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Gagner en bourse est impossible

 

Vous avez certainement entendu dire que 80 ou 90 % des investisseurs en bourse perdent leur argent . De là à dire que gagner de l’argent en bourse est impossible, il n’y a qu’un pas ! C’est pourtant la réalité si l’on agit à l’instinct. Il est très difficile pour le commun des mortels de gagner en bourse sans un travail sur soi. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

Nous sommes conditionnés pour perdre en bourse

Le simple fait de dire que 80 à 90 % des investisseurs en bourse perdent de l’argent permet de planter le décor. Mine de rien, ce chiffre a sa petite incidence. « ok, je perds mon argent en bourse, mais finalement, c’est normal, plein de gens sont dans mon cas ». Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de gagner de l’argent en bourse ? Bien sûr que non. Mais pour y arriver, il faut être prêt à se remettre en question pour justement ne pas faire partie des 80 ou 90 %. Peu importe la stratégie finalement…ou presque. Au final c’est ce qui se passe dans notre tête au moment de cliquer sur « passer l’ordre d’achat ou de vente » qui change la donne du tout au tout.

Soit votre état d’esprit est positif quelles que soient les conditions de marché, vous avez confiance en votre stratégie et tout se passe bien. Soit le doute s’installe, la confiance s’étiole et la spirale infernale s’enclenche !

Nous allons donc voir dans les paragraphes suivants pourquoi l’être humain n’est pas naturellement conditionné pour gagner en bourse. 

Notre avidité et notre perception du temps nous jouent des tours

Avidité :

Vous l’avez certainement remarqué en ce moment, il ne se passe pas grand-chose sur les marchés. Nous sommes en septembre, octobre approche, la fameuse saison des krachs fait couler beaucoup d’encre, mais les marchés font une pause. Quelle sera la durée de la pause ? Vont ils repartir à la hausse ou à la baisse ? Nous n’en savons rien même si chacun y va de son pronostic. Pendant ce temps, le portefeuille végète, ce qui est tout à fait normal. Et pourtant, quand le sentiment d’avidité pointe le bout de son nez et nous pousse à considérer la bourse comme un casino, il peut être compliqué de résister à la tentation de voir des opportunités partout ! Si les marchés ont décidé de faire une pause, il vaut mieux ne faut pas insister et attendre, au risque de s’épuiser à rechercher la perle rare.

Perception du temps :

Se fixer des objectifs, nous en avons parlé dans un autre article (ici), n’est pas forcément bon en bourse. Quand on vise le long terme, il faut faire abstraction du court terme. Par exemple, un portefeuille qui progresse de 20 % sur une année peut très bien avoir des passages à vide. Regardez l’exemple ci-dessous :

évolution d'un portefeuille

Pourtant, quand on enchaîne les mois dans le rouge, il est normal de se poser des questions. Sans compter que les mois en rouge ont certainement comporté des journées volatiles pour lesquelles le rouge était encore plus prononcé !

Difficile dans ce cas de nous projeter sur du très long terme en se détachant du très court terme ! Notre attention est focalisée sur le court terme. Et pourtant, il faut faire l’inverse. C’est une des clés de la réussite en bourse.

Il est impossible de se couper de notre environnement

Cela fait écho avec le paragraphe précédent et l’article du mois dernier. Que l’on soit dans le vert ou dans le rouge, il est difficile de se couper des infos, de notre entourage et de ne pas être influencé ! Sachant que nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus (Jim Rohn).

Un investisseur qui se trouve dans le rouge aura tendance à couper ses positions à tout va s’il entend des infos alarmistes. Au contraire, un investisseur qui voit son portefeuille bien vert aura tendance à surcharger parfois dangereusement ses positions si les news sont optimistes.

Qu’en est -il de la stratégie ? Elle est passé aux oubliettes, je vous le confirme…

Espérer gagner en bourse en ne fiant qu’aux infos est totalement illusoire vous l’aurez compris et pourtant, c’est une pratique très courante !

Mais c’est humain. Nous avons besoin d’infos, de conseils…pour avancer, surtout dans les moments difficiles.

Nous avons tendance à surestimer nos capacités à gérer nos émotions

C’est peut être le point le plus important. Nous en avons parlé à maintes reprises. Notre capacité à gérer les émotions a une influence directe sur l’évolution de notre portefeuille. Dans l’exemple cité un peu plus haut, les 20 % peuvent vite se transformer en -10 % sous le simple fait des émotions. Une position renforcée à la baisse, ou des gains coupés trop rapidement et la performance passe dans le rouge. La différence entre 2 portefeuilles appliquant la même stratégie ne tient donc pas à la performance de la stratégie, mais à la manière de l’appliquer. Quelqu’un qui ne supporte pas de voir son portefeuille baisser de 10 ou 15 % de manière temporaire au cours d’un mois ne devrait pas investir sur des valeurs volatiles sous peine de passer des nuits blanches !. Mais qui dit valeurs volatiles, dit appât du gain et surtout espoir de gros gains.

Qui n’a pas rêvé de devenir millionnaire en quelques mois en voyant certaines actions faire un x 5 ou x 10 ? un gain de x 5 ou x10 est supportable, une baisse de 50 % l’est beaucoup moins !

Une fois de plus l’attirance pour les titres volatiles et les extrapolations de gains qu’ils suscitent est monnaie courante. Pourtant il n’est pas nécessaire de viser des actifs hyper volatiles pour s’en sortir honorablement en bourse et ne pas faire partie des 80 %. croire que gagner en bourse est impossible sans viser des titres explosifs est une erreur.

Conclusion

Gagner en bourse est-il impossible ? Non ! Puisqu’une minorité y parvient, et j’espère que vous faites partie de cette minorité. Mais, nous l’avons vu, notre éducation, notre entourage et notre câblage d’être humain font que la tâche nous est rendue ardue. Il est difficile de s’en sortir naturellement, sans aucun travail à moins d’être investisseur né. La stratégie est importante bien sûr, mais pas suffisante. Si elle n’est pas viable, impossible de s’en sortir, c’est mathématique. Mais le résultat final (portefeuille vert ou rouge ) est très largement influencé par notre mental, discipline et aversion au risque. Le marché n’est pas le pire ennemi de l’investisseur, c’est l’investisseur lui même qui provoque dans 80 % des cas sa perte (un exemple ici) !

Avant de vous lancer, vous devez donc bien donc d’abord bien intégrer votre aversion au risque. Rien ne sert de rechercher la performance à tout prix si vous n’êtes pas capables de survivre aux mois rouges qui font partie du jeu.

Vous l’avez compris, tout cela sous entend un travail sur soi, l’idée n’étant pas de se torturer l’esprit ou d’aller à contre nature.

Mais le jeu en vaut la chandelle !

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A bientôt

Laurent

Comment les news vous font-elles perdre de l’argent en bourse

 

Nous sommes tous les jours inondés d’informations, sans forcément le demander ou le vouloir. Dans le jargon boursier on appelle cela les news. Si vous allumez par exemple votre radio en voiture sur le trajet domicile travail, vous entendrez au moins une fois sur le trajet une session informations. Ces informations ne sont pas anodines et peuvent avoir un effet sur nos actes surtout lorsque l’ on est investisseur en bourse. 

Nous allons parler dans cet article de l’impact des news sur votre trading et comment elles vous  font perdre de l’argent en bourse.

Bonne lecture !

Les news sont incontournables, mais pourquoi vous font elles perdre de l’argent en bourse?

Nous vivons dans un monde ultra connecté. Difficile d’échapper aux infos, aux news, vraies ou pas. L’émergence des réseaux sociaux ne fait que dupliquer ce phénomène. Si l’on se limite aux informations en lien avec le monde de la bourse, il en est de même. Nous ne pouvons ignorer les dernières infos qui concernent par exemple les titres détenus dans notre portefeuille ! C’est tout à fait normal.

L’inquiétude aidant, il n’est pas rare que les investisseurs cherchant à se rassurer soient abonnés à des chaînes d’infos dédiées à la bourse, des forums, groupes de réseaux sociaux…etc. Tout cela est bien évidemment humain. Mais comment prendre des décisions cohérentes lorsque l’on est inondé d’infos plus contradictoires les unes des autres, surtout dans le monde de la bourse ! 

La psychologie des foules :

Le « problème » dans l’histoire, si l’on s’en tient au monde de la bourse, n’est pas de savoir si l’information divulguée est vraie ou pas (rumeur ? ). La vraie question est de savoir comment les gens, investisseurs en bourse dans notre cas vont réagir ! Nous sommes en ce moment en pleine période de résultats semestriels des sociétés. Je suis persuadé qu’un grand nombre d’entre vous se pose les questions suivantes :

Les résultats vont-ils être bons ? Mauvais ? L’action va-t-elle partir à la hausse ? Est-ce que je ne devrais pas vendre ? Ou acheter ?

On ne peut prévoir l’effet des news sur les cours de la bourse :

De la même manière qu’il est impossible de prévoir l’avenir des cours de la bourse, il est également impossible de savoir quel sera l’effet de la news en question sur le cours d’une action ou d’un indice. Certains résultats pourtant bons seront mal perçus et sanctionnés par les investisseurs car moins bons que prévus. Des mauvais résultats seront parfois bien accueillis car on s’attendait à pire !

Je parlais tout à l’heure des réseaux sociaux. Ces réseaux sont de plus en plus utilisés pour déclencher des mouvements de foule à court terme. Par exemple : déclarations récentes d’Elon Musk qui font yoyoter le cours des cryptomonnaies déjà très volatiles par nature ! 

L’effet des news sur l’évolution des cours et de votre compte en bourse

 

Un exemple pour illustrer mes propos :

Ce graphe montre comment les news vous font perdre de l'argent en bourse

Ci-dessus sont représentés l’évolution des 4 titres présents dans le portefeuille du blog au fil d’un mois ainsi que l’évolution du portefeuille.

Comme vous pouvez le constater, il s’est passé quelque chose le douzième jour. En effet, une news est tombée aux infos nationales (reprise de l’épidémie). Elle a directement impacté le moral des investisseurs qui ont paniqué durant quelques jours en se débarrassant de leurs titres.

Deux cas de figure :

– Soit l’info en question vous impacte et vous faites partie du lot : vous vendez même si votre stratégie vous dit de conserver.

– Soit vous faites confiance à votre stratégie et vous conservez.

Que valait-il mieux faire dans ce cas ?

L’investisseur qui a paniqué et coupé ses positions au pire moment finit son mois à -10 % alors que celui qui a conservé ses titres clôture à +10 %.

Les news sont des bruits de marché

Quand on investit sur une grosse unité de temps, on a un gros avantage :

On peut considérer toutes ces news comme des bruits de marché et ne pas en tenir compte dans les prises de décision. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’effet de ces infos, vraies ou pas n’est ressentie que sur des unités de temps journalières voire plus petites encore.

La stratégie du blog étant calée sur une unité de temps Mensuelle, on se moque donc de tout ce qui se passe en intraday. Au cours d’un mois il se passe plein de choses, bonnes ou moins bonnes. Inutile de surréagir et de suivre votre portefeuille à la culotte. C’est la meilleure façon de faire des bêtises !

Ceci étant, les daytraders swingtraders en journalier et scalpeurs ont eux par contre tout intérêt à considérer les news comme des éléments importants dans leur trading. Par exemple en évitant de rentrer en position une veille de résultats …etc. Plus l’unité de temps utilisée est courte et plus l’effet des news est prépondérant.

Comment échapper aux bruits de marchés ?

Déconnectez-vous :

Si vous suivez la stratégie du blog, qui n’a pas que des avantages comme toutes les stratégies, vous pouvez, voire vous ne devez pas prêter attention à tous ces bruits de marchés. Énorme avantage non ?

Déconnectez-vous, ou bien écoutez d’une oreille distraite en laissant glisser, sans agir.

Trop d’information tue l’information, surtout quand on n’intervient que quelques minutes par mois en bourse !

Suivez votre stratégie et arrêtez de perdre de l’argent en bourse en suivant les news :

Que vous suiviez la stratégie du blog ou pas, c’est la clé de la sérénité. Suivez votre stratégie et n’opérez que quand c’est le bon moment. En d’autres termes, ne vous laissez pas influencer par tout ce que vous entendez autour de vous, ou par tout ce que vous lisez dans les journaux. A moins bien sûr que votre stratégie ne soit basée que sur tout ce qui est dit dans les forums boursiers, ou sur les conseils entendus sur des chaînes dédiées à la bourse. Dans ce cas…bon courage !

Contrôlez vos émotions :

Ce point est étroitement lié avec les deux précédents. Les news génèrent des émotions qui peuvent parfois déclencher des actions irrationnelles (vente panique par exemple). Pire encore, ces actions déclenchées peuvent elles-même déclencher à leur tour d’autres émotions ! « Mais pourquoi j’ai vendu …quel imb… »! Colère frustration…etc. Tout le monde y a été un jour confronté.

Rester zen donc, en toute circonstance afin d’agir la tête froide et de façon raisonnée.

Conclusion

Les news sont omniprésentes mais elles ont tendance à vous perdre de l’argent en bourse. Réseaux sociaux, télévision, personne ne peut échapper aux news, qu’elles concernent le monde de la bourse ou d’autres thématiques. Quand elles sont en lien avec le monde de la bourse, ces informations ont un impact direct sur le comportement des investisseurs avec parfois des effets boule de neige.

Mais l’effet des news, nous l’avons constaté, sont généralement court terme. Ils ne doivent donc pas impacter les prises de décisions des investisseurs intervenant sur de grosses unités de temps, comme le mensuel. Ces éléments extérieurs doivent dans ce cas être considérés comme des « bruits de marché ».

l’investisseur doit donc s’employer à ne pas se laisser entraîner par le chant des sirènes afin de ne pas sortir de sa stratégie. Rien de facile ! Et pourtant c’est indispensable, à la fois pour la bonne santé de votre portefeuille et de vos émotions !

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A bientôt

Laurent

PEA rente et succession

Si vous avez ouvert un PEA, récemment ou pas,  vous vous poserez certainement un jour la question de la sortie ! Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Sortie du PEA en capital ou en rente ? Comment se gère la succession pour un PEA ? Autant de questions qu’il vaut mieux se poser en temps voulu.

Nous allons essayer de voir cela dans cet article.

Bonne lecture.

 

Comment sortir d’un PEA ?

La loi Pacte du 22 mai 2019 a modifié les règles de sortie d’un PEA.

Avant 5 ans :

Tout retrait avant 5 ans se voit ponctionné au titre du PFU (prélèvement forfaitaire unique) au taux global de 30 %(IR+PS). Il ne s’agit bien sûr que d’un prélèvement sur les plus values réalisées. Le retrait avant 5 ans entraîne la clôture du PEA. Il existe toutefois des dérogations à la clôture dans certains cas particuliers (création d’entreprise, licenciement, retraite anticipée, invalidité…).

Après 5 ans :

Pas de clôture dans ce cas. La fiscalité est plus avantageuse puisque le gain net est exonéré d’impôts. Il est toutefois toujours soumis aux prélèvements sociaux. Des prélèvements partiels sont possibles ainsi que de nouveaux versements, chose qui n’était pas possible auparavant.

 

La sortie en capital :

Il s’agit d’un retrait total de la somme capitalisée sur le PEA. Dans ce cas, la fiscalité s’applique sur les plus values réalisées en fonction de l’ancienneté du PEA, comme évoqué ci-dessus. Les calculs des prélèvements sociaux peuvent vite devenir compliqués car les taux des prélèvements sociaux ont évolué au fil du temps. Pour un PEA ancien, les gains réalisés chaque année sont ponctionnés du taux en vigueur cette année là.

 

La sortie en rente :

Le cas du PEA assurance :

Une sortie en rente viagère n’est possible que sur un « PEA assurance ». Le « PEA assurance » contracté chez un assureur a les mêmes avantages fiscaux qu’un PEA classique mais il est investi à 100% sur des Unités de Compte, un peu comme un contrat d’ assurance vie. Pour votre information, il est possible de transférer un « PEA classique » vers un « PEA assurance » sans remise en cause de l’antériorité fiscale, mais il n’est pas possible de détenir les deux à la fois. Le PEA assurance en plus d’une exonération d’ISF dispose d’une vraie possibilité de sortie en rente viagère. Mais il ne présente pas que des avantages : les supports d’investissements ne sont plus des actions mais des unités de compte, avec beaucoup moins de choix.

PEA classique :

Avec un « PEA classique », il est tout à fait possible de se créer son propre système de rente même si le support ne le prévoit pas. Il suffit tout simplement de retirer régulièrement une somme d’argent. L’avantage dans ce cas est de pouvoir moduler cette somme au gré des besoins ce qui rajoute une certaine souplesse.

Dans ce cas, vous pouvez retirer chaque mois une petite somme, tout en laissant travailler le reste de votre capital grâce à l’effet des intérêts composés.

Vous pouvez donc si tel est votre choix profiter pleinement de votre capital en vous faisant plaisir, sans vous soucier de la succession.

Si votre objectif est de préserver votre capital afin de le transmettre, vous pouvez par exemple choisir de ne consommer que les intérêts générés chaque année.

Si vous êtes inscrit sur ce blog, vous avez reçu un outil qui vous permet de faire vos propres simulations de sortie en rente à partir d’un « PEA classique » en envisageant plusieurs scénarios.

 

Quelles sont les modalités de succession pour un PEA ?

 

PEA rente et succession

 

 

Suivant le type de PEA choisi (classique ou assurance), les modalités de succession sont différentes.

PEA assurance :

Lors du décès du titulaire, le cadre fiscal PEA est clôturé mais le contrat de capitalisation subsiste. Il conserve son antériorité fiscale et il est transmis aux bénéficiaires en étant soumis aux droits de succession. A la différence d’un PEA classique, un PEA assurance peut faire l’objet d’une transmission via donation de votre vivant. D’un point de vue successoral, il n’y a pas plus d’avantages pour un PEA assurance qu’un PEA classique (droits de succession).

PEA classique :

Un PEA classique ne peut être transmis, mais les titres qui le composent peuvent être transmis aux héritiers via un compte titre.
Lors du décès du titulaire, le PEA est clôturé et les titres sont transférés dans un compte titre. Ils intègrent la succession sans avantage fiscal particulier. Chose importante toutefois, la clôture du PEA suite au décès du titulaire n’entraîne aucun impôt. C’est donc la valeur du PEA moins les prélèvements sociaux qui est intégrée à la succession et soumise aux droits de succession.

Il est important pour les héritiers de se signaler rapidement suite au décès du détenteur du PEA auprès de l’organisme détenteur. Ce signalement fixe la date à prendre en compte pour le calcul des prélèvements sociaux et des droits de succession.
Charge ensuite aux héritiers de choisir entre la vente des titres ou la conservation de ces derniers sur le compte titre.
L’organisme détenteur a de son coté des obligations en terme de délai (clôture du PEA sans tarder, vente des titres le cas échéant…). S’il ne respecte pas ses obligations,   il devra payer des pénalités.

Conclusion

Quand on investit en bourse, il est important d’avoir un plan. Avoir une stratégie vous permet de capitaliser sur le long terme  en restant zen.

« L’après PEA », période au cours de laquelle vous souhaitez profiter de vos gains est également une période qui se réfléchit et se prépare à l’avance. Nous avons vu qu’il existait plusieurs possibilités de sortie du PEA : Sortie en rente ou capital. Il est aussi envisageable de transférer un PEA classique vers un PEA assurance pour un fonctionnement en mode gestion pilotée.
A vous maintenant de peser le pour et le contre, d’envisager les différents scénarios en fonction de votre situation personnelle afin d’envisager l’avenir sereinement !

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Laurent

Gagner en bourse sans prévoir l’avenir

 

Les investisseurs en bourse croient parfois qu’il faut être capable de prévoir l’avenir pour gagner en bourse. Est-il possible de gagner en bourse sans prévoir l’avenir ?

Les investisseurs au nez creux ont-ils forcément de meilleurs résultats que le commun des investisseurs ? Nous allons essayer de répondre à ces questions à travers cet article.

Bonne lecture !

Prévoir l’avenir, le rêve de tout investisseur

gagner en bourse en prévoyant le futur?

Un paradoxe

 Tout investisseur a forcément essayé au cours de son parcours de prévoir avec précision l’évolution des cours de la bourse voire la date du prochain krach boursier alors que c’est mission impossible ! C’est un des grands paradoxes lié à l’investissement boursier. Nous avons besoin de nous projeter, c’est humain, c’est une des raisons pour lesquelles investir en bourse est un exercice aussi difficile. Plutôt que d’essayer de prévoir, afin d’ aborder la bourse plus sereinement, on peut se fier à quelques concepts statistiques.

Si vous faites l’expérience suivante, qui consiste à demander à 100 inconnus de vous dire si le CAC40 finira la journée en vert ou en rouge, vous aurez à peu près du 50-50. 50 % vous diront vert et 50 % vous diront rouge.

Une chance sur deux de se tromper ou d’avoir raison donc en moyenne. Est-ce suffisant pour gagner en bourse ?

Oui et non. Mais c’est un bon point de départ. Nous y reviendrons un peu plus loin. En tout cas, pas besoin d’avoir raison tout le temps pour gagner en bourse. Il faut avoir raison au bon moment.

La difficulté des prévisions

Qui aurait parié sur une hausse des indices à partir de avril 2020 suite à la dégringolade de février-mars 2020 ? Nous sommes en plein confinement, l’économie est à l’arrêt. Partant de là, comment imaginer une hausse des indices boursiers ? On aurait pu penser en toute logique que les premiers mois de 2020 annonçaient une année boursière catastrophique. Au final, c’est l’inverse qui s’est produit.

Une question d’ego

C’est justement le fait d’avoir potentiellement raison qui pousse nombre d’investisseurs à prévoir. L’être humain a son ego. Quoi de plus gratifiant que de se dire que l’on a raison ?

« tu vois, je te l’avais dit ! ». Une phrase que vous lirez souvent si vous fréquentez les forums boursiers. Sauf que les mêmes personnes ne disent rien quand elles se trompent. Chercher à avoir raison quand on investit en bourse est tout sauf une bonne idée.

Essayer de prévoir l’avenir en bourse, est-ce rentable ?

Pas forcément !. Avoir la capacité de prévoir les cours futurs de la bourse peut aider à s’en sortir mais ça n’est pas suffisant !

Imaginons que vous ayez le nez creux et que vous ayez raison dans vos prévisions 8 fois sur 10. Bravo, bon score !. Cela va-t-il suffire à faire progresser votre compte en bourse ? Pas sûr.

Si vous gagnez 1 lorsque vous avez raison et que vous perdez 5 lorsque vous avez tort, votre bilan est négatif. Rappelez-vous, l’importance du ratio gain perte… vous trouverez plus de détails ici. En résumé, un bon taux de réussite ou de bonnes prévisions avérées n’est pas suffisant pour faire prospérer un portefeuille boursier.

Prévoir les krachs boursiers :

On pourrait se dire qu’à défaut de prévoir les hausses, prévoir les grosses baisses de marché est forcément rentable pour un portefeuille. Pas forcément ! Une fois de plus, le marché est tellement imprévisible qu’il est impossible de prévoir la date du prochain krach boursier ou du prochain marché baissier.

Rappelez-vous de la citation de Peter Lynch :

« Plus d’argent a été perdu en bourse en essayant d’éviter les corrections, que pendant les corrections elles-mêmes »

Cela peut paraître bizarre et pourtant…Quoi de plus naturel que d’essayer à tout prix d’éviter des baisses de 20 ou 30 % voire plus sur les marchés. La raison ? Tout simplement parce qu’elles génèrent des émotions négatives (peur, panique…), des sentiments désagréables (échec…).

Le « problème » est que globalement, les marchés sont efficients. Les indices évoluent à la hausse depuis des décennies. Bien sûr, de temps en temps, les excès haussiers sont régulés par des corrections ou des phases de baisses plus durables. Mais statistiquement, ces périodes ne représentent que 10 à 15 % du temps.

S’acharner à vouloir prévoir et anticiper les baisses c’est donc anticiper, avoir les statistiques contre soi et risquer d’avoir raison bien moins qu’une fois sur 2 !

Pour faire écho avec ce qui a été dit précédemment, n’avoir raison que 20 % du temps peut tout de même suffire à générer des gains, à condition que ces gains soient importants. Mais cela demande de grandes capacités mentales ! Qui peut supporter d’avoir tort 8 fois sur 10 sur le long terme ? Pas grand monde… Attention donc si vous jouez la baisse.

Comment gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir ?

En mettant les statistiques de son coté :

Qu’est-ce que cela signifie ?

Si votre stratégie est basée sur le suivi de tendance haussière et que vous décidez de passer à l’achat sur certains titres, vos chances de gains seront forcément plus importantes si ces derniers évoluent à la hausse! Lapalissade me direz-vous et pourtant…Une fois de plus, l’ego aidant…détecter parmi les titres massacrés la future pépite est pourtant un sport favori de grand nombre d’investisseurs. « le titre a coté 300 euros il y a 15 ans, il cote 0,2 euros, s’il remonte, je vais me remplir les poches, donc j’achète… »

Cette stratégie peut fonctionner si vous êtes un expert dans la détection des actions sous-cotées, mais pas si vous pratiquez le suivi de tendance. Gare à l’espoir et à la déroute liée à l’anticipation .

Quelle que soit la stratégie utilisée, il faut attendre le moment opportun pour agir.

Pour finir sur un autre exemple : Imaginons que vous souhaitiez traverser une rivière à pied pour aller chercher une récompense de l’autre coté, sans savoir nager. La récompense est deux fois plus importante en hiver quand la rivière est très haute, mais c’est très dangereux. Cela vaut-il le coup de prendre un tel risque ? Ou vaut-il mieux attendre les basses eaux…je vous laisse méditer.

Statistiques et gestion du risque sont des outils pour les investisseurs. N’hésitez pas à vous en servir!

En étant déconnecté des éléments extérieurs :

Les éléments extérieurs tels que infos, forums sont souvent responsables de déconvenues. Si vous pensez avoir fait les bons choix, cohérents avec votre façon d’investir, pourquoi se laisser influencer par un post, ou une info entendue le jour-même à la radio ? Pas si simple c’est vrai. On est tous influençables, notamment dans les périodes de doutes. Mais il faut se raisonner.

En suivant sa stratégie :

Finalement les deux éléments cités précédemment reviennent à dire qu’il faut être en phase avec sa stratégie. On en revient toujours au même constat !

En résumé : 

« Je fais du suivi de tendance haussière donc j’achète des titres en hausse pour mettre les statistiques de mon coté et je ne me laisse pas influencer par les informations parasites qui pourraient me faire sortir de ma stratégie et acheter des tuyaux percés ».

La stratégie du blog pea-rentier permet-elle de prévoir les cours futurs de la bourse ? 

Non. La stratégie est basée sur un concept particulier de suivi de tendance, tout simplement. Elle ne permet pas d’éviter les mois à performance négative mais permet de dégager globalement un ratio gain-pertes favorable sur le long terme, depuis plusieurs années.

Conclusion

Nous l’avons vu, la tentation de prévoir les cours de la bourse est un biais commun à beaucoup d’investisseurs, pour ne pas dire tous. L’ego, la peur de l’inconnu peuvent nous pousser à essayer de deviner l’évolution future des cours ou pire, nous inciter à baser notre stratégie sur des prévisions, en prenant en compte de nombreux éléments extérieurs.

Gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir est toutefois faisable.

L’analyse du sentiment de marché nous aide à mettre les statistiques et la gestion du risque de notre coté en nous évitant d’être à contre courant.

Finalement, le meilleur moyen d’être détaché est de rester focus sur notre stratégie d’investissement, basée idéalement sur un objectif long terme.

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Laurent

Vous perdez de l’argent en bourse?

Pourquoi perdez-vous de l’argent en bourse? C’est une question fondamentale que chaque investisseur doit se poser un jour ou l’autre ! 

En bourse, il y a des hauts et des bas. Dans les mauvaises périodes, il faut savoir rebondir et se poser les bonnes questions pour ne pas s’enfoncer encore plus. Tout le monde connaît ces périodes tout simplement parce que le marché est changeant. Ceux qui s’en sortent arrivent à répondre à cette question et à rebondir. Malheureusement ça n’est pas toujours le cas.

L’idée de cet article est de vous donner quelques clés à travers quelques exemples.

Bonne lecture !

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’êtes pas patient

La bourse est une histoire de patience ! Une qualité qui n’est pas forcément innée chez le commun des mortels. Le problème en bourse, est que la majorité du temps, il ne se passe pas grand-chose. Et quand il ne se passe pas grand-chose, il vaut mieux ne rien faire, plutôt que de faire des bêtises. Quand il y a des occasions il faut savoir en profiter, mais quand il n’y en a pas… il ne faut rien faire.

Qui n’a pas eu envie d’investir 100 % de son portefeuille plutôt que de le laisser liquide y compris dans les pires situations ? On aimerait tous voir évoluer notre portefeuille à la hausse, de manière régulière, mais ça n’est juste pas possible. Le marché est ainsi fait. Il est généreux de temps en temps, mais pas tout le temps.

Un exemple concret de ce biais illustré sur un graphe :

graphe3

Sur un titre en range, votre stratégie est d’acheter les supports et de vendre les résistances. Pourquoi chercher à acheter ou vendre en cours de route (au niveau des flèches bleues) ? Rassurez-vous on l’a tous fait. Réponse : par manque de patience !

Si vous arrivez à suivre la stratégie du blog, c’est que vous êtes patients ! Peu d’ordres passés, très peu d’action…Et pourtant, le portefeuille évolue tranquillement, dans la bonne direction. 

Je ne suis pas de nature très patiente mais j’ai vite compris à mes dépends qu’en bourse il valait mieux l’être ! Paradoxalement, c’est finalement la stratégie évoquée sur ce blog (suivi de tendance sur une UT Mensuelle) qui me correspond le mieux. Un travail sur soi est nécessaire, mais au final…ça paie.

Vous passez trop de temps à consulter votre portefeuille

Il vous est certainement arrivé d’investir sur un titre par exemple en unité de temps hebdomadaire et de sortir en cours de route parce que vous avez constaté en intraday que le cours ne partait pas dans la direction voulue !

Le graphe ci-dessous illustre cet exemple :

Après une belle cassure à la hausse en hebdo, vous avez acheté le titre au niveau de la flèche bleue.

L e graphe en UT Hebdo :

Étonnamment, il a choisi de partir vers le sud durant quelques jours. Pour ne pas perdre une miette de son évolution, vous consultez votre portefeuille plusieurs fois par jour. Mais la situation semble s’aggraver ! Et vous vendez…

Le graphe en jour (achat au niveau de la flèche bleue):

graphe1

Pourtant votre stratégie initiale est : j’achète sur cassure hebdomadaire et je ne vends que si le titre repasse sous la ligne bleue ( graphe en UT hebdo).

La suite, vous la connaissez, c’est une vente à perte alors que le le titre a continué son évolution hebdomadaire à la hausse, sans vous.

La morale de l’histoire : Quand on achète un titre parce qu’il satisfait certaines conditions (pattern, cassure, tendance…) sur une unité de temps donnée , il est très souvent contre productif de le revendre sur un signal provenant d’une autre unité de temps.

Sur l’exemple précédent, une consultation du portefeuille à raison d’une fois par semaine, hors marché, le we de préférence est suffisante. Le reste du temps, vous générez des émotions qui ont tendance à vous pousser à sortir des « rails » de votre stratégie.

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’utilisez pas la bonne unité de temps 

Parlons en justement, de l’unité de temps. Utilisez-vous la bonne unité de temps dans votre stratégie ? Une unité de temps adaptée à votre mode de fonctionnement, à votre rythme ?

Nous avons tous des contraintes liées à nos activités quotidiennes, à notre environnement. Si votre activité d’investissement en bourse provoque trop d’interférences avec votre environnement familial, professionnel ou autre, ou vous empêche de faire des choses importantes pour vous, c’est que vous faites fausse route. A moins d’être né pour être investisseur en bourse et d’en faire votre métier (peu d’élus), ou d’avoir énormément de temps libre, le temps passé à mettre en œuvre votre stratégie d’investissement ne doit pas empiéter sur le reste.

Si vous avez beaucoup de temps, passer vos journées à faire du daytrading ou du scalping n’est pas forcément la meilleure des occupations. Vous le savez, les gagnants dans ce type d’activité sont peu nombreux car elle est très exigeante.

Inversement, si vous investissez sur une grosse unité de temps mais que vous n’êtes pas capables de tenir une position plus de quelques jours, vous risquez de souffrir.

Il n’existe pas d’unité de temps magique qui permette de gagner systématiquement et inversement.

Ceci étant, il est clair qu’il y a beaucoup plus de concurrence sur les petites unités de temps ! (algos, traders pros…) ce qui explique qu’il est plus difficile de s’en sortir en pratiquant le daytrading. Donc plus de signaux ne veut pas forcément dire plus de gains à la sortie.

A vous de bien réfléchir à tout cela. Il est important de prendre du temps pour répondre à ces questions :

Quel temps ai-je à consacrer à mes investissements ?. Le temps passé à gérer mes investissements est-il rentabilisé ?

Les réponses à ces 2 questions devraient suffire à vous indiquer si vous perdez votre temps ou pas dans votre manière d’investir en bourse.

Vous utilisez une stratégie qui ne vous correspond pas

C’est souvent le cas. Il ne suffit pas de faire une formation qui promet des miracles à la sortie, ou de choisir une stratégie « dans un catalogue » pour arriver à ses fins. La même stratégie aussi claire soit-elle utilisée par 100 personnes donnera au final 100 résultats différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous différents.

Pourquoi les athlètes qui excellent sur le 100m ne performent pas forcément sur le 5000 m ? Pourquoi ont-ils choisi le 100m plutôt que le 5000m ?

Ce parallèle peut paraître basique mais en bourse il y a malheureusement trop d’investisseurs qui s’acharnent à vouloir courir le 100m en moins de 11 secondes alors qu’ils n’ont aucune aptitude pour cela. Pire, ils ont peut être des aptitudes à courir le marathon sans le savoir.

Pour trouver la bonne stratégie, il est important de bien se connaître et surtout de ne pas se mentir. Il faut expérimenter, tester, mais il faut aussi savoir décider pour éviter de tourner en rond pendant trop longtemps. Vous devez être capable de prendre du recul, capable de vous faire votre propre idée afin d’ être convaincu que vous êtes sur la bonne voie, tout en connaissant vos limites et les limites de la stratégie que vous utilisez.

Conclusion

Vous perdez de l’argent en bourse ? Pourquoi? C’est évidemment la question à se poser pour survivre ! J’ai énoncé dans cet article quelques biais souvent rencontrés par les investisseurs, mais pas toujours surmontés. Rien n’est facile en bourse ! Comme dans la vie. Avant de se jeter à corps perdu dans l’arène, un travail d’introspection en guise de préalable est indispensable. Bien se connaître avant de se lancer. Une fois ce travail fait, il faut être conscient de ses biais les plus destructeurs, j’en ai cité quelques uns dans cet article, parmi les plus courants. Maintenant, à vous de jouer et de trouver les vôtres !

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A bientôt

Laurent

Gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales

Les banques centrales ont aujourd’hui un rôle prépondérant sur les marchés financiers. On dit même qu’elles contrôlent les marchés c’est la raison pour laquelle on parle de paradigme des banques centrales. Comment leur rôle a-t-il évolué au fil des années ? Qu’est ce que cela change dans notre manière d’investir ? Peut on gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales?

Nous allons essayer de répondre à ces questions de manière simple dans cet article.

Bonne lecture !

 

L’évolution du rôle des banques centrales

Il existe environ une douzaine de grandes banques centrales dans le monde : Japon, Chine Angleterre, Suisse, Russie, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Etats Unis, Europénne…

Quand on est Européen, on entend plus souvent parler de la banque américaine, la Fed (Réserve fédérale Américaine) et de la Banque Centrale Européenne (BCE) car ce sont les deux plus connues et peut être aussi les plus influentes (le dollar représente plus de 80 % de transactions dans le monde).

Ces banques centrales ont un rôle différent. La BCE a par exemple pour rôle principal de maintenir la stabilité des prix, la FED poursuit les objectifs suivants : taux d’emploi maximum, prix stables et contrôle des taux à long terme peu élevés.

De manière générale, les banques centrales mettent en oeuvre la politique monétaire (taux directeurs, marche des changes, gestion des réserves d’or…).

Quand les objectifs ne sont pas atteints, elles peuvent faire appel à des outils tels que le QE (quantitative Easing).

Si vous vous intéressez aux marchés financiers, il est impossible que vous n’ayez jamais entendu parler de QE !

 

Les injections de liquidités massives

L'injection de liquidités ou QE

La crise des subprimes de 2007 a marqué un tournant dans le rôle des banques centrales. Alors qu’une crise de confiance régnait entre les banques, que les faillites financières se développaient en chaîne, les grandes banques centrales sont venu jouer le rôle de superviseurs bancaires, ou de régulateur afin d’assurer une stabilité financière.

Quantitative Easing (QE) :

Le QE (assouplissement quantitatif) fait partie des outils « non conventionnels » dont disposent les banques centrales pour assurer leur responsabilité de régulation depuis 2008. En quoi cela consiste-t’il ? Le QE est une politique monétaire grâce à laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique (obligations) ou d’autres actifs financiers avec de l’argent qu’elle crée, afin d’injecter de l’argent dans l’économie et de stimuler la croissance. Une sorte de mise sous perfusion finalement !

Depuis 2008 cette pratique s’est largement répandue (QE1, 2, 3…) et dure.

Plus récemment, la pandémie du Covid-19 a provoqué une récession économique mondiale. Les banques centrales ont du intervenir rapidement en mettant en place de vastes programmes de rachats de dette comme le Pandemic Emergency Programme (en Europe).

Le mécanisme du QE :

Quand les banques rachètent des obligations (dette), elles induisent une augmentation de la demande pour ce genre de titres. Leur prix augmente donc. Sauf que si leur prix augmente, leur rendement baisse. Explication à travers un exemple :

Une obligation vaut 100 euros et rémunère 5 euros par an (coupon) l’investisseur soit 5%. Si son prix augmente à 110 euros, son rendement sera de 5/110 = 4,5 %, il va donc baisser.

L’achat massif d’obligations a donc tendance à faire diminuer leur rendement.

Les investisseurs voyant le rendement baisser ont tendance à laisser de coté les produits obligataires pour s’orienter vers des produits plus risqués, crédits à des taux faibles pour investissement vers des PME…etc.

Risque d’inflation ?

L’objectif de cette politique monétaire accommodante est aussi de faire remonter l’inflation à un taux de 2 % (en Europe). On le sait, une inflation minimale est nécessaire pour booster la consommation.

Malgré des centaines voire des milliers de milliards injectés par les banques centrales depuis 2008, l’inflation est toujours au ras des pâquerettes. On parle même de déflation, avec des taux très bas.

L’argent reste dans les banques, il ne circule pas assez, les consommateurs dépensent peu. Les injections massives n’ont donc pas eu pour l’instant l’effet escompté sur l’économie et sur l’inflation, mais elles ont eu pour effet de soutenir les marchés financiers.

Si inflation un jour il y a, les banques sauront jouer du levier sur les taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêts ayant mécaniquement un effet sur l’inflation. Par exemple, Paul Volcker en 1980 qui a augmenté les taux à 20 % afin d’enrayer l’inflation qui a atteint 13 %.

Mais pour l’instant l’hyperinflation n’est pas à l’ordre du jour en zone Euro en tout cas.

 

La décorrélation entre les marchés et la situation économique

Ce nouveau paradigme des banques centrales a forcément un rôle sur l’évolution des marchés financiers. Les QE ont pour objectif de soutenir l’économie. Ils sont donc bien vus de la part des investisseurs, ce qui favorise la progression des actifs financiers.

On assiste donc à une forte décorrélation entre l’économie réelle et les marchés financiers. Si nous reprenons l’exemple récent du Covid-19. Rappellez-vous en mars 2020, il y a eu un grand choc de volatilité lié au covid. Les investisseurs ont eu peur, la panique s’est installée sur les marchés. Mais un an plus tard, les cours de bourse sur le CAC 40 sont revenus à leurs niveaux initiaux alors que la situation économique en Europe est loin d’être exceptionnelle.

Autre exemple, aux Etats-Unis, la distribution de chèques (Plan de relance ou Helicopter Money) aux plus démunis a surtout eu pour l’instant comme effet de booster les marchés car utilisés à des fins de spéculations, plutôt que de relancer la consommation.

Au vu de cette décorrélation de plus en plus marquée depuis 2008 il ne faut surtout pas essayer d’anticiper une éventuelle baisse de marché sous « le seul prétexte » que l’économie est en difficulté au risque d’être à contre tendance.

 

La paradigme des banques centrales a t’il une influence sur notre matière d’investir ?

Certainement ! J’ai souvent l’occasion de lire : « cela ne peut plus durer, l’économie est en berne, ça n’est pas normal que la bourse monte, je shorte les marchés ! ».

Un exemple donc d’un investisseur qui espère gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales…à sens inverse!

Pourtant, c’est la pire des choses à faire. Chercher à anticiper, chercher à deviner l’évolution des marchés financiers est contre productif ! Vous en avez certainement fait l’expérience, comme moi !

Le soutien des banques centrales n’évitera pas les chocs de volatilité comme nous l’avons vu en 2020, évitera-t-il les cracks ? Nous n’en savons rien. Mais tant que les marchés sont efficients, pourquoi se poser des questions ?

Si vous voulez en savoir beaucoup plus sur ces histoires de paradigme des banques centrales, je vous suggère le livre de Ray Dalio (libre accès) qui s’intitule « le nouvel ordre monétaire » (lien : https://www.principles.com/the-changing-world-order/).

 

Conclusion

Les banques centrales jouent un rôle prépondérant sur la régulation des pratiques bancaires, mais aussi sur les marchés financiers comme nous avons pu le constater.

Depuis la crise de 2008, ce rôle s’est accentué. L’impression que l’évolution des marchés financiers est décorrélée de l’économie réelle n’est pas qu’une impression. Pour autant, l’investisseur ne doit pas se laisser perturber ou parasiter par ces éléments qui sont périphériques, même s’ils ont une grande influence.

Le suivi de tendance, stratégie adoptée sur ce blog, est basé sur la psychologie des foules. Nous le savons, vouloir anticiper un revirement de situation c’est risquer de se retrouver à contre tendance.

Avoir connaissance de ce nouveau paradigme est important mais il ne doit pas influencer notre manière d’investir ! Vouloir gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales, son incidence favorable ou défavorable est donc une mauvaise idée.

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A bientôt

Laurent

Les indicateurs techniques en bourse

 

Utilisez-vous des indicateurs en bourse ? Avez-vous besoin de tel ou tel indicateur pour rentrer ou sortir de vos positions ? Par indicateur, j’entends indicateurs techniques tels que Macd, Rsi, Ichimoku, stochastique….Nous allons voir dans cet article illustré d’exemples comment les utiliser et comment ne pas en abuser !

Bonne lecture !

Un indicateur technique en bourse, c’est quoi ?

L’analyse technique :

 On entend souvent parler d’analyse technique et d’analyse fondamentale. Ces deux approches sont souvent opposées alors qu’elles sont plutôt complémentaires. L’analyse technique prend en compte l’évolution du cours de bourse d’un actif à travers un graphe. L’analyse fondamentale prend en compte des paramètres plutôt liés à la santé financière d’une entreprise (Chiffre d’affaire, dette, bénéfice net, marge, PER…).

En général, quand les fondamentaux d’une entreprise sont bons, son cours évolue à la hausse ! Mais la corrélation n’est pas aussi évidente, il y a aussi une question de timing. Une société cotée en bourse a beau avoir de bons fondamentaux, son cours ne va pas forcément s’envoler du jour au lendemain ! Cela peut prendre un certain temps.

L’indicateur technique :

L’indicateur technique est un outil très souvent utilisé par les investisseurs en bourse qui s’intéressent à l’analyse technique pour essayer de « timer » le marché. Le bon timing c’est acheter et vendre au bon moment.

L’indicateur technique ne permet pas de prévoir l’évolution future des cours de bourse (sinon on serait tous milliardaires), il donne des signaux. Ces signaux nous permettent d’évaluer si une configuration est plutôt propice à l’achat ou à la vente.

La bonne unité de temps :

L’unité de temps est toujours un élément très important quand on investit en bourse. Quel que soit l’indicateur utilisé, il peut donner des informations contradictoires en fonction des unités de temps. Par exemple, un indicateur peut vous donner des signaux d’achat en journalier et des signaux de vente en unité hebdomadaire. Il est donc primordial de choisir la bonne unité de temps et de la conserver jusqu’au bout dans ses décisions. Quand on achète sur signal d’un indicateur en hebdomadaire, on ne revend que sur un signal en hebdomadaire ! Pas sur un signal en journalier…ou autre.

Les faux signaux :

Les signaux donnés par les indicateurs ne fonctionnent pas à tous les coups. Rien d’étonnant, en bourse, on le sait, rien ne fonctionne dans 100 % des cas.

En fait, tout dépend des conditions de marché. Quand les marchés sont en bull run comme ces derniers mois, les signaux à l’achat ont de grande chance de se concrétiser par un gain. Dans des périodes de marché évoluant à plat, les mêmes signaux ont de grandes chances de vous mener nulle part.

Quel indicateur technique utiliser ?

C’est là que les choses se compliquent ! Parce que des indicateurs, il y en a…énormément. Vous pouvez même élaborer les vôtres. Alors lequel choisir ?

Je ne vais bien sûr pas tous les passer en revue. RSI, MACD, ICHIMOKU, ATR, ADX, …

Vous trouverez un tas d’information sur tous ces indicateurs, leur fonctionnement, leur mode de calcul par exemple ici.

Mais cela ne vous avance pas plus quand au choix. Certains préféreront les oscillateurs, d’autres les moyennes mobiles, d’autres les indicateurs de tendance comme l’ADX. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ il n’y a pas d’indicateur miracle !

Certains d’entre vous utiliseront des combinaisons d’indicateurs. J’ai pratiqué cela pendant plusieurs années. Le problème est qu’à trop combiner les indicateurs, on finit pas se perdre dans les contradictions. Par exemple, lorsque l’un de vos indicateurs vous dira d’acheter et l’autre de vendre. Que faire ? Et surtout comment prendre une décision quand on à affaire çà ce type de graphe :

un exemple de graphe surchargé en indicateurs
Comment s’y retrouver parmi autant d’indicateurs?

Faire simple :

Plus vous vous compliquerez la vie, plus vous surchargerez et moins vous arriverez à prendre des décisions et à tenir votre stratégie dans le temps. En fonction de vos humeurs, de vos émotions, vous aurez tendance à privilégier tel ou tel indicateur. Le résultat est très souvent une dérive de votre stratégie initiale.

 Si vous choisissez de travailler avec un indicateur, les signaux doivent être le plus clair possible. Dans l’idéal, le signal ne doit pas être repeint lors de l’unité de temps suivante. Une fois le signal affiché, vous devez savoir exactement quoi faire, sans hésitation.

Travailler sur plusieurs unités de temps :

Plus vous travaillerez sur de grosses unités de temps, moins vous aurez de signaux et de faux signaux, donc moins de déchets. Il est important d’avoir une vision sur différentes unités de temps avant de prendre une décision. Les grosses unités de temps définissent les grandes tendances, les unités moyennes permettent d’affiner. Cela permet également d’éviter l’anticipation. Si par exemple en hebdomadaire les signaux ne sont pas à l’achat, mais que votre indicateur vous donne des signaux d’achat en journalier, mieux vaut attendre. Il est préférable que les planètes soient bien alignées !

Comment utiliser les indicateurs techniques ?

Exemple d’utilisation basique :

Nous allons choisir l’indicateur RSI par exemple qui est très connu. Une utilisation basique consisterait à acheter quand le RSI est en zone de survente (inférieur à 30 par exemple) et à vendre en zone de surachat (supérieur à 70). Si vous faites le test, vous allez vite vous rendre compte que cela ne marche pas tout le temps ! Par exemple, en appliquant cette méthode à un titre qui développe une tendance haussière, vous allez très certainement vendre beaucoup trop tôt.

un RSI supérieur à 70 ne veut pas forcément dire qu'il faut vendre
Un RSI qui sature à la hausse n’est pas forcément un signal de vente!

Les signaux d’achat ou de vente ne fonctionnent donc pas à tous les coups. Tout dépend des conditions de marché. Dans un marché en range, si nous utilisons un stochastique par exemple, on peut obtenir de bons résultats, comme le montre le graphe ci-dessous. Le principe est d’acheter lorsque le stochastique croise son signal à la hausse et inversement pour la vente. Comme vous pouvez le voir, les flèches vertes (achat) et rouges (vente)  sont plutôt en phase sur le graphe et au niveau de l’indicateur.

indicateur stochastique en phase de range
Utilisation du stochastique en phase de range

Mais dans un marché en tendance, il en sera tout autre!

Méfiez-vous donc des vendeurs d’ indicateurs miracles qui vous donnent 100 % de bons signaux dans toutes les situations de marché.

Exemple d’utilisation plus élaborée : les divergences

Il est possible d’utiliser le RSI (comme les autres indicateurs) de différentes manières. L’observation des divergences est un bon exemple . On a une divergence haussière quand les cours font des bas de plus en plus bas alors que l’indicateur affiche de son coté des bas de plus en plus hauts. Une divergence haussière précède souvent un retournement à la hausse des cours. Ce genre de situation n’arrive pas tous les jours mais fonctionne plutôt bien. L’idéal est d’avoir 3 points de divergence.

exemple de retournement suite à divergence haussière
Divergence haussière

Il existe aussi des divergences baissières pour lesquelles tout est inversé : des plus hauts de plus en plus hauts au niveau des cours et des plus hauts de plus en plus bas au niveau de l’indicateur. Ce type de divergence précède souvent un retournement à la baisse des cours.

retournement baissier suite à divergence baissière
Divergence baissière

Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Libre à vous de trouver d’autres utilisations, il en existe autant que vous le souhaitez, ou presque. Vous noterez qu’il est toujours plus facile de détecter des configurations sur des situations passées que dans le présent.

Les inconvénients de l’utilisation d’indicateurs techniques en bourse

Les investisseurs pensent souvent à tort que les indicateurs prévoient l’évolution des cours de la bourse. Pas du tout ! J’entends et je lis souvent par exemple : « les cours de l’action X ont coupé la MM150 à la hausse, j’achète ! ». Pas dans tous les cas malheureusement. Vous pouvez si vous avez quelques minutes vous amuser à faire vos tests ici. Quand tout ne se passe pas comme prévu la tentation est grande d’essayer autre chose.

La suite, vous la connaissez, qui dit changement d’indicateur, dit changement de stratégie. Au final, retour à la case départ. et cela peut durer très longtemps car il existe un très grand nombre d’indicateurs.

Beaucoup d’investisseurs restent donc coincés à cette étape qui consiste à trouver l’indicateur miracle qui va les faire gagner en bourse. Certains n’en sortent jamais.

J’ai moi-même passé quelques années à jongler entre tel ou tel indicateur. Mes résultats étaient d’ailleurs plutôt du style oscillateur à l’époque ! Je gagnais pendant quelques mois avant de tout reperdre…etc. Classique.

Quel que soit l’indicateur utilisé, il faut être conscient qu’il y aura des faux signaux. Si la stratégie développée repose sur les signaux donnés par un indicateur, il faut donc rester confiant, y compris pendant les mauvaises périodes. Vous le savez, les biais psychologiques veillent au grain. Il peut donc arriver dans ces périodes de doute à l’investisseur de ne pas suivre ce que dit l’indicateur, pourtant base de sa stratégie, parce qu’il a entendu une info qui remet tout en question ! 

Peut-on se passer des indicateurs techniques en bourse ?

La réponse est oui. C’est ce que je fais depuis quelques années. Sur mes graphes, je n’utilise que des traits (cf article tendance). L’idée est d’avoir quelque chose de très épuré afin d’avoir le moins d’informations parasites. Uniquement le cours de l’action. Est-elle en tendance haussière ? Oui ou non . Point barre. Que le RSI soit à 50, à 70…le MACD sous sa ligne de signal…peu m’importe. Au fil des années, je me suis rendu compte que les indicateurs me desservaient plus que l’inverse. J’ai donc préféré revenir à des choses plus simples. Mais vous le savez, je ne m’intéresse qu’aux tendances haussières, pas aux autres phases de marché afin de simplifier au maximum. C’est mon choix.

Analyse technique sans indicateur
Graphe épuré

Si vous tournez en rond depuis un certain temps, au lieu de vous demander si l’ indicateur que vous utilisez est le bon, demandez-vous plutôt si vous avez vraiment besoin d’un indicateur pour prendre vos décisions.

Méfiez-vous des évidences et de l’apparente facilité à utiliser tous ces outils, voire de les superposer. La convivialité, l’ergonomie est une chose, l’efficacité en est une autre!

Conclusion

Indicateur ou pas indicateur, telle est la question ! Pas de solution radicale, nous l’avons vu, encore moins de solution miracle ! La solution pour gagner en bourse n’est pas dans de choix de l’indicateur miracle. Elle est plutôt cachée quelque par bien au fond de votre tête ! C’est d’abord votre manière d’appréhender les phases de marché qui fait toute la différence. S’il suffisait d’utiliser un indicateur pour gagner en bourse par tous les temps, tout le monde le ferait. Cela peut aider, mais ça n’est en aucun cas suffisant. Les conditions de marché changent, il faut l’accepter. Vous devez donc en tant qu’investisseur être capable  de vous adapter, d’ être très patient, ou les deux (encore mieux) ! Car malheureusement, même votre indicateur favori ne pourra pas faire tout cela à votre place.

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Laurent

Les frais bancaires et leur impact sur votre portefeuille

 

Les frais bancaires sont inévitables lorsque vous investissez en bourse ou dans le cadre d’une autre enveloppe (assurance vie…) . Ces frais bancaires peuvent paraître dérisoires de prime abord et pourtant, nous allons voir qu’en réalité ils ne le sont pas du tout ! Ils ont un impact direct sur votre portefeuille qui est loin d’être négligeable sur le long terme.

Bonne lecture !

Les principaux types de frais bancaires :

Frais de transfert : Il s’agit des frais prélevés lors du transfert d’un PEA d’un établissement vers un autre. L’idée n’étant pas de changer de broker tous les quatre matins, ces frais ne devraient normalement pas trop vous impacter. Par ailleurs, j’en parle plus bas, la loi Pacte a apporté des améliorations sur ce point.

Droits de garde : Certains établissements appliquent des droits de garde, d’autres non  (c’est souvent le cas en général des banques en ligne). Il convient de vérifier ce point avant d’ouvrir un compte afin d’ éviter les mauvaises surprises.

Frais de courtage : Ils sont inévitables ! Dès que vous passez des ordres d’achat ou de vente, vous êtes ponctionnés. C’est sur ce point là qu’il vous faut être extrêmement vigilant car l’addition pourrait devenir salée en fin d’année ! Il est donc très important de comparer les frais de courtage appliqués par votre banque ou broker et également la manière dont ils sont appliqués. Par exemple, certains brokers appliquent des frais par paliers. Dans ce cas, le prix est fixe jusqu’à un certain montant d’ordre puis il devient proportionnel au montant de l’ordre pour des grosses sommes.

Exemple :

Imaginons que le montant des frais soit fixé à 2 € jusqu’à 1000 € d’ordre.

Si vous passez un ordre d’achat de 1000 €, les frais représenteront 0,2 %. Pareil à la revente, 0,2 % pour 1000 €.

Si vous passez un ordre d’achat de 400 €, les 2 € de frais représenteront alors 0,5 % du montant de votre position soit plus du double ! Attention donc à la multiplication des petits ordres dans ce cas (frais par paliers).

Mais 0,2 %, 0,5 % cela-a-t-il vraiment une réelle incidence ? La réponse dans le prochain paragraphe…

Nous en parlerons également un peu plus bas, la loi Pacte a changé les choses à ce niveau également et permet de limiter la facture.

Frais de gestion : Si vous possédez un contrat d’assurance vie, vous êtes forcément concernés par ces frais. Prélevés annuellement, ils viennent se rajouter aux éventuels frais liés aux arbitrages (droits d’entrée…et de sortie) . Ces frais de gestion sont souvent différents pour les Unités de Compte et le Fonds Euro.

Frais de versement : Vérifiez si vous êtes concernés par ce type de frais, car sur certains contrats d’assurance vie ils sont prélevés (à chaque versement).

La liste n’est pas exhaustive, mais il est évident que tous ces frais ont un impact sur votre portefeuille. Attention donc aux offres soit disant alléchantes et aux formules tout en un souvent proposées.

L’ impact des frais bancaires sur votre portefeuille :

Pour illustrer tout cela, nous allons comparer l’évolution de trois portefeuilles PEA soumis à différents frais d’opérations .

Le portefeuille1 est soumis à des frais à hauteur de 0,1 % à l’achat et 0,1 % à la vente; le portefeuille 2 est soumis à 0,2 % de frais à l’achat et 0,2 % à la vente et le portefeuille 3 est ponctionné de 0,5 % à l’achat et 0,5 % à la vente.

Hypothèse : Imaginons 3 portefeuilles, investis à hauteur de 20000 €, dont la performance brute annuelle est de 15 %. Quel est le capital résultant au bout de 20 ans  une fois les frais décomptés chaque année ?

Mise en évidence de l'effet des frais bancaires sur le capital investi

Bien sûr tout cela n’est qu’un exemple théorique mais on peut voir que sur la durée, l’incidence des frais pèse assez lourdement sur les portefeuilles.

Au bout de 20 ans, le portefeuille 2 présente un capital inférieur de 12.000 € par rapport au portefeuille 1 et le portefeuille 3 un capital inférieur de plus de 46.000 € par rapport au portefeuille 1! Cette somme ne serait-elle pas mieux dans votre poche ?

Imaginez les écarts pour des frais plus importants, ce qui est très souvent le cas des assurances vie.

Ce qui change avec la loi Pacte :

Le plafonnement des frais d’épargne induits par la loi Pacte depuis le 1er juillet 2020 a les conséquences suivantes sur votre PEA :

  • Les frais de transfert sont limités à 150 euros ou 15 euros par ligne
  • Les droits de garde sont limités à 0,4 % de la valeur du portefeuille et les frais par ligne à 5 euros (4+5 =9 euros pour un portefeuille de 1000 euros)
  • Les frais de courtage sont plafonnés à 0,5 % si les ordres sont passés sur internet et 1,2 % sinon.

Conclusion

Les investisseurs négligent parfois les frais bancaires au profit d’autres critères de choix (ergonomie de la plateforme, choix de supports). Pourtant, nous l’avons vu, sur le long terme, tous ces frais combinés rongent votre capital.

Les frais bancaires font donc partie des éléments à considérer en priorité lorsque l’on s’’engage sur un placement long terme.

La loi Pacte a adoucit les frais au niveau des PEA. Si vous détenez un PEA auprès d’un opérateur en ligne, l’effet est moindre. Les comparateurs de banques ou brokers ne manquent pas sur la toile pour faire ce travail de comparaison à votre place, ne vous en privez pas !

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Laurent

Faut il couper ses pertes ou ses gains?

C’est une question inévitable lorsque l’on investit en bourse : Faut il couper ses pertes ou ses gains ? La réponse n’est pas si évidente et ne se résume pas en une recette passe-partout. Si cous souhaitez voir votre portefeuille prospérer au fil des années, comment vous y prendre ?

Quelques réponses dans cet article.

Bonne lecture

 

Couper ses pertes ?

   

Couper ses pertes est essentiel en Bourse. Si vous laissez courir vos  pertes en espérant un jour que votre position connaîtra des jours meilleurs, c’est que vous n’avez pas vraiment de stratégie d’investissement et que vous investissez au feeling.  

Quelle que soit la stratégie utilisée, quelle que soit l’unité de temps choisie, vous devez avoir une stratégie de coupe de vos pertes. Vous le savez, une seule grosse perte peut ruiner des mois de gains réguliers !

Je ne parlerai ici que de positions prises sur des unités de temps suffisamment longues (à minima hebdomadaires).

Couper ses pertes avec un stop-loss :

Quand on parle de couper ses pertes, on pense souvent à « stop-loss ». Couper ses pertes avec un stop-loss est la solution qui paraît la plus évidente. C’est celle qui est le plus souvent utilisée car elle paraît très sécuritaire. Et pourtant, si vous vous sentez protégé en plaçant un stop-loss, ce dernier n’évitera pas certains écueils !. Par exemple, un stop-loss placé trop proche permettra à votre broker de s’engraisser et saignera votre compte à vitesse grand V.

Le stop-loss n’est pas l’arme absolue contre les pertes car il peut très bien ne pas être exécuté dans le cas de ventes paniques ou de gaps baissiers . J’ai rédigé un article il y a quelque temps à ce sujet qui rentre un peu plus dans le détail. Si cela vous intéresse, il est ici.

Très souvent, les investisseurs rajoutent des stop loss à leurs positions parce qu’ils ont peur de perdre. Pourtant, quand on investit en bourse, il faut être prêt à perdre de l’argent momentanément, même si l’objectif est de gagner à long terme.

Le stop-loss est donc un moyen de couper ses pertes mais il doit être manié avec parcimonie pour ne pas provoquer l’effet inverse pour lequel il est utilisé!

Couper ses pertes avec un stop mental :

C’est personnellement la solution que j’adopte dans mes prises de positions car elle permet de les laisser respirer. Quand on est adepte du suivi de tendance, on sait qu’une tendance ne se retourne pas du jour au lendemain. La pratique du stop mental est tout à fait adaptée à ce type de stratégie.

Autre chose importante, vous avez du le constater, les baisses ou retracements des indices par exemple ou des actions sont beaucoup moins violents pendant les phases de tendance haussière. Cela laisse donc du temps pour réagir et procéder aux arbitrages.

Mais cette solution demande tout de même une certaine discipline. Votre stratégie doit vous indiquer quand ou à quel niveau couper votre position. Pas question donc de consulter votre compte toutes les 5 minutes pour vous faire peur et risquer de couper inutilement vos positions à la moindre saute d’humeur du marché!.

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Dans ce cas c’est encore plus simple puisque les arbitrages ou changements de position n’ont lieu qu’une fois par mois. La coupe n’a donc lieu qu’à ces moments là. Le reste du temps, vous attendez.

 Il est tout à fait possible de suivre la stratégie mensuelle en plaçant en plus des stops-loss sur vos positions. Cela pourra peut être vous rassurer, mais sachez que cela n’évite pas forcément les baisses du portefeuille. En effet, une fois de plus, un stop loss positionné trop près peut provoquer une série de pertes qui se seraient parfois transformées en gains avec un stop loss plus éloigné!.

Le stop peut éviter des baisses à court terme, mais il ne peut à lui seul éviter la dégringolade d’un portefeuille au fil du temps.

Si vous pratiquez le contre-tendance :

L’investissement à contre-tendance consiste par exemple à acheter des actions en tendance baissière en espérant soit trouver le point bas, soit capturer un rebond temporaire. C’est une chose que j’ai essayé de faire jadis, mais j’ai rarement abouti ! Voilà pourquoi aujourd’hui je préfère suivre la tendance.

Dans ce type d’investissement, il vaut mieux bien sûr sécuriser ses positions avec un stop loss. Si tel n’est pas le cas, vous risquez d’accompagner la tendance baissière pendant un certain temps. Comme dit plus haut, dans une tendance baissière, les variations sont plus violentes, à la hausse (rebonds) comme à la baisse.

 

Vaut-il mieux couper ses gains ?

couper ses gains en bourse est parfois contre productif

Couper ses gains est beaucoup plus facile en bourse que de couper ses pertes. Si vous possédez en portefeuille d’un coté une position qui présente une grosse plus value et de l’autre une position présentant une énorme moins value, laquelle est la plus facile à couper ? La position en gain bien sûr et pourtant il aurait fallu faire l’inverse ! En bourse, dans le meilleur des mondes, les investisseurs devraient maîtriser leurs pertes et laisser leurs gains se propager.

Couper ses gains ne sert qu’à se rassurer :

Comme pour le placement des stops-loss, il doit vous arriver de couper vos gains pour vous rassurer. Un tiens vaut…une news qui prévoit la fin du monde… et la position est clôturée. Comment résister à la vente d’une position qui affiche un gain de 100 % surtout lorsqu’elle vient de retracer de 10 %?.

Mais qu’est-ce qui vous dit que la position ne va pas afficher dans quelques mois une plus value de 300 %?.

Dans tous les cas, pertes ou gains, c’est votre stratégie qui doit vous dire quoi faire dans toutes les situations. Si votre stratégie ne vous dit pas de couper vos gains à +100 %, pourquoi le faire ?

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Si vous suivez la stratégie du blog, vous n’aurez pas à vous poser ce genre de questions. Pas d’objectifs de gains, juste des arbitrages en temps voulu. Mais rien n’est simple. Vous rencontrerez notamment des mois au cours duquel le portefeuille accélère à la hausse. C’est d’ailleurs le cas ce mois de janvier 2021. Où est le problème me direz-vous?. Justement, dans ce genre de situation, il est peut être très tentant  de couper ses gains. Mais si vous consultez l’historique du portefeuille, vous verrez régulièrement des mois ayant des performances à 2 chiffres. Si c’est le cas aujourd’hui pourquoi s’en priver ? Sachant que ces mois ne sont pas forcément suivis par des mois en perte.

Que vous suiviez la stratégie du blog ou une autre, faites vous confiance!

Les gains ne sont pas réguliers en bourse :

En bourse, quand on pratique le suivi de tendance, on traverse des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. La plupart du temps, des petites hausses suivies par des petites baisses. Par contre, quand choisit de suivre la tendance haussière et que toutes les planètes sont alignées à la hausse, les décalages sont importants et il faut savoir en profiter. Ne pas saisir ces opportunités c’est tirer un trait sur une grande partie de la performance.

 

Conclusion

L’investissement en bourse demande une grande discipline et des qualités mentales car il faut lutter en permanence contre des biais psychologiques qui nous incitent à agir comme la majorité des investisseurs, malheureusement perdants.

Couper ses pertes quelle que soit la stratégie utilisée est essentiel, voire vital. Mais c’est peut être la chose la plus difficile !

Inversement, couper ses gains est plus facile. En effet, un investisseur qui coupe ses gains flatte son ego devant la performance générée. Pourtant, sur le long terme, surtout lorsque l’on investit sur de grosses unités de temps, couper ses gains est très souvent contre productif. Avoir une mauvaise approche dans la gestion des gains et pertes a un impact direct sur le « ratio entre les gains/pertes » (Cf ancien article) et sur la progression de votre portefeuille.

Si vous voulez voir votre portefeuille progresser, il est donc indispensable d’intégrer dans votre stratégie tous ces aspects là !

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A bientôt

Laurent

La tendance est votre amie!

L’expression « la tendance est votre amie » prend tout son sens quand on investit en bourse. Vous posez-vous systématiquement la question du sens de la tendance quand vous prenez position sur une action ? La réponse, vous la connaissez. Une news, un « conseil », la peur de louper le train suffisent largement à prendre une décision à la va-vite, sans forcément se poser la question de suivre la tendance ou pas.

Pourtant, nous allons voir dans cet article que la question mérite vraiment d’être posée.

Bonne lecture!

Les phases de marché :

Nous allons essayer d’identifier de manière très simple les différentes phases de marché à travers quelques exemples. Comment faire très simple ? Je n’utiliserai volontairement pas d’indicateurs techniques, juste un trait de crayon. Avec l’habitude vous devriez identifier les tendances en un clin d’oeil, sans artifices. Lorsque vous ferez cet exercice, si la situation vous paraît trop confuse, passez à un autre titre. Soyez très sélectifs.

Vous le savez, je préfère travailler sur de grosses unités de temps (Hebdo ou Mensuel) afin d’intervenir le moins souvent possible. Dans les exemples ci-dessous l’unité de temps choisie est hebdomadaire. L’objectif ici est donc de prendre des positions sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Utiliser de grosses unités de temps, c’est prendre du recul, avoir une vison globale et ne pas se soucier des bruits de marché (micro mouvements visibles en journalier ou horaire).

De manière générale, on peut identifier 3 phases de marché. Les tendances baissières, les périodes de « range » au cours desquelles le marché n’a pas vraiment de direction, et les tendances haussières, que nous recherchons.

Les tendances baissières :

Comment les reconnaître ?

Quand un titre ou un indice est dans cette situation, il évolue en dessous d’une droite descendante qui relie ses plus hauts  :

Identification d'une tendance baissière
cliquez sur l’image pour zoomer

 

Que faire dans ce cas ?

Si vous achetez cette action par exemple, vous pratiquez tout sauf le suivi de tendance à moyen ou long terme ! Vous prenez ici le risque d’acheter un couteau qui tombe. Il m’arrive souvent de lire sur certains forums boursiers : « cette action a beaucoup baissé, elle ne peu que remonter, c’est une super affaire, j’achète ! ». Dans le cadre d’une stratégie contrarienne, pourquoi pas, mais en mode suivi de tendance haussière, vous faites fausse route.

Avec un peu de chance vous allez capter un rebond technique qui va durer quelques jours. Si vous zoomez sur le graphique ou si vous utilisez une unité de temps plus courte (journalier) , vous détecterez peut être des signaux d’achat. Mais ces signaux ne seront valable qu’à très court terme et n’offriront que peu d’espérance de gains.

Avec beaucoup de chance vous tomberez sur le point bas. Le reste du temps, vous aurez environ 8 chances sur 10 de ressortir perdant.

Les ranges :

Comment les reconnaître ?

En période de range, le titre voit son cours évoluer entre une borne haute (résistance) et une borne basse (support) :

Le suivi de tendance est peu adapté aux situations de range
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

1re solution : acheter le support et vendre la résistance. Le risque étant de ne pas vendre la résistance en espérant qu’elle casse, et de tout reperdre dans la foulée.

2e solution : ne rien faire. Si l’objectif est de suivre une tendance haussière, il y a mieux à faire que de jouer les situations de range.

Personnellement, je préfère être sélectif et ne pas prendre de position sur ce type de configuration.

Les tendances haussières :

Comment les reconnaître ?

Lorsqu’un titre ou un indice est en tendance haussière, il évolue au dessus d’une droite ascendante qui relie ses plus bas (ou plusieurs droites quand il y a une accélération haussière) :

Identification d'une tendance haussière
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

Dans l’exemple ci-dessus, la tendance est clairement haussière, en unité hebdomadaire. Acheter un titre dans ce genre de configuration, c’est mettre les statistiques de son coté et avoir de grandes chances de ressortir gagnant sur le moyen terme voire le long terme. Bien sûr, il y a des points d’entrée à privilégier (proches de la ligne bleue) pour optimiser les entrées en position.

Simplifiez autant que possible votre approche. Si vous travaillez sur des graphiques, épurez le plus possible, ne surchargez pas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus vous afficherez d’indicateurs sur votre écran et moins votre analyse sera pertinente.

Si vous voulez aller un peu plus loin sur ces aspects techniques, vous trouverez d’autres explications ici

Posez-vous systématiquement la question : « quelle est la tendance » ?

Cela peut vous paraître superflu, mais si vous faites l’exercice, vous allez vite vous rendre compte que les raisons qui vous poussent à prendre des positions sont souvent tout sauf rationnelles. Quoi de plus tentant qu’ un démarrage soudain à hauteur de 10 ou 20 % du jour au lendemain sur une action qui évoluait pourtant à plat voire à la baisse depuis longtemps ! Il y a largement de quoi se faire piéger, sous l’effet des émotions ou de l’appât du gain. Mais si vous prenez le temps de vous poser la question : « quelle est la tendance moyen terme ? », cela devrait vous éviter des mauvais choix et des écueils.

Pourquoi suivre la tendance :

Suivre la tendance c’est aller dans le sens du courant et mettre les statistiques de son coté. Bien évidemment, une tendance ne dure pas éternellement. Mais si vous passez 100 trades à l’achat sur des titres en tendance haussière, vous aurez beaucoup plus de chance de sortir gagnant. Sur la totalité des positions vous aurez certainement des positions perdantes, ou neutres, mais les positions gagnantes devraient largement compenser vos pertes.

Si vous passez ces 100 positions à l’achat sur des titres baissiers, vous aurez certainement bien du mal à joindre les deux bouts à la fin de l’année, et vous aurez dépensé beaucoup plus d’énergie!

Précision importante : quand on achète en unité de temps hebdomadaire, on vend en unité de temps hebdomadaire. Acheter en hebdomadaire et vendre par exemple sur un signal baissier horaire est contre-productif.

Pourquoi suivre la tendance n’est pas intuitif ?

Suivre la tendance est à la fois humain et contre intuitif. Quand on parle de suivi de tendance, on pense souvent à « comportement moutonnier ». Nous adoptons tous régulièrement un comportement moutonnier (suivi de la mode, choix du restaurant en fonction de l’affluence…). Pourtant, peu nombreux sont les investisseurs capables de suivre une tendance boursière. Le problème est que l’être humain, et l’investisseur en particulier est doté d’un ego qui lui joue des tours. Il préférera très souvent tenter l’exploit en recherchant un achat au plus bas en s’imaginant une revente au niveau des étoiles et donc des gains faramineux. Mais qui dit recherche de point bas, dit risque d’accompagner une baisse et de s’engager dans un trade de l’espoir…qui a toutes les chances de mal se terminer.

Acheter haut pour revendre encore plus haut peut paraître contre-intuitif, pourtant, c’est statistiquement une manière favorable de générer des gains.

Conclusion

Le suivi de tendance demande de la patience et un vrai travail sur soi. De la patience car une tendance haussière est une phase de marché parmi d’autres, que l’on n’observe pas tous les jours. Mieux vaut donc attendre des conditions optimales avant d’intervenir plutôt que s’acharner à griller des cartouches en prenant le risque d’être à contre courant. Un travail sur soi au niveau de l’ego est également indispensable. Ayez toujours en tête que votre objectif n’est pas de briller le temps d’un trade devant votre entourage en tentant le coup du siècle au risque de cramer votre compte mais plutôt d’engranger des gains régulier sur le long terme !

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A bientôt

Laurent