sûr, il y a des points d’entrée à privilégier (proches de la ligne bleue) pour optimiser les entrées en position.

Simplifiez autant que possible votre approche. Si vous travaillez sur des graphiques, épurez le plus possible, ne surchargez pas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus vous afficherez d’indicateurs sur votre écran et moins votre analyse sera pertinente.

Si vous voulez aller un peu plus loin sur ces aspects techniques, vous trouverez d’autres explications ici

Posez-vous systématiquement la question : « quelle est la tendance » ?

Cela peut vous paraître superflu, mais si vous faites l’exercice, vous allez vite vous rendre compte que les raisons qui vous poussent à prendre des positions sont souvent tout sauf rationnelles. Quoi de plus tentant qu’ un démarrage soudain à hauteur de 10 ou 20 % du jour au lendemain sur une action qui évoluait pourtant à plat voire à la baisse depuis longtemps ! Il y a largement de quoi se faire piéger, sous l’effet des émotions ou de l’appât du gain. Mais si vous prenez le temps de vous poser la question : « quelle est la tendance moyen terme ? », cela devrait vous éviter des mauvais choix et des écueils.

Pourquoi suivre la tendance :

Suivre la tendance c’est aller dans le sens du courant et mettre les statistiques de son coté. Bien évidemment, une tendance ne dure pas éternellement. Mais si vous passez 100 trades à l’achat sur des titres en tendance haussière, vous aurez beaucoup plus de chance de sortir gagnant. Sur la totalité des positions vous aurez certainement des positions perdantes, ou neutres, mais les positions gagnantes devraient largement compenser vos pertes.

Si vous passez ces 100 positions à l’achat sur des titres baissiers, vous aurez certainement bien du mal à joindre les deux bouts à la fin de l’année, et vous aurez dépensé beaucoup plus d’énergie!

Précision importante : quand on achète en unité de temps hebdomadaire, on vend en unité de temps hebdomadaire. Acheter en hebdomadaire et vendre par exemple sur un signal baissier horaire est contre-productif.

Pourquoi suivre la tendance n’est pas intuitif ?

Suivre la tendance est à la fois humain et contre intuitif. Quand on parle de suivi de tendance, on pense souvent à « comportement moutonnier ». Nous adoptons tous régulièrement un comportement moutonnier (suivi de la mode, choix du restaurant en fonction de l’affluence…). Pourtant, peu nombreux sont les investisseurs capables de suivre une tendance boursière. Le problème est que l’être humain, et l’investisseur en particulier est doté d’un ego qui lui joue des tours. Il préférera très souvent tenter l’exploit en recherchant un achat au plus bas en s’imaginant une revente au niveau des étoiles et donc des gains faramineux. Mais qui dit recherche de point bas, dit risque d’accompagner une baisse et de s’engager dans un trade de l’espoir…qui a toutes les chances de mal se terminer.

Acheter haut pour revendre encore plus haut peut paraître contre-intuitif, pourtant, c’est statistiquement une manière favorable de générer des gains.

Conclusion

Le suivi de tendance demande de la patience et un vrai travail sur soi. De la patience car une tendance haussière est une phase de marché parmi d’autres, que l’on n’observe pas tous les jours. Mieux vaut donc attendre des conditions optimales avant d’intervenir plutôt que s’acharner à griller des cartouches en prenant le risque d’être à contre courant. Un travail sur soi au niveau de l’ego est également indispensable. Ayez toujours en tête que votre objectif n’est pas de briller le temps d’un trade devant votre entourage en tentant le coup du siècle au risque de cramer votre compte mais plutôt d’engranger des gains régulier sur le long terme !

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A bientôt

Laurent

Le journal de trading : une aide pour gagner en bourse?

Avez-vous déjà entendu parler de journal de trading ? Quel est sont intérêt ? En quoi  le journal de trading peut-il constituer une aide pour gagner en bourse ?

Nous allons voir que cet outil n’est pas une simple liste d’opérations boursières mais qu’il peut vous remettre sur la bonne voie si vous avez l’impression d’ être dans une impasse.

Bonne lecture !

C’est quoi un journal de trading ?

Le journal de trading est d’abord un recensement des opérations effectuées sur votre compte en bourse au fil de l’année. Il est préférable de faire un journal chaque année afin de faciliter les analyses à posteriori. L’idée est donc de noter chacune de vos opérations (achat-vente). Il est facile à mettre en place sur un outil de type tableur.

Les informations qu’il doit obligatoirement comporter :

Date achat/Nom de l’action/prix d’achat/quantité/montant de la position/date de vente/prix de vente-Gain/perte/pourquoi j’ai acheté ?/pourquoi j’ai vendu ? /Valeur du portefeuille et courbe d’évolution du portefeuille.

Vous le voyez, rien de bien extraordinaire. Mais toutes ces informations vous permettront d’élaborer des bilans très riches d’enseignement en fin d’année.

Vous pouvez rajouter autant de colonnes que vous le souhaitez bien sûr. L’idée n’est pas de faire une usine à gaz mais un outil de suivi de position qui vous permettra de dresser un bilan.

Ce que ne doit pas être pas un journal de trading :

La mise en place d’un journal de trading ne doit pas vous servir à contrôler vos positions tous les jours, surtout pas ! Sinon il sera contre productif. C’est avant tout un outil de bilan qui vous permettra de mettre en évidence vos biais et d’essayer de les corriger. Le journal de trading doit être une aide pour gagner en bourse, pas l’inverse! Evitez donc de le surcharger d’éléments inutiles, il doit être facile à remplir.

Pour quel type de trading est-il utile ?  

Le journal de trading est adapté à tous les types de trading. Unités de temps courtes, unités de temps longues, peu importe. Forcément il vous demandera plus de travail si vous pratiquez le day trading, mais l’objectif est le même.

Il est très important d’indiquer pour chacune des positions la raison pour laquelle vous avez acheté et vendu. Cela vous permettra de voir à posteriori si vous êtes capables de suivre ou pas une stratégie d’investissement. Jouez le jeu, même si sur le moment vous avez l’impression de perdre votre temps. A la fin de l’année, avec du recul vous aurez certainement un tout autre avis sur les décisions que vous aurez pris en cours d’année !

Pourquoi le journal de trading m’a aidé à gagner en bourse 

Le journal de trading  m’a permis de sortir de l’impasse, il y a quelques années. Il m’a permis de prendre du recul par rapport à mes positions, souvent prises sous l’effet des émotions. Au cours d’une année, je prenais en moyenne plus de 100 positions (unité de temps journalière). Pourquoi est-ce que je prenais ces positions ? Parce que j’étais systématiquement dans l’anticipation mais aussi parce que je ne supportais pas d’être en dehors du marché. Deux grosses erreurs parmi tant d’autres ! C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré la rédaction de cet article l’an dernier (7 erreurs).

En résumé, je cherchais à acheter au plus bas en espérant vendre plus haut et mon portefeuille était tout le temps 100 % investi en actions.

Pour vous donner quelques chiffres, seulement 20 % de mes trades (achat uniquement) étaient passés sur des titres haussiers. Le reste des positions, vous vous en doutez, étaient des trades passés sur des titres soit en range, soit en tendance baissière (55% soit la majorité).

Mon portefeuille à l’époque suivait une évolution très régulière… Mais une évolution à la baisse, un peu comme sur ce graphe : 

le journal de trading peut vous aider à corriger ce type d'évolution et à gagner en bourse
Evolution régulière à la baisse d’un portefeuille boursier

Le comble dans l’histoire est que seuls les trades passés sur des titres haussiers auraient suffit à générer une bonne performance du portefeuille, donc 20 % des positions. On en revient à la loi de Pareto (80-20).

Le journal de trading : un outil de remise en question 

Si vous vous baladez sur mon blog, vous pourrez mesurer l’écart entre la stratégie d’investissement que je pratique aujourd’hui et la « stratégie » que j’avais adopté il y a quelques années et que je viens d’évoquer. Le journal de trading, les statistiques qu’il m’a permis de générer et les conclusions que j’ai pu en tirer m’ont donc permis de sortir de l’impasse.

Bien sûr cela sous entend une grosse remise en question. Je ne vous cache pas que l’ego en prend un petit coup au passage. Mais à quoi bon s’entêter à reproduire les mêmes erreurs ? Si vous vous pliez à cet exercice, vous vous rendrez compte que les décisions prises à l’instant t sont souvent biaisées par ce qu’il se passe autour de vous et surtout dans votre tête (news, état psychologique du moment…).

Le journal de trading est-il nécessaire dans le cadre de la stratégie Mensuelle ?

Je n’utilise plus aujourd’hui de journal de trading car la stratégie que j’ai mis en place est très claire pour moi. Je sais dans 100% des cas pourquoi j’achète et pourquoi je vends et je reste sur ma ligne coûte que coûte. En plus de cela toutes mes positions sont conservées en mémoire, donc faciles à exploiter à postériori. Mais cela ne veut pas dire qu’il en est de même pour vous ! Et cela ne veut pas dire non plus que cette stratégie vaut le Graal ! La solution miracle pour gagner en bourse par tous les temps n’existe pas.

Si vous vous êtes inscrits sur ce blog et que vous recevez la composition du portefeuille du blog, il est possible que vous décidiez de ne pas opter pour ces mêmes positions (qui ne sont en aucun cas des conseils en investissement). Dans ce cas, peut être est-il intéressant de noter ces raisons qui vous poussent à faire autre chose et le bénéfice que vous aurez pu en tirer.

Je pense donc qu’il est intéressant, quelle que soit la stratégie adoptée ou l’unité de temps utilisée, de renseigner un journal de trading, au moins dans un premier temps. C’est encore plus important si votre stratégie n’est pas encore très bien définie.

Conclusion

Le journal de trading peut être une aide pour gagner en bourse parce qu’il présente un double intérêt. D’une part il vous permet de recenser vos positions, de dresser des bilans et d’élaborer des statistiques à partir de ces positions. D’autre part, il vous permet de prendre du recul par rapport à votre manière de prendre vos décisions, votre stratégie et peut vous donner les clés pour changer votre fusil d’épaule. 

Il devrait notamment vous aider à répondre à ces questions :

Pourquoi ai-je acheté, pourquoi ai-je vendu ? Ai-je respecté ma stratégie ? 

Le but final, vous l ‘avez compris est d’être à l’aise avec votre façon d’investir et surtout de voir votre portefeuille évoluer à la hausse régulière !

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A bientôt

Laurent

Comment placer un stop-loss?

L’ investisseur en bourse se pose normalement ces questions un jour ou l’autre : comment placer un stop-loss ? Suis-je vraiment protégé en cas de baisse brutale ? Quel type de stop-loss utiliser ? Continuer la lecture de Comment placer un stop-loss?