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Gagner en bourse sans prévoir l’avenir

 

Les investisseurs en bourse croient parfois qu’il faut être capable de prévoir l’avenir pour gagner en bourse. Est-il possible de gagner en bourse sans prévoir l’avenir ?

Les investisseurs au nez creux ont-ils forcément de meilleurs résultats que le commun des investisseurs ? Nous allons essayer de répondre à ces questions à travers cet article.

Bonne lecture !

Prévoir l’avenir, le rêve de tout investisseur

gagner en bourse en prévoyant le futur?

Un paradoxe

 Tout investisseur a forcément essayé au cours de son parcours de prévoir avec précision l’évolution des cours de la bourse voire la date du prochain krach boursier alors que c’est mission impossible ! C’est un des grands paradoxes lié à l’investissement boursier. Nous avons besoin de nous projeter, c’est humain, c’est une des raisons pour lesquelles investir en bourse est un exercice aussi difficile. Plutôt que d’essayer de prévoir, afin d’ aborder la bourse plus sereinement, on peut se fier à quelques concepts statistiques.

Si vous faites l’expérience suivante, qui consiste à demander à 100 inconnus de vous dire si le CAC40 finira la journée en vert ou en rouge, vous aurez à peu près du 50-50. 50 % vous diront vert et 50 % vous diront rouge.

Une chance sur deux de se tromper ou d’avoir raison donc en moyenne. Est-ce suffisant pour gagner en bourse ?

Oui et non. Mais c’est un bon point de départ. Nous y reviendrons un peu plus loin. En tout cas, pas besoin d’avoir raison tout le temps pour gagner en bourse. Il faut avoir raison au bon moment.

La difficulté des prévisions

Qui aurait parié sur une hausse des indices à partir de avril 2020 suite à la dégringolade de février-mars 2020 ? Nous sommes en plein confinement, l’économie est à l’arrêt. Partant de là, comment imaginer une hausse des indices boursiers ? On aurait pu penser en toute logique que les premiers mois de 2020 annonçaient une année boursière catastrophique. Au final, c’est l’inverse qui s’est produit.

Une question d’ego

C’est justement le fait d’avoir potentiellement raison qui pousse nombre d’investisseurs à prévoir. L’être humain a son ego. Quoi de plus gratifiant que de se dire que l’on a raison ?

« tu vois, je te l’avais dit ! ». Une phrase que vous lirez souvent si vous fréquentez les forums boursiers. Sauf que les mêmes personnes ne disent rien quand elles se trompent. Chercher à avoir raison quand on investit en bourse est tout sauf une bonne idée.

Essayer de prévoir l’avenir en bourse, est-ce rentable ?

Pas forcément !. Avoir la capacité de prévoir les cours futurs de la bourse peut aider à s’en sortir mais ça n’est pas suffisant !

Imaginons que vous ayez le nez creux et que vous ayez raison dans vos prévisions 8 fois sur 10. Bravo, bon score !. Cela va-t-il suffire à faire progresser votre compte en bourse ? Pas sûr.

Si vous gagnez 1 lorsque vous avez raison et que vous perdez 5 lorsque vous avez tort, votre bilan est négatif. Rappelez-vous, l’importance du ratio gain perte… vous trouverez plus de détails ici. En résumé, un bon taux de réussite ou de bonnes prévisions avérées n’est pas suffisant pour faire prospérer un portefeuille boursier.

Prévoir les krachs boursiers :

On pourrait se dire qu’à défaut de prévoir les hausses, prévoir les grosses baisses de marché est forcément rentable pour un portefeuille. Pas forcément ! Une fois de plus, le marché est tellement imprévisible qu’il est impossible de prévoir la date du prochain krach boursier ou du prochain marché baissier.

Rappelez-vous de la citation de Peter Lynch :

« Plus d’argent a été perdu en bourse en essayant d’éviter les corrections, que pendant les corrections elles-mêmes »

Cela peut paraître bizarre et pourtant…Quoi de plus naturel que d’essayer à tout prix d’éviter des baisses de 20 ou 30 % voire plus sur les marchés. La raison ? Tout simplement parce qu’elles génèrent des émotions négatives (peur, panique…), des sentiments désagréables (échec…).

Le « problème » est que globalement, les marchés sont efficients. Les indices évoluent à la hausse depuis des décennies. Bien sûr, de temps en temps, les excès haussiers sont régulés par des corrections ou des phases de baisses plus durables. Mais statistiquement, ces périodes ne représentent que 10 à 15 % du temps.

S’acharner à vouloir prévoir et anticiper les baisses c’est donc anticiper, avoir les statistiques contre soi et risquer d’avoir raison bien moins qu’une fois sur 2 !

Pour faire écho avec ce qui a été dit précédemment, n’avoir raison que 20 % du temps peut tout de même suffire à générer des gains, à condition que ces gains soient importants. Mais cela demande de grandes capacités mentales ! Qui peut supporter d’avoir tort 8 fois sur 10 sur le long terme ? Pas grand monde… Attention donc si vous jouez la baisse.

Comment gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir ?

En mettant les statistiques de son coté :

Qu’est-ce que cela signifie ?

Si votre stratégie est basée sur le suivi de tendance haussière et que vous décidez de passer à l’achat sur certains titres, vos chances de gains seront forcément plus importantes si ces derniers évoluent à la hausse! Lapalissade me direz-vous et pourtant…Une fois de plus, l’ego aidant…détecter parmi les titres massacrés la future pépite est pourtant un sport favori de grand nombre d’investisseurs. « le titre a coté 300 euros il y a 15 ans, il cote 0,2 euros, s’il remonte, je vais me remplir les poches, donc j’achète… »

Cette stratégie peut fonctionner si vous êtes un expert dans la détection des actions sous-cotées, mais pas si vous pratiquez le suivi de tendance. Gare à l’espoir et à la déroute liée à l’anticipation .

Quelle que soit la stratégie utilisée, il faut attendre le moment opportun pour agir.

Pour finir sur un autre exemple : Imaginons que vous souhaitiez traverser une rivière à pied pour aller chercher une récompense de l’autre coté, sans savoir nager. La récompense est deux fois plus importante en hiver quand la rivière est très haute, mais c’est très dangereux. Cela vaut-il le coup de prendre un tel risque ? Ou vaut-il mieux attendre les basses eaux…je vous laisse méditer.

Statistiques et gestion du risque sont des outils pour les investisseurs. N’hésitez pas à vous en servir!

En étant déconnecté des éléments extérieurs :

Les éléments extérieurs tels que infos, forums sont souvent responsables de déconvenues. Si vous pensez avoir fait les bons choix, cohérents avec votre façon d’investir, pourquoi se laisser influencer par un post, ou une info entendue le jour-même à la radio ? Pas si simple c’est vrai. On est tous influençables, notamment dans les périodes de doutes. Mais il faut se raisonner.

En suivant sa stratégie :

Finalement les deux éléments cités précédemment reviennent à dire qu’il faut être en phase avec sa stratégie. On en revient toujours au même constat !

En résumé : 

« Je fais du suivi de tendance haussière donc j’achète des titres en hausse pour mettre les statistiques de mon coté et je ne me laisse pas influencer par les informations parasites qui pourraient me faire sortir de ma stratégie et acheter des tuyaux percés ».

La stratégie du blog pea-rentier permet-elle de prévoir les cours futurs de la bourse ? 

Non. La stratégie est basée sur un concept particulier de suivi de tendance, tout simplement. Elle ne permet pas d’éviter les mois à performance négative mais permet de dégager globalement un ratio gain-pertes favorable sur le long terme, depuis plusieurs années.

Conclusion

Nous l’avons vu, la tentation de prévoir les cours de la bourse est un biais commun à beaucoup d’investisseurs, pour ne pas dire tous. L’ego, la peur de l’inconnu peuvent nous pousser à essayer de deviner l’évolution future des cours ou pire, nous inciter à baser notre stratégie sur des prévisions, en prenant en compte de nombreux éléments extérieurs.

Gagner en bourse sans chercher à prévoir l’avenir est toutefois faisable.

L’analyse du sentiment de marché nous aide à mettre les statistiques et la gestion du risque de notre coté en nous évitant d’être à contre courant.

Finalement, le meilleur moyen d’être détaché est de rester focus sur notre stratégie d’investissement, basée idéalement sur un objectif long terme.

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Laurent

Vous perdez de l’argent en bourse?

Pourquoi perdez-vous de l’argent en bourse? C’est une question fondamentale que chaque investisseur doit se poser un jour ou l’autre ! 

En bourse, il y a des hauts et des bas. Dans les mauvaises périodes, il faut savoir rebondir et se poser les bonnes questions pour ne pas s’enfoncer encore plus. Tout le monde connaît ces périodes tout simplement parce que le marché est changeant. Ceux qui s’en sortent arrivent à répondre à cette question et à rebondir. Malheureusement ça n’est pas toujours le cas.

L’idée de cet article est de vous donner quelques clés à travers quelques exemples.

Bonne lecture !

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’êtes pas patient

La bourse est une histoire de patience ! Une qualité qui n’est pas forcément innée chez le commun des mortels. Le problème en bourse, est que la majorité du temps, il ne se passe pas grand-chose. Et quand il ne se passe pas grand-chose, il vaut mieux ne rien faire, plutôt que de faire des bêtises. Quand il y a des occasions il faut savoir en profiter, mais quand il n’y en a pas… il ne faut rien faire.

Qui n’a pas eu envie d’investir 100 % de son portefeuille plutôt que de le laisser liquide y compris dans les pires situations ? On aimerait tous voir évoluer notre portefeuille à la hausse, de manière régulière, mais ça n’est juste pas possible. Le marché est ainsi fait. Il est généreux de temps en temps, mais pas tout le temps.

Un exemple concret de ce biais illustré sur un graphe :

graphe3

Sur un titre en range, votre stratégie est d’acheter les supports et de vendre les résistances. Pourquoi chercher à acheter ou vendre en cours de route (au niveau des flèches bleues) ? Rassurez-vous on l’a tous fait. Réponse : par manque de patience !

Si vous arrivez à suivre la stratégie du blog, c’est que vous êtes patients ! Peu d’ordres passés, très peu d’action…Et pourtant, le portefeuille évolue tranquillement, dans la bonne direction. 

Je ne suis pas de nature très patiente mais j’ai vite compris à mes dépends qu’en bourse il valait mieux l’être ! Paradoxalement, c’est finalement la stratégie évoquée sur ce blog (suivi de tendance sur une UT Mensuelle) qui me correspond le mieux. Un travail sur soi est nécessaire, mais au final…ça paie.

Vous passez trop de temps à consulter votre portefeuille

Il vous est certainement arrivé d’investir sur un titre par exemple en unité de temps hebdomadaire et de sortir en cours de route parce que vous avez constaté en intraday que le cours ne partait pas dans la direction voulue !

Le graphe ci-dessous illustre cet exemple :

Après une belle cassure à la hausse en hebdo, vous avez acheté le titre au niveau de la flèche bleue.

L e graphe en UT Hebdo :

Étonnamment, il a choisi de partir vers le sud durant quelques jours. Pour ne pas perdre une miette de son évolution, vous consultez votre portefeuille plusieurs fois par jour. Mais la situation semble s’aggraver ! Et vous vendez…

Le graphe en jour (achat au niveau de la flèche bleue):

graphe1

Pourtant votre stratégie initiale est : j’achète sur cassure hebdomadaire et je ne vends que si le titre repasse sous la ligne bleue ( graphe en UT hebdo).

La suite, vous la connaissez, c’est une vente à perte alors que le le titre a continué son évolution hebdomadaire à la hausse, sans vous.

La morale de l’histoire : Quand on achète un titre parce qu’il satisfait certaines conditions (pattern, cassure, tendance…) sur une unité de temps donnée , il est très souvent contre productif de le revendre sur un signal provenant d’une autre unité de temps.

Sur l’exemple précédent, une consultation du portefeuille à raison d’une fois par semaine, hors marché, le we de préférence est suffisante. Le reste du temps, vous générez des émotions qui ont tendance à vous pousser à sortir des « rails » de votre stratégie.

Vous perdez de l’argent en bourse parce que vous n’utilisez pas la bonne unité de temps 

Parlons en justement, de l’unité de temps. Utilisez-vous la bonne unité de temps dans votre stratégie ? Une unité de temps adaptée à votre mode de fonctionnement, à votre rythme ?

Nous avons tous des contraintes liées à nos activités quotidiennes, à notre environnement. Si votre activité d’investissement en bourse provoque trop d’interférences avec votre environnement familial, professionnel ou autre, ou vous empêche de faire des choses importantes pour vous, c’est que vous faites fausse route. A moins d’être né pour être investisseur en bourse et d’en faire votre métier (peu d’élus), ou d’avoir énormément de temps libre, le temps passé à mettre en œuvre votre stratégie d’investissement ne doit pas empiéter sur le reste.

Si vous avez beaucoup de temps, passer vos journées à faire du daytrading ou du scalping n’est pas forcément la meilleure des occupations. Vous le savez, les gagnants dans ce type d’activité sont peu nombreux car elle est très exigeante.

Inversement, si vous investissez sur une grosse unité de temps mais que vous n’êtes pas capables de tenir une position plus de quelques jours, vous risquez de souffrir.

Il n’existe pas d’unité de temps magique qui permette de gagner systématiquement et inversement.

Ceci étant, il est clair qu’il y a beaucoup plus de concurrence sur les petites unités de temps ! (algos, traders pros…) ce qui explique qu’il est plus difficile de s’en sortir en pratiquant le daytrading. Donc plus de signaux ne veut pas forcément dire plus de gains à la sortie.

A vous de bien réfléchir à tout cela. Il est important de prendre du temps pour répondre à ces questions :

Quel temps ai-je à consacrer à mes investissements ?. Le temps passé à gérer mes investissements est-il rentabilisé ?

Les réponses à ces 2 questions devraient suffire à vous indiquer si vous perdez votre temps ou pas dans votre manière d’investir en bourse.

Vous utilisez une stratégie qui ne vous correspond pas

C’est souvent le cas. Il ne suffit pas de faire une formation qui promet des miracles à la sortie, ou de choisir une stratégie « dans un catalogue » pour arriver à ses fins. La même stratégie aussi claire soit-elle utilisée par 100 personnes donnera au final 100 résultats différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous différents.

Pourquoi les athlètes qui excellent sur le 100m ne performent pas forcément sur le 5000 m ? Pourquoi ont-ils choisi le 100m plutôt que le 5000m ?

Ce parallèle peut paraître basique mais en bourse il y a malheureusement trop d’investisseurs qui s’acharnent à vouloir courir le 100m en moins de 11 secondes alors qu’ils n’ont aucune aptitude pour cela. Pire, ils ont peut être des aptitudes à courir le marathon sans le savoir.

Pour trouver la bonne stratégie, il est important de bien se connaître et surtout de ne pas se mentir. Il faut expérimenter, tester, mais il faut aussi savoir décider pour éviter de tourner en rond pendant trop longtemps. Vous devez être capable de prendre du recul, capable de vous faire votre propre idée afin d’ être convaincu que vous êtes sur la bonne voie, tout en connaissant vos limites et les limites de la stratégie que vous utilisez.

Conclusion

Vous perdez de l’argent en bourse ? Pourquoi? C’est évidemment la question à se poser pour survivre ! J’ai énoncé dans cet article quelques biais souvent rencontrés par les investisseurs, mais pas toujours surmontés. Rien n’est facile en bourse ! Comme dans la vie. Avant de se jeter à corps perdu dans l’arène, un travail d’introspection en guise de préalable est indispensable. Bien se connaître avant de se lancer. Une fois ce travail fait, il faut être conscient de ses biais les plus destructeurs, j’en ai cité quelques uns dans cet article, parmi les plus courants. Maintenant, à vous de jouer et de trouver les vôtres !

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Laurent

Gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales

Les banques centrales ont aujourd’hui un rôle prépondérant sur les marchés financiers. On dit même qu’elles contrôlent les marchés c’est la raison pour laquelle on parle de paradigme des banques centrales. Comment leur rôle a-t-il évolué au fil des années ? Qu’est ce que cela change dans notre manière d’investir ? Peut on gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales?

Nous allons essayer de répondre à ces questions de manière simple dans cet article.

Bonne lecture !

 

L’évolution du rôle des banques centrales

Il existe environ une douzaine de grandes banques centrales dans le monde : Japon, Chine Angleterre, Suisse, Russie, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, Etats Unis, Europénne…

Quand on est Européen, on entend plus souvent parler de la banque américaine, la Fed (Réserve fédérale Américaine) et de la Banque Centrale Européenne (BCE) car ce sont les deux plus connues et peut être aussi les plus influentes (le dollar représente plus de 80 % de transactions dans le monde).

Ces banques centrales ont un rôle différent. La BCE a par exemple pour rôle principal de maintenir la stabilité des prix, la FED poursuit les objectifs suivants : taux d’emploi maximum, prix stables et contrôle des taux à long terme peu élevés.

De manière générale, les banques centrales mettent en oeuvre la politique monétaire (taux directeurs, marche des changes, gestion des réserves d’or…).

Quand les objectifs ne sont pas atteints, elles peuvent faire appel à des outils tels que le QE (quantitative Easing).

Si vous vous intéressez aux marchés financiers, il est impossible que vous n’ayez jamais entendu parler de QE !

 

Les injections de liquidités massives

L'injection de liquidités ou QE

La crise des subprimes de 2007 a marqué un tournant dans le rôle des banques centrales. Alors qu’une crise de confiance régnait entre les banques, que les faillites financières se développaient en chaîne, les grandes banques centrales sont venu jouer le rôle de superviseurs bancaires, ou de régulateur afin d’assurer une stabilité financière.

Quantitative Easing (QE) :

Le QE (assouplissement quantitatif) fait partie des outils « non conventionnels » dont disposent les banques centrales pour assurer leur responsabilité de régulation depuis 2008. En quoi cela consiste-t’il ? Le QE est une politique monétaire grâce à laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique (obligations) ou d’autres actifs financiers avec de l’argent qu’elle crée, afin d’injecter de l’argent dans l’économie et de stimuler la croissance. Une sorte de mise sous perfusion finalement !

Depuis 2008 cette pratique s’est largement répandue (QE1, 2, 3…) et dure.

Plus récemment, la pandémie du Covid-19 a provoqué une récession économique mondiale. Les banques centrales ont du intervenir rapidement en mettant en place de vastes programmes de rachats de dette comme le Pandemic Emergency Programme (en Europe).

Le mécanisme du QE :

Quand les banques rachètent des obligations (dette), elles induisent une augmentation de la demande pour ce genre de titres. Leur prix augmente donc. Sauf que si leur prix augmente, leur rendement baisse. Explication à travers un exemple :

Une obligation vaut 100 euros et rémunère 5 euros par an (coupon) l’investisseur soit 5%. Si son prix augmente à 110 euros, son rendement sera de 5/110 = 4,5 %, il va donc baisser.

L’achat massif d’obligations a donc tendance à faire diminuer leur rendement.

Les investisseurs voyant le rendement baisser ont tendance à laisser de coté les produits obligataires pour s’orienter vers des produits plus risqués, crédits à des taux faibles pour investissement vers des PME…etc.

Risque d’inflation ?

L’objectif de cette politique monétaire accommodante est aussi de faire remonter l’inflation à un taux de 2 % (en Europe). On le sait, une inflation minimale est nécessaire pour booster la consommation.

Malgré des centaines voire des milliers de milliards injectés par les banques centrales depuis 2008, l’inflation est toujours au ras des pâquerettes. On parle même de déflation, avec des taux très bas.

L’argent reste dans les banques, il ne circule pas assez, les consommateurs dépensent peu. Les injections massives n’ont donc pas eu pour l’instant l’effet escompté sur l’économie et sur l’inflation, mais elles ont eu pour effet de soutenir les marchés financiers.

Si inflation un jour il y a, les banques sauront jouer du levier sur les taux d’intérêt. La hausse des taux d’intérêts ayant mécaniquement un effet sur l’inflation. Par exemple, Paul Volcker en 1980 qui a augmenté les taux à 20 % afin d’enrayer l’inflation qui a atteint 13 %.

Mais pour l’instant l’hyperinflation n’est pas à l’ordre du jour en zone Euro en tout cas.

 

La décorrélation entre les marchés et la situation économique

Ce nouveau paradigme des banques centrales a forcément un rôle sur l’évolution des marchés financiers. Les QE ont pour objectif de soutenir l’économie. Ils sont donc bien vus de la part des investisseurs, ce qui favorise la progression des actifs financiers.

On assiste donc à une forte décorrélation entre l’économie réelle et les marchés financiers. Si nous reprenons l’exemple récent du Covid-19. Rappellez-vous en mars 2020, il y a eu un grand choc de volatilité lié au covid. Les investisseurs ont eu peur, la panique s’est installée sur les marchés. Mais un an plus tard, les cours de bourse sur le CAC 40 sont revenus à leurs niveaux initiaux alors que la situation économique en Europe est loin d’être exceptionnelle.

Autre exemple, aux Etats-Unis, la distribution de chèques (Plan de relance ou Helicopter Money) aux plus démunis a surtout eu pour l’instant comme effet de booster les marchés car utilisés à des fins de spéculations, plutôt que de relancer la consommation.

Au vu de cette décorrélation de plus en plus marquée depuis 2008 il ne faut surtout pas essayer d’anticiper une éventuelle baisse de marché sous « le seul prétexte » que l’économie est en difficulté au risque d’être à contre tendance.

 

La paradigme des banques centrales a t’il une influence sur notre matière d’investir ?

Certainement ! J’ai souvent l’occasion de lire : « cela ne peut plus durer, l’économie est en berne, ça n’est pas normal que la bourse monte, je shorte les marchés ! ».

Un exemple donc d’un investisseur qui espère gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales…à sens inverse!

Pourtant, c’est la pire des choses à faire. Chercher à anticiper, chercher à deviner l’évolution des marchés financiers est contre productif ! Vous en avez certainement fait l’expérience, comme moi !

Le soutien des banques centrales n’évitera pas les chocs de volatilité comme nous l’avons vu en 2020, évitera-t-il les cracks ? Nous n’en savons rien. Mais tant que les marchés sont efficients, pourquoi se poser des questions ?

Si vous voulez en savoir beaucoup plus sur ces histoires de paradigme des banques centrales, je vous suggère le livre de Ray Dalio (libre accès) qui s’intitule « le nouvel ordre monétaire » (lien : https://www.principles.com/the-changing-world-order/).

 

Conclusion

Les banques centrales jouent un rôle prépondérant sur la régulation des pratiques bancaires, mais aussi sur les marchés financiers comme nous avons pu le constater.

Depuis la crise de 2008, ce rôle s’est accentué. L’impression que l’évolution des marchés financiers est décorrélée de l’économie réelle n’est pas qu’une impression. Pour autant, l’investisseur ne doit pas se laisser perturber ou parasiter par ces éléments qui sont périphériques, même s’ils ont une grande influence.

Le suivi de tendance, stratégie adoptée sur ce blog, est basé sur la psychologie des foules. Nous le savons, vouloir anticiper un revirement de situation c’est risquer de se retrouver à contre tendance.

Avoir connaissance de ce nouveau paradigme est important mais il ne doit pas influencer notre manière d’investir ! Vouloir gagner en bourse en pariant sur le paradigme des banques centrales, son incidence favorable ou défavorable est donc une mauvaise idée.

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Laurent

Les indicateurs techniques en bourse

 

Utilisez-vous des indicateurs en bourse ? Avez-vous besoin de tel ou tel indicateur pour rentrer ou sortir de vos positions ? Par indicateur, j’entends indicateurs techniques tels que Macd, Rsi, Ichimoku, stochastique….Nous allons voir dans cet article illustré d’exemples comment les utiliser et comment ne pas en abuser !

Bonne lecture !

Un indicateur technique en bourse, c’est quoi ?

L’analyse technique :

 On entend souvent parler d’analyse technique et d’analyse fondamentale. Ces deux approches sont souvent opposées alors qu’elles sont plutôt complémentaires. L’analyse technique prend en compte l’évolution du cours de bourse d’un actif à travers un graphe. L’analyse fondamentale prend en compte des paramètres plutôt liés à la santé financière d’une entreprise (Chiffre d’affaire, dette, bénéfice net, marge, PER…).

En général, quand les fondamentaux d’une entreprise sont bons, son cours évolue à la hausse ! Mais la corrélation n’est pas aussi évidente, il y a aussi une question de timing. Une société cotée en bourse a beau avoir de bons fondamentaux, son cours ne va pas forcément s’envoler du jour au lendemain ! Cela peut prendre un certain temps.

L’indicateur technique :

L’indicateur technique est un outil très souvent utilisé par les investisseurs en bourse qui s’intéressent à l’analyse technique pour essayer de « timer » le marché. Le bon timing c’est acheter et vendre au bon moment.

L’indicateur technique ne permet pas de prévoir l’évolution future des cours de bourse (sinon on serait tous milliardaires), il donne des signaux. Ces signaux nous permettent d’évaluer si une configuration est plutôt propice à l’achat ou à la vente.

La bonne unité de temps :

L’unité de temps est toujours un élément très important quand on investit en bourse. Quel que soit l’indicateur utilisé, il peut donner des informations contradictoires en fonction des unités de temps. Par exemple, un indicateur peut vous donner des signaux d’achat en journalier et des signaux de vente en unité hebdomadaire. Il est donc primordial de choisir la bonne unité de temps et de la conserver jusqu’au bout dans ses décisions. Quand on achète sur signal d’un indicateur en hebdomadaire, on ne revend que sur un signal en hebdomadaire ! Pas sur un signal en journalier…ou autre.

Les faux signaux :

Les signaux donnés par les indicateurs ne fonctionnent pas à tous les coups. Rien d’étonnant, en bourse, on le sait, rien ne fonctionne dans 100 % des cas.

En fait, tout dépend des conditions de marché. Quand les marchés sont en bull run comme ces derniers mois, les signaux à l’achat ont de grande chance de se concrétiser par un gain. Dans des périodes de marché évoluant à plat, les mêmes signaux ont de grandes chances de vous mener nulle part.

Quel indicateur technique utiliser ?

C’est là que les choses se compliquent ! Parce que des indicateurs, il y en a…énormément. Vous pouvez même élaborer les vôtres. Alors lequel choisir ?

Je ne vais bien sûr pas tous les passer en revue. RSI, MACD, ICHIMOKU, ATR, ADX, …

Vous trouverez un tas d’information sur tous ces indicateurs, leur fonctionnement, leur mode de calcul par exemple ici.

Mais cela ne vous avance pas plus quand au choix. Certains préféreront les oscillateurs, d’autres les moyennes mobiles, d’autres les indicateurs de tendance comme l’ADX. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ il n’y a pas d’indicateur miracle !

Certains d’entre vous utiliseront des combinaisons d’indicateurs. J’ai pratiqué cela pendant plusieurs années. Le problème est qu’à trop combiner les indicateurs, on finit pas se perdre dans les contradictions. Par exemple, lorsque l’un de vos indicateurs vous dira d’acheter et l’autre de vendre. Que faire ? Et surtout comment prendre une décision quand on à affaire çà ce type de graphe :

un exemple de graphe surchargé en indicateurs
Comment s’y retrouver parmi autant d’indicateurs?

Faire simple :

Plus vous vous compliquerez la vie, plus vous surchargerez et moins vous arriverez à prendre des décisions et à tenir votre stratégie dans le temps. En fonction de vos humeurs, de vos émotions, vous aurez tendance à privilégier tel ou tel indicateur. Le résultat est très souvent une dérive de votre stratégie initiale.

 Si vous choisissez de travailler avec un indicateur, les signaux doivent être le plus clair possible. Dans l’idéal, le signal ne doit pas être repeint lors de l’unité de temps suivante. Une fois le signal affiché, vous devez savoir exactement quoi faire, sans hésitation.

Travailler sur plusieurs unités de temps :

Plus vous travaillerez sur de grosses unités de temps, moins vous aurez de signaux et de faux signaux, donc moins de déchets. Il est important d’avoir une vision sur différentes unités de temps avant de prendre une décision. Les grosses unités de temps définissent les grandes tendances, les unités moyennes permettent d’affiner. Cela permet également d’éviter l’anticipation. Si par exemple en hebdomadaire les signaux ne sont pas à l’achat, mais que votre indicateur vous donne des signaux d’achat en journalier, mieux vaut attendre. Il est préférable que les planètes soient bien alignées !

Comment utiliser les indicateurs techniques ?

Exemple d’utilisation basique :

Nous allons choisir l’indicateur RSI par exemple qui est très connu. Une utilisation basique consisterait à acheter quand le RSI est en zone de survente (inférieur à 30 par exemple) et à vendre en zone de surachat (supérieur à 70). Si vous faites le test, vous allez vite vous rendre compte que cela ne marche pas tout le temps ! Par exemple, en appliquant cette méthode à un titre qui développe une tendance haussière, vous allez très certainement vendre beaucoup trop tôt.

un RSI supérieur à 70 ne veut pas forcément dire qu'il faut vendre
Un RSI qui sature à la hausse n’est pas forcément un signal de vente!

Les signaux d’achat ou de vente ne fonctionnent donc pas à tous les coups. Tout dépend des conditions de marché. Dans un marché en range, si nous utilisons un stochastique par exemple, on peut obtenir de bons résultats, comme le montre le graphe ci-dessous. Le principe est d’acheter lorsque le stochastique croise son signal à la hausse et inversement pour la vente. Comme vous pouvez le voir, les flèches vertes (achat) et rouges (vente)  sont plutôt en phase sur le graphe et au niveau de l’indicateur.

indicateur stochastique en phase de range
Utilisation du stochastique en phase de range

Mais dans un marché en tendance, il en sera tout autre!

Méfiez-vous donc des vendeurs d’ indicateurs miracles qui vous donnent 100 % de bons signaux dans toutes les situations de marché.

Exemple d’utilisation plus élaborée : les divergences

Il est possible d’utiliser le RSI (comme les autres indicateurs) de différentes manières. L’observation des divergences est un bon exemple . On a une divergence haussière quand les cours font des bas de plus en plus bas alors que l’indicateur affiche de son coté des bas de plus en plus hauts. Une divergence haussière précède souvent un retournement à la hausse des cours. Ce genre de situation n’arrive pas tous les jours mais fonctionne plutôt bien. L’idéal est d’avoir 3 points de divergence.

exemple de retournement suite à divergence haussière
Divergence haussière

Il existe aussi des divergences baissières pour lesquelles tout est inversé : des plus hauts de plus en plus hauts au niveau des cours et des plus hauts de plus en plus bas au niveau de l’indicateur. Ce type de divergence précède souvent un retournement à la baisse des cours.

retournement baissier suite à divergence baissière
Divergence baissière

Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Libre à vous de trouver d’autres utilisations, il en existe autant que vous le souhaitez, ou presque. Vous noterez qu’il est toujours plus facile de détecter des configurations sur des situations passées que dans le présent.

Les inconvénients de l’utilisation d’indicateurs techniques en bourse

Les investisseurs pensent souvent à tort que les indicateurs prévoient l’évolution des cours de la bourse. Pas du tout ! J’entends et je lis souvent par exemple : « les cours de l’action X ont coupé la MM150 à la hausse, j’achète ! ». Pas dans tous les cas malheureusement. Vous pouvez si vous avez quelques minutes vous amuser à faire vos tests ici. Quand tout ne se passe pas comme prévu la tentation est grande d’essayer autre chose.

La suite, vous la connaissez, qui dit changement d’indicateur, dit changement de stratégie. Au final, retour à la case départ. et cela peut durer très longtemps car il existe un très grand nombre d’indicateurs.

Beaucoup d’investisseurs restent donc coincés à cette étape qui consiste à trouver l’indicateur miracle qui va les faire gagner en bourse. Certains n’en sortent jamais.

J’ai moi-même passé quelques années à jongler entre tel ou tel indicateur. Mes résultats étaient d’ailleurs plutôt du style oscillateur à l’époque ! Je gagnais pendant quelques mois avant de tout reperdre…etc. Classique.

Quel que soit l’indicateur utilisé, il faut être conscient qu’il y aura des faux signaux. Si la stratégie développée repose sur les signaux donnés par un indicateur, il faut donc rester confiant, y compris pendant les mauvaises périodes. Vous le savez, les biais psychologiques veillent au grain. Il peut donc arriver dans ces périodes de doute à l’investisseur de ne pas suivre ce que dit l’indicateur, pourtant base de sa stratégie, parce qu’il a entendu une info qui remet tout en question ! 

Peut-on se passer des indicateurs techniques en bourse ?

La réponse est oui. C’est ce que je fais depuis quelques années. Sur mes graphes, je n’utilise que des traits (cf article tendance). L’idée est d’avoir quelque chose de très épuré afin d’avoir le moins d’informations parasites. Uniquement le cours de l’action. Est-elle en tendance haussière ? Oui ou non . Point barre. Que le RSI soit à 50, à 70…le MACD sous sa ligne de signal…peu m’importe. Au fil des années, je me suis rendu compte que les indicateurs me desservaient plus que l’inverse. J’ai donc préféré revenir à des choses plus simples. Mais vous le savez, je ne m’intéresse qu’aux tendances haussières, pas aux autres phases de marché afin de simplifier au maximum. C’est mon choix.

Analyse technique sans indicateur
Graphe épuré

Si vous tournez en rond depuis un certain temps, au lieu de vous demander si l’ indicateur que vous utilisez est le bon, demandez-vous plutôt si vous avez vraiment besoin d’un indicateur pour prendre vos décisions.

Méfiez-vous des évidences et de l’apparente facilité à utiliser tous ces outils, voire de les superposer. La convivialité, l’ergonomie est une chose, l’efficacité en est une autre!

Conclusion

Indicateur ou pas indicateur, telle est la question ! Pas de solution radicale, nous l’avons vu, encore moins de solution miracle ! La solution pour gagner en bourse n’est pas dans de choix de l’indicateur miracle. Elle est plutôt cachée quelque par bien au fond de votre tête ! C’est d’abord votre manière d’appréhender les phases de marché qui fait toute la différence. S’il suffisait d’utiliser un indicateur pour gagner en bourse par tous les temps, tout le monde le ferait. Cela peut aider, mais ça n’est en aucun cas suffisant. Les conditions de marché changent, il faut l’accepter. Vous devez donc en tant qu’investisseur être capable  de vous adapter, d’ être très patient, ou les deux (encore mieux) ! Car malheureusement, même votre indicateur favori ne pourra pas faire tout cela à votre place.

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A bientôt

Laurent

Les frais bancaires et leur impact sur votre portefeuille

 

Les frais bancaires sont inévitables lorsque vous investissez en bourse ou dans le cadre d’une autre enveloppe (assurance vie…) . Ces frais bancaires peuvent paraître dérisoires de prime abord et pourtant, nous allons voir qu’en réalité ils ne le sont pas du tout ! Ils ont un impact direct sur votre portefeuille qui est loin d’être négligeable sur le long terme.

Bonne lecture !

Les principaux types de frais bancaires :

Frais de transfert : Il s’agit des frais prélevés lors du transfert d’un PEA d’un établissement vers un autre. L’idée n’étant pas de changer de broker tous les quatre matins, ces frais ne devraient normalement pas trop vous impacter. Par ailleurs, j’en parle plus bas, la loi Pacte a apporté des améliorations sur ce point.

Droits de garde : Certains établissements appliquent des droits de garde, d’autres non  (c’est souvent le cas en général des banques en ligne). Il convient de vérifier ce point avant d’ouvrir un compte afin d’ éviter les mauvaises surprises.

Frais de courtage : Ils sont inévitables ! Dès que vous passez des ordres d’achat ou de vente, vous êtes ponctionnés. C’est sur ce point là qu’il vous faut être extrêmement vigilant car l’addition pourrait devenir salée en fin d’année ! Il est donc très important de comparer les frais de courtage appliqués par votre banque ou broker et également la manière dont ils sont appliqués. Par exemple, certains brokers appliquent des frais par paliers. Dans ce cas, le prix est fixe jusqu’à un certain montant d’ordre puis il devient proportionnel au montant de l’ordre pour des grosses sommes.

Exemple :

Imaginons que le montant des frais soit fixé à 2 € jusqu’à 1000 € d’ordre.

Si vous passez un ordre d’achat de 1000 €, les frais représenteront 0,2 %. Pareil à la revente, 0,2 % pour 1000 €.

Si vous passez un ordre d’achat de 400 €, les 2 € de frais représenteront alors 0,5 % du montant de votre position soit plus du double ! Attention donc à la multiplication des petits ordres dans ce cas (frais par paliers).

Mais 0,2 %, 0,5 % cela-a-t-il vraiment une réelle incidence ? La réponse dans le prochain paragraphe…

Nous en parlerons également un peu plus bas, la loi Pacte a changé les choses à ce niveau également et permet de limiter la facture.

Frais de gestion : Si vous possédez un contrat d’assurance vie, vous êtes forcément concernés par ces frais. Prélevés annuellement, ils viennent se rajouter aux éventuels frais liés aux arbitrages (droits d’entrée…et de sortie) . Ces frais de gestion sont souvent différents pour les Unités de Compte et le Fonds Euro.

Frais de versement : Vérifiez si vous êtes concernés par ce type de frais, car sur certains contrats d’assurance vie ils sont prélevés (à chaque versement).

La liste n’est pas exhaustive, mais il est évident que tous ces frais ont un impact sur votre portefeuille. Attention donc aux offres soit disant alléchantes et aux formules tout en un souvent proposées.

L’ impact des frais bancaires sur votre portefeuille :

Pour illustrer tout cela, nous allons comparer l’évolution de trois portefeuilles PEA soumis à différents frais d’opérations .

Le portefeuille1 est soumis à des frais à hauteur de 0,1 % à l’achat et 0,1 % à la vente; le portefeuille 2 est soumis à 0,2 % de frais à l’achat et 0,2 % à la vente et le portefeuille 3 est ponctionné de 0,5 % à l’achat et 0,5 % à la vente.

Hypothèse : Imaginons 3 portefeuilles, investis à hauteur de 20000 €, dont la performance brute annuelle est de 15 %. Quel est le capital résultant au bout de 20 ans  une fois les frais décomptés chaque année ?

Mise en évidence de l'effet des frais bancaires sur le capital investi

Bien sûr tout cela n’est qu’un exemple théorique mais on peut voir que sur la durée, l’incidence des frais pèse assez lourdement sur les portefeuilles.

Au bout de 20 ans, le portefeuille 2 présente un capital inférieur de 12.000 € par rapport au portefeuille 1 et le portefeuille 3 un capital inférieur de plus de 46.000 € par rapport au portefeuille 1! Cette somme ne serait-elle pas mieux dans votre poche ?

Imaginez les écarts pour des frais plus importants, ce qui est très souvent le cas des assurances vie.

Ce qui change avec la loi Pacte :

Le plafonnement des frais d’épargne induits par la loi Pacte depuis le 1er juillet 2020 a les conséquences suivantes sur votre PEA :

  • Les frais de transfert sont limités à 150 euros ou 15 euros par ligne
  • Les droits de garde sont limités à 0,4 % de la valeur du portefeuille et les frais par ligne à 5 euros (4+5 =9 euros pour un portefeuille de 1000 euros)
  • Les frais de courtage sont plafonnés à 0,5 % si les ordres sont passés sur internet et 1,2 % sinon.

Conclusion

Les investisseurs négligent parfois les frais bancaires au profit d’autres critères de choix (ergonomie de la plateforme, choix de supports). Pourtant, nous l’avons vu, sur le long terme, tous ces frais combinés rongent votre capital.

Les frais bancaires font donc partie des éléments à considérer en priorité lorsque l’on s’’engage sur un placement long terme.

La loi Pacte a adoucit les frais au niveau des PEA. Si vous détenez un PEA auprès d’un opérateur en ligne, l’effet est moindre. Les comparateurs de banques ou brokers ne manquent pas sur la toile pour faire ce travail de comparaison à votre place, ne vous en privez pas !

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Laurent

Faut il couper ses pertes ou ses gains?

C’est une question inévitable lorsque l’on investit en bourse : Faut il couper ses pertes ou ses gains ? La réponse n’est pas si évidente et ne se résume pas en une recette passe-partout. Si cous souhaitez voir votre portefeuille prospérer au fil des années, comment vous y prendre ?

Quelques réponses dans cet article.

Bonne lecture

 

Couper ses pertes ?

   

Couper ses pertes est essentiel en Bourse. Si vous laissez courir vos  pertes en espérant un jour que votre position connaîtra des jours meilleurs, c’est que vous n’avez pas vraiment de stratégie d’investissement et que vous investissez au feeling.  

Quelle que soit la stratégie utilisée, quelle que soit l’unité de temps choisie, vous devez avoir une stratégie de coupe de vos pertes. Vous le savez, une seule grosse perte peut ruiner des mois de gains réguliers !

Je ne parlerai ici que de positions prises sur des unités de temps suffisamment longues (à minima hebdomadaires).

Couper ses pertes avec un stop-loss :

Quand on parle de couper ses pertes, on pense souvent à « stop-loss ». Couper ses pertes avec un stop-loss est la solution qui paraît la plus évidente. C’est celle qui est le plus souvent utilisée car elle paraît très sécuritaire. Et pourtant, si vous vous sentez protégé en plaçant un stop-loss, ce dernier n’évitera pas certains écueils !. Par exemple, un stop-loss placé trop proche permettra à votre broker de s’engraisser et saignera votre compte à vitesse grand V.

Le stop-loss n’est pas l’arme absolue contre les pertes car il peut très bien ne pas être exécuté dans le cas de ventes paniques ou de gaps baissiers . J’ai rédigé un article il y a quelque temps à ce sujet qui rentre un peu plus dans le détail. Si cela vous intéresse, il est ici.

Très souvent, les investisseurs rajoutent des stop loss à leurs positions parce qu’ils ont peur de perdre. Pourtant, quand on investit en bourse, il faut être prêt à perdre de l’argent momentanément, même si l’objectif est de gagner à long terme.

Le stop-loss est donc un moyen de couper ses pertes mais il doit être manié avec parcimonie pour ne pas provoquer l’effet inverse pour lequel il est utilisé!

Couper ses pertes avec un stop mental :

C’est personnellement la solution que j’adopte dans mes prises de positions car elle permet de les laisser respirer. Quand on est adepte du suivi de tendance, on sait qu’une tendance ne se retourne pas du jour au lendemain. La pratique du stop mental est tout à fait adaptée à ce type de stratégie.

Autre chose importante, vous avez du le constater, les baisses ou retracements des indices par exemple ou des actions sont beaucoup moins violents pendant les phases de tendance haussière. Cela laisse donc du temps pour réagir et procéder aux arbitrages.

Mais cette solution demande tout de même une certaine discipline. Votre stratégie doit vous indiquer quand ou à quel niveau couper votre position. Pas question donc de consulter votre compte toutes les 5 minutes pour vous faire peur et risquer de couper inutilement vos positions à la moindre saute d’humeur du marché!.

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Dans ce cas c’est encore plus simple puisque les arbitrages ou changements de position n’ont lieu qu’une fois par mois. La coupe n’a donc lieu qu’à ces moments là. Le reste du temps, vous attendez.

 Il est tout à fait possible de suivre la stratégie mensuelle en plaçant en plus des stops-loss sur vos positions. Cela pourra peut être vous rassurer, mais sachez que cela n’évite pas forcément les baisses du portefeuille. En effet, une fois de plus, un stop loss positionné trop près peut provoquer une série de pertes qui se seraient parfois transformées en gains avec un stop loss plus éloigné!.

Le stop peut éviter des baisses à court terme, mais il ne peut à lui seul éviter la dégringolade d’un portefeuille au fil du temps.

Si vous pratiquez le contre-tendance :

L’investissement à contre-tendance consiste par exemple à acheter des actions en tendance baissière en espérant soit trouver le point bas, soit capturer un rebond temporaire. C’est une chose que j’ai essayé de faire jadis, mais j’ai rarement abouti ! Voilà pourquoi aujourd’hui je préfère suivre la tendance.

Dans ce type d’investissement, il vaut mieux bien sûr sécuriser ses positions avec un stop loss. Si tel n’est pas le cas, vous risquez d’accompagner la tendance baissière pendant un certain temps. Comme dit plus haut, dans une tendance baissière, les variations sont plus violentes, à la hausse (rebonds) comme à la baisse.

 

Vaut-il mieux couper ses gains ?

couper ses gains en bourse est parfois contre productif

Couper ses gains est beaucoup plus facile en bourse que de couper ses pertes. Si vous possédez en portefeuille d’un coté une position qui présente une grosse plus value et de l’autre une position présentant une énorme moins value, laquelle est la plus facile à couper ? La position en gain bien sûr et pourtant il aurait fallu faire l’inverse ! En bourse, dans le meilleur des mondes, les investisseurs devraient maîtriser leurs pertes et laisser leurs gains se propager.

Couper ses gains ne sert qu’à se rassurer :

Comme pour le placement des stops-loss, il doit vous arriver de couper vos gains pour vous rassurer. Un tiens vaut…une news qui prévoit la fin du monde… et la position est clôturée. Comment résister à la vente d’une position qui affiche un gain de 100 % surtout lorsqu’elle vient de retracer de 10 %?.

Mais qu’est-ce qui vous dit que la position ne va pas afficher dans quelques mois une plus value de 300 %?.

Dans tous les cas, pertes ou gains, c’est votre stratégie qui doit vous dire quoi faire dans toutes les situations. Si votre stratégie ne vous dit pas de couper vos gains à +100 %, pourquoi le faire ?

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Si vous suivez la stratégie du blog, vous n’aurez pas à vous poser ce genre de questions. Pas d’objectifs de gains, juste des arbitrages en temps voulu. Mais rien n’est simple. Vous rencontrerez notamment des mois au cours duquel le portefeuille accélère à la hausse. C’est d’ailleurs le cas ce mois de janvier 2021. Où est le problème me direz-vous?. Justement, dans ce genre de situation, il est peut être très tentant  de couper ses gains. Mais si vous consultez l’historique du portefeuille, vous verrez régulièrement des mois ayant des performances à 2 chiffres. Si c’est le cas aujourd’hui pourquoi s’en priver ? Sachant que ces mois ne sont pas forcément suivis par des mois en perte.

Que vous suiviez la stratégie du blog ou une autre, faites vous confiance!

Les gains ne sont pas réguliers en bourse :

En bourse, quand on pratique le suivi de tendance, on traverse des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. La plupart du temps, des petites hausses suivies par des petites baisses. Par contre, quand choisit de suivre la tendance haussière et que toutes les planètes sont alignées à la hausse, les décalages sont importants et il faut savoir en profiter. Ne pas saisir ces opportunités c’est tirer un trait sur une grande partie de la performance.

 

Conclusion

L’investissement en bourse demande une grande discipline et des qualités mentales car il faut lutter en permanence contre des biais psychologiques qui nous incitent à agir comme la majorité des investisseurs, malheureusement perdants.

Couper ses pertes quelle que soit la stratégie utilisée est essentiel, voire vital. Mais c’est peut être la chose la plus difficile !

Inversement, couper ses gains est plus facile. En effet, un investisseur qui coupe ses gains flatte son ego devant la performance générée. Pourtant, sur le long terme, surtout lorsque l’on investit sur de grosses unités de temps, couper ses gains est très souvent contre productif. Avoir une mauvaise approche dans la gestion des gains et pertes a un impact direct sur le « ratio entre les gains/pertes » (Cf ancien article) et sur la progression de votre portefeuille.

Si vous voulez voir votre portefeuille progresser, il est donc indispensable d’intégrer dans votre stratégie tous ces aspects là !

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Laurent

La tendance est votre amie!

L’expression « la tendance est votre amie » prend tout son sens quand on investit en bourse. Vous posez-vous systématiquement la question du sens de la tendance quand vous prenez position sur une action ? La réponse, vous la connaissez. Une news, un « conseil », la peur de louper le train suffisent largement à prendre une décision à la va-vite, sans forcément se poser la question de suivre la tendance ou pas.

Pourtant, nous allons voir dans cet article que la question mérite vraiment d’être posée.

Bonne lecture!

Les phases de marché :

Nous allons essayer d’identifier de manière très simple les différentes phases de marché à travers quelques exemples. Comment faire très simple ? Je n’utiliserai volontairement pas d’indicateurs techniques, juste un trait de crayon. Avec l’habitude vous devriez identifier les tendances en un clin d’oeil, sans artifices. Lorsque vous ferez cet exercice, si la situation vous paraît trop confuse, passez à un autre titre. Soyez très sélectifs.

Vous le savez, je préfère travailler sur de grosses unités de temps (Hebdo ou Mensuel) afin d’intervenir le moins souvent possible. Dans les exemples ci-dessous l’unité de temps choisie est hebdomadaire. L’objectif ici est donc de prendre des positions sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Utiliser de grosses unités de temps, c’est prendre du recul, avoir une vison globale et ne pas se soucier des bruits de marché (micro mouvements visibles en journalier ou horaire).

De manière générale, on peut identifier 3 phases de marché. Les tendances baissières, les périodes de « range » au cours desquelles le marché n’a pas vraiment de direction, et les tendances haussières, que nous recherchons.

Les tendances baissières :

Comment les reconnaître ?

Quand un titre ou un indice est dans cette situation, il évolue en dessous d’une droite descendante qui relie ses plus hauts  :

Identification d'une tendance baissière
cliquez sur l’image pour zoomer

 

Que faire dans ce cas ?

Si vous achetez cette action par exemple, vous pratiquez tout sauf le suivi de tendance à moyen ou long terme ! Vous prenez ici le risque d’acheter un couteau qui tombe. Il m’arrive souvent de lire sur certains forums boursiers : « cette action a beaucoup baissé, elle ne peu que remonter, c’est une super affaire, j’achète ! ». Dans le cadre d’une stratégie contrarienne, pourquoi pas, mais en mode suivi de tendance haussière, vous faites fausse route.

Avec un peu de chance vous allez capter un rebond technique qui va durer quelques jours. Si vous zoomez sur le graphique ou si vous utilisez une unité de temps plus courte (journalier) , vous détecterez peut être des signaux d’achat. Mais ces signaux ne seront valable qu’à très court terme et n’offriront que peu d’espérance de gains.

Avec beaucoup de chance vous tomberez sur le point bas. Le reste du temps, vous aurez environ 8 chances sur 10 de ressortir perdant.

Les ranges :

Comment les reconnaître ?

En période de range, le titre voit son cours évoluer entre une borne haute (résistance) et une borne basse (support) :

Le suivi de tendance est peu adapté aux situations de range
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

1re solution : acheter le support et vendre la résistance. Le risque étant de ne pas vendre la résistance en espérant qu’elle casse, et de tout reperdre dans la foulée.

2e solution : ne rien faire. Si l’objectif est de suivre une tendance haussière, il y a mieux à faire que de jouer les situations de range.

Personnellement, je préfère être sélectif et ne pas prendre de position sur ce type de configuration.

Les tendances haussières :

Comment les reconnaître ?

Lorsqu’un titre ou un indice est en tendance haussière, il évolue au dessus d’une droite ascendante qui relie ses plus bas (ou plusieurs droites quand il y a une accélération haussière) :

Identification d'une tendance haussière
cliquez sur l’image pour zoomer

Que faire dans ce cas ?

Dans l’exemple ci-dessus, la tendance est clairement haussière, en unité hebdomadaire. Acheter un titre dans ce genre de configuration, c’est mettre les statistiques de son coté et avoir de grandes chances de ressortir gagnant sur le moyen terme voire le long terme. Bien sûr, il y a des points d’entrée à privilégier (proches de la ligne bleue) pour optimiser les entrées en position.

Simplifiez autant que possible votre approche. Si vous travaillez sur des graphiques, épurez le plus possible, ne surchargez pas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus vous afficherez d’indicateurs sur votre écran et moins votre analyse sera pertinente.

Si vous voulez aller un peu plus loin sur ces aspects techniques, vous trouverez d’autres explications ici

Posez-vous systématiquement la question : « quelle est la tendance » ?

Cela peut vous paraître superflu, mais si vous faites l’exercice, vous allez vite vous rendre compte que les raisons qui vous poussent à prendre des positions sont souvent tout sauf rationnelles. Quoi de plus tentant qu’ un démarrage soudain à hauteur de 10 ou 20 % du jour au lendemain sur une action qui évoluait pourtant à plat voire à la baisse depuis longtemps ! Il y a largement de quoi se faire piéger, sous l’effet des émotions ou de l’appât du gain. Mais si vous prenez le temps de vous poser la question : « quelle est la tendance moyen terme ? », cela devrait vous éviter des mauvais choix et des écueils.

Pourquoi suivre la tendance :

Suivre la tendance c’est aller dans le sens du courant et mettre les statistiques de son coté. Bien évidemment, une tendance ne dure pas éternellement. Mais si vous passez 100 trades à l’achat sur des titres en tendance haussière, vous aurez beaucoup plus de chance de sortir gagnant. Sur la totalité des positions vous aurez certainement des positions perdantes, ou neutres, mais les positions gagnantes devraient largement compenser vos pertes.

Si vous passez ces 100 positions à l’achat sur des titres baissiers, vous aurez certainement bien du mal à joindre les deux bouts à la fin de l’année, et vous aurez dépensé beaucoup plus d’énergie!

Précision importante : quand on achète en unité de temps hebdomadaire, on vend en unité de temps hebdomadaire. Acheter en hebdomadaire et vendre par exemple sur un signal baissier horaire est contre-productif.

Pourquoi suivre la tendance n’est pas intuitif ?

Suivre la tendance est à la fois humain et contre intuitif. Quand on parle de suivi de tendance, on pense souvent à « comportement moutonnier ». Nous adoptons tous régulièrement un comportement moutonnier (suivi de la mode, choix du restaurant en fonction de l’affluence…). Pourtant, peu nombreux sont les investisseurs capables de suivre une tendance boursière. Le problème est que l’être humain, et l’investisseur en particulier est doté d’un ego qui lui joue des tours. Il préférera très souvent tenter l’exploit en recherchant un achat au plus bas en s’imaginant une revente au niveau des étoiles et donc des gains faramineux. Mais qui dit recherche de point bas, dit risque d’accompagner une baisse et de s’engager dans un trade de l’espoir…qui a toutes les chances de mal se terminer.

Acheter haut pour revendre encore plus haut peut paraître contre-intuitif, pourtant, c’est statistiquement une manière favorable de générer des gains.

Conclusion

Le suivi de tendance demande de la patience et un vrai travail sur soi. De la patience car une tendance haussière est une phase de marché parmi d’autres, que l’on n’observe pas tous les jours. Mieux vaut donc attendre des conditions optimales avant d’intervenir plutôt que s’acharner à griller des cartouches en prenant le risque d’être à contre courant. Un travail sur soi au niveau de l’ego est également indispensable. Ayez toujours en tête que votre objectif n’est pas de briller le temps d’un trade devant votre entourage en tentant le coup du siècle au risque de cramer votre compte mais plutôt d’engranger des gains régulier sur le long terme !

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Laurent

Le journal de trading : une aide pour gagner en bourse?

Avez-vous déjà entendu parler de journal de trading ? Quel est sont intérêt ? En quoi  le journal de trading peut-il constituer une aide pour gagner en bourse ?

Nous allons voir que cet outil n’est pas une simple liste d’opérations boursières mais qu’il peut vous remettre sur la bonne voie si vous avez l’impression d’ être dans une impasse.

Bonne lecture !

C’est quoi un journal de trading ?

Le journal de trading est d’abord un recensement des opérations effectuées sur votre compte en bourse au fil de l’année. Il est préférable de faire un journal chaque année afin de faciliter les analyses à posteriori. L’idée est donc de noter chacune de vos opérations (achat-vente). Il est facile à mettre en place sur un outil de type tableur.

Les informations qu’il doit obligatoirement comporter :

Date achat/Nom de l’action/prix d’achat/quantité/montant de la position/date de vente/prix de vente-Gain/perte/pourquoi j’ai acheté ?/pourquoi j’ai vendu ? /Valeur du portefeuille et courbe d’évolution du portefeuille.

Vous le voyez, rien de bien extraordinaire. Mais toutes ces informations vous permettront d’élaborer des bilans très riches d’enseignement en fin d’année.

Vous pouvez rajouter autant de colonnes que vous le souhaitez bien sûr. L’idée n’est pas de faire une usine à gaz mais un outil de suivi de position qui vous permettra de dresser un bilan.

Ce que ne doit pas être pas un journal de trading :

La mise en place d’un journal de trading ne doit pas vous servir à contrôler vos positions tous les jours, surtout pas ! Sinon il sera contre productif. C’est avant tout un outil de bilan qui vous permettra de mettre en évidence vos biais et d’essayer de les corriger. Le journal de trading doit être une aide pour gagner en bourse, pas l’inverse! Evitez donc de le surcharger d’éléments inutiles, il doit être facile à remplir.

Pour quel type de trading est-il utile ?  

Le journal de trading est adapté à tous les types de trading. Unités de temps courtes, unités de temps longues, peu importe. Forcément il vous demandera plus de travail si vous pratiquez le day trading, mais l’objectif est le même.

Il est très important d’indiquer pour chacune des positions la raison pour laquelle vous avez acheté et vendu. Cela vous permettra de voir à posteriori si vous êtes capables de suivre ou pas une stratégie d’investissement. Jouez le jeu, même si sur le moment vous avez l’impression de perdre votre temps. A la fin de l’année, avec du recul vous aurez certainement un tout autre avis sur les décisions que vous aurez pris en cours d’année !

Pourquoi le journal de trading m’a aidé à gagner en bourse 

Le journal de trading  m’a permis de sortir de l’impasse, il y a quelques années. Il m’a permis de prendre du recul par rapport à mes positions, souvent prises sous l’effet des émotions. Au cours d’une année, je prenais en moyenne plus de 100 positions (unité de temps journalière). Pourquoi est-ce que je prenais ces positions ? Parce que j’étais systématiquement dans l’anticipation mais aussi parce que je ne supportais pas d’être en dehors du marché. Deux grosses erreurs parmi tant d’autres ! C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré la rédaction de cet article l’an dernier (7 erreurs).

En résumé, je cherchais à acheter au plus bas en espérant vendre plus haut et mon portefeuille était tout le temps 100 % investi en actions.

Pour vous donner quelques chiffres, seulement 20 % de mes trades (achat uniquement) étaient passés sur des titres haussiers. Le reste des positions, vous vous en doutez, étaient des trades passés sur des titres soit en range, soit en tendance baissière (55% soit la majorité).

Mon portefeuille à l’époque suivait une évolution très régulière… Mais une évolution à la baisse, un peu comme sur ce graphe : 

le journal de trading peut vous aider à corriger ce type d'évolution et à gagner en bourse
Evolution régulière à la baisse d’un portefeuille boursier

Le comble dans l’histoire est que seuls les trades passés sur des titres haussiers auraient suffit à générer une bonne performance du portefeuille, donc 20 % des positions. On en revient à la loi de Pareto (80-20).

Le journal de trading : un outil de remise en question 

Si vous vous baladez sur mon blog, vous pourrez mesurer l’écart entre la stratégie d’investissement que je pratique aujourd’hui et la « stratégie » que j’avais adopté il y a quelques années et que je viens d’évoquer. Le journal de trading, les statistiques qu’il m’a permis de générer et les conclusions que j’ai pu en tirer m’ont donc permis de sortir de l’impasse.

Bien sûr cela sous entend une grosse remise en question. Je ne vous cache pas que l’ego en prend un petit coup au passage. Mais à quoi bon s’entêter à reproduire les mêmes erreurs ? Si vous vous pliez à cet exercice, vous vous rendrez compte que les décisions prises à l’instant t sont souvent biaisées par ce qu’il se passe autour de vous et surtout dans votre tête (news, état psychologique du moment…).

Le journal de trading est-il nécessaire dans le cadre de la stratégie Mensuelle ?

Je n’utilise plus aujourd’hui de journal de trading car la stratégie que j’ai mis en place est très claire pour moi. Je sais dans 100% des cas pourquoi j’achète et pourquoi je vends et je reste sur ma ligne coûte que coûte. En plus de cela toutes mes positions sont conservées en mémoire, donc faciles à exploiter à postériori. Mais cela ne veut pas dire qu’il en est de même pour vous ! Et cela ne veut pas dire non plus que cette stratégie vaut le Graal ! La solution miracle pour gagner en bourse par tous les temps n’existe pas.

Si vous vous êtes inscrits sur ce blog et que vous recevez la composition du portefeuille du blog, il est possible que vous décidiez de ne pas opter pour ces mêmes positions (qui ne sont en aucun cas des conseils en investissement). Dans ce cas, peut être est-il intéressant de noter ces raisons qui vous poussent à faire autre chose et le bénéfice que vous aurez pu en tirer.

Je pense donc qu’il est intéressant, quelle que soit la stratégie adoptée ou l’unité de temps utilisée, de renseigner un journal de trading, au moins dans un premier temps. C’est encore plus important si votre stratégie n’est pas encore très bien définie.

Conclusion

Le journal de trading peut être une aide pour gagner en bourse parce qu’il présente un double intérêt. D’une part il vous permet de recenser vos positions, de dresser des bilans et d’élaborer des statistiques à partir de ces positions. D’autre part, il vous permet de prendre du recul par rapport à votre manière de prendre vos décisions, votre stratégie et peut vous donner les clés pour changer votre fusil d’épaule. 

Il devrait notamment vous aider à répondre à ces questions :

Pourquoi ai-je acheté, pourquoi ai-je vendu ? Ai-je respecté ma stratégie ? 

Le but final, vous l ‘avez compris est d’être à l’aise avec votre façon d’investir et surtout de voir votre portefeuille évoluer à la hausse régulière !

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A bientôt

Laurent

Améliorez votre retraite ou générez une rente grâce à votre PEA et la bourse

Si vous cherchez une solution en matière de complément de retraite, de génération de rente, l’investissement dans un PEA peut être une solution. Souplesse, fiscalité avantageuse et possibilité de rendement intéressant. Le PEA peut en effet vous permettre d’améliorer votre retraite ou de dégager une rente à terme. Il y a tout de même des règles à respecter afin de rendre la démarche efficace.

C’est ce que nous allons voir à travers cet article.

Bonne lecture !

La retraite par répartition ou par capitalisation :

L’idée ici n’est pas de juger les systèmes de retraite ou de les opposer mais d’essayer d’apporter des éléments de comparaison et surtout de voir comment ces deux régimes peuvent finalement être complémentaires.

Répartition :

En France, vous le savez notre système de retraite est basé sur le système de répartition. Le principe : les jeunes cotisent pour les moins jeunes afin que ces derniers puissent profiter d’une retraite. Ce système qui est très confortable puisqu’il assure un revenu minimum à condition d’avoir cotisé un certain nombre d’années est en voie de réforme. Dans les faits : La population a tendance à vieillir. Donc d’année en année, la période de cotisation s’allonge et la date de départ à la retraite recule de plus en plus pour tout le monde.

Le problème est que les personnes qui démarrent leur activité tard, après avoir fait des études par exemple se voient pénaliser d’un malus, à moins de continuer à travailler jusqu’à…un âge plus avancé.

Capitalisation :

Le système de retraite par capitalisation était très répandu dans la première partie du XXe siècle. Il a ensuite presque disparu après les guerres et remplacé par le système par répartition. En Suède, en Allemagne, le système de retraite basé sur la capitalisation est de plus en plus présent. En France on parle plutôt de retraite complémentaire.

Aux Etats-Unis, le système est mixte mais la part laissée à la  répartition est faible (social security),  ce qui explique que certains retraités continuent à travailler après 70 voire 80 ans.

Dans tous les cas, qui dit capitalisation dit placement sur des actifs financiers. L’avantage est un rendement potentiel intéressant mais une sensibilité aux aléas des marchés financiers. 

Des régimes complémentaires ?

Quand on est soumis en majorité au régime de capitalisation, difficile de compter également sur le régime de répartition quand votre pays ne le permet pas. Par contre, l’inverse est tout à fait possible. C’est le cas en France par exemple. Rien ne nous empêche de créer notre propre système de retraite complémentaire par capitalisation, sans forcément passer par un plan d’épargne retraite déjà formaté.

Une question de culture :

Les Français sont très attachés aux enveloppes traditionnelles que sont les Livret A, LDD, fonds Euro dans le cadre de l’assurance vie. Ces enveloppes sont il est vrai très sécuritaires car elle ne génèrent que des rendements positifs. Des rendements positifs sur le papier. En réalité, si l’on prend exemple du Livret A, même si l’inflation est faible en ce moment, elle compense tout de même le rendement inférieur à 1 % par an du livret A.

Aversion au risque :

L’aversion au risque pousse les investisseurs à se diriger spontanément vers des actifs peu risqués. Dès que l’on parle de pertes potentielles, même s’il s’agit de pertes provisoires (inévitables en bourse), cela fait réfléchir. Qui peut accepter de voir diminuer de 10 % de son capital pendant quelques mois? Là est toute la question !

C’est donc en partie la raison pour laquelle les enveloppes telles que Livret A, LDD, assurance vie placée en fonds euro sont souvent privilégiées par les Français. L’aversion au risque est un facteur limitant.

Une question d’échéance :

Ces enveloppes, notamment livret A , LDD, même si elles ne délivrent qu’un rendement très faible ont le gros avantage de constituer une réserve de liquidités ou « d’argent frais ». En cas de coup dur, elles permettent d’avoir une somme rapidement disponible. Pour du court terme donc, elles constituent des outils indispensables, en cas de besoin urgent d’argent .

La question est plutôt pour du long terme. Quand on place à long terme, on espère avoir un retour d’investissement suffisant justement pour compenser l’inconvénient lié au fait que cet argent placé, on n’y touchera pas. Dans ces conditions, si un minimum de rendement est recherché, livret A, LDD… ne peuvent pas être considérés comme des outils de placement ayant cette qualité à savoir développer un rendement intéressant à long terme.

Une question d’équilibre :

Au final, on en revient toujours à la question de la diversification en terme de placements qui rejoint aussi la question des priorités. Il faut bien sûr d’abord être capable de subvenir à ses besoins d’argent à court terme, d’où l’intérêt d’ enveloppes telles que le livret A ou autres à alimenter en premier, ou en parallèle, c’est essentiel. Mais quand la question du court terme est réglée, il faut penser au long terme !

Pour du long terme (horizon 15, 20 ans ou plus), d’ autres types de placement, tels que la bourse, l’immobilier, les matières premières, le crowdfunding….etc sont envisageables. La différence est que ces placements comportent des risques. Mais la contrepartie est qu’il délivrent un rendement bien supérieur.

Nous allons voir qu’il n’est pas nécessaire de prendre des risques inconsidérés ou de tout miser sur ce type de placement (nous ne parlerons que de la bourse) pour améliorer de façon assez significative un capital sur du long terme.

Il ne s’agit pas évidemment de tout miser sur la bourse. Mais le simple fait d’injecter un fraction de risque raisonnée dans vos investissements peut changer la donne de manière assez radicale sur le long terme.

Illustration à travers un exemple :

Imaginons le cas d’une personne qui a un salaire de 2000 euros par mois. Sa retraite à taux plein sera d’environ 1500 euros par mois. Comment faire pour générer les 500 euros de baisse de salaire ?

Nous prendrons l’hypothèse d’un placement de 10.000 euros sur 20 ans, avec un versement mensuel de 100 euros par mois. Après les 20 années de capitalisation, la somme est placée sur un support sans risques à 4 % de rendement, pendant 25 ans et génère une rente mensuelle.

Objectif : Améliorer sa retraite en récupérant les 25 % de baisse de revenu, voire plus

Si vous êtes inscrit sur ce blog vous avez du recevoir le petit outil qui vous permet de calculer très facilement tout cela.

Le rendement annuel nécessaire sur votre PEA pour obtenir ces 500 euros de rente ou complément de retraite et récupérer les 25 % de baisse de revenu dans les conditions citées plus haut est de 12 %.

Faisable ? Oui. Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, il est plus facile d’obtenir un gain moyen de 12 % (par exemple) sur du long terme que sur du très court terme ! A condition d’être discipliné et patient bien sur.

Si l’on se base sur la seule année de 2020…année très particulière, il sera certainement difficile d’y parvenir en appliquant la stratégie du blog par exemple, même si l’année n’est pas terminée. Mais c’était le cas l’an dernier (+17%), et c’est également le cas sur la moyenne des 5 dernières années, sur les 10 voire les 25 dernières années.

Rien d’impossible donc.

Que va-t-il se passer à l’avenir sur les marchés boursiers ? Nous n’en savons rien, mais il est difficile d’imaginer que les marchés boursiers arrêtent de générer de la performance dans les années à venir comme ils l’ont fait au cours des 200 dernières années, sauf gros cataclysme. Et si cataclysme il y a, nous aurons tout autre chose à penser qu’à un complément de retraite…

La règle des 4 % :

Vous entendrez souvent parler de cette fameuse règle des 4 %.

4 % correspond au rendement d’un placement sécuritaire. Si vous placez votre capital générateur de rente à ce taux là, vous devrez forcément adapter vos dépenses et votre train de vie afin de ne pas dilapider ce capital trop rapidement. Pour durer vous ne devrez pas dépenser plus de 4% de ce capital chaque année.

L’outil que j’ai mis à la disposition des inscrits permet de simuler cela. De quel capital doit-on disposer pour générer une rente pendant 25 ans en faisant l’hypothèse que ce capital est placé à 4 %. Vous pouvez bien sûr changer ce taux de rendement, mais l’idée est là de sécuriser au maximum, il faut donc rester raisonnable. Vous pouvez également choisir d’amputer ou pas le capital (l’outil le permet également). Si vous décidez de ne pas amputer votre capital, forcément, votre rente mensuelle sera moins élevée.

Pourquoi le PEA ?

Parce que c’est une enveloppe intéressante d’un point de vue fiscal. Pour en savoir plus, je vous invite à lire ceci

Dans cet exemple nous venons de voir qu’il était possible de créer votre propre système de complément de revenus ou de retraite. C’est un exemple parmi d’autres bien sur. Rien ne vous interdit de combiner plusieurs solutions afin de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.

En résumé, les 7 choses à faire :

Si vous souhaitez rentrer dans cette démarche, avec pour objectif de générer une rente ou un complément de revenu ou de retraite, il y a des choses importantes à prendre en compte que l’on pourrait résumer en 7 points :

  • commencez tôt
  • évaluer en amont la somme nécessaire à la rente en question en appliquant la règle des 4 %
  • en fonction de cette somme faites votre plan (somme initiale, versements, stratégie)
  • ne placez en bourse que de l’argent dont vous n’avez pas besoin dans l’immédiat
  • respectez votre tolérance au risque et soyez discipliné
  • laissez faire les choses, soyez patient, très patient
  • ne misez pas tout sur la bourse

Conclusion 

La population vieilli, l’âge de la retraite est de plus en plus avancé. Les conditions dans lesquelles les actifs partent à la retraite sont de plus en plus difficiles. Dans ce contexte, sans forcément être pessimiste, il apparaît normal de se soucier de son avenir. Mais il existe des solutions.

Vous pouvez améliorer votre retraite ou générer une rente grâce à votre PEA et la bourse. 

Générer une rente (pourquoi pas en guise de complément de retraite) grâce à la bourse est tout à fait faisable. Mais il vaut mieux s’y prendre tôt. En étalant le dispositif dans le temps, il n’en sera que plus efficace par la force des intérêts composés et demandera un effort d’épargne moindre à l’investisseur. Le PEA est en ce sens un outil intéressant car sa fiscalité n’ampute pas (tant qu’il n’y a pas de retraits) l’effet des intérêts composés.

Quel que soit le rendement dégagé, il vaut mieux agir que d’attendre et ne rien faire. Qu’il s’agisse de retraite ou de l’avenir de nos enfants, autant y penser dès aujourd’hui. Nous le savons, en matière d’investissements boursiers, le temps est notre allié !

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A bientôt

Laurent

Comment diversifier son portefeuille

Vous avez très certainement souvent entendu cette expression :  « en bourse, le plus important pour sécuriser, c’est de diversifier son portefeuille». Est-ce justifié? Qu’est-ce que cela signifie ? Comment procéder ? C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

 

Diversifier son portefeuille pour lisser le risque

Avoir 25 lignes en portefeuille, est-ce la solution ?  

Pas mal d’investisseurs croient qu’il suffit d’avoir 25 lignes d’actions dans un portefeuille boursier pour jouer le jeu de la diversification et lisser le risque. J’avais d’ailleurs rédigé un article (ici) à ce sujet il y a quelque temps. En fait un grand nombre de lignes d’une même classe d’actifs ne suffit pas à éviter les grosses baisses. Vous l’avez certainement vécu en ce début d’année 2020. Presque tous les secteurs ont été touchés par la baisse violente des marchés. Les indices ont perdu 20 à 30 % en quelques semaines et les actions…beaucoup plus de manière générale. Bien sûr il y a eu quelques exceptions, dans le secteur des biotechnologies par exemple ou les énergies vertes. Mais avoir 2 ou 3 lignes dans le vert et 20 dans le rouge au total n’aurait pas suffi à maintenir votre portefeuille dans le vert au cours de cette période.

Clairement, l’objectif ici n’est pas de supprimer les baisses du portefeuille, c’est impossible, mais de les limiter.

Ci-dessous, pour illustrer mes propos un graphe qui permet de visualiser l’ampleur des hausses et des baisses en fonction de quelques sous-secteurs d’actions : actions biotechnologiques, actions technologiques, cycliques, défensives, et indice global d’actions (mondial).

Ce n’est qu’un exemple, on aurait pu aussi utiliser des secteurs géographiques différents. Mais il faut savoir qu’au final, c’est l’indice américain qui donne le la. Quand il va, tout va ! Et inversement, à quelques exceptions près bien sûr.

 

évolution comparative de sous secteurs du compartiment actions
Evolution parallèle de sous secteurs d’actions

 

Et les actions défensives ?

Comme vous pouvez le voir sur le graphe ci dessus, les actions défensives n’échappent pas aux baisses des marchés. La grosse différence par rapport aux valeurs plus agressives (technologiques ou biotechnologiques par exemple) est que la baisse est beaucoup plus modérée. Mais il n’y a pas de miracle, en contre partie l’évolution à la hausse pendant les périodes fastes est tout autant modérée !

 

Diversifier son portefeuille en étant 100 % investi en actions ?

La mauvaise  solution, si l’ont veut éviter les grosses baisses, vous l’avez compris c’est d’être à 100 % investi sur les actions en permanence. Par là, j’entends, avoir l’intégralité de son patrimoine investi sur le secteur des actions.

Vous allez me dire : « oui, mais pourtant le portefeuille du blog est souvent investi à 100 % sur les actions ! ». C’est vrai, mais pas toujours ! et c’est d’ailleurs le cas actuellement par exemple : 0 % d’actions en portefeuille. D’autre part, un PEA ne représente en général qu’une partie d’un patrimoine.

Tout miser sur les actions, en permanence, c’est d’une part s’exposer à de gros drawdowns (baisses temporaires)  de votre portefeuille. C’est donc obligatoirement s’exposer à des périodes difficiles émotionnellement lorsque les marchés sont chahutés.

D’autre part c’est se priver de la performance d’autres secteurs, lorsque le marché des actions est dans un mauvais cycle.

 

Utiliser la décorrélation des classes d’actifs  

Il existe en matière d’investissement des classes d’actifs décorrélées. Comment se servir de cette spécificité pour diversifier son portefeuille?

Les classes d’actifs sont dites décorrélées quand la baisse de l’une d’entre elles n’a pas d’incidence négative sur l’évolution des autres. Les actions, les obligations, l’immobilier, le cash par exemple sont des classes d’actifs décorrélées.

Le graphe ci -dessous vous représente l’évolution des classes d’actif que je viens de citer au fil des années. Pour vous montrer de manière simple comment utiliser cette spécificité à votre avantage, j’ai simulé un investissement sur ces 5 classes d’actifs de manière équipondérée (20 % sur chacune tout simplement). L’évolution du portefeuille résultant est en bleu ciel.

L’échelle est logarithmique pour une meilleure lisibilité.

Les classes d'actifs décorrélées : une manière de diversifier son portefeuille
Evolution comparative de classes d’actifs décorrélées

 

On voit clairement que la plupart du temps, chaque classe d’actif évolue de manière indépendante et que les hausses ou baisses temporaires de chacune d’entre elles n’entraînent pas forcément une évolution dans le même sens pour les autres classes d’actif.

Ce graphe vous montre également que le cash est une classe d’actif parmi d’autres ! Quand les autres classes d’actif décrochent, le cash ne bouge pas, ou très peu. On ne gagne rien, mais on ne perd rien ! Combien d’investisseurs en bourse aimeraient seulement retrouver leur capital investit initialement en bourse ?

Il apparait aussi que, contrairement aux idées reçues, l’or n’évolue pas forcément à la hausse quand les marchés actions évoluent à la baisse ! Ça n’est pas aussi systématique.

Combiner ces classes d’actifs à bon escient peut donc permettre de limiter la casse dans les périodes difficiles : le portefeuille fictif qui repose pourtant sur une stratégie très simple évolue à la hausse de manière régulière sur le long terme avec des baisses modérées.

 

Diversifier ses approches d’investissement 

Si l’on prend encore un peu plus de recul, on se rend compte que l’on peut utiliser cette approche à l’échelle de son patrimoine en combinant plusieurs stratégies: pourquoi pas un portefeuille dédié aux actions européennes, un portefeuille dédié aux actions US afin de limiter l’effet de la parité Euro-Dollar et pourquoi pas d’autres enveloppes fiscales permettant de combiner les autres classes d’actif ?

Ça n’est qu’un exemple bien sûr. Forcément, il n’y a pas que des avantages à diversifier son ou ses portefeuilles. La performance globale de toutes les classes d’actifs n’est pas égale . La catégorie actions, on le sait est celle qui dégage le meilleur rendement depuis des décennies. C’est un peu pour cette raison que j’y consacre mon blog !

La tolérance au risque propre à chacun chacun permet à l’investisseur de régler le curseur et d’ajuster le contenu de chacun des compartiments afin d’obtenir un ratio performance/risque  à sa mesure.

 

Conclusion 

Diversifier son portefeuille en bourse n’est pas juste une question de nombre de lignes détenues en portefeuille. Quand les indices décrochent, très peu de secteurs donc très peu d’actions échappent à la baisse. Que l’on aie 10 ou 20 actions en portefeuille, cela ne change pas grand chose. Mais nous avons vu qu’il était possible d’investir dans des classes d’actifs autre que les actions. En choisissant des classes d’actifs décorrélées et en les combinant à bon escient, il est possible de lisser de manière efficace le risque sur le long terme en dégageant un minimum de performance.

Le résultat est bien sûr une performance globale moindre mais plus de sérénité pour l’investisseur ! 

Si l’objectif final est une croissance régulière du portefeuille et des drawdowns limités, cette approche peut être intéressante. Prise de recul, détachement et simplicité ouvrent des pistes et des perspectives à exploiter dans une vision long terme voire très long terme.

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A bientôt

Laurent