Archives de catégorie : Stratégie

Comment gagner en bourse sans pratiquer le trading?

Le trading est un discipline très difficile. De plus en plus de particuliers sont attirés par cette activité, notamment depuis le confinement. Pourtant, les chiffres n’ont pas changé, 80 % environ voient leur compte en bourse fondre sur le long terme.

Notre objectif étant justement de gagner en bourse sur le long terme, comment s’y prendre ? Comment gagner de l’argent en bourse sur le long terme sans pratiquer le trading?

C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

Le trading, c’est quoi ?

Le trading est une activité qui consiste à acheter des actifs financiers à court terme ou très court terme (actions, matières premières, options, forex, obligations…etc) dans le but de les revendre plus cher afin de dégager une plus value. Acheter des actifs ou inversement les vendre dans le cas de positions prises à la baisse, en vente à découvert.

Sur le papier, l’activité peut paraître basique. On est à la maison, devant son écran et il suffit de passer des ordres à l’achat ou à la vente pour gagner de l’argent. Sauf que gagner de l’argent en pratiquant le trading est tout sauf une sinécure !. C’est donc là que les choses se compliquent .

Pourquoi est-il si difficile de s’en sortir en pratiquant le trading ?

Tous les gens qui pratiquent le trading ne sont pas forcément des traders ! Trader est un métier qui demande une formation, comme tous les métiers mais surtout des capacités de gestion des émotions hors normes.

Les bons traders gagnent beaucoup d’argent mais ils sont peu nombreux à se partager le gâteau. Les perdants sont en majorité des gens qui se sont essayé au trading avec parfois peu de bagages et qui n’ont pas forcément le profil pour exercer cette activité.

Une histoire de taille de compte

Les traders pro travaillent en général sur de gros comptes et opèrent sur de grosses sommes d’argent. Ce paramètre peut paraître anodin mais il explique à lui seul la déroute de pas mal de petits porteurs :

Si vous ouvrez un compte CFD par exemple avec 500 euros, il peut être tentant de prendre de gros risques. Bien plus  que sur un compte comportant 500.000 euros. On peut se remettre d’une perte de 500 euros, beaucoup moins d’une perte de 500.000 euros.

On peut comprendre qu’il est plus facile d’acquérir de la discipline quand on manipule de grosses sommes d’argent. Les petits porteurs prennent en général plus de risques. J’ai perdu 500 ? c’est pas grave, je remets 500, puis 500, puis 500…etc jusqu’à accumuler parfois de grosses pertes. Pour avoir plus de détails, vous trouverez ici un rapport de l’AMF

Exemple d'évolution à la baisse régulière d'un compte de trading

Un exemple réel d’évolution d’un petit compte de trading CFD au fil des années…

Discipline et capacités à se déconnecter :

La discipline, j’en ai souvent parlé. Vous le savez, elle est indispensable dès que l’on pratique l’investissement en bourse, encore plus lorsque l’on veut se frotter au trading !

Etre capable de se déconnecter et de couper ses positions en temps voulu est une qualité essentielle dont le trader doit faire preuve. Par exemple, savoir couper ses positions et ne surtout pas rentrer en mode espoir ! Le trader doit également savoir se déconnecter en soirée et le week-end afin de ne pas se laisser « bouffer « par son activité.

Ceux parmi vous qui ont pratiqué le télétravail pendant le confinement savent de quoi je parle !

Etre capable de durer :

C’est peut être le point le plus compliqué lorsque l’on pratique le trading. Beaucoup de positions passées, des gagnantes, des perdantes, des bonnes séries, des mauvaises séries…Un mental soumis à rude épreuve, peu importe, l’objectif est d’être rentable et de le rester ! Et ne pas se laisser perturber par des émotions destructrices. Pas toujours facile lorsque les mauvaises séries s’enchaînent.

Au vu des aspects évoqués précédemment (il y en a d’autres) on peut facilement comprendre pourquoi il est aussi difficile de gagner de l’argent sen bourse sur le long terme en pratiquant le trading.

Les investisseurs long terme sont gagnants

Un investisseur achète des titres pour telle ou telle raison (fondamentale, ou pas) et les conserve, laisse faire, en renforçant lors des creux. Il ne procède que très rarement à des arbitrages.

Bien entendu il y a différentes façon d’investir à long terme ! Faire « all in » sur une seule action et laisser faire pendant 20 ans n’est pas forcément la meilleure façon d’investir à long terme, à moins d’être très chanceux. Dans ce cas on parle plutôt de bourse casino.

Prenons l’exemple de 2 acteurs des marchés :

– l’un investit sur un indice (CAC40, SP500…) à travers un tracker, et conserve sur 20 ans en faisant des apports réguliers, ou pas.

– l’autre investit sur le même support, mais essaie de « viser » les meilleurs moments sur le marché, anticipe, arbitre à tout va, et change régulièrement de stratégie au gré des infos, des conseils et de ses intuitions.

Au final, la courbe de gains du premier s’apparentera à celle d’un indice…et il s’en sortira gagnant puisque les indices évoluent à la hausse depuis près de 200 ans. Bien entendu, on ne sait pas ce qu’il va se passer au cours des prochaines années.

S’il n’a vraiment pas de chance et qu’il a investi au plus haut de 2000 par exemple, il lui faudra un peu plus de temps pour rentabiliser son investissement, mais si les indices continuent leur évolution, il a de grandes chances de sortir gagnant. On comprend donc pourquoi 90 % des investisseurs sont gagnants au bout d’ une certaine durée.

Vous trouverez ici un article intéressant illustrant ce phénomène statistique (possibilité de le traduire en Français).

Le second, lui, aura probablement plus de mal. Sa courbe de gain ressemblera plus probablement au graphe présenté un peu plus haut. Il a beaucoup plus de chance de faire partie des 80 % de perdants.

Au final, en bourse, ne rien faire ou presque est peut être la meilleure solution pour s’en sortir !

Gagner en bourse sans pratiquer le trading

Il existe toutefois au moins un compromis qui permet de couper la poire en deux, entre trading et investissement : le  « trading  sur de grosses unités de temps », par exemple le Mensuel. On pourrait appeler cela du « monthtrading ».

Le « Monthtrading », un bon compromis entre investissement et trading

J’ai moi-même essayé de gagner en bourse en pratiquant le trading, voire le scalping. Après avoir galéré plusieurs années, j’ai changé mon fusil d’épaule et adopté une stratégie qui consiste à travailler sur de grosses unités de temps. Cela me permet de battre régulièrement l’indice CAC40 depuis plusieurs années ( je n’investis sur le PEA que sur des actions Euronext) avec bien sûr des hauts et des bas.

Le principe, vous le connaissez si vous êtes inscrits, ou si vous avez simplement parcouru ce blog.

Il est simple mais pas forcément intuitif ! Acheter haut et revendre encore plus haut. Ou encore acheter des actifs en tendance haussière et les accompagner, sans forcément rechercher un point bas en entrée ou un plus haut en sortie. Voilà le principe de base.

Sur le long terme, cette stratégie de stock picking fonctionne et me donne satisfaction depuis plusieurs années. On ne gagne pas tous les mois, loin de là, même si la majorité des mois se terminent dans le vert, mais au final, l’évolution du portefeuille est très correcte au vu du temps passé à opérer sur l es marchés.

Un travail de recâblage nécessaire

Ce mode d’investissement est contre intuitif puisque l’être humain, soucieux de flatter son ego a tendance, quand il investit en bourse, à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut.

Cette stratégie est tout sauf ludique et génératrice d’adrénaline! Pas besoin de rester devant un écran à suivre des graphes, des indicateurs…puisqu’en moyenne seulement une quinzaine d’ordres sont passés chaque année. On est donc loin du trading traditionnel. Mais il y a quelques arbitrages à effectuer, un peu plus qu’un mode investisseur. Vous trouverez plus de détails ici.

Mais rien n’est facile, car cette stratégie demande beaucoup de patience, comme toutes les stratégies !

Rappelez-vous, on part pour 20 ans ! Une prise de recul est donc indispensable. L’objectif est avant tout d’être rentable, pas du tout de s’amuser en passant des ordres à tout va!

Conclusion

Nombreux sont les petits porteurs qui s’essaient au trading, encore plus ces derniers mois lors de la période confinée. Malheureusement, peu en ressortent gagnants.

Pour autant, les statistiques montrent que l’investissement long terme permet d’obtenir de meilleurs résultats, voire d’inverser les résultats en sa faveur. Un simple investissement passif sur un indice majeur nous prouve par exemple que gagner en bourse est jouable sur le long terme sans pratiquer le trading.

Combiner la passivité de l’investissement et le « trading » sur de grosses unités de temps constitue un bon compromis pour miser sur le marché des actions avec un objectif long terme.

Dans un monde qui évolue à vitesse grand V, gagner en bourse sans pratiquer le trading traditionnel peut donc paraître paradoxal, et pourtant…c’est possible !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt!

Laurent

Gagner en bourse est impossible

 

Vous avez certainement entendu dire que 80 ou 90 % des investisseurs en bourse perdent leur argent . De là à dire que gagner de l’argent en bourse est impossible, il n’y a qu’un pas ! C’est pourtant la réalité si l’on agit à l’instinct. Il est très difficile pour le commun des mortels de gagner en bourse sans un travail sur soi. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

Nous sommes conditionnés pour perdre en bourse

Le simple fait de dire que 80 à 90 % des investisseurs en bourse perdent de l’argent permet de planter le décor. Mine de rien, ce chiffre a sa petite incidence. « ok, je perds mon argent en bourse, mais finalement, c’est normal, plein de gens sont dans mon cas ». Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de gagner de l’argent en bourse ? Bien sûr que non. Mais pour y arriver, il faut être prêt à se remettre en question pour justement ne pas faire partie des 80 ou 90 %. Peu importe la stratégie finalement…ou presque. Au final c’est ce qui se passe dans notre tête au moment de cliquer sur « passer l’ordre d’achat ou de vente » qui change la donne du tout au tout.

Soit votre état d’esprit est positif quelles que soient les conditions de marché, vous avez confiance en votre stratégie et tout se passe bien. Soit le doute s’installe, la confiance s’étiole et la spirale infernale s’enclenche !

Nous allons donc voir dans les paragraphes suivants pourquoi l’être humain n’est pas naturellement conditionné pour gagner en bourse. 

Notre avidité et notre perception du temps nous jouent des tours

Avidité :

Vous l’avez certainement remarqué en ce moment, il ne se passe pas grand-chose sur les marchés. Nous sommes en septembre, octobre approche, la fameuse saison des krachs fait couler beaucoup d’encre, mais les marchés font une pause. Quelle sera la durée de la pause ? Vont ils repartir à la hausse ou à la baisse ? Nous n’en savons rien même si chacun y va de son pronostic. Pendant ce temps, le portefeuille végète, ce qui est tout à fait normal. Et pourtant, quand le sentiment d’avidité pointe le bout de son nez et nous pousse à considérer la bourse comme un casino, il peut être compliqué de résister à la tentation de voir des opportunités partout ! Si les marchés ont décidé de faire une pause, il vaut mieux ne faut pas insister et attendre, au risque de s’épuiser à rechercher la perle rare.

Perception du temps :

Se fixer des objectifs, nous en avons parlé dans un autre article (ici), n’est pas forcément bon en bourse. Quand on vise le long terme, il faut faire abstraction du court terme. Par exemple, un portefeuille qui progresse de 20 % sur une année peut très bien avoir des passages à vide. Regardez l’exemple ci-dessous :

évolution d'un portefeuille

Pourtant, quand on enchaîne les mois dans le rouge, il est normal de se poser des questions. Sans compter que les mois en rouge ont certainement comporté des journées volatiles pour lesquelles le rouge était encore plus prononcé !

Difficile dans ce cas de nous projeter sur du très long terme en se détachant du très court terme ! Notre attention est focalisée sur le court terme. Et pourtant, il faut faire l’inverse. C’est une des clés de la réussite en bourse.

Il est impossible de se couper de notre environnement

Cela fait écho avec le paragraphe précédent et l’article du mois dernier. Que l’on soit dans le vert ou dans le rouge, il est difficile de se couper des infos, de notre entourage et de ne pas être influencé ! Sachant que nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus (Jim Rohn).

Un investisseur qui se trouve dans le rouge aura tendance à couper ses positions à tout va s’il entend des infos alarmistes. Au contraire, un investisseur qui voit son portefeuille bien vert aura tendance à surcharger parfois dangereusement ses positions si les news sont optimistes.

Qu’en est -il de la stratégie ? Elle est passé aux oubliettes, je vous le confirme…

Espérer gagner en bourse en ne fiant qu’aux infos est totalement illusoire vous l’aurez compris et pourtant, c’est une pratique très courante !

Mais c’est humain. Nous avons besoin d’infos, de conseils…pour avancer, surtout dans les moments difficiles.

Nous avons tendance à surestimer nos capacités à gérer nos émotions

C’est peut être le point le plus important. Nous en avons parlé à maintes reprises. Notre capacité à gérer les émotions a une influence directe sur l’évolution de notre portefeuille. Dans l’exemple cité un peu plus haut, les 20 % peuvent vite se transformer en -10 % sous le simple fait des émotions. Une position renforcée à la baisse, ou des gains coupés trop rapidement et la performance passe dans le rouge. La différence entre 2 portefeuilles appliquant la même stratégie ne tient donc pas à la performance de la stratégie, mais à la manière de l’appliquer. Quelqu’un qui ne supporte pas de voir son portefeuille baisser de 10 ou 15 % de manière temporaire au cours d’un mois ne devrait pas investir sur des valeurs volatiles sous peine de passer des nuits blanches !. Mais qui dit valeurs volatiles, dit appât du gain et surtout espoir de gros gains.

Qui n’a pas rêvé de devenir millionnaire en quelques mois en voyant certaines actions faire un x 5 ou x 10 ? un gain de x 5 ou x10 est supportable, une baisse de 50 % l’est beaucoup moins !

Une fois de plus l’attirance pour les titres volatiles et les extrapolations de gains qu’ils suscitent est monnaie courante. Pourtant il n’est pas nécessaire de viser des actifs hyper volatiles pour s’en sortir honorablement en bourse et ne pas faire partie des 80 %. croire que gagner en bourse est impossible sans viser des titres explosifs est une erreur.

Conclusion

Gagner en bourse est-il impossible ? Non ! Puisqu’une minorité y parvient, et j’espère que vous faites partie de cette minorité. Mais, nous l’avons vu, notre éducation, notre entourage et notre câblage d’être humain font que la tâche nous est rendue ardue. Il est difficile de s’en sortir naturellement, sans aucun travail à moins d’être investisseur né. La stratégie est importante bien sûr, mais pas suffisante. Si elle n’est pas viable, impossible de s’en sortir, c’est mathématique. Mais le résultat final (portefeuille vert ou rouge ) est très largement influencé par notre mental, discipline et aversion au risque. Le marché n’est pas le pire ennemi de l’investisseur, c’est l’investisseur lui même qui provoque dans 80 % des cas sa perte (un exemple ici) !

Avant de vous lancer, vous devez donc bien donc d’abord bien intégrer votre aversion au risque. Rien ne sert de rechercher la performance à tout prix si vous n’êtes pas capables de survivre aux mois rouges qui font partie du jeu.

Vous l’avez compris, tout cela sous entend un travail sur soi, l’idée n’étant pas de se torturer l’esprit ou d’aller à contre nature.

Mais le jeu en vaut la chandelle !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Gagner en bourse sans prévoir l’avenir

 

Les investisseurs en bourse croient parfois qu’il faut être capable de prévoir l’avenir pour gagner en bourse. Est-il possible de gagner en bourse sans prévoir l’avenir ?

Les investisseurs au nez creux ont-ils forcément de meilleurs résultats que le commun des investisseurs ? Nous allons essayer de répondre à ces questions à travers cet article.

Bonne lecture !

Prévoir l’avenir, le rêve de tout investisseur

gagner en bourse en prévoyant le futur?

Un paradoxe

 Tout investisseur a forcément essayé au cours de son parcours de prévoir avec précision l’évolution des cours de la bourse voire la date du prochain krach boursier alors que c’est mission impossible ! C’est un des grands paradoxes lié à l’investissement boursier. Nous avons besoin de nous projeter, c’est humain, c’est une des raisons pour lesquelles investir en bourse est un exercice aussi difficile. Plutôt que d’essayer de prévoir, afin d’ aborder la bourse plus sereinement, on peut se fier à quelques concepts statistiques.

Si vous faites l’expérience suivante, qui consiste à demander à 100 inconnus de vous dire si le CAC40 finira la journée en vert ou en rouge, vous aurez à peu près du 50-50. 50 % vous diront vert et 50 % vous diront rouge.

Une chance sur deux de se tromper ou d’avoir raison donc en moyenne. Est-ce suffisant pour gagner en bourse ?

Oui et non. Mais c’est un bon point de départ. Nous y reviendrons un peu plus loin. En tout cas, pas besoin d’avoir raison tout le temps pour gagner en bourse. Il faut avoir raison au bon moment.

La difficulté des prévisions

Qui aurait parié sur une hausse des indices à partir de avril 2020 suite à la dégringolade de février-mars 2020 ? Nous sommes en plein confinement, l’économie est à l’arrêt. Partant de là, comment imaginer une hausse des indices boursiers ? On aurait pu penser en toute logique que les premiers mois de 2020 annonçaient une année boursière catastrophique. Au final, c’est l’inverse qui s’est produit.

Une question d’ego

C’est justement le fait d’avoir potentiellement raison qui pousse nombre d’investisseurs à prévoir. L’être humain a son ego. Quoi de plus gratifiant que de se dire que l’on a raison ?

« tu vois, je te l’avais dit ! ». Une phrase que vous lirez souvent si vous fréquentez les forums boursiers. Sauf que les mêmes personnes ne disent rien quand elles se trompent. Chercher à avoir raison quand on investit en bourse est tout sauf une bonne idée.

Essayer de prévoir l’avenir en bourse, est-ce rentable ?

Pas forcément !. Avoir la capacité de prévoir les cours futurs de la bourse peut aider à s’en sortir mais ça n’est pas suffisant !

Imaginons que vous ayez le nez creux et que vous ayez raison dans vos prévisions 8 fois sur 10. Bravo, bon score !. Cela va-t-il suffire à faire progresser votre compte en bourse ? Pas sûr.

Si vous gagnez 1 lorsque vous avez raison et que vous perdez 5 lorsque vous avez tort, votre bilan est négatif. Rappelez-vous, l’importance du ratio gain perte… vous trouverez plus de détails ici. En résumé, un bon taux de réussite ou de bonnes prévisions avérées n’est pas suffisant pour faire prospérer un portefeuille boursier.

Prévoir les krachs boursiers :

On pourrait se dire qu’à défaut de prévoir les hausses, prévoir les grosses baisses de marché est forcément rentable pour un portefeuille. Pas forcément ! Une fois de plus, le marché est tellement imprévisible qu’il est impossible de prévoir la date du prochain krach boursier ou du prochain marché baissier.

Rappelez-vous de la citation de Peter Lynch :

« Plus d’argent a été perdu en bourse en essayant d’éviter les corrections, que pendant les corrections elles-mêmes »

Cela peut paraître bizarre et pourtant…Quoi de plus naturel que d’essayer à tout prix d’éviter des baisses de 20 ou 30 % voire plus sur les marchés. La raison ? Tout simplement parce qu’elles génèrent des émotions négatives (peur, panique…), des sentiments désagréables (échec…).

Le « problème » est que globalement, les marchés sont efficients. Les indices évoluent à la hausse depuis des décennies. Bien sûr, de temps en temps, les excès haussiers sont régulés par des corrections ou des phases de baisses plus durables. Mais statistiquement, ces périodes ne représentent que 10 à 15 % du temps.

S’acharner à vouloir prévoir et anticiper les baisses c’est donc anticiper, avoir les statistiques contre soi et risquer d’avoir raison bien moins qu’une fois sur 2 !

Pour faire écho avec ce qui a été dit précédemment, n’avoir raison que 20 % du temps peut tout de même suffire à générer des gains, à condition que ces gains soient importants. Mais cela demande de grandes capacités mentales ! Qui peut supporter d’avoir tort 8 fois sur 10 sur le long terme ? Pas grand monde… Attention donc si vous jouez la baisse.

Comment gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir ?

En mettant les statistiques de son coté :

Qu’est-ce que cela signifie ?

Si votre stratégie est basée sur le suivi de tendance haussière et que vous décidez de passer à l’achat sur certains titres, vos chances de gains seront forcément plus importantes si ces derniers évoluent à la hausse! Lapalissade me direz-vous et pourtant…Une fois de plus, l’ego aidant…détecter parmi les titres massacrés la future pépite est pourtant un sport favori de grand nombre d’investisseurs. « le titre a coté 300 euros il y a 15 ans, il cote 0,2 euros, s’il remonte, je vais me remplir les poches, donc j’achète… »

Cette stratégie peut fonctionner si vous êtes un expert dans la détection des actions sous-cotées, mais pas si vous pratiquez le suivi de tendance. Gare à l’espoir et à la déroute liée à l’anticipation .

Quelle que soit la stratégie utilisée, il faut attendre le moment opportun pour agir.

Pour finir sur un autre exemple : Imaginons que vous souhaitiez traverser une rivière à pied pour aller chercher une récompense de l’autre coté, sans savoir nager. La récompense est deux fois plus importante en hiver quand la rivière est très haute, mais c’est très dangereux. Cela vaut-il le coup de prendre un tel risque ? Ou vaut-il mieux attendre les basses eaux…je vous laisse méditer.

Statistiques et gestion du risque sont des outils pour les investisseurs. N’hésitez pas à vous en servir!

En étant déconnecté des éléments extérieurs :

Les éléments extérieurs tels que infos, forums sont souvent responsables de déconvenues. Si vous pensez avoir fait les bons choix, cohérents avec votre façon d’investir, pourquoi se laisser influencer par un post, ou une info entendue le jour-même à la radio ? Pas si simple c’est vrai. On est tous influençables, notamment dans les périodes de doutes. Mais il faut se raisonner.

En suivant sa stratégie :

Finalement les deux éléments cités précédemment reviennent à dire qu’il faut être en phase avec sa stratégie. On en revient toujours au même constat !

En résumé : 

« Je fais du suivi de tendance haussière donc j’achète des titres en hausse pour mettre les statistiques de mon coté et je ne me laisse pas influencer par les informations parasites qui pourraient me faire sortir de ma stratégie et acheter des tuyaux percés ».

La stratégie du blog pea-rentier permet-elle de prévoir les cours futurs de la bourse ? 

Non. La stratégie est basée sur un concept particulier de suivi de tendance, tout simplement. Elle ne permet pas d’éviter les mois à performance négative mais permet de dégager globalement un ratio gain-pertes favorable sur le long terme, depuis plusieurs années.

Conclusion

Nous l’avons vu, la tentation de prévoir les cours de la bourse est un biais commun à beaucoup d’investisseurs, pour ne pas dire tous. L’ego, la peur de l’inconnu peuvent nous pousser à essayer de deviner l’évolution future des cours ou pire, nous inciter à baser notre stratégie sur des prévisions, en prenant en compte de nombreux éléments extérieurs.

Gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir est toutefois faisable.

L’analyse du sentiment de marché nous aide à mettre les statistiques et la gestion du risque de notre coté en nous évitant d’être à contre courant.

Finalement, le meilleur moyen d’être détaché est de rester focus sur notre stratégie d’investissement, basée idéalement sur un objectif long terme.

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt!

Laurent

Vous perdez de l’argent en bourse?

Pourquoi perdez-vous de l’argent en bourse? C’est une question fondamentale que chaque investisseur doit se poser un jour ou l’autre ! 

En bourse, il y a des hauts et des bas. Dans les mauvaises périodes, il faut savoir rebondir et se poser les bonnes questions pour ne pas s’enfoncer encore plus. Tout le monde connaît ces périodes tout simplement parce que le marché est changeant. Ceux qui s’en sortent arrivent à répondre à cette question et à rebondir. Malheureusement ça n’est pas toujours le cas.

L’idée de cet article est de vous donner quelques clés à travers quelques exemples.

Bonne lecture !

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’êtes pas patient

La bourse est une histoire de patience ! Une qualité qui n’est pas forcément innée chez le commun des mortels. Le problème en bourse, est que la majorité du temps, il ne se passe pas grand-chose. Et quand il ne se passe pas grand-chose, il vaut mieux ne rien faire, plutôt que de faire des bêtises. Quand il y a des occasions il faut savoir en profiter, mais quand il n’y en a pas… il ne faut rien faire.

Qui n’a pas eu envie d’investir 100 % de son portefeuille plutôt que de le laisser liquide y compris dans les pires situations ? On aimerait tous voir évoluer notre portefeuille à la hausse, de manière régulière, mais ça n’est juste pas possible. Le marché est ainsi fait. Il est généreux de temps en temps, mais pas tout le temps.

Un exemple concret de ce biais illustré sur un graphe :

graphe3

Sur un titre en range, votre stratégie est d’acheter les supports et de vendre les résistances. Pourquoi chercher à acheter ou vendre en cours de route (au niveau des flèches bleues) ? Rassurez-vous on l’a tous fait. Réponse : par manque de patience !

Si vous arrivez à suivre la stratégie du blog, c’est que vous êtes patients ! Peu d’ordres passés, très peu d’action…Et pourtant, le portefeuille évolue tranquillement, dans la bonne direction. 

Je ne suis pas de nature très patiente mais j’ai vite compris à mes dépends qu’en bourse il valait mieux l’être ! Paradoxalement, c’est finalement la stratégie évoquée sur ce blog (suivi de tendance sur une UT Mensuelle) qui me correspond le mieux. Un travail sur soi est nécessaire, mais au final…ça paie.

Vous passez trop de temps à consulter votre portefeuille

Il vous est certainement arrivé d’investir sur un titre par exemple en unité de temps hebdomadaire et de sortir en cours de route parce que vous avez constaté en intraday que le cours ne partait pas dans la direction voulue !

Le graphe ci-dessous illustre cet exemple :

Après une belle cassure à la hausse en hebdo, vous avez acheté le titre au niveau de la flèche bleue.

L e graphe en UT Hebdo :

Étonnamment, il a choisi de partir vers le sud durant quelques jours. Pour ne pas perdre une miette de son évolution, vous consultez votre portefeuille plusieurs fois par jour. Mais la situation semble s’aggraver ! Et vous vendez…

Le graphe en jour (achat au niveau de la flèche bleue):

graphe1

Pourtant votre stratégie initiale est : j’achète sur cassure hebdomadaire et je ne vends que si le titre repasse sous la ligne bleue ( graphe en UT hebdo).

La suite, vous la connaissez, c’est une vente à perte alors que le le titre a continué son évolution hebdomadaire à la hausse, sans vous.

La morale de l’histoire : Quand on achète un titre parce qu’il satisfait certaines conditions (pattern, cassure, tendance…) sur une unité de temps donnée , il est très souvent contre productif de le revendre sur un signal provenant d’une autre unité de temps.

Sur l’exemple précédent, une consultation du portefeuille à raison d’une fois par semaine, hors marché, le we de préférence est suffisante. Le reste du temps, vous générez des émotions qui ont tendance à vous pousser à sortir des « rails » de votre stratégie.

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’utilisez pas la bonne unité de temps 

Parlons en justement, de l’unité de temps. Utilisez-vous la bonne unité de temps dans votre stratégie ? Une unité de temps adaptée à votre mode de fonctionnement, à votre rythme ?

Nous avons tous des contraintes liées à nos activités quotidiennes, à notre environnement. Si votre activité d’investissement en bourse provoque trop d’interférences avec votre environnement familial, professionnel ou autre, ou vous empêche de faire des choses importantes pour vous, c’est que vous faites fausse route. A moins d’être né pour être investisseur en bourse et d’en faire votre métier (peu d’élus), ou d’avoir énormément de temps libre, le temps passé à mettre en œuvre votre stratégie d’investissement ne doit pas empiéter sur le reste.

Si vous avez beaucoup de temps, passer vos journées à faire du daytrading ou du scalping n’est pas forcément la meilleure des occupations. Vous le savez, les gagnants dans ce type d’activité sont peu nombreux car elle est très exigeante.

Inversement, si vous investissez sur une grosse unité de temps mais que vous n’êtes pas capables de tenir une position plus de quelques jours, vous risquez de souffrir.

Il n’existe pas d’unité de temps magique qui permette de gagner systématiquement et inversement.

Ceci étant, il est clair qu’il y a beaucoup plus de concurrence sur les petites unités de temps ! (algos, traders pros…) ce qui explique qu’il est plus difficile de s’en sortir en pratiquant le daytrading. Donc plus de signaux ne veut pas forcément dire plus de gains à la sortie.

A vous de bien réfléchir à tout cela. Il est important de prendre du temps pour répondre à ces questions :

Quel temps ai-je à consacrer à mes investissements ?. Le temps passé à gérer mes investissements est-il rentabilisé ?

Les réponses à ces 2 questions devraient suffire à vous indiquer si vous perdez votre temps ou pas dans votre manière d’investir en bourse.

Vous utilisez une stratégie qui ne vous correspond pas

C’est souvent le cas. Il ne suffit pas de faire une formation qui promet des miracles à la sortie, ou de choisir une stratégie « dans un catalogue » pour arriver à ses fins. La même stratégie aussi claire soit-elle utilisée par 100 personnes donnera au final 100 résultats différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous différents.

Pourquoi les athlètes qui excellent sur le 100m ne performent pas forcément sur le 5000 m ? Pourquoi ont-ils choisi le 100m plutôt que le 5000m ?

Ce parallèle peut paraître basique mais en bourse il y a malheureusement trop d’investisseurs qui s’acharnent à vouloir courir le 100m en moins de 11 secondes alors qu’ils n’ont aucune aptitude pour cela. Pire, ils ont peut être des aptitudes à courir le marathon sans le savoir.

Pour trouver la bonne stratégie, il est important de bien se connaître et surtout de ne pas se mentir. Il faut expérimenter, tester, mais il faut aussi savoir décider pour éviter de tourner en rond pendant trop longtemps. Vous devez être capable de prendre du recul, capable de vous faire votre propre idée afin d’ être convaincu que vous êtes sur la bonne voie, tout en connaissant vos limites et les limites de la stratégie que vous utilisez.

Conclusion

Vous perdez de l’argent en bourse ? Pourquoi? C’est évidemment la question à se poser pour survivre ! J’ai énoncé dans cet article quelques biais souvent rencontrés par les investisseurs, mais pas toujours surmontés. Rien n’est facile en bourse ! Comme dans la vie. Avant de se jeter à corps perdu dans l’arène, un travail d’introspection en guise de préalable est indispensable. Bien se connaître avant de se lancer. Une fois ce travail fait, il faut être conscient de ses biais les plus destructeurs, j’en ai cité quelques uns dans cet article, parmi les plus courants. Maintenant, à vous de jouer et de trouver les vôtres !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales

Les banques centrales ont aujourd’hui un rôle prépondérant sur les marchés financiers. On dit même qu’elles contrôlent les marchés c’est la raison pour laquelle on parle de paradigme des banques centrales. Comment leur rôle a-t-il évolué au fil des années ? Qu’est ce que cela change dans notre manière d’investir ? Peut on gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales?

Nous allons essayer de répondre à ces questions de manière simple dans cet article.

Bonne lecture !

 

L’évolution du rôle des banques centrales

Il existe environ une douzaine de grandes banques centrales dans le monde : Japon, Chine Angleterre, Suisse, Russie, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Etats Unis, Europénne…

Quand on est Européen, on entend plus souvent parler de la banque américaine, la Fed (Réserve fédérale Américaine) et de la Banque Centrale Européenne (BCE) car ce sont les deux plus connues et peut être aussi les plus influentes (le dollar représente plus de 80 % de transactions dans le monde).

Ces banques centrales ont un rôle différent. La BCE a par exemple pour rôle principal de maintenir la stabilité des prix, la FED poursuit les objectifs suivants : taux d’emploi maximum, prix stables et contrôle des taux à long terme peu élevés.

De manière générale, les banques centrales mettent en oeuvre la politique monétaire (taux directeurs, marche des changes, gestion des réserves d’or…).

Quand les objectifs ne sont pas atteints, elles peuvent faire appel à des outils tels que le QE (quantitative Easing).

Si vous vous intéressez aux marchés financiers, il est impossible que vous n’ayez jamais entendu parler de QE !

 

Les injections de liquidités massives

L'injection de liquidités ou QE

La crise des subprimes de 2007 a marqué un tournant dans le rôle des banques centrales. Alors qu’une crise de confiance régnait entre les banques, que les faillites financières se développaient en chaîne, les grandes banques centrales sont venu jouer le rôle de superviseurs bancaires, ou de régulateur afin d’assurer une stabilité financière.

Quantitative Easing (QE) :

Le QE (assouplissement quantitatif) fait partie des outils « non conventionnels » dont disposent les banques centrales pour assurer leur responsabilité de régulation depuis 2008. En quoi cela consiste-t’il ? Le QE est une politique monétaire grâce à laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique (obligations) ou d’autres actifs financiers avec de l’argent qu’elle crée, afin d’injecter de l’argent dans l’économie et de stimuler la croissance. Une sorte de mise sous perfusion finalement !

Depuis 2008 cette pratique s’est largement répandue (QE1, 2, 3…) et dure.

Plus récemment, la pandémie du Covid-19 a provoqué une récession économique mondiale. Les banques centrales ont du intervenir rapidement en mettant en place de vastes programmes de rachats de dette comme le Pandemic Emergency Programme (en Europe).

Le mécanisme du QE :

Quand les banques rachètent des obligations (dette), elles induisent une augmentation de la demande pour ce genre de titres. Leur prix augmente donc. Sauf que si leur prix augmente, leur rendement baisse. Explication à travers un exemple :

Une obligation vaut 100 euros et rémunère 5 euros par an (coupon) l’investisseur soit 5%. Si son prix augmente à 110 euros, son rendement sera de 5/110 = 4,5 %, il va donc baisser.

L’achat massif d’obligations a donc tendance à faire diminuer leur rendement.

Les investisseurs voyant le rendement baisser ont tendance à laisser de coté les produits obligataires pour s’orienter vers des produits plus risqués, crédits à des taux faibles pour investissement vers des PME…etc.

Risque d’inflation ?

L’objectif de cette politique monétaire accommodante est aussi de faire remonter l’inflation à un taux de 2 % (en Europe). On le sait, une inflation minimale est nécessaire pour booster la consommation.

Malgré des centaines voire des milliers de milliards injectés par les banques centrales depuis 2008, l’inflation est toujours au ras des pâquerettes. On parle même de déflation, avec des taux très bas.

L’argent reste dans les banques, il ne circule pas assez, les consommateurs dépensent peu. Les injections massives n’ont donc pas eu pour l’instant l’effet escompté sur l’économie et sur l’inflation, mais elles ont eu pour effet de soutenir les marchés financiers.

Si inflation un jour il y a, les banques sauront jouer du levier sur les taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêts ayant mécaniquement un effet sur l’inflation. Par exemple, Paul Volcker en 1980 qui a augmenté les taux à 20 % afin d’enrayer l’inflation qui a atteint 13 %.

Mais pour l’instant l’hyperinflation n’est pas à l’ordre du jour en zone Euro en tout cas.

 

La décorrélation entre les marchés et la situation économique

Ce nouveau paradigme des banques centrales a forcément un rôle sur l’évolution des marchés financiers. Les QE ont pour objectif de soutenir l’économie. Ils sont donc bien vus de la part des investisseurs, ce qui favorise la progression des actifs financiers.

On assiste donc à une forte décorrélation entre l’économie réelle et les marchés financiers. Si nous reprenons l’exemple récent du Covid-19. Rappellez-vous en mars 2020, il y a eu un grand choc de volatilité lié au covid. Les investisseurs ont eu peur, la panique s’est installée sur les marchés. Mais un an plus tard, les cours de bourse sur le CAC 40 sont revenus à leurs niveaux initiaux alors que la situation économique en Europe est loin d’être exceptionnelle.

Autre exemple, aux Etats-Unis, la distribution de chèques (Plan de relance ou Helicopter Money) aux plus démunis a surtout eu pour l’instant comme effet de booster les marchés car utilisés à des fins de spéculations, plutôt que de relancer la consommation.

Au vu de cette décorrélation de plus en plus marquée depuis 2008 il ne faut surtout pas essayer d’anticiper une éventuelle baisse de marché sous « le seul prétexte » que l’économie est en difficulté au risque d’être à contre tendance.

 

La paradigme des banques centrales a t’il une influence sur notre matière d’investir ?

Certainement ! J’ai souvent l’occasion de lire : « cela ne peut plus durer, l’économie est en berne, ça n’est pas normal que la bourse monte, je shorte les marchés ! ».

Un exemple donc d’un investisseur qui espère gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales…à sens inverse!

Pourtant, c’est la pire des choses à faire. Chercher à anticiper, chercher à deviner l’évolution des marchés financiers est contre productif ! Vous en avez certainement fait l’expérience, comme moi !

Le soutien des banques centrales n’évitera pas les chocs de volatilité comme nous l’avons vu en 2020, évitera-t-il les cracks ? Nous n’en savons rien. Mais tant que les marchés sont efficients, pourquoi se poser des questions ?

Si vous voulez en savoir beaucoup plus sur ces histoires de paradigme des banques centrales, je vous suggère le livre de Ray Dalio (libre accès) qui s’intitule « le nouvel ordre monétaire » (lien : https://www.principles.com/the-changing-world-order/).

 

Conclusion

Les banques centrales jouent un rôle prépondérant sur la régulation des pratiques bancaires, mais aussi sur les marchés financiers comme nous avons pu le constater.

Depuis la crise de 2008, ce rôle s’est accentué. L’impression que l’évolution des marchés financiers est décorrélée de l’économie réelle n’est pas qu’une impression. Pour autant, l’investisseur ne doit pas se laisser perturber ou parasiter par ces éléments qui sont périphériques, même s’ils ont une grande influence.

Le suivi de tendance, stratégie adoptée sur ce blog, est basé sur la psychologie des foules. Nous le savons, vouloir anticiper un revirement de situation c’est risquer de se retrouver à contre tendance.

Avoir connaissance de ce nouveau paradigme est important mais il ne doit pas influencer notre manière d’investir ! Vouloir gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales, son incidence favorable ou défavorable est donc une mauvaise idée.

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Faut il couper ses pertes ou ses gains?

C’est une question inévitable lorsque l’on investit en bourse : Faut il couper ses pertes ou ses gains ? La réponse n’est pas si évidente et ne se résume pas en une recette passe-partout. Si cous souhaitez voir votre portefeuille prospérer au fil des années, comment vous y prendre ?

Quelques réponses dans cet article.

Bonne lecture

 

Couper ses pertes ?

   

Couper ses pertes est essentiel en Bourse. Si vous laissez courir vos  pertes en espérant un jour que votre position connaîtra des jours meilleurs, c’est que vous n’avez pas vraiment de stratégie d’investissement et que vous investissez au feeling.  

Quelle que soit la stratégie utilisée, quelle que soit l’unité de temps choisie, vous devez avoir une stratégie de coupe de vos pertes. Vous le savez, une seule grosse perte peut ruiner des mois de gains réguliers !

Je ne parlerai ici que de positions prises sur des unités de temps suffisamment longues (à minima hebdomadaires).

Couper ses pertes avec un stop-loss :

Quand on parle de couper ses pertes, on pense souvent à « stop-loss ». Couper ses pertes avec un stop-loss est la solution qui paraît la plus évidente. C’est celle qui est le plus souvent utilisée car elle paraît très sécuritaire. Et pourtant, si vous vous sentez protégé en plaçant un stop-loss, ce dernier n’évitera pas certains écueils !. Par exemple, un stop-loss placé trop proche permettra à votre broker de s’engraisser et saignera votre compte à vitesse grand V.

Le stop-loss n’est pas l’arme absolue contre les pertes car il peut très bien ne pas être exécuté dans le cas de ventes paniques ou de gaps baissiers . J’ai rédigé un article il y a quelque temps à ce sujet qui rentre un peu plus dans le détail. Si cela vous intéresse, il est ici.

Très souvent, les investisseurs rajoutent des stop loss à leurs positions parce qu’ils ont peur de perdre. Pourtant, quand on investit en bourse, il faut être prêt à perdre de l’argent momentanément, même si l’objectif est de gagner à long terme.

Le stop-loss est donc un moyen de couper ses pertes mais il doit être manié avec parcimonie pour ne pas provoquer l’effet inverse pour lequel il est utilisé!

Couper ses pertes avec un stop mental :

C’est personnellement la solution que j’adopte dans mes prises de positions car elle permet de les laisser respirer. Quand on est adepte du suivi de tendance, on sait qu’une tendance ne se retourne pas du jour au lendemain. La pratique du stop mental est tout à fait adaptée à ce type de stratégie.

Autre chose importante, vous avez du le constater, les baisses ou retracements des indices par exemple ou des actions sont beaucoup moins violents pendant les phases de tendance haussière. Cela laisse donc du temps pour réagir et procéder aux arbitrages.

Mais cette solution demande tout de même une certaine discipline. Votre stratégie doit vous indiquer quand ou à quel niveau couper votre position. Pas question donc de consulter votre compte toutes les 5 minutes pour vous faire peur et risquer de couper inutilement vos positions à la moindre saute d’humeur du marché!.

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Dans ce cas c’est encore plus simple puisque les arbitrages ou changements de position n’ont lieu qu’une fois par mois. La coupe n’a donc lieu qu’à ces moments là. Le reste du temps, vous attendez.

 Il est tout à fait possible de suivre la stratégie mensuelle en plaçant en plus des stops-loss sur vos positions. Cela pourra peut être vous rassurer, mais sachez que cela n’évite pas forcément les baisses du portefeuille. En effet, une fois de plus, un stop loss positionné trop près peut provoquer une série de pertes qui se seraient parfois transformées en gains avec un stop loss plus éloigné!.

Le stop peut éviter des baisses à court terme, mais il ne peut à lui seul éviter la dégringolade d’un portefeuille au fil du temps.

Si vous pratiquez le contre-tendance :

L’investissement à contre-tendance consiste par exemple à acheter des actions en tendance baissière en espérant soit trouver le point bas, soit capturer un rebond temporaire. C’est une chose que j’ai essayé de faire jadis, mais j’ai rarement abouti ! Voilà pourquoi aujourd’hui je préfère suivre la tendance.

Dans ce type d’investissement, il vaut mieux bien sûr sécuriser ses positions avec un stop loss. Si tel n’est pas le cas, vous risquez d’accompagner la tendance baissière pendant un certain temps. Comme dit plus haut, dans une tendance baissière, les variations sont plus violentes, à la hausse (rebonds) comme à la baisse.

 

Vaut-il mieux couper ses gains ?

couper ses gains en bourse est parfois contre productif

Couper ses gains est beaucoup plus facile en bourse que de couper ses pertes. Si vous possédez en portefeuille d’un coté une position qui présente une grosse plus value et de l’autre une position présentant une énorme moins value, laquelle est la plus facile à couper ? La position en gain bien sûr et pourtant il aurait fallu faire l’inverse ! En bourse, dans le meilleur des mondes, les investisseurs devraient maîtriser leurs pertes et laisser leurs gains se propager.

Couper ses gains ne sert qu’à se rassurer :

Comme pour le placement des stops-loss, il doit vous arriver de couper vos gains pour vous rassurer. Un tiens vaut…une news qui prévoit la fin du monde… et la position est clôturée. Comment résister à la vente d’une position qui affiche un gain de 100 % surtout lorsqu’elle vient de retracer de 10 %?.

Mais qu’est-ce qui vous dit que la position ne va pas afficher dans quelques mois une plus value de 300 %?.

Dans tous les cas, pertes ou gains, c’est votre stratégie qui doit vous dire quoi faire dans toutes les situations. Si votre stratégie ne vous dit pas de couper vos gains à +100 %, pourquoi le faire ?

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Si vous suivez la stratégie du blog, vous n’aurez pas à vous poser ce genre de questions. Pas d’objectifs de gains, juste des arbitrages en temps voulu. Mais rien n’est simple. Vous rencontrerez notamment des mois au cours duquel le portefeuille accélère à la hausse. C’est d’ailleurs le cas ce mois de janvier 2021. Où est le problème me direz-vous?. Justement, dans ce genre de situation, il est peut être très tentant  de couper ses gains. Mais si vous consultez l’historique du portefeuille, vous verrez régulièrement des mois ayant des performances à 2 chiffres. Si c’est le cas aujourd’hui pourquoi s’en priver ? Sachant que ces mois ne sont pas forcément suivis par des mois en perte.

Que vous suiviez la stratégie du blog ou une autre, faites vous confiance!

Les gains ne sont pas réguliers en bourse :

En bourse, quand on pratique le suivi de tendance, on traverse des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. La plupart du temps, des petites hausses suivies par des petites baisses. Par contre, quand choisit de suivre la tendance haussière et que toutes les planètes sont alignées à la hausse, les décalages sont importants et il faut savoir en profiter. Ne pas saisir ces opportunités c’est tirer un trait sur une grande partie de la performance.

 

Conclusion

L’investissement en bourse demande une grande discipline et des qualités mentales car il faut lutter en permanence contre des biais psychologiques qui nous incitent à agir comme la majorité des investisseurs, malheureusement perdants.

Couper ses pertes quelle que soit la stratégie utilisée est essentiel, voire vital. Mais c’est peut être la chose la plus difficile !

Inversement, couper ses gains est plus facile. En effet, un investisseur qui coupe ses gains flatte son ego devant la performance générée. Pourtant, sur le long terme, surtout lorsque l’on investit sur de grosses unités de temps, couper ses gains est très souvent contre productif. Avoir une mauvaise approche dans la gestion des gains et pertes a un impact direct sur le « ratio entre les gains/pertes » (Cf ancien article) et sur la progression de votre portefeuille.

Si vous voulez voir votre portefeuille progresser, il est donc indispensable d’intégrer dans votre stratégie tous ces aspects là !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

La tendance est votre amie!

L’expression « la tendance est votre amie » prend tout son sens quand on investit en bourse. Vous posez-vous systématiquement la question du sens de la tendance quand vous prenez position sur une action ? La réponse, vous la connaissez. Une news, un « conseil », la peur de louper le train suffisent largement à prendre une décision à la va-vite, sans forcément se poser la question de suivre la tendance ou pas.

Pourtant, nous allons voir dans cet article que la question mérite vraiment d’être posée.

Bonne lecture!

Les phases de marché :

Nous allons essayer d’identifier de manière très simple les différentes phases de marché à travers quelques exemples. Comment faire très simple ? Je n’utiliserai volontairement pas d’indicateurs techniques, juste un trait de crayon. Avec l’habitude vous devriez identifier les tendances en un clin d’oeil, sans artifices. Lorsque vous ferez cet exercice, si la situation vous paraît trop confuse, passez à un autre titre. Soyez très sélectifs.

Vous le savez, je préfère travailler sur de grosses unités de temps (Hebdo ou Mensuel) afin d’intervenir le moins souvent possible. Dans les exemples ci-dessous l’unité de temps choisie est hebdomadaire. L’objectif ici est donc de prendre des positions sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Utiliser de grosses unités de temps, c’est prendre du recul, avoir une vison globale et ne pas se soucier des bruits de marché (micro mouvements visibles en journalier ou horaire).

De manière générale, on peut identifier 3 phases de marché. Les tendances baissières, les périodes de « range » au cours desquelles le marché n’a pas vraiment de direction, et les tendances haussières, que nous recherchons.

Les tendances baissières :

Comment les reconnaître ?

Quand un titre ou un indice est dans cette situation, il évolue en dessous d’une droite descendante qui relie ses plus hauts  :

Identification d'une tendance baissière
cliquez sur l’image pour zoomer

 

Que faire dans ce cas ?

Si vous achetez cette action par exemple, vous pratiquez tout sauf le suivi de tendance à moyen ou long terme ! Vous prenez ici le risque d’acheter un couteau qui tombe. Il m’arrive souvent de lire sur certains forums boursiers : « cette action a beaucoup baissé, elle ne peu que remonter, c’est une super affaire, j’achète ! ». Dans le cadre d’une stratégie contrarienne, pourquoi pas, mais en mode suivi de tendance haussière, vous faites fausse route.

Avec un peu de chance vous allez capter un rebond technique qui va durer quelques jours. Si vous zoomez sur le graphique ou si vous utilisez une unité de temps plus courte (journalier) , vous détecterez peut être des signaux d’achat. Mais ces signaux ne seront valable qu’à très court terme et n’offriront que peu d’espérance de gains.

Avec beaucoup de chance vous tomberez sur le point bas. Le reste du temps, vous aurez environ 8 chances sur 10 de ressortir perdant.

Les ranges :

Comment les reconnaître ?

En période de range, le titre voit son cours évoluer entre une borne haute (résistance) et une borne basse (support) :

Le suivi de tendance est peu adapté aux situations de range
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

1re solution : acheter le support et vendre la résistance. Le risque étant de ne pas vendre la résistance en espérant qu’elle casse, et de tout reperdre dans la foulée.

2e solution : ne rien faire. Si l’objectif est de suivre une tendance haussière, il y a mieux à faire que de jouer les situations de range.

Personnellement, je préfère être sélectif et ne pas prendre de position sur ce type de configuration.

Les tendances haussières :

Comment les reconnaître ?

Lorsqu’un titre ou un indice est en tendance haussière, il évolue au dessus d’une droite ascendante qui relie ses plus bas (ou plusieurs droites quand il y a une accélération haussière) :

Identification d'une tendance haussière
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

Dans l’exemple ci-dessus, la tendance est clairement haussière, en unité hebdomadaire. Acheter un titre dans ce genre de configuration, c’est mettre les statistiques de son coté et avoir de grandes chances de ressortir gagnant sur le moyen terme voire le long terme. Bien sûr, il y a des points d’entrée à privilégier (proches de la ligne bleue) pour optimiser les entrées en position.

Simplifiez autant que possible votre approche. Si vous travaillez sur des graphiques, épurez le plus possible, ne surchargez pas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus vous afficherez d’indicateurs sur votre écran et moins votre analyse sera pertinente.

Si vous voulez aller un peu plus loin sur ces aspects techniques, vous trouverez d’autres explications ici

Posez-vous systématiquement la question : « quelle est la tendance » ?

Cela peut vous paraître superflu, mais si vous faites l’exercice, vous allez vite vous rendre compte que les raisons qui vous poussent à prendre des positions sont souvent tout sauf rationnelles. Quoi de plus tentant qu’ un démarrage soudain à hauteur de 10 ou 20 % du jour au lendemain sur une action qui évoluait pourtant à plat voire à la baisse depuis longtemps ! Il y a largement de quoi se faire piéger, sous l’effet des émotions ou de l’appât du gain. Mais si vous prenez le temps de vous poser la question : « quelle est la tendance moyen terme ? », cela devrait vous éviter des mauvais choix et des écueils.

Pourquoi suivre la tendance :

Suivre la tendance c’est aller dans le sens du courant et mettre les statistiques de son coté. Bien évidemment, une tendance ne dure pas éternellement. Mais si vous passez 100 trades à l’achat sur des titres en tendance haussière, vous aurez beaucoup plus de chance de sortir gagnant. Sur la totalité des positions vous aurez certainement des positions perdantes, ou neutres, mais les positions gagnantes devraient largement compenser vos pertes.

Si vous passez ces 100 positions à l’achat sur des titres baissiers, vous aurez certainement bien du mal à joindre les deux bouts à la fin de l’année, et vous aurez dépensé beaucoup plus d’énergie!

Précision importante : quand on achète en unité de temps hebdomadaire, on vend en unité de temps hebdomadaire. Acheter en hebdomadaire et vendre par exemple sur un signal baissier horaire est contre-productif.

Pourquoi suivre la tendance n’est pas intuitif ?

Suivre la tendance est à la fois humain et contre intuitif. Quand on parle de suivi de tendance, on pense souvent à « comportement moutonnier ». Nous adoptons tous régulièrement un comportement moutonnier (suivi de la mode, choix du restaurant en fonction de l’affluence…). Pourtant, peu nombreux sont les investisseurs capables de suivre une tendance boursière. Le problème est que l’être humain, et l’investisseur en particulier est doté d’un ego qui lui joue des tours. Il préférera très souvent tenter l’exploit en recherchant un achat au plus bas en s’imaginant une revente au niveau des étoiles et donc des gains faramineux. Mais qui dit recherche de point bas, dit risque d’accompagner une baisse et de s’engager dans un trade de l’espoir…qui a toutes les chances de mal se terminer.

Acheter haut pour revendre encore plus haut peut paraître contre-intuitif, pourtant, c’est statistiquement une manière favorable de générer des gains.

Conclusion

Le suivi de tendance demande de la patience et un vrai travail sur soi. De la patience car une tendance haussière est une phase de marché parmi d’autres, que l’on n’observe pas tous les jours. Mieux vaut donc attendre des conditions optimales avant d’intervenir plutôt que s’acharner à griller des cartouches en prenant le risque d’être à contre courant. Un travail sur soi au niveau de l’ego est également indispensable. Ayez toujours en tête que votre objectif n’est pas de briller le temps d’un trade devant votre entourage en tentant le coup du siècle au risque de cramer votre compte mais plutôt d’engranger des gains régulier sur le long terme !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Gagner 20% par an en bourse

 Qui ne s’est pas un jour fixé des objectifs de gains en bourse ? Objectifs journaliers, mensuels ou annuels : « mon objectif est de gagner 20% par an en bourse, ou 10% par mois etc… ». Possible ou pas, peu importe. Se fixer des objectifs de gains quels qu’ils soient, est-ce la bonne approche ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture!

 

Je veux gagner 20% par an en bourse

Si vous parlez autour de vous de vos investissements en bourse, vous devez certainement  répondre régulièrement à la question : « ça te rapporte combien par mois, ou par an? « . Et souvent la réponse qui suit : « mon objectif en investissant en bourse est de gagner 20% par an ».

La performance dégagée par un investisseur dépend bien sûr de sa stratégie, de sa gestion du risque mais surtout de lui, de sa manière de gérer ses émotions et de sa discipline. Mais pas que. Evidemment les conditions de marché plus ou moins favorables jouent énormément. Pourtant, pas mal d’investisseurs en bourse semblent l’oublier et pensent qu’il suffit de se fixer des objectifs de gains réguliers mensuels ou annuels pour les atteindre. Quoi de plus normal que de se fixer un objectif me direz-vous quand on veut se projeter dans le futur. Sauf qu’en bourse, il est très difficile de se projeter à court ou moyen terme. Evidemment, il est important d’avoir une vision globale à long terme (performance globale sur le long terme, risque de drawdown..;) sans quoi  il est impossible de s’engager dans une stratégie et de la tenir. 

Mais chercher une stratégie d’investissement en bourse qui permet de  dégager une certaine performance de manière très régulière est une utopie. 

target-3535310

 

Objectifs de gains : une pression supplémentaire et inutile

Si vous vous fixez des objectifs de gains journaliers, mensuels ou autres, vous allez forcément vous mettre une pression supplémentaire. Imaginez qu’en fin de mois vous soyez loin de votre objectif de gains mensuels. Cela va forcément vous impacter car vous aurez l’impression que votre « contrat » n’est pas rempli alors que vous aurez peut être fait exactement ce qu’il faut et respecté votre stratégie à la lettre!

Inversement, si votre objectif est atteint en milieu de mois, vous serez peut être amené à couper vos gains alors qu’en laissant respirer vos positions, vos gains auraient peut être été beaucoup plus importants. Dans ce cas, comment ne pas avoir de regrets !

 

Se fixer des objectifs de gains pousse à forcer ses positions 

Évidemment, quand il ne se passe pas grand-chose sur les marchés et que l’on se doit de générer une performance de 20% dans l’année, que faire ? On se sent forcément obligé d’agir pour essayer de trouver une solution et débloquer la situation. Notre cerveau commence alors à détecter des opportunités qu’il n’aurait pas détecté en temps normal et à envisager des trades qui ne devraient pas voir le jour. Votre stratégie vous dit de ne pas entrer en position mais une petite voix vous pousse à rentrer en position afin d’essayer de rattraper votre retard de gains ! La suite, vous la connaissez, vous l’avez certainement vécue : c’est le trade de l’espoir qui tourne mal dans 80 % des cas.

 

Se fixer des objectifs de gains pousse à l’anticipation 

L’anticipation en bourse, nous en avons déjà parlé à de multiples occasions est une des erreurs les plus récurrentes et préjudiciable en bourse (cf article 7 erreurs). Comment ne pas envisager ou plutôt s’imaginer des retournements de tendance, des breakouts lorsque le portefeuille végète depuis quelque temps et que l’on n’a surtout pas envie de louper le prochain train ? En anticipant tout simplement. Parce que l’anticipation « rassure » dans le sens où elle nous donne l’impression d’être rentré en position avant tout le monde, avant le démarrage qui n’arrivera malheureusement pas, dans 80 % des cas. L’anticipation est déjà présente en temps normal dans la vie d’un trader et lui joue de mauvais tours. Pourquoi prendre le risque de jouer le jeu de l’anticipation en se fixant des objectifs de gains ?

 

Une question d’ego ?

L’homme est doté d’un ego qui est mis à rude épreuve sur chacune de ses opérations de trading. Mais s’il n’a pas un plan pour contrer ce sentiment contre productif, il fini obligatoirement par cramer son compte!. L’ego en bourse nous pousse à prouver que nous valons mieux que les autres et que nous sommes capables de générer de meilleures performances que quiconque. 

Les objectifs de gains ont tendance à flatter notre ego quand ces derniers sont atteints et à nous pousser vers des objectifs encore plus ambitieux et encore plus risqués pour la suite.

Les objectifs de gains poussent donc l’investisseur à s’enflammer, à se féliciter de ses gains lorsque les mois sont bons, à afficher sa performance. Dans le cas inverse, quand tout ne se passe pas comme prévu, c’est à dire la majorité du temps, le sentiment d’échec peut être dévastateur.

Malheureusement, le marché n’a que faire de notre ego car au final c’est lui qui décide du devenir de notre portefeuille !

 

Que faut-il faire ?

 

Se détacher des performances :

Il faut d’abord être conscient que le marché ne génère pas tout le temps des opportunités. A titre d’exemple, chaque année, la performance annuelle du CAC40 ne se joue que sur quelques mois voire quelques séances. Le reste du temps il ne se passe pas grand-chose. Donc vouloir à tout prix dégager de la performance lorsqu’il ne se passe rien revient un peu à être à contre tendance.

Pour reprendre l’exemple de cet article, une performance annuelle de 20% en bourse est plus qu’ honorable. Un tel rendement ne nécessite pourtant « qu’une » performance mensuelle de 1,6 %. Cela peut vous paraître peu! Pourtant, durant les mois difficiles, il vous sera peut être impossible d’obtenir ces 1,6 % de gains, parce que les marchés ne vous le permettront pas.

Il faut donc accepter cette facette des marchés boursiers, notamment le marché des actions, en intégrant en conséquence que les gains ne peuvent être réguliers. Si vous consultez l’évolution de votre portefeuille à longueur de journée en espérant une évolution rapide, vous ne pourrez pas vous détacher et tomberez dans le biais de l’objectif de performance à tout prix. Un investisseur qui procède à des arbitrages mensuels ne devrait pas consulter son portefeuille plus d’une ou deux fois par mois. Le reste du temps, il se fait du mal !

Si vous regardez le tableau des performances de la stratégie PEA rentier (ici) quelque chose devrait vous sauter aux yeux : vous devriez constater que les performances mensuelles ne sont pas régulières et quelques mois suffisent à générer la performance annuelle.

Pourquoi donc chercher à s’imposer des objectifs de gains réguliers ?

Suivre sa stratégie :

Les périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose sont peut être celles qui sont le plus difficile à traverser pour un investisseur, mais aussi les plus formatrices :

La meilleure solution pour ne pas être impacté dans les périodes « calmes », c’est à dire 80 % du temps, est de continuer à suivre sa stratégie. C’est un travail sur soi, c’est vrai. Mais quand les opportunités se présentent à nouveau et que les conditions redeviennent favorables, la satisfaction est encore plus grande : « j’ai tenu, j’ai été patient j’ai suivi mon plan, et ça a fini par payer au final». Ce genre de période est donc finalement bénéfique car elle permet à l’investisseur qui les traverse avec succès d’avoir une plus grande confiance en sa stratégie, et de continuer à l’appliquer.

Etre patient : 

Si vous suivez la stratégie du blog, vous avez certainement du vous rendre compte qu’il ne s’est pas passé grand-chose cette année 2020 sur votre portefeuille. On est pour l’instant loin d’avoir  gagné 20%  sur l’année!!  Même si sur les 5 dernières années…les 20% par an sont atteints en moyenne, idem sur le plus long terme, mais à la limite peu importe. En bourse la patience est reine, vous le savez!  Malheureusement nous sommes dans un monde qui évolue très vite, ce qui nous pousse plutôt à raisonner et penser court terme.

Année 2020 très particulière, c’est vrai, on ne peut pas nier que le marché joue avec nos nerfs. Mais vaut-il mieux un portefeuille qui stagne de manière temporaire, mais évolue sur le long terme à la hausse, ou un portefeuille qui bouge beaucoup mais qui évolue à la baisse sur le long terme…

Au final, rester focus sur sa stratégie en évitant les bruits parasites est le meilleur moyen de s’en sortir sur le long terme. Rien n’est facile, bien sûr, tout le monde aimerait voir progresser son portefeuille chaque mois de manière régulière, mais ça n’est pas possible sur le marché des actions !

Se fixer des objectifs de gains réguliers ne peut donc vous pousser qu’à sortir des rails de votre stratégie. Si vous avez confiance en votre stratégie et que vous êtes capable de la tenir, la performance viendra naturellement, sans la forcer.

 

Conclusion :

Les investisseurs en bourse qui se fixent des objectifs de gains réguliers (gagner 20% par an par exemple) se retrouvent souvent dans une impasse car les marchés boursiers n’évoluent pas de manière régulière et ne délivrent pas des opportunités tout au long de l’année.

L’accepter, c’est être capable de suivre une stratégie d’investissement en toutes circonstances, en étant patient. Au contraire, se focaliser sur une performance régulière, c’est s’exposer à de grosses frustrations lors des périodes de « disette », ou de baisse et être tenté de sortir de son plan.

L’investissement en bourse est déjà un challenge à relever. Le succès demande un gros travail sur soi et de la patience. Inutile donc de se rajouter des barrières en se fixant des objectifs inatteignables !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle du blog? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

 

 

 

Pourquoi investir en bourse sur le long terme avec une unité de temps mensuelle ?

Le portefeuille du blog auquel vous avez accès si vous êtes inscrit sur ce blog suit à la lettre la Stratégie Mensuelle, stratégie que j’ai mis en place il y a quelques années. Le principe de base est de n’intervenir QUE sur une unité de temps mensuelle. Pourquoi ce choix ? Quel est l’objectif de cette stratégie ? Peut-on réellement investir en bourse sur le long terme en utilisant une unité de temps mensuelle ?

 

Une unité Mensuelle pour ne s’intéresser qu’aux grandes tendances

Les grandes tendances sont visibles sur une unité de temps mensuelle. Elle se mettent en place quand toutes les unités de temps sont en phase, en tendance haussière (journalier, hebdomadaire, mensuel). Les grandes tendances peuvent durer longtemps (parfois plusieurs années). Travailler sur une unité de temps Mensuelle, c’est s’intéresser à ce genre de grands mouvements. Mais c’est également tirer un trait sur les hausses de quelques jours ! La patience peut être alors mise à rude épreuve, la frustration peut également venir se rajouter. Il faut absolument rester « focus » sur l’objectif long terme et être capable de prendre suffisamment de recul pour ne pas être tenté de sauter sur tous les petits mouvements. L’exercice est particulier et demande une certaine pratique !

 

Intervenir peu souvent

L’avantage de travailler sur une unité de temps Mensuelle est de n’intervenir que peu souvent. Moins de frais, du temps libre à ne pas passer devant les écrans…Mais encore faut-il s’y tenir et ne pas céder à la tentation de sortir des rails, et de prendre une position au feeling parce que l’on croit avoir décelé le démarrage du siècle sur un titre ! Il n’est pas évident au départ de se détacher des bruits quotidiens du marché, mais avec l’habitude, on s’y fait !

Avant d’investir sur une unité Mensuelle, j’intervenais en journalier. Tous les soirs, je passais 30 à 45 min à faire des analyses graphiques, à préparer des positions pour le lendemain ou les jours à venir. Quand je suis passé à l’unité Mensuelle, j’ai éprouvé comme une sensation de manque pendant quelque temps! Mais qui s’est très vite estompé quand j’ai comparé les résultats de mes années swing trader en daily  et en mode « Monthtrading ! ».

Avec le recul, je me rends compte que l’unité de temps Mensuelle est bien plus adaptée à mon rythme et qu’elle est beaucoup moins usante psychologiquement ! Car le but est de tenir sur le long terme, pas sur quelques mois et de jeter l’éponge.

Le piège pour beaucoup d’investisseurs est souvent de se dire : petite unité de temps = plus d’opportunités = plus de gains. Mais petite unité de temps est aussi synonyme de nombreux faux-signaux et de retournements soudains, qu’il faut apprendre à gérer avec un mental d’acier pour s’en sortir.

 

Prendre l’essentiel de la tendance :

Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi ne pas chercher à acheter au plus bas et revendre au plus haut ? Tout simplement parce que c’est impossible. S’acharner à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut, c’est forcément être tenté d’anticiper. Mais la tentation est grande ! c’est humain. On a toujours peur de louper le train et de le voir partir sans nous. Alors essayer d’anticiper, c’est être sûr de ne pas manquer le point de départ…en apparence. En pratique c’est très souvent accompagner la baisse avec une perte à l’arrivée.

Une hausse sur le long terme ne se produit jamais sans pause. Il y a régulièrement ce que l’on appelle des retracements, ou des paliers qui permettent à l’investisseur qui n’a pas réussi à capter le point 0 de prendre le train en cours de route !

Prendre « la viande » de la tendance c’est donc attendre une confirmation, quitte à rater le départ.

Même chose pour la sortie de position. Revendre au plus haut arrive très rarement. Ce n’est pas notre but. L’accepter, c’est s’éviter bien des déconvenues, comme par exemple vendre trop tôt, au premier retracement, ou trop tard parce que l’on s’est fixé des objectifs trop ambitieux.

Un exemple :

Investir en bourse sur le long terme : Ce graphe en unité de temps mensuel montre un exemple d'investissement long terme en utilisant la stratégie Mensuelle  PEA rentier et l'unité de temps mensuelle
prendre l’essentiel de la tendance

L’exemple ci-dessus illustre bien la philosophie de la stratégie. La zone entourée correspond à la période de prise de position sur cet actif en suivant la stratégie PEA rentier, en UT Mensuelle. Pas question donc de rentrer au plus bas, ni de sortir au plus haut…Pour information, la position a duré 17 mois.

 

Accepter d’être en dehors du marché de temps en temps 

La bourse est faite de cycles. Sur le très long terme, malgré les crises récurrentes, les indices sont en tendance haussière :

pourquoi il faut investir en bourse sur le long terme : ce graphe montre l'évolution haussière long terme de l'indice américain SP500.
Evolution de l’indice S&P500 depuis plus de 150 ans

Il arrive (et c’est normal) que les excès temporaires soient corrigés par des baisses (zones rouge sur le graphe ci-dessus). C’était le cas en 2000, en 2008… Nous avons assisté à des vrais marchés baissiers, qui ont duré environ 2 ans. Actuellement nous sommes toujours en marché haussier long terme, malgré la grosse correction du moins de mars dernier due au COVID. Allons nous rentrer dans un marché baissier ? Il est trop tôt pour le dire.

Marché baissier?

Un marché baissier ne se met jamais en place du jour au lendemain. Il faut plusieurs mois pour assister à un vrai retournement. Tout comme la baisse ne se fait pas en quelques jours.

Ci-dessous par exemple, un zoom sur la baisse de 2007-2008 :

Une marché baissier met plusieurs mois à se mettre en place
l’indice CAC40 lors de la crise de 2008

Sur ce graphe en Mensuel, on voit qu’il a fallu 21 mois au CAC 40 pour passer de 6050 points à 2400 points, avec des ressauts haussiers réguliers (paliers dans la baisse).

Durant cette période, les actions ont décroché. L’objectif de la stratégie Mensuelle étant de capter des tendances haussières de long terme, il n’y avait donc pas grand-chose à faire pendant ces 21 mois à part attendre en restant en dehors des marchés actions. Rester liquide était une possibilité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, être « cash » est une position. Ne vaut-il pas mieux rester « cash » plutôt que de perdre de l’argent ? Au cours des ces périodes de baisse, on peut tout de même trouver des classes d’actifs en tendance haussière (matières premières…). Ces périodes de baisse étant très chahutées (très volatiles), il faut rester très prudent sur les positions à l’achat.

 

Et en ce moment, que faire ?

Si vous êtes inscrits, vous savez que le portefeuille du blog est actuellement investi en dehors du marché actions, depuis quelques mois. Rien de dramatique, cela est arrivé à plusieurs reprises depuis les 25 années de recul : en 2000 et en 2008 comme dit plus haut, mais également en 2016, 2011 etc…durant plusieurs mois. Forcément, il serait tentant d’essayer de capter des rebonds courts terme ou des démarrages sur quelques actions volatiles. Il y en a eu quelques uns récemment mais…il faut savoir ce que l’on veut : Suivre ou pas la stratégie que l’on s’est fixée.

 

Accepter temporairement de voir l’herbe plus verte chez le voisin 

La stratégie Mensuelle PEA rentier n’est pas une recette miracle ! Loin de là. Le graal souvent recherché par les investisseurs à tort est la stratégie qui gagne par tous les temps ! Malheureusement il y a des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. Le portefeuille végète, tarde à repartir ? Que faire ? On regarde à droite, à gauche…pour voir si il n’y a pas mieux ailleurs et forcément, on trouve ! Puisqu’il y a toujours mieux ailleurs, temporairement. On est alors tenté de changer de stratégie, toujours à la quête de quelque chose qui marche tout le temps, chose qui n’existe pas. Et c’est souvent justement à ce moment là que tout repart…sans nous !

Respecter sa routine mensuelle c’est être fort dans ces moments ! Heureusement, on est moins tenté de dévier quand on doit agir seulement 10 min par mois, plutôt que 30 min par jour voire plus!

 

Respecter la routine mensuelle 

Si vous voulez suivre cette stratégie, 10 minutes par mois, pas plus :

Respecter une routine n’est pas forcément évident. Si il y a la moindre ambiguïté dans votre stratégie, vous serez tenté de dévier. La routine que j’applique est très simple, c’est voulu. Pas de faux signaux, je sais exactement ce que j’ai à faire. Le recul dans la pratique me permet d’être serein chaque mois, y compris durant les périodes de baisse.

10 minutes suffisent. Ce n’est donc pas la peine d’aller chercher plus loin, car tout effort supplémentaire est inutile ! Voire contre-productif.

 

Conclusion 

Régulièrement, de grandes tendances haussières se mettent en place en bourse sur certains secteurs, pendant que d’autres s’essoufflent. D’une part intervenir sur de grosses unités de temps nous permet de capturer une grande partie de ces longues tendances en évitant les allers-retours trop nombreux. D’autre part les faux signaux sont peu nombreux sur une grosse unité de temps .

Mais rien n’est facile ! La patience et la prise de recul par rapport aux bruits quotidiens des marchés ou toutes sortes d’influences extérieures sont des qualités requises pour tenir cette stratégie sur le long terme, aussi bien pendant les périodes de hausse que durant les périodes de baisse.

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent



S’améliorer en bourse en prenant en compte la loi de Pareto

Avez-vous déjà entendu parler de la loi de Pareto ? Ou encore du principe des 80-20 ?. Vous l’utilisez certainement dans votre vie tous les jours sans forcément vous en rendre compte. Quel rapport avec la bourse ?. Comment utiliser ce principe de Pareto pour s’améliorer en bourse ?. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

Le principe de la loi de Pareto 

Vilfredo Pareto est à l’origine de cette loi. Cet économiste Italien a mis en évidence à la fin du XIXe siècle à travers des études réalisées sur plusieurs pays que en moyenne 20 % de la populations détenait 80 % des richesses. Au XXe siècle, Joseph Juran, un ingénieur, développe le « principe de Pareto ». Il montre que 20 % des causes produisent souvent 80 % des résultats.

Ces principes, nous allons le voir s’appliquent à des faits présents dans notre vie de tous les jours ainsi qu’à des domaines biens spécifiques.

 

Quelques exemples

Saviez-vous que 80 % du temps vous portiez 20 % des vêtements rangés dans votre armoire ?. Que 80 % du trafic routier se fait sur 20 % des routes, ce qui laisse finalement pas mal de choix pour éviter les bouchons !

Dans le domaine des ventes, 20 % des clients ou des produits génèrent en moyenne 80 % des ventes, ou encore 80 % des appels que vous passez sont concentrés sur 20 % de votre répertoire de contacts. Un dernier exemple, dans le domaine du travail : une bonne gestion des priorités peut vous permettre d’accomplir 80 % du travail en 20 % du temps.

Vous l’aurez compris, l’objectif dans l’application de ce principe est de réussir au mieux avec le moins d’effort possible.

 

…et quelques contre exemples 

L’erreur à ne pas commettre est de se dire qu’avec seulement 20 % d’effort on pourrait systématiquement atteindre 80 % du rendement que l’on obtiendrait habituellement. Si vous ne répondez qu’à 2 mails sur 10 dans le cadre de votre travail , il est peu probable que votre efficacité soit au top !. Cela pourrait même avoir de graves conséquences. Même chose dans le domaine sportif, il est peu probable qu’un n’effectuant qu’un entrainement sur 5 vous ayez le même niveau que vos coéquipiers qui assistent à tous les entraînements si vous jouez au football par exemple.

 

Quel rapport avec la bourse ?

Figurez-vous que le principe de Pareto est aussi applicable en bourse!. Si vous vous amusez à noter toutes les transactions effectuées au cours d’une année par exemple sur votre compte en bourse, vous devriez vous rendre compte que :

– seulement 20 % des trades passés sont responsables de 80 % de votre performance

– 20 % des trades perdants sont responsables de 80 % de vos pertes

– 20 % des trades gagnants sont responsables de 80 % de vos gains.

 

Illustration avec la stratégie Mensuelle du blog 

La stratégie Mensuelle qui fait l’objet de ce blog n’échappe pas au principe de Pareto !

En guise d’illustration, vous trouverez ci-dessous la répartition des performances mensuelles du portefeuille du blog au fil des 24 années de recul :

Illustration de la loi de pareto à travers la stratégie PEA rentier. On voit qu'environ 20% de trades contribuent largement à la performance globale du portefeuille.
Graphe dispersion performance mensuelle de la stratégie PEA rentier

La performance de chaque mois a été ici répertoriée. On voit qu’une grande majorité des mois (80 % environ) est comprise dans le rectangle noir (de +10 % à -10%). Les 20 % restants, les mois les plus importants finalement, sont représentés par les points situés en dehors de ce rectangle. Ces mois-là ne doivent donc pas être manqués (surtout ceux qui sont au dessus du rectangle!) sous peine de passer à coté d’une partie de la performance. Quelle que soit la stratégie utilisée, vous devriez avoir une distribution de ce type. Une grande majorité de positions qui se neutralisent, et quelques positions qui constituent la performance du portefeuille, ou la contre performance s’il y a trop de points en zone basse.

 

Comment prendre en compte ce principe de Pareto pour s’améliorer en bourse ?

En étant plus sélectif :

Tout simplement en faisant le tri dans les choix conditionnant vos prises de positions. Ne pas sauter sur tout ce qui bouge, afin d’éliminer les trades inutiles, les trades de l’ennui …etc. Si vous êtes consciencieux et rigoureux dans votre approche, en vous consacrant aux opportunités qui sont le plus en adéquation avec votre stratégie, vous obtiendrez moins de déchets. Vous pourrez ainsi atteindre ce ratio de 80-20 en vous limitant par exemple à 20 trades sur l’année plutôt que 50.

En étant persévérant :

Si on part du principe que 80 % de vos trades n’apportent pas grand-chose en terme de performance. Cela veut dire que 80 % du temps il ne va pas se passer grand-chose sur votre compte en bourse. Votre portefeuille comporte un grand nombre de petits gains, compensés par des petites pertes.

Si vous êtes conscient de cela, vous serez suffisamment patients et attentifs pour profiter des 20 % de trades à ne pas louper, afin de générer votre performance annuelle.

Vous  touchez ici du doigt la difficulté du trading sur des unités de temps courtes (daytrading par exemple). Plus de trades, plus de déchet aussi, forcément. C’est donc un mental soumis à rude épreuve dans le cas de longues séries de trades neutres ou perdants.

 

Conclusion 

La loi de Pareto ou principe des 80-20 peut être appliquée dans la vie de tous les jours. Elle se vérifie par exemple dans le cadre du travail, mais également dans le domaine de l’investissement en bourse. Si vous en êtes conscients, et que vous vous attachez à faire un suivi de vos positions vous comprendrez pourquoi votre portefeuille performe ou sous-performe. De fait, vous éliminerez les comportements parasites voire destructeurs en vous recentrant sur l’essentiel.

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent