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S’améliorer en bourse en prenant en compte la loi de Pareto

Avez-vous déjà entendu parler de la loi de Pareto ? Ou encore du principe des 80-20 ?. Vous l’utilisez certainement dans votre vie tous les jours sans forcément vous en rendre compte. Quel rapport avec la bourse ?. Comment utiliser ce principe de Pareto pour s’améliorer en bourse ?. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

Le principe de la loi de Pareto 

Vilfredo Pareto est à l’origine de cette loi. Cet économiste Italien a mis en évidence à la fin du XIXe siècle à travers des études réalisées sur plusieurs pays que en moyenne 20 % de la populations détenait 80 % des richesses. Au XXe siècle, Joseph Juran, un ingénieur, développe le « principe de Pareto ». Il montre que 20 % des causes produisent souvent 80 % des résultats.

Ces principes, nous allons le voir s’appliquent à des faits présents dans notre vie de tous les jours ainsi qu’à des domaines biens spécifiques.

 

Quelques exemples

Saviez-vous que 80 % du temps vous portiez 20 % des vêtements rangés dans votre armoire ?. Que 80 % du trafic routier se fait sur 20 % des routes, ce qui laisse finalement pas mal de choix pour éviter les bouchons !

Dans le domaine des ventes, 20 % des clients ou des produits génèrent en moyenne 80 % des ventes, ou encore 80 % des appels que vous passez sont concentrés sur 20 % de votre répertoire de contacts. Un dernier exemple, dans le domaine du travail : une bonne gestion des priorités peut vous permettre d’accomplir 80 % du travail en 20 % du temps.

Vous l’aurez compris, l’objectif dans l’application de ce principe est de réussir au mieux avec le moins d’effort possible.

 

…et quelques contre exemples 

L’erreur à ne pas commettre est de se dire qu’avec seulement 20 % d’effort on pourrait systématiquement atteindre 80 % du rendement que l’on obtiendrait habituellement. Si vous ne répondez qu’à 2 mails sur 10 dans le cadre de votre travail , il est peu probable que votre efficacité soit au top !. Cela pourrait même avoir de graves conséquences. Même chose dans le domaine sportif, il est peu probable qu’un n’effectuant qu’un entrainement sur 5 vous ayez le même niveau que vos coéquipiers qui assistent à tous les entraînements si vous jouez au football par exemple.

 

Quel rapport avec la bourse ?

Figurez-vous que le principe de Pareto est aussi applicable en bourse!. Si vous vous amusez à noter toutes les transactions effectuées au cours d’une année par exemple sur votre compte en bourse, vous devriez vous rendre compte que :

– seulement 20 % des trades passés sont responsables de 80 % de votre performance

– 20 % des trades perdants sont responsables de 80 % de vos pertes

– 20 % des trades gagnants sont responsables de 80 % de vos gains.

 

Illustration avec la stratégie Mensuelle du blog 

La stratégie Mensuelle qui fait l’objet de ce blog n’échappe pas au principe de Pareto !

En guise d’illustration, vous trouverez ci-dessous la répartition des performances mensuelles du portefeuille du blog au fil des 24 années de recul :

Illustration de la loi de pareto à travers la stratégie PEA rentier. On voit qu'environ 20% de trades contribuent largement à la performance globale du portefeuille.
Graphe dispersion performance mensuelle de la stratégie PEA rentier

La performance de chaque mois a été ici répertoriée. On voit qu’une grande majorité des mois (80 % environ) est comprise dans le rectangle noir (de +10 % à -10%). Les 20 % restants, les mois les plus importants finalement, sont représentés par les points situés en dehors de ce rectangle. Ces mois-là ne doivent donc pas être manqués (surtout ceux qui sont au dessus du rectangle!) sous peine de passer à coté d’une partie de la performance. Quelle que soit la stratégie utilisée, vous devriez avoir une distribution de ce type. Une grande majorité de positions qui se neutralisent, et quelques positions qui constituent la performance du portefeuille, ou la contre performance s’il y a trop de points en zone basse.

 

Comment prendre en compte ce principe de Pareto pour s’améliorer en bourse ?

En étant plus sélectif :

Tout simplement en faisant le tri dans les choix conditionnant vos prises de positions. Ne pas sauter sur tout ce qui bouge, afin d’éliminer les trades inutiles, les trades de l’ennui …etc. Si vous êtes consciencieux et rigoureux dans votre approche, en vous consacrant aux opportunités qui sont le plus en adéquation avec votre stratégie, vous obtiendrez moins de déchets. Vous pourrez ainsi atteindre ce ratio de 80-20 en vous limitant par exemple à 20 trades sur l’année plutôt que 50.

En étant persévérant :

Si on part du principe que 80 % de vos trades n’apportent pas grand-chose en terme de performance. Cela veut dire que 80 % du temps il ne va pas se passer grand-chose sur votre compte en bourse. Votre portefeuille comporte un grand nombre de petits gains, compensés par des petites pertes.

Si vous êtes conscient de cela, vous serez suffisamment patients et attentifs pour profiter des 20 % de trades à ne pas louper, afin de générer votre performance annuelle.

Vous  touchez ici du doigt la difficulté du trading sur des unités de temps courtes (daytrading par exemple). Plus de trades, plus de déchet aussi, forcément. C’est donc un mental soumis à rude épreuve dans le cas de longues séries de trades neutres ou perdants.

 

Conclusion 

La loi de Pareto ou principe des 80-20 peut être appliquée dans la vie de tous les jours. Elle se vérifie par exemple dans le cadre du travail, mais également dans le domaine de l’investissement en bourse. Si vous en êtes conscients, et que vous vous attachez à faire un suivi de vos positions vous comprendrez pourquoi votre portefeuille performe ou sous-performe. De fait, vous éliminerez les comportements parasites voire destructeurs en vous recentrant sur l’essentiel.

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A bientôt

Laurent

 

La saisonnalité en bourse

« Sell in may and go away « ! Vous avez certainement déjà entendu cette expression qui évoque le phénomène de saisonnalité en bourse. Qu’en est-il vraiment ? Faut-il appliquer à la lettre cet adage quelle que soit votre stratégie ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

La saisonnalité en bourse mise en évidence sur plus de 300 ans :

À la fin de 2012, Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang de l’Université Massey (Nouvelle-Zélande) ont publié une étude très intéressante : Are Monthly Seasonal Real?

L’objectif : mieux comprendre le phénomène de la saisonnalité en bourse et vérifier sa pérennité au fil des siècles. Vous  la trouverez ici.

D’ autres études plus anciennes évoquent ce phénomène mais celle-là a la particularité d’utiliser un lot de données assez impressionnant.

Les deux chercheurs à l’université de Massey (Nouvelle Zélande) ont mis en évidence dans cette étude une vraie anomalie de marché en compilant plus de 300 ans de données (depuis 1693) dans 108 pays !

Concernant la tendance de certains mois à dégager plus ou moins de performance :

L’effet « janvier » (surperformance du mois de janvier en bourse) présent de nos jours n’existait pas sur les 150 premières années des tests, alors remplacé par l’effet « décembre », mais cela s’ est inversé après 1850 jusqu’à aujourd’hui. 

Septembre, Octobre et Juillet sont souvent des mois à performance négative et sont très souvent moins performants que les autres mois de l’année, mais pas de manière systématique.

– Le mois d’avril a tendance a surperformer depuis 1940, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Il n’y a donc  pas de mois systématiquement plus ou moins performant sur toute la durée testée. La période testée est très longue et a été ponctuée par de très nombreuses évolutions sociales et économiques. Ces évolutions ont très certainement eu des répercutions sur la saisonnalité boursière à l’échelle mensuelle, mais si l’on considère des périodes plus longues (6 mois), une vraie tendance se dégage :

Les marchés sont plus généreux à partir d’Halloween

Sur les 300 années testées, c’est une évidence. La période Novembre-Avril surperforme la période Mai-Octobre de manière systématique. La performance indicielle est donc réellement concentrée de manière très nette sur la période Novembre-Avril, depuis très longtemps. Ainsi, une stratégie « Sell in May » bat le marché 9 fois sur 10 sur un horizon de placement de 10 ans. 

L’écart de performance entre l’été et l’hiver est non seulement aussi ancien que les données traitées mais il a aussi été observé dans le monde entier. Il s’est même accentué au cours des dernières décennies. 

Quelques graphes pour illustrer tout cela :

Ci-dessous l’écart de rendement entre les périodes estivales et hivernales par décennies.

Mise en évidence de la saisonnalité en bourse
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang.  Are Monthly Seasonal Real?

Ci-dessous on voit que l’écart de performance entre été et hiver a tendance à se creuser en faveur de la période hivernale.

mise en évidence de l'accentuation de l'effet saison en bourse
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang. Are Monthly Seasonal Real?

Fig 7 : Comparaison de 2 portefeuilles : Le premier est investi seulement en période hivernale (Halloween) et l’autre en mode Buy and Hold.

Saisonnalité en bourse : comparatif de 2 portefeuilles.
Source : Ben Jacobsen et Cherry Y. Zhang.  Are Monthly Seasonal Real?

Pourquoi ces écarts ?

On le sait, l’anticipation et les prévisions font partie des informations largement divulguées au quotidien dans le monde de la bourse. Difficile d’y échapper, même si l’on connaît les conséquences de l ‘anticipation pour l’investisseur…

Les cours montent parce qu’il y a de l’optimisme dans l’air, plutôt en fin d’année (l’exercice suivant est anticipé) et en début d’année.

On sait que les analystes financiers sont plutôt optimistes en fin d’année et pour le début de l’année suivante, mais les chiffres du mois de mai (publications du premier semestre) rappellent les investisseurs à la réalité avec très souvent des révisions à la baisse des prévisions.

L’écart entre l’anticipation et la réalité remet donc les pendules à l’heure à partir du mois de mai jusqu’à Halloween !

La saison hivernale est donc propice aux anticipations et à l’optimisme alors que l’été est synonyme d’un retour à la réalité et d’un réajustement.

 

La saisonnalité en bourse doit-elle être systématiquement prise en compte dans toutes les stratégies d’investissement ?

En fait, tout dépend de la stratégie utilisée!

A titre de contre exemple, j’ai fait le test afin de mesurer l’impact de la saisonnalité sur la performance de la stratégie Mensuelle affichée sur ce blog. Voici les résultats :

Tout d’abord voilà la moyenne des performances mensuelles de la stratégie sur les 24 dernières années. On peut voir une performance moindre au cours des mois d’été, même si ça n’est pas flagrant, mais surtout une surperformance au cours du trimestre décembre-janvier-février. En apparence donc, on pourrait penser que prendre en compte la saisonnalité pourrait être bénéfique!

Performance moyenne mensuelle de la stratégie PEA-rentier sur 24 ans
Moyenne des performances mensuelles de la stratégie PEA-rentier sur 24 ans

Afin de mesurer l’incidence sur le long terme, voilà un comparatif de deux portefeuilles utilisant la stratégie du blog pour le premier, et la stratégie du blog amputée des mois d’été pour le second.

Cidessous la courbe des gains en investissant toute l’année, c’est le graphe du blog :

Evolution du portefeuille PEA-Rentier
Portefeuille du blog : Investissement toute l’année

La courbe des gains en mode investissement « sell in may » :

Evolution du portefeuille PEA-rentier en mode "sell in may"
Portefeuille du blog : Investissement « sell in may »

Que voit-on ?

Au niveau du rendement, il n’y a pas photo, la stratégie est beaucoup moins efficace en vendant en Mai et en restant cash jusqu’en Novembre, comme quoi les apparences peuvent être trompeuses.

La volatilité est par contre légèrement moindre. Il est vrai que les mois les plus volatiles de la stratégie du blog se situent souvent durant l’été, on le voit facilement sur la page détaillant les performances mensuelles.

Le pourcentage de mois positifs est également supérieur en mode « sell in may », ce qui est bon pour le moral de l’investisseur, mais une fois de plus on a la démonstration que taux de réussite élevé n’est pas synonyme de performance élevée.

Il faut donc agir au cas par cas, et tester, sans généraliser. De la même manière, on pourrait penser qu’adopter une stratégie « sell in may » quand on est day trader n’a pas trop de sens puisque l’incidence de cette anomalie de marché n’entre en jeu que pour des positions détenues très longtemps…Mais la volatilité souvent liée au manque de volume en Juillet- Août fait qu’il est parfois plus sage de s’abstenir de trader durant ces périodes.

 

Conclusion :

Cette étude, en plus de nous montrer que 95 % de la performance indicielle se fait de manière historique sur la période Novembre-Avril confirme qu’une anomalie de marché peut se développer et durer plusieurs décennies voire plusieurs siècles. Il existe de nombreuses anomalies de marché à exploiter, mais il ne suffit pas de les connaître pour être capable d’en profiter!. 

L’année 2020 a démarré de manière très atypique, échappera-t’elle à la règle de la saisonnalité boursière ?

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A bientôt

Laurent

 

 

 

Améliorez votre ratio gains pertes!

Vous avez souvent entendu parler du taux de réussite de certains traders (50 % de positions gagnantes, 80 % de positions gagnantes !….) mais certainement beaucoup moins du ratio gain pertes. Pourtant c’est un paramètre essentiel : Si vous améliorez votre ratio gains pertes, votre portefeuille se portera beaucoup mieux sur le long terme. La bourse c’est donc aussi une affaire de statistiques ! Nous allons essayer de voir tout cela de manière assez pragmatique dans cet article.

Bonne lecture !

 

Le taux de réussite

Le taux de réussite est une valeur statistique. Si vous jetez un dé, vous avez 1 chance sur 2 d’obtenir un chiffre supérieur à 3, 1 chance sur 6 d’obtenir un 6 ou un 3…etc.

Si vous jetez le dé un grand nombre de fois, vous devriez normalement obtenir autant de fois chacun des chiffres… et autant de fois les chiffres supérieurs à 3 que les chiffres inférieurs à 3. Donc si vous misez une somme d’argent en pariant sur le fait que vous allez obtenir un chiffre supérieur à 3, vous avez statistiquement 50 % de chance de gagner.

En bourse, votre taux de réussite révèle votre pourcentage de trades gagnants. Si vous prenez un grand nombre de positions au hasard vous aurez en moyenne une chance sur 2 de voir vos trades partir dans la bonne direction.

Le taux de réussite moyen des investisseurs en bourse se situe aux alentours de 50 à 60 %. Pourtant, vous le savez, 50 à 60 % des investisseurs ne gagnent pas de l’argent en bourse, puisque 80 % environ sont perdants.

Alors pourquoi avoir un taux de réussite correct n’est pas synonyme de gains systématiques ?

Un bon taux de réussite ne suffit pas à faire progresser un portefeuille boursier parce que tout dépend de ce que l’on gagne quand on gagne et de ce que l’on perd quand on perd ! Par exemple, si votre taux de réussite est de 80 % mais que vos 20 % de trades perdants représentent des pertes énormes, vous ne pourrez pas être rentables.

Un autre facteur important pèse dans la balance : le ratio gain pertes.

 

Le ratio gains pertes 

Le ratio gains pertes est tout simplement le rapport entre ce que vous gagnez et ce que vous perdez, calculé sur une série de positions. Si ce ratio est inférieur à 1, il vous sera difficile de vous en sortir, votre courbe d’évolution de portefeuille tendra vers le sud !

Inversement, si votre ratio gain pertes est très important, vous pourrez vous permettre de ne pas avoir un taux de réussite extraordinaire pour rester rentable.

L’idéal, nous allons le voir est d’arriver à équilibrer taux de réussite et ratio gain pertes à des niveaux corrects, sans forcément rechercher des valeurs extrêmes.

 

Améliorer son taux de réussite 

En bourse, il est possible d’améliorer son taux de réussite par exemple en suivant la tendance. Si une action est en tendance baissière long terme, et que vous souhaitez l’acheter, vous aurez beaucoup moins de chance de sortir gagnant à moyen terme qu’en choisissant d’acheter une action qui est en tendance haussière. Bien sûr, rien n’est impossible, si vous attendez plusieurs années, il est possible que l’action se retourne et reparte à la hausse. Je parle d’un horizon moyen terme. Donc attention à la tentation d’acheter des couteaux qui tombent !

Par conséquent, choisir l’action qui évolue dans la bonne direction en terme de tendance, en fonction de son horizon de placement bien sûr, permet d’augmenter son taux de réussite. Cela peut paraître évident, et pourtant…ça ne l’est pas toujours.

 

Améliorer son ratio gains pertes

Savez-vous pourquoi 80 % des gens qui investissent en bourse perdent de l’argent ? Tout simplement parce que leur ratio gains pertes est défavorable malgré un taux de réussite supérieur à 50 %. Cela signifie que malgré un bon taux de réussite, les pertes sont supérieures aux gains et rongent le portefeuille. Si votre taux de réussite est de 50 % mais que vous perdez en moyenne plus que ce que vous gagnez, votre portefeuille ne pourra pas progresser.

 

Comment améliorer son ratio gains pertes ?

En laissant courir ses gains et en coupant ses pertes tout simplement ! Facile à dire ! Et pourtant, qui n’a pas entendu une petite voix lui dire de couper ses positions gagnantes, en laissant par la même occasion s’échapper une grosse partie des gains potentiels. Inversement, qui n’a pas été tenté de laisser grossir ses pertes en se disant « ça remontera bien un jour » tout en voyant le drawdown se creuser de jour en jour…

Rassurez-vous, c’est humain mais…c’est destructeur pour votre portefeuille boursier, on en a déjà parlé, dans cet article par exemple.

Une fois de plus on en revient aux fondamentaux : le mental, toujours le mental et le respect de votre stratégie. Un travail sur ces deux aspects combinés devrait vous permettre d’améliorer votre ratio gains pertes et de vous en sortir sur le long terme.

A titre d’exemple, quels sont les taux de réussite et le ratio gains pertes de la stratégie mensuelle mise en œuvre sur ce blog?

Ils ne sont pas extraordinaires mais suffisants pour permettre au portefeuille d’être rentable sur le long terme. Environ 60 % de positions sont gagnantes et le ratio gains pertes est de l’ordre de 2. Les séries de pertes successives restent raisonnables. On n’est donc pas sur des chiffres pharaoniques et pourtant cela suffit à avoir une évolution à la hausse sur le long terme. La stratégie a pour objectif de miser sur des titres en tendance haussière long terme. Cela explique en partie le fait que les statistiques soient avec nous puisque les marchés sont plus souvent en tendance haussière que baissière. En résumé, acheter des titres en tendance haussière pour améliorer le taux de réussite et miser sur des grosses tendances long terme pour améliorer le ratio gains pertes.

 

Le nombre de gains ou pertes successifs 

Il y a un autre paramètre qui vient influencer la donne et jouer sur la performance finale de votre portefeuille : c’est le nombre de de gains ou pertes successifs. Pour un même ratio gains pertes, vous pouvez avoir une distribution différente des séries de trades gagnants ou perdants. Forcément, un portefeuille qui aura des séries de 5 pertes successives par exemple se portera mieux qu’un portefeuille qui cumule des séries de 20 pertes successives. Idem pour les gains. Cette répartition joue donc un rôle. Il est donc possible d’obtenir un rendement de portefeuille différent pour un même ratio gains pertes et un même taux de réussite.

 

Un outil pour vous familiariser avec ces notions 

Si vous le souhaitez, vous pouvez recevoir gratuitement un outil fait maison en vous inscrivant sur le blog si ce n’est déjà fait. Vous pourrez faire vos propres simulations, et vous rendre compte de l’importance de tous ces paramètres. En les faisant varier  (% de réussite, niveau de gain, niveau de pertes…), vous pourrez mesurer quelle est leur incidence sur la courbe d’évolution d’un portefeuille (voir les deux exemples ci-dessous).

Au final, vous verrez qu’il vaut mieux avoir les statistiques avec soi que contre soi !

 

exemple d'un portefeuille présentant un ratio gain pertes supérieur à 1.
Exemple1 : portefeuille avec ratio gain pertes supérieur à 1
exemple d'un portefeuille présentant un ratio gains pertes inférieur à 1
Exemple2: portefeuille avec ratio gain pertes inférieur à 1

 

Conclusion 

Avoir un bon taux de réussite n’est pas suffisant pour s’en sortir sur le long terme en bourse. Le ratio gains pertes, bien que peu souvent évoqué est un paramètre essentiel à prendre en compte dans votre manière d’investir, c’est mathématique ! Il conditionne en grande partie votre réussite sur le long terme.

Si vous optez pour une stratégie de suivi de tendance et que vous avez la patience de la laisser se développer, vous améliorerez de fait à la fois votre taux de réussite mais surtout votre ratio gains pertes sur le long terme. Bien sûr, cela implique un bon suivi de votre stratégie d’investissement. Un suivi régulier mais pas excessif pour ne pas trop laisser de prise à vos émotions !

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A bientôt.

Laurent

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Combien de lignes dans un portefeuille boursier?

« Combien doit-on avoir de lignes dans un portefeuille boursier? »

Cette question, vous vous l’êtes certainement posée. Le nombre de lignes d’un portefeuille n’est pas quelque chose qui doit être déterminé au hasard. Nous allons voir qu’il est d’abord propre à chacun, un peu comme la manière d’aménager un chez soi. Mais les statistiques nous montrent qu’un portefeuille ne peut être efficient si certaines bornes ou règles ne sont pas respectées. Bonne lecture !

 

Taille du portefeuille :

La taille du portefeuille est un des premiers éléments en prendre en compte. En effet, on ne gérera pas de la même manière un portefeuille de 1000 euros et un portefeuille de 500.000 d’euros :

– Cas d’un gros portefeuille :

Imaginons que vous ayez 500.000 euros sur votre compte. Si vous investissez sur des valeurs peu liquides (à faible volume), vous aurez du mal à rentrer ou à sortir de position si elles ont une taille très conséquente. Quand vous achetez ou vendez un grand nombre de titres, il faut qu’en face il y aie un vendeur ou un acheteur qui propose une contrepartie! Sinon votre ordre n’est tout simplement pas exécuté.

Dans certains cas, vous devrez rentrer ou sortir de position en plusieurs fois. Pour palier cet inconvénient « technique », il vaut mieux dans le cas de portefeuilles conséquents réduire la taille des positions et choisir des titres suffisamment liquides (pas forcément des grosses valeurs). Mécaniquement, vous serez donc obligé d’avoir plus de lignes.

Les seuils psychologiques :

Chacun d’entre nous a des « seuils psychologiques » concernant la taille des positions. Certains auront du mal à engager des positions de plus de 5.000 euros, d’autres 20.000…Il ne faut pas aller contre sa nature ! Cet élément doit être pris en compte et vous guidera sur le nombre de lignes à adopter dans votre portefeuille.

 

Nombre de lignes du portefeuille boursier et performance

Le nombre de lignes a une influence directe sur la performance du portefeuille. Avoir trop de lignes, c’est lisser le risque (en apparence), mais c’est aussi réduire sa performance à partir d’un certain point !

A titre d’illustration, vous trouverez ci-dessous un extrait d’une étude (désolé pour la qualité de l’image). Ce graphe montre l’influence du nombre de lignes en portefeuille sur la performance mensuelle dans le cas d’une stratégie de suivi de tendance sur actions avec des achats-reventes peu fréquents. On voit que l’optimum se situerait entre 4 et 10 lignes. Autre chose qui fait echo avec le paragraphe précédent, la taille du portefeuille entre également en jeu. Moins le portefeuille est important et plus on a intérêt à réduire le nombre de lignes.

D’un autre coté, on peut voir qu’un petit portefeuille qui contient trop de lignes ne peut pas être gagnant (portefeuille de 5000$ contenant plus de 40 lignes), nous verrons un peu plus loin la raison.

Combien de lignes doit on avoir dans un portefeuille boursier?

 

La volatilité

Vous entendrez souvent dire : « il faut diversifier son portefeuille et ne pas mettre tous les œufs dans le même panier ». Il est vrai que diversifier son portefeuille permet de réduire la volatilité du portefeuille en lissant le risque, mais comme je l’ai dit plus haut, il réduit aussi sa performance !

Attention, augmenter le nombre de lignes ne veut pas forcément dire diversifier. Si par exemple vos 10 lignes sont investies sur des sociétés appartenant à un même secteur d’activité (bancaire, pétrolière…), vous ne diversifiez rien du tout. L’effet au niveau de la volatilité sera dérisoire. Si vous êtes plutôt positionné sur 5 lignes appartenant à 5 secteurs différents, l’effet recherché sera bien meilleur !

Donc augmenter le nombre de lignes diminue la volatilité, à condition de diversifier un minimum ses positions.

Dans la prise en compte de ce paramètre, il ne faut pas aller contre sa nature et savoir quel risque on est capable de supporter : Est-ce que je vais supporter une baisse temporaire de mon portefeuille de 5 %, 10 %, 20 %?. Cet aspect est primordial quelle que soit la stratégie d’investissement adoptée. Si un « drawdown «  (baisse temporaire) de 20 % vous empêche de dormir, il vous faut diversifier davantage votre portefeuille pour une exposition à la volatilité moins importante.

 

Les frais liés au nombre d’opérations

Qui dit nombre de lignes plus important dit plus d’ordres à passer, et plus de frais à l’arrivée !

Ici également, la taille du portefeuille entre en jeu. Sur l’illustration (un peu plus haut dans cet article), on voit que pour le portefeuille moins important, un trop grand nombre de lignes plombe carrément le rendement, pour une durée de conservation de plusieurs mois. Dans les cas extrêmes (à partir de 40 lignes ), le portefeuille n’est même plus viable. Les frais d’opérations compensent sa performance. Bien sûr, cela n’est pas vrai dans le cas d’une stratégie Buy and Hold (on achète et on garde très longtemps).

Il faut rajouter à cela l’influence de la fréquence de passage des ordres. Plus elle est élevée (journalière, hebdomadaire..), et plus vous êtes pénalisés par un grand nombre de lignes !

 

Quelques ordres de grandeur

J’ai effectué pas mal de tests sur la stratégie que j’utilise en unité de temps Mensuelle. J’en suis arrivé à ces conclusions, qui rejoignent ce qui a été dit plus haut dans cet article. Je pense que l’on peut se donner des ordres de grandeur raisonnables,  pour respecter un certains compromis entre le rendement, la volatilité et les frais d’opérations :

1000 à 50.000 euros : 4 lignes

50.000 à 100.000 euros: 5 à 6 lignes

100.000 à 500.000 euros: 8 à 10 lignes

plus de 500.000 euros : 10 à 15 lignes lignes…l’influence est moindre.

Peut-être que vos fourchettes seront différentes de celles-ci,  à la limite peu importe ! Mais il faut quand même essayer de se fixer une limite de 10 lignes pour ce type de stratégie (achat et revente réguliers) afin qu’elle reste performante. Cela est d’autant plus important pour les portefeuilles modestes, afin de ne pas se pénaliser.

 

Conclusion

D’un coté il y a la théorie, les études statistiques qui nous donnent un optimum de nombre de lignes et de l’autre il y a…vous ! Votre personnalité, votre tolérance au risque.

Vous devez donc positionner le curseur au bon endroit pour essayer de mettre en balance la performance, la volatilité et votre confort. Votre but ultime doit être de tenir votre stratégie sur le long terme sans avoir l’impression de lutter!

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À très bientôt !

Laurent

Décupler la magie des intérêts composés

Les intérêts composés, c’est quoi ?

Einstein a dit :   “Les intérêts composés sont la plus grande force dans tout l’univers.”

Si vous n’avez jamais entendu parler des intérêts composés, vous avez certainement déjà touché du doigt la magie des intérêts composés. Prenons un exemple simple :

Vous placez une somme de 1000 euros à un rendement de 10% par an par exemple. A la fin de la première année, votre investissement va  générer 100 euros d’intérêts. Si vous ne touchez à rien et que le rendement reste à 10%, votre capital va être multiplié par 1,10 chaque année. Les intérêts perçus la première année seront de 100 euros, la seconde année de 110 euros, la troisième année de 121 euros…etc

Si l’on représente cette évolution sur un graphique, on obtient :

Comme vous pouvez le constater, la hausse du capital s’accélère dans le temps, sans aucun apport et sans que le taux de rendement n’aie été modifié! C’est juste l’effet des intérêts composés! Magique non? 

Juste pour information, la formule qui permet de calculer tout cela :

Cn = capital final
Cο =capital initial
n = durée du placement
t =  taux (0,10 pour 10% par exemple).

Quels enseignements en tirer?

Vous comprenez pourquoi on vous dit toujours : en matière d’épargne, plus on commence tôt…mieux c’est! Je rajouterai : Et plus on conserve longtemps et plus on bénéficie de l’accélération haussière!

Petite question :

Au bout de combien de temps double-t’on notre capital de départ?

Une fois de plus Einstein nous aide avec la règle des 72! Très simple :

Divisez 72 par le taux de rendement de votre placement et vous obtiendrez cette durée! Dans notre cas : 72/10 =7,2 ans. Un peu plus de 7 ans (voir graphe ci-dessus).

Comment faire vos propres simulations?

Pour faire des simulations, vous trouverez facilement des « calculatrices d’épargne » sur internet et si vous voulez aller encore plus loin, inscrivez-vous à la newsletter! Vous recevrez en retour un outil complet qui vous permettra non seulement de calculer votre épargne à terme en modifiant tous les paramètres souhaités mais aussi de calculer la rente mensuelle que vous pourrez générer à partir de ce placement!

Vu le contexte des retraites et ce qui se profile il est clair que les compléments de revenus vont devenir de plus en plus d’actualité! Il est donc grand temps de s’en préoccuper.

Bien sûr, si le capital de départ, l’effort d’épargne mensuelle sont des paramètres importants, le rendement l’est tout autant! Si vous faites des simulations, vous verrez que chaque point de rendement gagné ou perdu sur 15 ou 20 ans donne au final une différence de capital qui est loin d’être anodine!

Un exemple : 5000 euros placés à 10% se transformeront en 33000 euros au bout de 20 ans. Placés à 14%,  ces mêmes 5000 euros deviendront 68000 euros, soit plus du double! L’effet du moindre point de rendement gagné sur la durée est également exponentiel!

Combiner intérêts composés et rendements

On voit clairement que le temps est notre allié en matière
d ‘épargne mais pas que! Si l’on booste en plus le rendement de notre épargne sur  la durée du placement, on peut obtenir quelque chose…d’explosif! 

A bientôt!

Laurent