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Vous êtes débutant en bourse?

Vous avez enfin ouvert votre PEA, vous êtes fin prêts à passer vos premiers ordres et impatients de voir votre portefeuille décoller. Mais par quoi commencer quand on est débutant en bourse ?

Cet article est dédié aux nouveaux venus dans le monde de la bourse. On est tous passé par là et je dirais même qu’on est tous des débutants en bourse, même après des années de pratique, car on continue à apprendre des marchés,. La bourse est un domaine tellement vaste qu’il est difficile d’en faire le tour.

Comment aborder le sujet quand on est débutant en bourse? Quels sont les pièges à éviter ? Combien de temps faut-il passer à gérer ses investissements ?

Quelques éléments à travers ce billet.

Bienvenue dans le monde impitoyable de la bourse 

La bourse est un domaine passionnant, qui peut même générer des addictions si on n’est pas prudent. Elle peut être perçue comme un jeu ou pire comme un casino. La liste des qualificatifs est très longue mais finalement cette liste est propre à chacun d’entre vous. Nous avons tous notre propre perception du monde de la finance. Rien n’est figé, cette perception peut évoluer au fil du temps. Nous avons par exemple tous une approche différente du risque, ou un rapport différent à l’argent.

Gagner de l’argent en bourse sur le long terme n’est pas forcément synonyme de grosses prises de risques, c’est même tout l’inverse.

La gestion du risque est un élément primordial. Le hasard n’accorde que peu de chance aux investisseurs en bourse. Plus tôt vous l’aurez compris, plus tôt votre portefeuille prospérera !

Vous êtes débutant en bourse et vous recherchez LA méthode d’investissement miracle pour devenir rentier en 1 an ?

La première chose à intégrer avant d’aller plus loin est qu’il n’y a pas de recette miracle pour gagner en bourse. La stratégie Mensuelle dont il est question sur ce blog n’est donc pas une stratégie miracle ! Désolé de vous décevoir, mais il serait malhonnête de ma part de vous dire le contraire.

Cette stratégie conviendra à certains d’entre vous, et c’est tant mieux, mais pas à d’autres. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons tous un fonctionnement qui nous est propre et des émotions qui nous poussent à agir différemment quand nous sommes confrontés à des situations pourtant similaires.

Une même méthode d’investissement donnera donc des résultats différents en fonction des personnes qui l’appliquent, car elle sera appliquée différemment.

Prenons un exemple basique pour expliquer cela : une partie des investisseurs dans le fonds de Warren Buffet sont perdants alors que le fonds lui-même surperforme les marchés depuis des décennies. Étonnant non ? La stratégie est pourtant simple sur le papier : on achète et on garde, autrement dit on fait du « buy and hold ». Mais pour cela, il faut être capable de résister aux turbulences des marchés sans bouger le petit doigt! C’est là justement que le bas blesse. Car tant que les cours évoluent à la hausse, tout va bien, mais quand ils commencent à virer vers le sud, le doute, les émotions, les arbitrages paniques et les pertes commencent à s’enchaîner !

Un gros travail d’introspection au préalable

Oubliez donc la solution toute faite car la clé de la réussite est en vous. C’est donc à vous et vous seul de décider de la manière dont vous allez investir. C’est également à vous de fixer le niveau de risques que vous êtes prêts à encaisser.

Vous devez en permanence comprendre ce que vous faites et pourquoi vous le faites. Pourquoi ça ne marche pas ou au contraire pourquoi ça marche. Notez ce qui fonctionne et reproduisez-le.

Votre objectif doit être de durer sur le long terme. Il est donc primordial d’adopter une démarche, ou stratégie que vous pourrez à la fois tenir dans le temps et supporter dans le moments difficiles.

Ce travail peut prendre du temps, mais il est indispensable si vous voulez investir sereinement et durablement en bourse.

L’omniprésence de l’information ou de la désinformation

Maintenant que vous avez fait votre premier pas dans le monde de la bourse, vous allez être forcément beaucoup plus réceptif à tout un tas d’informations qui vous laissaient peut être totalement indifférent auparavant.

Difficile d’échapper aux infos, ou de ne pas tendre une oreille même distraite quand le sujet est évoqué ! Le CAC40 a perdu 2 %, que se passe-t’il ? Est-ce que je dois tout vendre ?

Vous entendrez tout et son contraire. Mais la plupart du temps, le pessimisme est de rigueur. Le pessimisme est un très bon moyen de faire peur aux gens et de leur vendre tout et n’importe quoi pour tenter de les rassurer, mais pas forcément dans leur intérêt. Dès qu’on parle de bourse, forcément, on pense krach !

Mais si vous considérez qu’un krach boursier ou un marché baissier est une correction saine des excès haussiers et qu’ils ne remettent pas en question l’évolution globale à la hausse des cours de la bourse depuis plus de 200 ans, vous verrez peut être les choses différemment !

Ne vous laissez pas influencer par tout ce que vous entendez.

Quelques pièges à éviter quand on est débutant en bourse

Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques écueils à éviter 

Ne pas avoir de plan :

C’est la base. Vous devez définir une stratégie d’investissement avant de démarrer. Cette stratégie sera votre GPS dans votre vie d’investisseur. Prenez le temps de la concocter en vous inspirant par exemple de ce qui existe, c’est important.

Ne démarrez pas à l’instinct en faisant n’importe quoi, juste en espérant que vos choix seront les bons. La chance du débutant pourra vous sourire au départ, mais ça ne durera pas.

S’attaquer au daytrading ou scalping :

Le Day trading et le scalping sont des activités très exigeantes. Elles nécessitent des prises des positions très fréquentes et génèrent donc beaucoup de déchet. A premier abord elles pourront vous paraître ludique, mais vous allez vite vous rendre compte que ces disciplines sont épuisantes. Vous trouverez tout un tas de propositions de formations miracles qui en quelques heures vous permettront de devenir millionnaires en quelques mois à partir de 100 euros grâce notamment à l’effet de levier. A moins d’être un surdoué, c’est impossible. C’est le piège classique. Cela revient à vouloir boucler un marathon en moins de 2h30 sans aucune préparation. Peu y parviennent.

N’oubliez pas que 90 % des daytraders ou scalpeurs sont perdants sur le long terme voire crament leur compte (article AMF ici).

Il est possible de s’en sortir, mais c’est compliqué, surtout quand on est débutant.

Se noyer dans la technique, les indicateurs, les détails :

Plus votre approche sera complexe et plus vous aurez de mal à la tenir sur le long terme. Oubliez l’idée de l’indicateur miracle qui vous dira dans 100 % des cas quand acheter et quand vendre. Il n’existe pas. Les conditions de marché évoluent en permanence, pas les indicateurs.

Vouloir avoir raison à tout prix :

Les cours de bourse n’évoluent pas toujours comme on le souhaiterait! Quand on est débutant en bourse, on cherche à tout expliquer de manière rationnelle. Or, il ne faut surtout pas vouloir à tout prix expliquer pourquoi les cours montent ou descendent au risque de s’empêtrer dans des positions perdantes. Vous devrez apprendre à avoir tort, c’est primordial, en considérant que le marché a toujours raison. Coupez vos positions perdantes tant qu’il est encore temps.

Au final, le plus important n’est pas d’avoir raison ou tort. Le plus important est que vos gains soient plus importants quand vous aurez raison que vos pertes quand vous aurez tort.

C’est simple non ? 🙂

Changer de stratégie tous les 4 matins :

La bourse est une histoire de patience. Qui dit patience dit forcément vision à long terme, voire très long terme. On a beau se le dire ou l’entendre, il est parfois difficile de se détacher de son portefeuille boursier, surtout lors des périodes de baisse.

Ceci dit, si votre stratégie est claire et bien construite, vous saurez quoi faire quelle que soit la situation. Changer de fusil d’épaule dès que les marchés changent de direction est contre productif. Cela veut dire que vous n’avez pas confiance en votre stratégie ou que votre patience est perfectible ! Retour à la case départ. Nouvelle stratégie, et c’est reparti pour un tour !

Vous pourrez trouver des éléments complémentaires dans cet article.

Quel temps à consacrer à vos investissements :

Quel temps devez-vous consacrer à vos investissements ? C’est très variable ! Cela peut aller de 0 pour du « buy and hold » à des heures par jour si vous travaillez sur de petites unités de temps, ou environ 10 minutes par mois si vous suivez la stratégie du blog.

Il n’y a pas de règle, ça ne dépend que de vous, que vous soyez débutant en bourse ou pas.

Rassurez-vous, le temps que vous passerez à gérer vos investissements ne sera pas forcément proportionnel aux gains que vous réaliserez ! Au départ vous serez forcément tenté d’arbitrer beaucoup plus que de raison en croyant bien faire. Mais vous vous rendrez vite compte qu’il y a un juste milieu et que la loi de Pareto prend tout son sens  y compris dans le domaine de la bourse : 20 % de vos opérations produiront 80 % de vos résultats.

L’idée est donc de vous focaliser sur la qualité plutôt que sur la quantité.

Conclusion 

Si vous êtes débutant en bourse, ne faites pas les choses à l’envers. Commencez par vous écouter avant de plonger dans la fosse aux lions.

Sachez que la concurrence est rude, très rude même et que votre pire ennemi sera vous-même !

Pour autant, il est possible de survivre en bourse sans forcément chercher à épater la galerie. Au contraire, plus vous vous mettrez en avant, plus vous écouterez votre égo et plus vous vous planterez !

Le marché a toujours raison, il faut l’admettre et rester humble pour durer quelles que soient les conditions de marché.

Apprenez de vos erreurs, notez, analysez, et concentrez-vous sur ce qui marche pour vous au lieu de perdre votre temps à rechercher la recette miracle qui n’existe pas.

La clé est cachée quelque part en vous, à vous de la trouver.

Bon courage !

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A bientôt

Laurent

Que faire lors d’un marché baissier?

 

Depuis le début de l’année 2022 les indices sont dans le rouge. Le CAC40 a cédé 20 % environ depuis janvier, les indices américains autour de 25 %.

Comme vous avez pu le remarquer, depuis plusieurs mois, le portefeuille du blog est 100 % cash. Quelles sont les caractéristiques d’un marché baissier ? Quelles sont les possibilités en matière d’investissement boursier durant ces périodes? 

Quelques éléments de réponse dans cet article.

Les principales caractéristiques d’un marché baissier 

Voyons en quelques points en quoi se distingue un marché baissier.

Des baisses (quelle que soit l’UT) plus violentes :

Comme on peut le voir sur le graph indiciel ci-dessous (UT mensuelle), la différence de pente entre une évolution à la hausse et à la baisse est très marquée.

marché baissier

« En bourse, on monte par l’escalier et on descend par l’ascenseur »

Comme vous avez pu le remarquer depuis le début de l’année 2022, les journées au cours des quelles les indices clôturent à -2 voire 4 % ne sont pas rares. Les journées de baisses plus importantes ( -10 à -15%) sont elles beaucoup plus rares, heureusement ! Mais elles ne sont pas toujours synonyme de marché baissier (exemple annonce Brexit 24/06/2016 qui a bien secoué les marchés).

En période haussière, les ratios d’évolution à la hausse comme à la baisse sont très faibles et régulières, rarement plus de 1 % sur une journée.

Des hausses ou rebonds violents :

Bizarrement, lors d’un marché baissier, les phases de hausse, ou rebonds, sont beaucoup plus violentes que lors d’un marché haussier. Des hausses de +5 % à +10 % au cours d’une journée sont tout à fait possible sur les indices. Mais ces hausses ne sont pas forcément signe de retournement de tendance. Attention au piège !

Peu d’opportunités d’achat :

Évidemment, qui dit tendance baissière sur les indices dit peu d’opportunités d’achat. Si vous faites partie des inscrits et que vous pratiquez ou suivez la stratégie du blog, il ne vous a pas échappé que depuis le début de l’année, les achats sont rares !

C’est tout à fait normal, surtout quand on travaille sur une unité de temps Mensuelle. Les fenêtres de tir sont trop courtes pour être exploitées.

Des news interprétées différemment :

Lorsque les cours évoluent à la baisse, tout est prétexte à la panique. La moindre news peut faire accélérer les cours à la baisse. En période de marché haussier, l’optimisme règne. Les news, même si elles ne sont pas très bonnes n’ont que peu d’impact sur l’évolution globale des cours du marché.

Que faire lors d’un marché baissier ?

 

Rester en dehors des marchés :

C’est la solution la plus simple ! Quand on joue la hausse des marchés, on peut faire le choix de rester en dehors des marchés lorsque la tendance s’inverse. Etre cash est une forme de position contrairement à ce qu’on pourrait penser.

Mais pourquoi ne pas jouer la baisse sur un marché baissier ? C’est possible, ça peut même payer, mais il faut viser très juste ! Rappelez-vous ce qui a été dit plus haut. Lors d’un marché baissier, la volatilité à la hausse comme à la baisse est beaucoup plus marquée. Si vous n’êtes pas à l’aise avec cela, il vaut mieux passer votre chemin.

Etre patient :

Et oui ! Une fois de plus, il faut être patient. En période de hausse, vous le savez, la patience est déjà de mise. Votre portefeuille ne s’envolera pas du jour au lendemain, il faut en être conscient, la bourse ne paie que sur le long terme.

Lors des marchés baissiers, c’est encore pire. Il faut être très très patient, et rester parfois longtemps sans rien faire ! Sachant que ces périodes peuvent durer plusieurs années.

Mais vaut-il mieux gagner ± 0 % ou bien voir son portefeuille fondre de -30 à -50 % ?

Pour moi le choix est vite fait 🙂 Rester en dehors des marchés lors de ces périodes , c’est d’abord se préserver émotionnellement.

Je tiens tout de même à préciser les choses : je fais ce choix parce qu’il respecte les fondements de la stratégie que j’applique à mon portefeuille et ma façon de fonctionner. D’autres stratégies, peut être plus rentables, appellent à l’achat ou à rester investi lors des périodes rouges. Mais à quel prix (émotionnellement)?

Rester cash en période de baisse et d’inflation, est-ce pertinent ?

La question mérite d’être posée ! En période d’inflation, le cash perd de la valeur. Si l’inflation est de 5 % sur une année, vos liquidités perdent 5 % de leur valeur au cours de cette même année.

Le problème est qu’en période de marché baissier, il est très difficile de trouver un compartiment qui évolue à la hausse. Quand l’ambiance est morose, que les indices évoluent à la baisse de manière durable, le reste a tendance à suivre.

Il y a quelques années, les obligations d’état avaient tendance à performer lorsque les indices dévissaient, dans certains cas bien précis, mais la donne a changé aujourd’hui.

Pareil pour l’or, longtemps considéré comme valeur refuge, notamment en période d’inflation. En ce moment, l’or coté en dollar évolue même à la baisse tellement le dollar s’envole à la hausse ! Quand aux cryptomonnaies…

Donc rester cash malgré l’inflation est loin d’être la solution la plus risquée.

Jouer la baisse avec un tracker répliquant la baisse ?

C’est une question qui revient souvent ! Pourquoi ne pas jouer la baisse des indices en achetant un tracker « short » ?

Jouer la baisse est un exercice très particulier :

Comme évoqué précédemment, les marchés ne se comportent pas de la même manière lorsqu’ils évoluent à la hausse ou à la baisse. Nous avons tous des biais comportementaux qui font que nous sommes naturellement plus performant dans certaines phases de marché plutôt que dans d’autres.

Méfiez-vous donc des évidences. Investir à la baisse n’est pas si simple.

Le phénomène de Béta Slippage :

Si l’on reste sur l’exemple d’un tracker éligible au PEA, répliquant à la baisse l’évolution des indices, il faut bien prendre en compte ce phénomène.

Pour faire court, ces trackers sont calculés quotidiennement ce qui altère leur performance sur le long terme et entraîne une certaine dérive . Dans certains cas extrêmes, vous pourriez même perdre de l’argent sur le long terme en ayant investi sur un tracker « short » alors que l’indice sous-jacent a bien évolué à la baisse !!

Certains trackers, censés répliquer 2 fois la baisse de l’indice depuis le début de l’année 2022 sont très loin du compte aujourd’hui, en octobre 2022.

Il vaut donc mieux utiliser les trackers « short » sur de courtes durées.

Conclusion

Les marchés baissiers ont leur lot de particularités. Croire qu’un marché baissier est la simple symétrie d’un marché haussier est une grosse erreur. Les périodes de baisse sont à la fois plus violentes et beaucoup plus piégeuses pour les investisseurs.

Ces périodes volatiles sont difficiles à traverser pour les investisseurs n’ayant pas une stratégie « tout terrain ».

Il n’y a bien évidemment pas de solution miracle. Rester cash fait partie des solutions à privilégier lors des phases baissières. C’est d’ailleurs la solution adoptée actuellement dans la gestion du portefeuille du blog.

Dans tous les cas et encore plus dans les phases de marché baisser, la patience doit rester de mise ! Pas évident, car on a l’impression de perdre son temps.

Mais au final, ne vaut-il pas mieux être patient et garder son énergie pour des jours meilleurs ? plutôt que de s’épuiser à rester sur le marché au risque de se faire chahuter et surtout ne rien gagner de plus.

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A bientôt

Laurent

Vendre au bon moment en bourse

Quand vendre vos positions investies en bourse ? Est-ce le bon moment pour vendre ? Ces questions, vous vous les êtes forcément posées. Y-a-t-il une méthode pour vendre ses actions au bon moment en bourse ? Peut-on être sûr que le moment de vendre est venu ? C’est ce que nous allons essayer de voir à travers cet article.

Bonne lecture !

Pourquoi est-il plus facile d’acheter que de vendre en bourse

Vous l’avez très certainement constaté en bourse, comme dans la vie quotidienne, il est toujours plus facile d’acheter que de vendre ! Peut être tout simplement parce que nous avons beaucoup plus d’opportunités d’achat que de vente au quotidien. Dans le monde de la bourse, les raisons sont toutes autres. Rappelez-vous du jour de l’ouverture de votre PEA. Combien de temps avez-vous mis pour acheter vos premiers titres ? Pas plus d’une semaine à mon avis. ¨Pourquoi ? Parce que quand on début en bourse on s’imagine qu’il suffit d’acheter tout ce qui vous passe sous la main pour faire des plus values.

Si vous êtes des investisseurs expérimentés, les raisons qui vous poussent à acheter doivent être toute autres. Il doit y avoir une analyse au préalable. Mais dans tous les cas, la raison principale de l’achat est l’espoir de voir le titre grimper.

Oui, mais grimper de combien avant de vendre? C’est là que les choses se compliquent…Dois-je prendre une partie de ma plus-value ? Toute ma plus-value ?

Au final, on se pose donc beaucoup moins de questions au moment d’acheter un titre que lors de sa vente.

Y a t’il un indicateur miracle pour vendre au bon moment en bourse ?

La réponse est clairement non. S’il existait tout le monde l’utiliserait ! Des indicateurs, vous le savez, il en existe des tonnes. Si vous vous êtes mis en tête de trouver l’indicateur qui permet de vendre au bon moment à tous les coups, vous risquez de chercher très longtemps ! Si vous faites le test, vous verrez que quelque soit l’indicateur choisi, vous aurez de bons résultats dans certains cas et dans d’autres beaucoup moins.

En fait tout dépend des conditions de marché. Certaines conditions de marché sont beaucoup plus propices à certains indicateurs que d’autres. C’est donc là que tout se complique !.

Prenons un exemple de stratégie basée sur les signaux donnés par un indicateur :

Nous prendrons pour exemple l’indicateur stochastique. La stratégie utilisée est basique : quand le stochastique coupe la ligne de signal à la hausse on achète, et quand il la coupe à la baisse, on sort de position.

De haut en bas, sur l’illustration ci-dessous, vous trouverez :

– l’évolution du titre en UT Mensuel, depuis 2011

– l’évolution du portefeuille : 5000 euros au départ, 5100 euros 10 ans plus tard.

– le stochastique

– les volumes et le rsi pour info

vendre au bon moment en bourse
stratégie de vente basée sur un indicateur

 

Que constate t’on ?

Tout se passe bien au départ, puis il y a un grand plateau pendant des années et enfin le portefeuille reperd presque tout ce qu’il a engrangé au départ. Bien évidemment, la même stratégie appliquée à un autre titre ou peut être une autre période sur le même titre aurait certainement donné des résultats très différents.

Par ailleurs, cette même stratégie déroulée par 10 investisseurs différents aurait donné 10 résultats différents. C’est normal, nous avons tous des biais.

Si vous faites le test avec d’autres indicateurs, vous obtiendrez les mêmes résultats à moins de choisir le bon titre, le bon indicateur, la bonne UT et la bonne période. Cela s’appelle de la sur optimisation ! Vous trouverez en vente beaucoup de robots de trading basés sur ce principe. Bizarrement, une fois que vous les aurez acheté…la plupart du temps, ils ne fonctionneront plus, car suroptimisés.

Vous l’aurez compris, l’indicateur miracle qui vous dit quand vendre quel que soit le support investit et quelles que soient les conditions de marché n’existe pas.

Deux règles simple pour ne pas se poser trop de questions :

Si vous voulez éviter de vous poser trop de questions au moment de vendre, vous pouvez appliquer ces deux règles :

1 : Avant d’acheter, envisagez des scénarios de vente :

– que faire si ça part dans la bonne direction : quel objectif ?

– que faire si ça ne part pas dans la bonne direction : stop loss ?

2 : Vendez quand les raisons qui vous ont poussé à acheter ne sont plus vraies :

– si vous achetez parce que le cours se situe au dessus d’une droite de tendance, ne vendrez que s’il casse cette droite de tendance à la baisse.

– si vous achetez parce que le cours a cassé une résistance à la hausse en UT hebdomadaire, ne le vendez pas s’il recasse à la baisse cette résistance en UT jour ou s’il arrive à votre objectif en hebdo.

Comment ne pas être frustré quand vous vendez

La vente d’un titre induit presque de manière systématique de la frustration.

Pourquoi ?

Nous savons que vendre au plus haut est impossible. On peut toujours vendre plus cher.

Même si votre trade s’est bien déroulé et que vous encaissez une plus value, aussi importante soit-elle il y aura un peu de frustration.

Pour ne pas être frustré quand vous débouclez un trade gagnant, partez du principe que votre objectif premier est de ne pas perdre d’argent. Cela vous permettra de relativiser.

Si vous êtes frustré parce que vous avez vendu un titre qui est parti à la baisse dans un premier temps puis reparti à la hausse, dites vous que dans tous les cas, il est primordial de couper ses pertes. Il y aura d’autres occasions.

Sur le long terme ces frustrations occasionnées par cette succession d’ opérations tantôt gagnantes tantôt perdantes doivent être compensées par l’évolution globale de votre portefeuille à la hausse!. Si tel n’est pas le cas, c’est que votre stratégie d’investissement n’est pas adaptée à votre profil.

Comment vendre si vous suivez la stratégie du blog

Si vous êtes inscrit sur le blog et que vous appliquez la stratégie pea-rentier, vous ne devriez pas être trop perturbé par les signaux de vente. D’une part parce qu’ils ne sont pas très nombreux : les positions sont conservées à minima 1 mois, parfois beaucoup plus. D’autre part parce que les ventes ne se font qu’à certains moments bien précis. Le reste du temps, il n’y a rien à faire.

Comme je le disais précédemment, on ne vend pas au plus haut, on n’achète pas au plus bas non plus, mais l’ évolution du portefeuille est orientée à la hausse sur le long terme .

Cette stratégie n’est pas parfaite, loin de là, elle a bien sûr ses défauts, mais elle  me permet de remplir pleinement mes objectifs en matière d’investissement :  ne pas faire partie des 80 % de perdants en bourse et avoir un ratio temps passé et stress à gérer mes investissements/rendement à mon avantage.

Conclusion

Vendre au bon moment en bourse n’est ni une question d’indicateur ni une question de stratégie. Si vous appliquez une stratégie qui définit clairement les points de sortie de position mais que votre portefeuille évolue à la baisse sur le long terme, c’est que vous faites fausse route, pas forcément à cause de la stratégie déployée. Vendre au bon moment en bourse prend du temps car le simple fait de vendre induit de la frustration et des biais comportementaux. Au fil des années, quand les émotions et l’ego de l’investisseur finissent par passer au second plan, les résultats arrivent ! Pour cela il faut que les planètes stratégie-personnalité de l’investisseur-gestion des émotions soient bien alignées !

Bon courage !

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A bientôt

Laurent

Investir sur un PEA avec la méthode DCA

Avez-vous déjà entendu parler de la méthode DCA  ou « Dollar Cost Averaging » ? C’est un terme qui revient souvent, surtout en période de hausse, beaucoup moins en période de baisse ! Quel est le principe de cette méthode d’investissement ? Avantages ? Inconvénients ? Peut-on investir sur un PEA avec le méthode DCA ?

Quelques éléments de réponse dans cet article.

Qu’est-ce que la méthode DCA ?

Comme dit précédemment, DCA signifie « Dollar Cost Averaging ». Derrière ce sigle se cache en fait d’une méthode d’investissement ou stratégie d’investissement très simple.

Cette stratégie est vraiment dédiée à un investissement long terme.

Le principe est tout simple : à une période que vous aurez choisie (mois, trimestre), vous faites un versement programmé sur un ou plusieurs actifs sans vous soucier de l’évolution de ces derniers. Nous verrons un peu plus loin qu’il vaut mieux se soucier à minima des actifs sur lesquels on choisit d’investir !

Un exemple simple : Vous choisissez d’investir sur le long terme sur l’indice S&P500. Dans ce cas, tous les mois ou tous les trimestres, vous placez une somme définie à l’avance sur un actif sous jacent qui réplique l’évolution du S&P500 (ETF par exemple).

Avantages de la méthode DCA :

Le principal avantage de cette stratégie est qu’elle peut être déployée de manière 100 % automatique : il suffit de programmer un virement mensuel sur un, ou des actifs et de laisser faire.

Autre avantage qui est directement la conséquence du mode automatique : les émotions sont sur le papier quasiment réduites à néant, puisque vous n’avez strictement rien à faire.

Enfin, l’investissement étant effectué de manière très lissée, la volatilité du portefeuille se trouve de fait réduite. Lors des périodes de baisse, les apports viennent combler partiellement le drawdown du portefeuille.

Inconvénients de la méthode DCA :

Le principal inconvénient de cette stratégie est qu’elle pousse à moyenner à la baisse !

Cet inconvénient fait partie des avantages lorsque l’actif en question évolue globalement à la hausse sur le long terme, malgré des périodes de baisse. C’est le cas des indices américains ou du marché des actions. Mais imaginez le devenir du portefeuille d’un investisseur qui aurait tout misé sur une seule action qui ne cesse de baisser depuis des années. Ce cas n’est pas si rare.

Vous le savez, toutes les actions n’évoluent pas à la hausse de manière perpétuelle. Si c’était le cas, tout le monde gagnerait de l’argent en bourse !

Pour appliquer la méthode DCA sur le compartiment des actions, il vaut mieux donc miser sur un panier d’actions, autrement dit un indice, pour mettre les statistiques de votre coté. Appliquer la méthode DCA sur une action en particulier est beaucoup plus risqué. L’indice CAC40 par exemple, évolue globalement à la hausse depuis des décennies même si sa composition évolue d’années en année. Chaque année, des actions sortent de l’indice, d’autres y rentrent. Même chose pour les indices américains. Mais globalement depuis 200 ans, l’évolution des indices boursiers est orientée au nord.

Un autre inconvénient : lors des périodes de baisses durables, il peut être compliqué de continuer à dérouler cette stratégie sans douter.

Investir sur un actif qui baisse de jour en jour n’est pas forcément intuitif. Pourtant, c’est la clé du succès quand on pratique le DCA.

Si vous êtes inscrit et que suivez la stratégie du blog, vous pouvez actuellement constater qu’on est très loin de l’esprit de la stratégie DCA !

Exemple d’application de la stratégie DCA sur un PEA (ou une assurance vie) :

Si vous souhaitez investir sur le compartiment des actions et que vous misez sur une hausse sur le long terme de ce compartiment, vous pouvez investir sur un ETF qui représente l’évolution de l’ensemble des actions, au niveau mondial. Prenons pour cet exemple l’ETF World.

Le rendement moyen de cet actif est d’environ 5 % par an sur le long terme.

Bien évidemment, il s’agit d’un exemple, pas d’un conseil en investissement.

Dans notre exemple, le premier portefeuille est investi à hauteur de 50.000 euros en juin 2006 sur l’ETF World . Aucun versement n’est effectué par la suite.

Le second portefeuille est investi sur le même support, à hauteur de 31.000 euros. Tous les mois 100 euros sont versés sur le même actif. On pratique donc le DCA. Au final, 50.000 euros seront également versés sur ce portefeuille.

comparatif portefeuilles avec ou sans DCA

Que constate t’on ?

– 2 ans après le premier investissement, le portefeuille subit de plein fouet la crise des subprimes. Le portefeuille « sans DCA » perd plus de 30.000 euros. Le portefeuille « avec DCA «  perd un peu moins de 20.000 euros. Ces pertes sont latentes bien sûr, mais il fallait être serein pour ne rien toucher durant cette période et continuer à injecter des versements mensuels.

– on constate qu’au fil des années, l’écart entre le solde des 2 portefeuilles se réduit. En juin 2022, le portefeuille « avec DCA » a quasiment rattrapé le portefeuille « sans DCA ».  Les intérêts composés ont apporté leur contribution.

Conclusion

La méthode DCA est avant tout dédiée aux investisseurs qui n’ont pas envie de suivre leurs investissements (même pas 10 minutes par mois!). Le fonctionnement en mode automatique est le principal avantage de cette stratégie, en plus d’une réduction de la volatilité due au lissage des investissements sur la durée.

Le principal inconvénient de cette méthode est qu’il ne faut pas se louper sur le support investi, car sur le long terme, cela peut faire très mal.

Vous l’aurez compris, la méthode ou stratégie d’investissement DCA n’est pas une méthode miracle. Elle ne peut fonctionner à la fois sur le long terme et sur n’importe quel support. Attention donc à cette fausse impression de simplicité ou de gains faciles.

Au final, la stratégie DCA ne peut fonctionner que si le ou les supports investis évoluent à la hausse sur le long terme !

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A bientôt

Laurent

Anticiper les krachs boursiers

 

Qui n’a pas rêvé de pouvoir anticiper les krachs boursiers ? C’est souvent l’objectif n°1 des investisseurs en bourse. S’il vous arrive de consulter des forums dédiés à la bourse, vous rencontrerez une foule de posts qui vous prouverons par A+B que le prochain krach boursier est pour cette année, voire pour demain !

Faut-il absolument anticiper les krachs boursiers pour s’en sortir en bourse ? Vaut-il mieux se focaliser sur les baisses ou sur les hausses? 

Quelques éléments de réponse dans cet article.

Qu’est-ce qu’un krach boursier ?

Un krach boursier est un évènement rare, marquant. Vous avez certainement entendu parler des krachs boursiers de 1929, de 2000 ou 2008…

Il ne faut donc pas confondre krach boursier et correction de marché. Les corrections, qui se produisent beaucoup plus fréquemment, sont des moments de respiration du marché. Un peu comme quand vous montez un escalier : vous reprenez votre souffle sur les paliers prévus à cet effet. Ces petites baisses sont donc normales et saines.

Un krach boursier est provoqué par l’éclatement d’une bulle spéculative. Pour qu’il y aie krach, il faut qu’il y aie eu auparavant un excès haussier. Une accélération anormale des cours à la hausse, symptomatique de la formation avancée d’une bulle. Un krach n’est rien d’autre que la régulation d’un gros excès. Vu sous cet angle, c’est plutôt rassurant non ? 🙂

La violente baisse de 2020 peut-elle être considérée comme un krach boursier ? Pas forcément. Dans ce cas précis on peut plutôt parler de « choc de volatilité »lié à une situation imprévue (pandémie). La violence a été extrême, c’est vrai, mais le retour à la normale des cours a été très rapide aussi (quelques mois à peine)!

Les krachs de 1929, 2000 ou 2008 ont duré entre 2 et 3 ans et la reprise a été beaucoup plus longue à se mettre en place. Les krachs boursiers annoncent une crise économique voire une dépression.

Quelles conséquences à court et moyen terme ?

Vous trouverez ci-dessous à titre d’exemple l’ historique de l’indice Dow Jones, le plus vieil indice boursier du monde.

Evolution du Dow Jones depuis 1800

Graphe Dow Jones 1780-2020 (source wikipedia).

Premier constat : sur la période étudiée, les baisses les plus marquées durent maximum 3 ans. L’échelle écrase les cotations les plus récentes, mais vous pouvez voir que les baisses occasionnées par krachs de 1826, 1847, 1929, 2000, 2008…etc sont relativement courtes si l’on considère la période globale de 1780-2020.

A court terme (quelques mois), lors de ce type d’évènement, les cours peuvent dévisser de -50 à -80 %. Un investisseur court terme malchanceux peut donc se faire piéger par une baisse.

Quelles conséquences à long terme ?

Si on allonge la durée d’investissement à 20-25 ans et que l ‘on prend un peu plus de recul , on voit que malgré les périodes de baisse même les plus violentes, les chances de perdre sa mise de départ sont beaucoup moins importantes ! Imaginons le cas extrême d’un individu qui investit sur les marchés juste avant le krach de 1929 et qui laisse vivre son portefeuille (en restant très stoïque). Au bout de 25 ans, il finit par gagner de l’argent.

Vous avez peut-être l’expression « un indice ne meurt jamais contrairement aux actions qui le composent ». Le Dow Jones en est une parfaite illustration. Des titres qui le composaient jadis n’existent plus aujourd’hui, remplacés par ne nouveaux entrants, plus performants. Ce point est important, car il faut bien faire la différence entre l’évolution des indices boursiers, et l’évolution des actions prises au cas par cas.

Attention donc, si vous misez sur un titre en particulier, car vous aurez très peu de chance de le voir évoluer à la hausse sur une durée aussi importante !

Mais qu’est ce qui nous dit qu’un indice comme le Dow Jones continuera à évoluer à la hausse dans le futur, comme cela a été le cas depuis 200 ans ? Rien, bien évidemment, on pourrait très bien imaginer que d’autre indices prennent le relai (indice chinois ou autre… ). Dans ce cas il faudra s’adapter. Et si tout se met à baisser un jour ? Dans ce cas nous aurons autre chose à penser…

Mais le constat est que globalement, les marchés mondiaux composés de l’ensemble des valeurs boursières évoluent à la hausse depuis 200 ans.

Anticiper les krachs boursiers ?

Rappelez-vous de la citation de Peter Lynch :

« Plus d’argent a été perdu en bourse en essayant d’éviter les corrections, que pendant les corrections elles-mêmes »

Cette phrase doit faire écho avec ce qui vient d’être dit un peu plus haut. Bizarrement, plus vous chercherez à éviter les krachs et moins vous aurez de chance de vous en sortir en bourse ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les marchés boursiers sont globalement haussiers sur le très long terme. Ce qui veut dire que pour anticiper les baisses, qui ne représentent qu’une petite fraction de temps, il faut très bien viser ! Dans ce cas vous prenez le risque de vendre trop tôt ou de vous retrouver à contre-sens.

Par ailleurs, chercher à anticiper les krachs boursiers est souvent synonyme de pessimisme. Si les marchés sont globalement haussiers depuis des décennies, et ce les 3/4 du temps pourquoi s’acharner à imaginer en permanence ou anticiper des baisses ?

Cela revient à vouloir gagner de l’argent sur un titre haussier en ne misant que sur les courtes périodes de baisse inclues dans la tendance haussière. Autrement dit jouer la contre tendance, ce qui est plutôt périlleux.

Cygne noir

Si la prédiction des krachs est impossible, j’entends là prévision du timing précis, il existe tout de même quelques signes potentiellement annonciateurs d’une grosse correction. Pour les amateurs, quelques exemples :

Un aspect technique :

Les montées violentes de cours, à la limite de la verticale : lorsqu’une accélération à la hausse est constatée et qu’elle est incluse dans une tendance haussière, cela signifie que l’on est en présence de la formation d’une bulle. Les comportements deviennent irrationnels. C’est ce qu’il s’est passé par exemple en 2000, juste avant le retournement des marchés. Lorsque les indices prennent plus de 15 % par mois, on n’est pas sur une hausse normale. Il faut donc s’attendre à un retour de bâton violent. Les marchés haussiers sains sont en général très stables, avec des hausses modérées et régulières qui peuvent durer. A partir du moment où l’accélération est trop violente, la hausse n’est plus tenable sur le long terme.

Un aspect médiatique :

Il y a très souvent un effet retard entre ce qui est annoncé par les médias et la réalité des marchés. Quand les médias ou les célébrités parlent d’un actif en particulier, en annonçant qu’il s’agit de l’affaire du siècle, c’est souvent qu’il est temps de vendre !

Un aspect fondamental :

Le dernier indice, un peu plus technique : il s’agit de la comparaison entre les taux d’intérêt court terme et long terme. En temps normal, les taux d’intérêt court terme sont inférieurs aux taux long terme. Historiquement, à chaque fois qu’il y a eu inversion de la courbe des taux, donc que les taux court terme ont été supérieurs aux taux long terme, il y a eu une grosse correction à postériori. Le problème est le à postériori. S’agit-il de quelques mois ou quelques trimestres? Aujourd’hui les banques centrales ont un rôle prépondérant, ce qui n’était pas le cas il y a quelques décennies. Est-ce que cet indice est toujours pertinent ?

Conclusion

Comme nous venons de le voir, le temps est l’allié de l’investisseur en bourse. Un investisseur qui mise sur le sur le long terme a statistiquement plus de chances de s’en sortir qu’un investisseur court terme. Ce simple fait explique à lui seul la difficulté de l’investissement en bourse puisque nous sommes naturellement impatients et concentrés sur le court terme !

Vouloir éviter les krachs boursiers est tout à fait naturel. Mais les krachs sont impossibles à prévoir précisément. Ils font partie de la vie des marchés et des investisseurs long terme. Etant donné que les marchés évoluent globalement à la hausse sur le long terme, il est finalement sur le papier « moins compliqué » de les subir que de chercher à les éviter à tout prix. Je vous l’accorde, la mise en pratique n’est pas aussi simple.

Bien évidemment, il est possible d’affiner cette approche très passive. Si vous êtes inscrit sur ce blog, vous avez pu constater qu’en faisant le minimum on pouvait sensiblement améliorer le confort émotionnel tout en préservant les performances  !

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A bientôt

Laurent

Pourquoi est-ce si compliqué d’appliquer une stratégie d’investissement en bourse?

 

Si vous investissez en bourse et que vous vous êtes donné pour objectif de respecter votre stratégie en bourse à la lettre, vous n’êtes pas encore au bout de vos peines ! Et oui, avoir un plan, ou une stratégie, c’est bien, la suivre à la lettre, c’est mieux, mais ça n’est pas si simple. Pourquoi ? Comment s’améliorer pour y parvenir? C’est ce que nous allons aborder dans cet article

Bonne lecture !

Le point de départ : avoir une stratégie

Investir en bourse sans stratégie revient un peu à vouloir jeter son argent par la fenêtre. C’est donc le point de départ. Mais nombreux sont les investisseurs qui n’arrivent pas à gagner en bourse en ayant pourtant une stratégie rentable. La raison ? Ils n’arrivent pas à appliquer leur stratégie, ou plutôt ils n’arrivent pas TOUT LE TEMPS à appliquer leur stratégie d’investissement en bourse.

On pourrait très facilement faire le parallèle avec les régimes ! Quand on s’astreint à un régime alimentaire, il faut être capable de tenir dans le temps en évitant les gros écarts pour avoir des résultats. Si le régime est trop restrictif, on finit forcément par craquer et perdre tous les bénéfices accumulés après tant d’efforts. Comment par exemple ne pas craquer en ces périodes de chasse aux œufs ?

Trêve de digression…

Appliquer une stratégie durant les phases de hausse

Dans les phases de hausse des marchés, tous les voyants sont au vert, le portefeuille évolue dans la bonne direction et normalement, comme dirait Nicolas, « tout va bien » ! Pourtant il y a un mais. Si vous détenez par exemple en portefeuille une valeur qui est à plus de 100 % de plus value, un seuil psychologique important, vous allez être tenté de vendre dès que le marché va commencer à éternuer, par peur de reperdre tout ce que vous avez gagné. Est-ce pertinent ? Dans certains cas oui, mais dans d’autres, non ! Tout dépend de ce que votre stratégie prévoit car c’est votre stratégie qui doit vous guider et non votre envie de vendre du moment.

Le bon moment pour vendre ne sera jamais le plus haut, ou rarement, il faut l’accepter.

La difficulté est de se dire que votre stratégie ne sera jamais optimale par tous temps. Vous devez pourtant l’accepter au risque de naviguer à vue !

Appliquer une stratégie durant les phases de baisse

Quand les marchés partent vers le sud, les choses ont tendance à se compliquer. L’idée n’est plus de prendre vos plus-values mais de limiter vos pertes ! La recette miracle ? Il n’y en a pas, car personne ne sait si la baisse va durer ou pas. Mais votre stratégie, si elle est bien construite doit intégrer ce genre de périodes. Dans ce genre de situation, vous aurez beau vous dire « j’ai confiance en ma stratégie, je ne bouge pas… » vous serez indéniablement exposé à tout un tas d’ éléments extérieurs qui ne feront rien d’autre que vous influencer. Le doute s’installe, vous passez alors au stade suivant qui est de rechercher des infos pour vous « rassurer ». Mais au final, ces recherches ne feront que vous inciter à solder vos positions, même si votre stratégie vous dit de conserver !

Comme lors des phases de hausse finalement, difficile de rester serein et concentré sur votre stratégie en phase de baisse.

Si votre stratégie est axée par exemple sur du « buy and hold », il peut être compliqué de voir voter portefeuille fondre temporairement de 30 ou 40 % sans sourciller.

Appliquer une stratégie dans les phases de plat

Il s’agit peut être des périodes les plus difficiles à gérer. Le portefeuille gratte quelques points, puis rebaisse d’autant quelques mois plus tard. Quand il ne se passe rien sur le portefeuille, cela génère forcément de l ‘impatience. L’impatience est l’ennemi numéro de l’investisseur en bourse. Vous avez beau avoir lu et relu que la bourse est une histoire de long terme et qu’il ne faut pas s’inquiéter s’il ne se passe rien pendant quelques mois…c’est plus fort que vous ! Vous avez envie de faire quelque chose pour que ça bouge et c’est là que vous sortez des rails. Quand le marché n’a pas de direction, il vaut mieux ne rien faire et attendre qu’ils se décide à en prendre une. Et s’il part dans le bon sens, alors il faut y aller, mais pas avant.

L’objectif étant de dégager des plus values sur le long terme, il vaut donc mieux temporairement ne rien gagner que de perdre de l’argent.

Que faire pour essayer corriger le tir?

Il n’y a pas 50 solutions, il faut noter tout ce que vous faites. Vous devez garder des traces de vos décisions et de ce qui les a motivées. Si vous décidez de vendre et de couper vos gains, notez-le quelque part. Pourquoi ce choix ? Que prévoyait ma stratégie ? Quels bénéfices en ai-je tiré ? Par exemple, en présentant cela sous forme de tableau.

Titre

Décision

Pourquoi ?

Respect stratégie ?

Stratégie ?

Bénéfice décision ?

A

Vendre

Info dans un forum

NON

Conserver

Aucun (le titre a pris % de plus)

B

Acheter

conseil

NON

Ne rien faire

Aucun (faux départ)

C

Acheter

stratégie

OUI

Acheter

Aucun (petite perte)

D

Vendre

stratégie

OUI

vendre

+25 % sur ce titre

E

Vendre

Conflit géopolitique

NON

Conserver

Aucun( le titre n’a pas dévissé)

Pourquoi faire tout cela ?

En fin d’année, lorsque vous allez faire le bilan, vous devriez vous rendre compte de l’impact de vos décisions prises sous l’effet des émotions. Bien sûr, il y aura du bon et du mauvais des deux cotés. Votre bilan comportera des décisions à l’instinct qui s’avéreront prolifiques et des décisions en total respect de votre stratégie qui de donneront rien.

Comparez votre bilan au portefeuille virtuel qui respecte à 100 % votre stratégie. Conclusions ?

La question à se poser au final est : Au vu des résultats, est-ce que je n’aurais pas pu éviter de me faire tous ces nœuds au cerveau en me contentant simplement de respecter ma stratégie ?

Conclusion

Comme vous pouvez le voir, appliquer une stratégie par tous les temps sachant qu’il y aura forcément des bas n’est pas évident. C’est pourtant le meilleur moyen pour éviter de se disperser et rester efficace sur le long terme. Mais nous avons tous des moments de faiblesse qui nous poussent à ne pas agir comme prévu. C’est tout à fait normal. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les traders rentables, capables de tenir leur plan dans toutes les situations et les autres (les 80-90%).

Trader ou pas, à partir du moment où vous investissez en bourse, vous devez avoir un plan . Il peut être très simple, c’est encore mieux. Dans tous les cas il faut s’y tenir. Et si c’est difficile, vous devez trouver un moyen de mettre en évidence vos biais pour identifier les éléments qui déclenchent vos écarts. L’objectif final n’est pas d’avoir raison dans 100 % des cas, mais de vous en sortir et de dégager une performance honorable sans avoir à vous torturer l’esprit.

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A bientôt

Laurent

Avoir le mindset pour investir en bourse sur le long terme

 

Investir en bourse sur le long terme, c’est savoir être patient, mais pas que. C’est également faire preuve d’un état d’esprit particulier, ou mindset qui doit vous guider en toute circonstance. Avoir le bon mindset pour être capable d’investir en bourse sur le long terme nécessite un cheminement.

Nous allons détailler tout cela dans cet article.

Bonne lecture !

Le mindset en bourse, c’est quoi ?

Le mindset, c’est le fil conducteur, la petit voix qui va guider votre manière d’investir. Vous le savez, nous en avons parlé à plusieurs reprises, si 80 % des investisseurs perdent leur argent en bourse, ça n’est pas forcément une histoire de stratégie, mais plutôt parce que leur mindset n’est pas adapté à cet exercice si particulier. Le constat est assez clair, beaucoup de gens perdent en bourse non pas parce qu’ils ont tort dans 80 % des cas, mais plutôt parce qu’ils n’acceptent pas d’avoir tort et ne coupent pas leurs pertes en temps voulu. Si vous rajoutez à cela la peur de gagner, vous obtenez un ratio gain/perte défavorable pour 80% d’investisseurs, malgré 50 % de trades gagnants.

Nous ne sommes pas naturellement « câblés » pour investir en bourse parce que nos émotions, notre égo, notre environnement jouent en notre défaveur.

un bon mindset est essentiel pour investir en bourse

Comment avoir le bon mindset pour investir en bourse ?

Cela demande un vrai travail sur soi et ne vient pas du jour au lendemain. Mais rassurez-vous, pas besoin de passer des heures devant votre écran pour y arriver, bien au contraire. Laissez les journées passées devant les écrans aux traders pros, c’est leur boulot. Rivaliser avec les pros, les robots, les manipulations de marché bref, arriver à tirer son épingle du jeu parmi la jungle des investisseurs n’est pas forcément intuitif, mais c’est faisable.

En effet, on aurait tendance à croire qu’il faudrait au contraire s’acharner pour y arriver alors qu’un certain lâcher prise ou détachement suffit à s’en sortir honorablement. Bien sûr, les vrais traders pros dégageront plus de profit que vous, comme les tennismans pro gagnent plus d’argent en tournoi que les amateurs. Ils ont travaillé pour ça.

Votre but premier doit être de ne pas perdre d’argent, avant de chercher à décrocher la lune et de rivaliser avec les pros.

Par exemple, je suis certain que vous vous êtes dit un jour « finalement, au lieu de perdre tout ce temps à essayer toutes ces stratégies qui ne sont pas faites pour moi, j’aurais du investir dans 1 ETF répliquant l’indice américain, j’aurais fait mieux ! »

Si vous vous êtes fait cette réflexion, c’est bon signe, cela veut dire que la moitié du chemin est fait !

Les clés d’un bon mindset pour investir en bourse 

Justement, il faut éviter de faire ce que font tous les gens qui s’acharnent à pratiquer des disciplines qui ne sont pas faites pour eux, comme le day trading, le scalping…etc.

1- Bien se connaître :

Un gros travail d’introspection est nécessaire. Avant de se lancer ou après quelques mois ou années de déroute, vous devez être capables de vous poser les bonnes questions. Suis-je fait pour cette stratégie ? Comment faire pour me simplifier la vie ? Le ratio temps passé à gérer mes investissements et le retour que j’en ai est-il favorable ? Quels sont mes objectifs sur le long terme?

2- Savoir ce qui marche bien pour vous :

Nous sommes tous différents. Ce qui fonctionnera chez l’un d’entre vous ne fonctionnera pas chez l’autre parce que nous avons tous des biais qui viennent brouiller les pistes. Si par exemple on vous faisait rejouer la même session de trading qu’un pro, vous n’auriez certainement pas pris les mêmes décisions au même moment, et vous n’obtiendrez pas les mêmes résultats à l’arrivée.

2- Voir loin :

Vous devez voir à long terme et ne pas tenir compte de tout ce qu’il se passe à court terme. N’écoutez pas les bruits de marché qui ne sont là que pour vous faire sortir des rails. Pour cela, il vaut mieux travailler sur de grosses unités de temps qui génèrent bien moins de faux signaux.

3- Tenir bon et ne pas se disperser :

Quand il ne se passe rien d’intéressant sur les marchés, il faut l’accepter et prendre son « mal » en patience. Votre stratégie vous dit de ne rien faire, pourquoi chercher des valeurs à investir coûte que coûte ?

4- Ne pas tout miser sur une seule stratégie :

Tout miser sur une seule stratégie, c’est un peu comme faire all-in sur un titre. Cela peut-être à double tranchant. Soit tout se passe bien et vous vous en sortez, soit…

Pour éviter d’être déçu, il vaut mieux jouer le compromis et jongler avec plusieurs stratégies, en fonction de vos affinités. Pas la peine d’avoir 50 stratégies dans votre portefeuille ! 3 stratégies peuvent suffire pour gérer un patrimoine financier, à condition de bien les diversifier (agressive, défensive, passive…)

5- Faire simple :

Le but étant de gérer vos investissements sur le long terme, il est évident que plus les choses seront simples, et plus il vous sera facile d’appliquer votre ou vos stratégies sur le long terme. L’idéal serait même de pouvoir oublier vos investissements. A l’occasion, faites le test sur un portefeuille fictif, vous constaterez que ne rien faire est souvent la meilleure option.

Exemple de retranscription d’un mindset pour investir en bourse sur le long terme :

Une fois que tout est clair pour vous, que vous vous être posé les bonnes questions, l’idée est de tout retranscrire sur un bout de papier que vous garderez à portée de main. Le plus pratique est de présenter tout ça sous forme de liste des choses à faire en temps voulu. L’objectif, faire simple et efficace. Par exemple (ceci n’est pas un conseil en investissement) :

PEA : 50 % portefeuille : stratégie PEA rentier sur 4 actions (dynamique) chaque mois + versement mensuel de xxx euros.

50 % portefeuille : 1 ETF indiciel actions + versement mensuel de xxx euros. (passif)

Compte titre : 100 % du portefeuille : 4 valeurs US à arbitrer chaque mois. Pas de versements mensuels (dynamique)

Assurance Vie : 100 % « stratégie défensive. » + versement mensuel de xxx euros. Prévoir un arbitrage annuel au mois de mai chaque année pour rééquilibrer (défensif)

Cela peut vous paraître scolaire, mais c’est la solution qui peut vous éviter de vous poser les mêmes questions chaque mois… « Mince, je dois faire quoi déjà ? C’est pas grave on verra le mois prochain…ou pire, « j’ai entendu hier à la radio qu’il fallait investir sur le metaverse, j’y vais à fond le mois prochain! »

Conclusion

Avoir le bon mindset quand on investit en bourse est essentiel. Il n’y a pas UN mindset pour investir en bourse mais LE mindset qui vous correspond le mieux.

Si vous cherchez à appliquer une stratégie pour investir en bourse sur le long terme mais qu’elle n’est pas en phase avec votre manière de fonctionner, vous irez droit dans le mur.

Le graal, ou la stratégie qui fonctionne par tous les temps, ça n’existe pas en bourse. Le graal quand on investit en bourse, c’est être capable de savoir ce que l’on doit faire quand on doit le faire et surtout d’arriver à le faire ! Si vous avez fait l’effort de réfléchir à la façon dont vous souhaiteriez investir en bourse, si en plus de cela tout est noté et rien n’est laissé au hasard, il est essentiel (mais pas évident) de faire en temps voulu tout ce que vous aviez prévu, sans dévier !

Le mindset, vous l’avez compris, finalement, ça n’est rien d’autre que votre capacité à mettre en adéquation votre propre façon de fonctionner et votre stratégie d’investissement en bourse afin de satisfaire vos objectifs sur le long terme.

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Laurent

Les valeurs spéculatives en bourse

Les valeurs spéculatives sont incontournables en bourse, elles font parti du paysage. Si vous interrogez sur l’opportunité de détenir ce type de valeur en portefeuille, sachez qu’il y a quelques éléments à prendre en compte avant de franchir le pas !

C’est ce que nous allons essayer de balayer à travers cet article.

Bonne lecture !

Les valeurs spéculatives, c’est quoi ?

Les valeurs spéculatives sont reconnaissable parmi les autres valeurs parce qu’elles ont un comportement particulier, qui « tape à l’oeil » de l’investisseur en bourse. Vous avez certainement été un jour ou l’autre surpris, voire attiré par ce type de valeur.

Plusieurs facteurs permettent d’identifier des valeurs spéculatives :

Des variations irrationnelles :

Du jour au lendemain, les variations à la hausse fulgurantes : +20 %, +30 % voire +100 %. Le problème est que les hausses peuvent s’arrêtent très rapidement et être suivies de baisses tout aussi fulgurantes.

Des volumes anormaux et très irréguliers :

Les valeurs spéculatives en bourse se caractérisent par des volumes de transactions anormalement élevés pendant quelques jours et puis…plus rien, calme plat. Puis à nouveau de gros volumes, puis à nouveau plus rien. Cet élément n’est pas forcément celui qui est remarqué en premier par l’investisseur et pourtant il est primordial.

Un prix d’achat souvent très bas :

Par exemple une cotation à 0,010 euro. A première vue, un prix aussi bas est forcément intéressant ! Nous verrons un peu plus loin que ça n’est pas forcément le cas.

Pas de tendance claire :

Le titre évolue de manière erratique. Souvent à plat, avec des pics de temps en temps, mais rien de durable. Ces pics sont très piégeux car ils interviennent souvent au sein d’une tendance baissière, faisant alors croire à un retournement de tendance.

Si vous constatez ces 4 caractéristiques sur une valeur, c’est que vous êtes en présence d’une valeur spéculative. Dans ce cas, réfléchissez bien avant d’y aller!

Attention il ne faut pas confondre small caps (petites capitalisations) et valeurs spéculatives. Les valeurs spéculatives cotent souvent très bas, comme les small caps. Pour autant , cela ne veut pas dire que les small caps sont systématiquement des valeurs spéculatives.

Pourquoi sont-elles piégeuses ?

Volumes :

Je vous en parlais un peu plus haut. Les fortes variations de volume nous permettent de mettre en évidence les valeurs spéculatives. Tant que les volumes sont importants et varient à la hausse, vous n’aurez pas de problème pour passer un ordre à l’achat comme à la vente. Par contre, si du jour au lendemain les volumes sont réduits à néant ou presque, vous aurez beaucoup de mal à passer vos ordres de vente et donc à solder vos positions quand bon vous semblera. Votre ordre de vente sera peut être exécuté 2 ou 3 jours plus tard…imaginez le carnage si la valeur en question perd 10 % par jour. Un exemple ci-dessous de graphe en journalier qui met en évidence les variations violentes autant au niveau des volumes que de la valeur du titre (-40% entre le maximum et le jour suivant).

exemple de valeur spéculative en bourse
Un exemple de valeur spéculative en bourse

Volatilité :

Les valeurs spéculatives font preuve de beaucoup de volatilité. Les variations sont brusques et éphémères. Pour suivre ce type de variations, il n’y a pas d’autres choix que de travailler sur de petites unités de temps (horaire voire quart d’heure). Cela vous oblige donc à rester scotché à votre écran et à jouer à l’apprenti trader. On le sait, n’est pas trader qui veut !

Prise de risque :

Lorsque vous choisissez d’investir sur une valeur capable de variations aussi brusques, il faut le prendre en compte dans votre money management, sinon vous risquez de grosses déconvenues. Par question par exemple de faire all in sur une valeur spéculative en espérant faire 1000 % en 3 semaines et arrêter de travailler ! C’est le meilleur moyen de cramer votre compte en deux temps trois mouvements.

Imaginons par exemple que vous acceptiez de perdre 2 % de votre portefeuille sur une position et que vous choisissiez de positionner votre stop à -30 % du prix d’achats, parce que la valeur bouge beaucoup. Dans ce cas, ces -30 % ne devront pas vous faire perdre plus de 2 % de votre portefeuille. Sur un portefeuille de 10.000 euros, cela représente une taille de position de : 2 % x 10.000/30 % soit 666 euros. Vous voyez qu’on est loin du all in !

Pourquoi les valeurs spéculatives vous attirent-elles ?

Faux espoirs de gains

Elles vous attirent justement parce qu’elles bougent beaucoup et provoquent en vous de faux espoirs de gains. Qui n’a pas rêvé en voyant une valeur décoller du jour au lendemain sans raison qu’elle rejoigne ses plus hauts historiques d’il y a 15 ans !

En cherchant un peu, vous trouverez facilement des valeurs qui jadis ont coté 300 à 500 euros et qui ne cote plus aujourd’hui que 0,1 euros. Tout le monde a fait ce calcul un jour ou l’autre ! Si je mets 1000 euros sur cette valeur et qu’elle remonte à 300 euros…jackpot !

Sauf que dans bien des cas, la valeur a été soumise à des « stocks splits » successifs (division de la valeur des actions pour augmenter leur nombre) , ce qui en plus a en général tendance à augmenter la volatilité. Il y a très peu de chances donc pour que l’action recouvre sa valeur d’ il y a 10 ou 15 ans !

Des actions en apparence pas chères 

Comment ne pas faire une affaire en achetant un titre à 0,010 euros ! Après tout, elle ne peut plus baisser beaucoup, donc elle ne peut que monter ! Une fois de plus, attention au piège ! Si le prix cette même action descend à 0,005 euros par exemple, vous aurez perdu 50 % de votre mise. Ne vous laissez donc pas piéger par des actions au prix défiant toute concurrence.

Les valeurs spéculatives en bourse jouent avec vos émotions

Si vous ne voulez pas soumettre vos émotions à rude épreuve, évitez les valeurs spéculatives, ou alors respectez bien vos règles de money management. Si tel n’est pas le cas, vous risquez de voir votre portefeuille osciller de +10 %, -20 % du jour au lendemain, avec de gros risques de moyenner à la baisse dans le cas de pertes. Vos émotions feront le yo-yo comme votre portefeuille : de grande montées d’adrénaline les jours de hausse et des coups de blues les jours de baisse.

Si vous détenez ce type de valeur en portefeuille et que votre position est gagnante, prenez vos gains et allez voir ailleurs !

Conclusion

Les valeurs spéculatives attirent les investisseurs en bourse parce qu’elles leur donnent de faux espoirs de gains. Il ne faut toutefois pas faire l’amalgame entre valeurs spéculatives et les small caps. Quelques règles simples, comme l’observation des volumes, de la volatilité, de la tendance en cours…etc permettent d’éviter de grosses déconvenues et nous permettent d’affiner notre choix.

Le choix parmi les titres à notre disposition est très large et difficile, inutile de venir en plus se mettre en difficulté en achetant des titres que l’on aura du mal à gérer une fois qu’ils seront dans notre portefeuille !

Nombreux sont les investisseurs en bourse qui se font piéger un jour ou l’autre par ce type de valeur. J’espère que la lecture de cet article vous permettra de les éviter!

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Laurent

Le bilan de l’année 2021

 

C’est la fin de l’année ! et l’heure du bilan ou plutôt des bilans. Dans cet article nous allons évoquer quelques éléments caractéristiques de l’évolution des portefeuilles sans aller trop dans le détail. Nous ferons un zoom sur le portefeuille du blog (portefeuille PEA) mais aussi sur le portefeuille US, partagé avec les inscrits depuis début 2021. Vous découvrirez également une petite nouveauté pour 2022, en fin d’article.

Je vous souhaite une bonne lecture

Portefeuille PEA :

Une année 2021 en demi-teinte pour le portefeuille du blog, ça arrive ! Le détail en quelques chiffres :

Nombre d’ordres:

18 arbitrages depuis janvier 2021. C’est plus que la moyenne et caractéristique d’une année en demi-teinte.

Durée moyenne des positions :

2 mois 1/2

Durée maximale de position :

6 mois

Les tops :

L’un des titres du portefeuille a progressé de 27 % (conservé 6 mois)

Les flops :

L’un des titres du portefeuille a perdu 37 % (conservé 3 mois)

Performance sur l’année +5,33 %

Evolution du portefeuille PEA

Portefeuille US :

Une très bonne année 2021 pour le portefeuille US détaillée ici en quelques chiffres :

Nombre d’ordres:

5 arbitrages. C’est très peu.

Durée moyenne des positions :

5 mois

Durée maximale de position :

12 mois

Les tops :

L’un des titres du portefeuille a progressé de 100 % après 12 mois

Les flops :

L’un des titres du portefeuille a perdu 22 % après 2 mois

Performance sur l’année: +62,4 %

Evolution du portfeuilel US

Analyse :

La durée des positions et le nombre d’arbitrages sont des paramètres qui sont révélateurs de certaines choses. Notre stratégie était plus en phase avec la tendance coté US, qui était plus forte et plus régulière qu’en Europe.

La volatilité très présente coté Européen depuis 2020 (beaucoup plus qu’aux US) a freiné l’évolution du portefeuille. La concentration du portefeuille sur seulement 4 titres n’a pas joué en notre faveur cette année. En témoigne l’indice CAC40 qui a  bien progressé en 2021. On ne peut pas jouer sur tous les tableaux! C’est le jeu, et c’est un choix.

Il en était d’ailleurs de même en 2020 (5 % de performance seulement pour le portefeuille Européen contre 155 % du coté du portefeuille US).

L’objectif de cette stratégie étant de capturer des grands mouvements et d’intervenir le moins possible, on peut comprendre que les mouvements de type « portes de saloon » soient des éléments perturbateurs.

Pour autant, il ne faut pas tomber dans l’autoflagellation ! Nombreux sont les titres qui ont plongé en 2021…malgré de nombreuses recommandations (secteur prometteur, pépite de l’année…etc), comme chaque année finalement. 80 % de perdants, rappelez-vous.

On voit donc qu’il est tout de même possible de tirer son épingle du jeu en ne travaillant que sur des titres en tendance haussière, en agissant sur une grosse unité de temps, avec peu de lignes en portefeuille et en opérant assez rarement.

Que faire en 2022 ?

On touche ici du doigt une des difficultés à laquelle est forcément confronté tout investisseur après une année « sans » : dois-je changer mon fusil d’épaule ? Dois-je changer de stratégie ? Quelques éléments de réponse ici.

Un exemple qui illustre cette situation :

Imaginons que vous ayez 2 stratégies à disposition (S1 et S2). Les deux stratégies fonctionnent plutôt bien sur le long terme. Mais vous avez du mal à choisir entre l’une ou l’autre. Chaque année, pour trancher, vous vous dites : je choisis pour l’année N+1 la stratégie qui a le mieux fonctionné l’année N. Vous obtenez ainsi la stratégie S3.

Le tableau ci-dessous retrace l’évolution des performances résultats des 3 stratégies.

Que se passe t’il ?

En conservant S1 ou S2, votre capital initial évolue de 100 à un capital d’environ 300 après 10 ans. Si vous alternez entre S1 et S2 en appliquant la stratégie S3, votre capital final ne sera que de 178, soit environ 45 % de capital en moins !

2021

2022

2023

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Capital final

S1

5 %

30 %

2 %

15 %

5 %

55 %

12 %

-25 %

25 %

15 %

314

S2

15 %

-5 %

65 %

20 %

15 %

-3 %

18 %

-10 %

3 %

15 %

303

S3

15 %

-5 %

2 %

20 %

15 %

-3 %

12 %

-10 %

3 %

15 %

178

Cet exemple est assez basique mais je trouve qu’ il illustre bien ce phénomène de pertes en ligne provoqué par des changements de direction intempestifs. En d’autres termes, l’herbe paraît toujours plus verte chez le voisin (qu’il aie un robot tondeuse ou pas), et la file d’à coté semble toujours plus rapide quand vous êtes au supermarché! 🙂

Bien entendu, cet exemple ne constitue pas un conseil. Libre à vous de changer de stratégie tous les jours si vous le souhaitez  et si cela vous fait plaisir !

Conclusion – Nouveauté 2022 :

Comme cela a déjà été dit à plusieurs reprises, le graal n’existe pas en bourse ! Il y a des hauts et des bas, il faut l’accepter. Pour ne pas mettre tous vos œufs dans un même panier, la diversification (géographique, sectorielle…) est un piste. Cela peut être un moyen d’éviter quelques frustrations, même si sur le très long terme, cela ne va pas forcément changer totalement la donne.

Le constat est sans appel : le portefeuille PEA a largement moins performé que le portefeuille US en 2021. On peut même qualifier cette année 2021 d’année « sans », pour le portefeuille PEA du blog.

Les raisons de ces écarts de performance entre portefeuille PEA et US ?

Certainement un peu plus de stabilité coté US, des tendances un peu plus linéaires et plus marquées.

Est-ce que cela veut dire qu’il faudra tout miser sur les actions US en 2022 ? Pas du tout ! Car les performances seront certainement très différentes en 2022 et peut être à l’avantage du portefeuille Européen.

Si l’on prend un peu plus de recul, sur le moyen terme (5-10 ans) ou le long terme (25-30 ans) la stratégie de suivi de tendance que j’utilise donne des résultats très similaires que l’on se positionne du coté Européen ou US, avec bien sur quelques années « sans ».

Ces deux marchés évoluent globalement dans la même direction. Le marché américain donne le « la », mais il y a parfois des différences de rythme. C’était flagrant en 2020.

Nouveauté 2022 :

J’ai décidé de rajouter d’ici la mi-2022 de partager un portefeuille dédié aux small- caps. On reste sur le même principe, 4 lignes seulement. Ce portefeuille sera partagé avec les inscrits, comme les portefeuilles PEA et US, mais seule la performance du portefeuille PEA sera diffusée sur le blog, par souci de simplification, étant donné que l’esprit stratégique reste le même.

Je pourrais bien évidemment chaque année diffuser sur le blog le portefeuille qui affiche la meilleure performance ! Un peu facile…je préfère garder ma ligne…même si ça n’est pas facile pendant les fêtes 🙂

Je vous souhaite un bon réveillon, une excellente année 2022 et de très bons investissements !

N’hésitez pas à partager cet article !

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À Bientôt !

Laurent

Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ?

 

C’est certainement une question qui vous a traversé l’esprit un jour ou l’autre, si vous investissez une partie de votre argent en bourse. Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ? Quels sont les ingrédients pour y parvenir ? Faut-il tout mettre en bourse ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Je vous souhaite une bonne lecture

Les ingrédients pour espérer devenir rentier grâce à la bourse 

Il y a des ingrédients incontournables pour espérer dégager une rente d’un placement quel qu’il soit. Quand on parle de bourse, un capital de départ, un apport mensuel (ou pas) et une durée d’investissement (et beaucoup de patience!) sont nécessaires.

Ces composantes ont un rôle plus ou moins prépondérant dans le résultat final. C’est ce que nous allons voir ici en regardant quelle est l’incidence de chacune de ces composantes.

Concernant le rendement, nous allons faire simple et prendre comme rendement moyen du marché des actions celui de l’indice CAC40, soit 7 % par an environ.

Incidence de la somme investie au départ :

 

Capital de départ

Rendement

Rente mensuelle au bout de 20 ans

5000 euros

7 %

100 euros

10.000 euros

7%

200 euros

50.000 euros

7%

1030 euros

100.000 euros

7%

2060 euros

 

Tableau 1 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Incidence de la durée :

 Ci-dessous, la rente mensuelle espérée en fonction de la durée capitalisée :

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

7 %

70 euros

100 euros

145 euros

10.000 euros

7%

150 euros

200 euros

280 euros

50.000 euros

7%

755 euros

1030 euros

1425 euros

100.000 euros

7 %

1510 euros

2060 euros

2820 euros

 

Tableau 2 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Incidence de l’effort d’épargne :

Si nous rajoutons un effort d’épargne de 100 euros par mois uniquement durant la phase de capitalisation (15, 20 ou 25 ans) :

 

Capital de départ Rendement 15 ans 20 ans 25 ans
5000 euros 7 % 250 euros 380 euros 560 euros
10.000 euros 7% 325 euros 480 euros 703 euros
50.000 euros 7% 930 euros 1311 euros 1840 euros

100.000 euros

7 %

1685 euros

2350 euros

3270 euros

 

Tableau 3 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Que constate t’on ? :

Pour une même durée investie, la rente finale est proportionnelle à la somme versée au départ (tableau 1). En gros 20 fois plus pour un investissement de 100.000 euros que pour 5000 euros, on s’en doutait un peu.

Si l’on rallonge la durée investie, on peut vite se rendre compte de la puissance des intérêts composés. La rente dégagée au bout de 25 ans est environ 40 % plus élevée que celle dégagée au bout de 20 ans (tableau 2)! Cette incidence est exponentielle et se décuple au fil des années.

Cet effet se ressent également pour l’apport mensuel (tableau 3) : 100 euros versés mensuellement se transforment en plus de 400 euros supplémentaires au bout de 25 ans. Pour une somme de 5000 euros investie au départ, cela fait tout de même 5 fois plus que la rente dégagée au bout de 20 ans sans apport mensuel ( 560 euros au lieu de 100 euros) !

On constate au final que la durée d’investissement a un impact majeur sur la rente finale dégagée, quelle que soit la somme investie au départ.

L’idéal est donc de mettre la machine en route tôt pour profiter de la force des intérêts composés .

Si l’objectif est de pour pouvoir vivre de ses rentes, un capital de départ et une durée minimale d’investissement sont nécessaires.

L’étude Trinity et la fameuse règle des 4 % :

Dans les exemples ci-dessus, nous avons fait l’hypothèse d’une consommation totale du capital pendant les 25 ans de versement de rente mensuelle et d’un rendement constant de 7 % par an pendant toute la durée (capitalisation + rente).

Bien sûr, nous le savons, les indices boursiers, même s’ils évoluent globalement à la hausse depuis plus de 150 ans ne dégagent pas des rendements réguliers.

Un investisseur qui aurait par exemple placé 100.000 euros sur l’indice CAC40 en 2000 ou 2008 aurait perdu plus de la moitié de son capital 2 ans plus tard.

Inversement, un investisseur qui aurait placé ces 100.000 euros en 2003 ou 2009 serait aujourd’hui propriétaire d’une belle somme !

Cela explique aussi qu’un investissement long terme se construise sur une durée d’au moins 15 ans, pour rebondir plus sereinement après les périodes de baisse.

L’étude Trinity :

En 1998, 3 professeurs de l’Université Trinity ont publié une étude (https://en.wikipedia.org/wiki/Trinity_study) dont l’objectif était de savoir s’il était possible de devenir rentier grâce à la bourse. L’étude conclut qu’un portefeuille composé d’actions et d’obligations a de très fortes probabilités de perdurer très longtemps à condition de ne retirer chaque année que 4 % du montant de ce portefeuille. Par exemple 20.000 euros de retraits par an pour un portefeuille de 500.000 euros.

Cette étude est basée sur des données financières comprises en 1925 et 1995, en considérant des durées de consommation du capital de 15 à 30 ans.

Un exemple de simulateur à votre disposition :

Si vous voulez faire une simulation de cette règle des 4%, vous trouverez ici un simulateur (traduction en français possible) : https://engaging-data.com/visualizing-4-rule/

Le principe de la simulation : L’outil intègre les données historiques depuis 1871 ! Sur une période encore plus longue que l’étude Trinity. Mais le principe est le même.

L’idée est de voir si pour un capital donné, une durée donnée de consommation du capital (durée de « retraite »), un type d’investissement donné (actions-obligations), les probabilités de ne pas cramer votre capital vous sont favorables ou pas ! Tout cela tient compte de l’évolution des marchés au fil des années, depuis 1871. 

Une fois de plus on se base sur des données passées.

Comment ça marche :

Renseignez votre âge, la durée de « retraite » , votre mode d’investissement (actions-obligations)

Dans ce simulateur le scénario 100 % actions développe un rendement de 6,7 % par an. Il s’agit de l’investissement dans un indice. Le scénario 100 % obligations développe 2,5 % de rendement annuel environ, ce qui correspond à peu près à un investissement sur du fonds euros.

Le simulateur vous retourne votre taux de réussite : la probabilité que vous auriez eu depuis 1871 de passer vos X années de retraite sans faire banque route.

Vous devriez constater que si vos dépenses par an n’excèdent pas 4 % de votre capital, votre taux de réussite est optimal.

Le dernier ingrédient, le rendement 

Depuis le début de cet article, nous avons fait l’hypothèse soit d’un placement sur un indice boursier (7 % en moyenne), soit d’un placement panaché indice-obligations (simulateur règle des 4%).

Si vous me suivez, ou si vous avez simplement parcouru mon site, vous savez que cela ne correspond pas à ma manière d’investir en bourse. Je n’investis pas sur un indice mais sur des titres en particulier en pratiquant le suivi de tendance sur une unité de temps particulière (plus d’infos ici).

Cette stratégie me permet de dégager en moyenne un rendement plus intéressant sur le long terme que celui de l’indice de référence (CAC40), même si les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Pour quelques points de rendement de plus …

Si l’on imagine juste à titre d’exemple un rendement de 10 % au lieu de 7 % (tableau 3 pour mémoire), on obtient les résultats suivants :

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

10 %

325 euros

550 euros

910 euros

10.000 euros

10%

436 euros

725 euros

1186 euros

50.000 euros

10%

1325 euros

2126 euros

3411 euros

100.000 euros

10%

2436 euros

3880 euros

6190 euros

 

Tableau 4 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 10 % par an sur la durée de capitalisation puis 7 % par an durant la consommation du capital (25 ans).

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

7 %

250 euros

380 euros

560 euros

10.000 euros

7%

325 euros

480 euros

703 euros

50.000 euros

7%

930 euros

1311 euros

1840 euros

100.000 euros

7 %

1685 euros

2350 euros

3270 euros

 

Tableau 3 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

La comparaison de ces 2 tableaux est assez parlante. Seulement 3 points de rendement gagnés ont permis de presque doubler la rente au bout de 25 ans. Si la durée du placement a un fort impact sur le capital final, le rendement joue également énormément.

L ‘idée de cette comparaison est aussi de vous montrer qu’il n’y a pas forcément besoin de viser des rendements extraordinaires pour espérer tirer une rente honorable d’un capital.

Devenir rentier et le rester en diversifiant les placements 

Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. La bourse peut procurer des rendements intéressants, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un placement risqué !

Pas question donc de faire « all in » sur la bourse ! Partant en plus du principe qu’on ne doit investir en bourse que des sommes dont on n’a pas besoin dans l’immédiat, faire du « all in » n’est non seulement pas souhaitable, pas tenable, mais surtout pas nécessaire !

Par ailleurs, investir l’intégralité de son patrimoine en bourse sachant que temporairement on sera exposé à des baisses temporaires de 10 voire 20 % peut s’avérer compliqué. Cela ne sera tout simplement pas tenable émotionnellement pour le commun des mortels.

Combiner plusieurs solutions de placements est une solution plus raisonnable. Par exemple en associant  bourse, immobilier, or physique, art, et pourquoi pas une petite pincée de cryptomonnaies ? Les choix sont nombreux.

Le principe de base est juste d’éviter de mettre tous ses œuf dans le même panier en investissant dans des actifs décorrélés.

Conclusion 

Qui n’a pas rêvé de devenir rentier grâce à la bourse ? On s’est tous imaginé assis sur une chaise longue au bord de la plage, à attendre tranquillement que nos investissements progressent. Mais ça n’est pas si simple !

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse, c’est possible, mais difficile, car cela prend un certain temps et demande une certaine discipline et quelques ingrédients incontournables.

Dégager une rente grâce à la bourse est réalisable, même avec un apport initial faible en s’exposant un minimum. Espérer en vivre est une autre histoire.

Les 2 plus gros leviers d’action sur un placement sont le temps (effet des intérêts composés) et le rendement du placement, sans forcément aller chercher l’impossible.

Quelle que soit la stratégie adoptée, nous avons vu qu’il valait mieux diversifier ses modes d’investissements et ne pas tout miser sur la bourse.

Un minimum d’ambition, beaucoup de patience, de la rigueur et un certain équilibre sont également des ingrédients essentiels à la concrétisation de vos aspirations à devenir rentier !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent