Archives de catégorie : Mental

Comment gagner en bourse sans pratiquer le trading?

Le trading est un discipline très difficile. De plus en plus de particuliers sont attirés par cette activité, notamment depuis le confinement. Pourtant, les chiffres n’ont pas changé, 80 % environ voient leur compte en bourse fondre sur le long terme.

Notre objectif étant justement de gagner en bourse sur le long terme, comment s’y prendre ? Comment gagner de l’argent en bourse sur le long terme sans pratiquer le trading?

C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

Le trading, c’est quoi ?

Le trading est une activité qui consiste à acheter des actifs financiers à court terme ou très court terme (actions, matières premières, options, forex, obligations…etc) dans le but de les revendre plus cher afin de dégager une plus value. Acheter des actifs ou inversement les vendre dans le cas de positions prises à la baisse, en vente à découvert.

Sur le papier, l’activité peut paraître basique. On est à la maison, devant son écran et il suffit de passer des ordres à l’achat ou à la vente pour gagner de l’argent. Sauf que gagner de l’argent en pratiquant le trading est tout sauf une sinécure !. C’est donc là que les choses se compliquent .

Pourquoi est-il si difficile de s’en sortir en pratiquant le trading ?

Tous les gens qui pratiquent le trading ne sont pas forcément des traders ! Trader est un métier qui demande une formation, comme tous les métiers mais surtout des capacités de gestion des émotions hors normes.

Les bons traders gagnent beaucoup d’argent mais ils sont peu nombreux à se partager le gâteau. Les perdants sont en majorité des gens qui se sont essayé au trading avec parfois peu de bagages et qui n’ont pas forcément le profil pour exercer cette activité.

Une histoire de taille de compte

Les traders pro travaillent en général sur de gros comptes et opèrent sur de grosses sommes d’argent. Ce paramètre peut paraître anodin mais il explique à lui seul la déroute de pas mal de petits porteurs :

Si vous ouvrez un compte CFD par exemple avec 500 euros, il peut être tentant de prendre de gros risques. Bien plus  que sur un compte comportant 500.000 euros. On peut se remettre d’une perte de 500 euros, beaucoup moins d’une perte de 500.000 euros.

On peut comprendre qu’il est plus facile d’acquérir de la discipline quand on manipule de grosses sommes d’argent. Les petits porteurs prennent en général plus de risques. J’ai perdu 500 ? c’est pas grave, je remets 500, puis 500, puis 500…etc jusqu’à accumuler parfois de grosses pertes. Pour avoir plus de détails, vous trouverez ici un rapport de l’AMF

Exemple d'évolution à la baisse régulière d'un compte de trading

Un exemple réel d’évolution d’un petit compte de trading CFD au fil des années…

Discipline et capacités à se déconnecter :

La discipline, j’en ai souvent parlé. Vous le savez, elle est indispensable dès que l’on pratique l’investissement en bourse, encore plus lorsque l’on veut se frotter au trading !

Etre capable de se déconnecter et de couper ses positions en temps voulu est une qualité essentielle dont le trader doit faire preuve. Par exemple, savoir couper ses positions et ne surtout pas rentrer en mode espoir ! Le trader doit également savoir se déconnecter en soirée et le week-end afin de ne pas se laisser « bouffer « par son activité.

Ceux parmi vous qui ont pratiqué le télétravail pendant le confinement savent de quoi je parle !

Etre capable de durer :

C’est peut être le point le plus compliqué lorsque l’on pratique le trading. Beaucoup de positions passées, des gagnantes, des perdantes, des bonnes séries, des mauvaises séries…Un mental soumis à rude épreuve, peu importe, l’objectif est d’être rentable et de le rester ! Et ne pas se laisser perturber par des émotions destructrices. Pas toujours facile lorsque les mauvaises séries s’enchaînent.

Au vu des aspects évoqués précédemment (il y en a d’autres) on peut facilement comprendre pourquoi il est aussi difficile de gagner de l’argent sen bourse sur le long terme en pratiquant le trading.

Les investisseurs long terme sont gagnants

Un investisseur achète des titres pour telle ou telle raison (fondamentale, ou pas) et les conserve, laisse faire, en renforçant lors des creux. Il ne procède que très rarement à des arbitrages.

Bien entendu il y a différentes façon d’investir à long terme ! Faire « all in » sur une seule action et laisser faire pendant 20 ans n’est pas forcément la meilleure façon d’investir à long terme, à moins d’être très chanceux. Dans ce cas on parle plutôt de bourse casino.

Prenons l’exemple de 2 acteurs des marchés :

– l’un investit sur un indice (CAC40, SP500…) à travers un tracker, et conserve sur 20 ans en faisant des apports réguliers, ou pas.

– l’autre investit sur le même support, mais essaie de « viser » les meilleurs moments sur le marché, anticipe, arbitre à tout va, et change régulièrement de stratégie au gré des infos, des conseils et de ses intuitions.

Au final, la courbe de gains du premier s’apparentera à celle d’un indice…et il s’en sortira gagnant puisque les indices évoluent à la hausse depuis près de 200 ans. Bien entendu, on ne sait pas ce qu’il va se passer au cours des prochaines années.

S’il n’a vraiment pas de chance et qu’il a investi au plus haut de 2000 par exemple, il lui faudra un peu plus de temps pour rentabiliser son investissement, mais si les indices continuent leur évolution, il a de grandes chances de sortir gagnant. On comprend donc pourquoi 90 % des investisseurs sont gagnants au bout d’ une certaine durée.

Vous trouverez ici un article intéressant illustrant ce phénomène statistique (possibilité de le traduire en Français).

Le second, lui, aura probablement plus de mal. Sa courbe de gain ressemblera plus probablement au graphe présenté un peu plus haut. Il a beaucoup plus de chance de faire partie des 80 % de perdants.

Au final, en bourse, ne rien faire ou presque est peut être la meilleure solution pour s’en sortir !

Gagner en bourse sans pratiquer le trading

Il existe toutefois au moins un compromis qui permet de couper la poire en deux, entre trading et investissement : le  « trading  sur de grosses unités de temps », par exemple le Mensuel. On pourrait appeler cela du « monthtrading ».

Le « Monthtrading », un bon compromis entre investissement et trading

J’ai moi-même essayé de gagner en bourse en pratiquant le trading, voire le scalping. Après avoir galéré plusieurs années, j’ai changé mon fusil d’épaule et adopté une stratégie qui consiste à travailler sur de grosses unités de temps. Cela me permet de battre régulièrement l’indice CAC40 depuis plusieurs années ( je n’investis sur le PEA que sur des actions Euronext) avec bien sûr des hauts et des bas.

Le principe, vous le connaissez si vous êtes inscrits, ou si vous avez simplement parcouru ce blog.

Il est simple mais pas forcément intuitif ! Acheter haut et revendre encore plus haut. Ou encore acheter des actifs en tendance haussière et les accompagner, sans forcément rechercher un point bas en entrée ou un plus haut en sortie. Voilà le principe de base.

Sur le long terme, cette stratégie de stock picking fonctionne et me donne satisfaction depuis plusieurs années. On ne gagne pas tous les mois, loin de là, même si la majorité des mois se terminent dans le vert, mais au final, l’évolution du portefeuille est très correcte au vu du temps passé à opérer sur l es marchés.

Un travail de recâblage nécessaire

Ce mode d’investissement est contre intuitif puisque l’être humain, soucieux de flatter son ego a tendance, quand il investit en bourse, à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut.

Cette stratégie est tout sauf ludique et génératrice d’adrénaline! Pas besoin de rester devant un écran à suivre des graphes, des indicateurs…puisqu’en moyenne seulement une quinzaine d’ordres sont passés chaque année. On est donc loin du trading traditionnel. Mais il y a quelques arbitrages à effectuer, un peu plus qu’un mode investisseur. Vous trouverez plus de détails ici.

Mais rien n’est facile, car cette stratégie demande beaucoup de patience, comme toutes les stratégies !

Rappelez-vous, on part pour 20 ans ! Une prise de recul est donc indispensable. L’objectif est avant tout d’être rentable, pas du tout de s’amuser en passant des ordres à tout va!

Conclusion

Nombreux sont les petits porteurs qui s’essaient au trading, encore plus ces derniers mois lors de la période confinée. Malheureusement, peu en ressortent gagnants.

Pour autant, les statistiques montrent que l’investissement long terme permet d’obtenir de meilleurs résultats, voire d’inverser les résultats en sa faveur. Un simple investissement passif sur un indice majeur nous prouve par exemple que gagner en bourse est jouable sur le long terme sans pratiquer le trading.

Combiner la passivité de l’investissement et le « trading » sur de grosses unités de temps constitue un bon compromis pour miser sur le marché des actions avec un objectif long terme.

Dans un monde qui évolue à vitesse grand V, gagner en bourse sans pratiquer le trading traditionnel peut donc paraître paradoxal, et pourtant…c’est possible !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt!

Laurent

Gagner en bourse est impossible

 

Vous avez certainement entendu dire que 80 ou 90 % des investisseurs en bourse perdent leur argent . De là à dire que gagner de l’argent en bourse est impossible, il n’y a qu’un pas ! C’est pourtant la réalité si l’on agit à l’instinct. Il est très difficile pour le commun des mortels de gagner en bourse sans un travail sur soi. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

Nous sommes conditionnés pour perdre en bourse

Le simple fait de dire que 80 à 90 % des investisseurs en bourse perdent de l’argent permet de planter le décor. Mine de rien, ce chiffre a sa petite incidence. « ok, je perds mon argent en bourse, mais finalement, c’est normal, plein de gens sont dans mon cas ». Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de gagner de l’argent en bourse ? Bien sûr que non. Mais pour y arriver, il faut être prêt à se remettre en question pour justement ne pas faire partie des 80 ou 90 %. Peu importe la stratégie finalement…ou presque. Au final c’est ce qui se passe dans notre tête au moment de cliquer sur « passer l’ordre d’achat ou de vente » qui change la donne du tout au tout.

Soit votre état d’esprit est positif quelles que soient les conditions de marché, vous avez confiance en votre stratégie et tout se passe bien. Soit le doute s’installe, la confiance s’étiole et la spirale infernale s’enclenche !

Nous allons donc voir dans les paragraphes suivants pourquoi l’être humain n’est pas naturellement conditionné pour gagner en bourse. 

Notre avidité et notre perception du temps nous jouent des tours

Avidité :

Vous l’avez certainement remarqué en ce moment, il ne se passe pas grand-chose sur les marchés. Nous sommes en septembre, octobre approche, la fameuse saison des krachs fait couler beaucoup d’encre, mais les marchés font une pause. Quelle sera la durée de la pause ? Vont ils repartir à la hausse ou à la baisse ? Nous n’en savons rien même si chacun y va de son pronostic. Pendant ce temps, le portefeuille végète, ce qui est tout à fait normal. Et pourtant, quand le sentiment d’avidité pointe le bout de son nez et nous pousse à considérer la bourse comme un casino, il peut être compliqué de résister à la tentation de voir des opportunités partout ! Si les marchés ont décidé de faire une pause, il vaut mieux ne faut pas insister et attendre, au risque de s’épuiser à rechercher la perle rare.

Perception du temps :

Se fixer des objectifs, nous en avons parlé dans un autre article (ici), n’est pas forcément bon en bourse. Quand on vise le long terme, il faut faire abstraction du court terme. Par exemple, un portefeuille qui progresse de 20 % sur une année peut très bien avoir des passages à vide. Regardez l’exemple ci-dessous :

évolution d'un portefeuille

Pourtant, quand on enchaîne les mois dans le rouge, il est normal de se poser des questions. Sans compter que les mois en rouge ont certainement comporté des journées volatiles pour lesquelles le rouge était encore plus prononcé !

Difficile dans ce cas de nous projeter sur du très long terme en se détachant du très court terme ! Notre attention est focalisée sur le court terme. Et pourtant, il faut faire l’inverse. C’est une des clés de la réussite en bourse.

Il est impossible de se couper de notre environnement

Cela fait écho avec le paragraphe précédent et l’article du mois dernier. Que l’on soit dans le vert ou dans le rouge, il est difficile de se couper des infos, de notre entourage et de ne pas être influencé ! Sachant que nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus (Jim Rohn).

Un investisseur qui se trouve dans le rouge aura tendance à couper ses positions à tout va s’il entend des infos alarmistes. Au contraire, un investisseur qui voit son portefeuille bien vert aura tendance à surcharger parfois dangereusement ses positions si les news sont optimistes.

Qu’en est -il de la stratégie ? Elle est passé aux oubliettes, je vous le confirme…

Espérer gagner en bourse en ne fiant qu’aux infos est totalement illusoire vous l’aurez compris et pourtant, c’est une pratique très courante !

Mais c’est humain. Nous avons besoin d’infos, de conseils…pour avancer, surtout dans les moments difficiles.

Nous avons tendance à surestimer nos capacités à gérer nos émotions

C’est peut être le point le plus important. Nous en avons parlé à maintes reprises. Notre capacité à gérer les émotions a une influence directe sur l’évolution de notre portefeuille. Dans l’exemple cité un peu plus haut, les 20 % peuvent vite se transformer en -10 % sous le simple fait des émotions. Une position renforcée à la baisse, ou des gains coupés trop rapidement et la performance passe dans le rouge. La différence entre 2 portefeuilles appliquant la même stratégie ne tient donc pas à la performance de la stratégie, mais à la manière de l’appliquer. Quelqu’un qui ne supporte pas de voir son portefeuille baisser de 10 ou 15 % de manière temporaire au cours d’un mois ne devrait pas investir sur des valeurs volatiles sous peine de passer des nuits blanches !. Mais qui dit valeurs volatiles, dit appât du gain et surtout espoir de gros gains.

Qui n’a pas rêvé de devenir millionnaire en quelques mois en voyant certaines actions faire un x 5 ou x 10 ? un gain de x 5 ou x10 est supportable, une baisse de 50 % l’est beaucoup moins !

Une fois de plus l’attirance pour les titres volatiles et les extrapolations de gains qu’ils suscitent est monnaie courante. Pourtant il n’est pas nécessaire de viser des actifs hyper volatiles pour s’en sortir honorablement en bourse et ne pas faire partie des 80 %. croire que gagner en bourse est impossible sans viser des titres explosifs est une erreur.

Conclusion

Gagner en bourse est-il impossible ? Non ! Puisqu’une minorité y parvient, et j’espère que vous faites partie de cette minorité. Mais, nous l’avons vu, notre éducation, notre entourage et notre câblage d’être humain font que la tâche nous est rendue ardue. Il est difficile de s’en sortir naturellement, sans aucun travail à moins d’être investisseur né. La stratégie est importante bien sûr, mais pas suffisante. Si elle n’est pas viable, impossible de s’en sortir, c’est mathématique. Mais le résultat final (portefeuille vert ou rouge ) est très largement influencé par notre mental, discipline et aversion au risque. Le marché n’est pas le pire ennemi de l’investisseur, c’est l’investisseur lui même qui provoque dans 80 % des cas sa perte (un exemple ici) !

Avant de vous lancer, vous devez donc bien donc d’abord bien intégrer votre aversion au risque. Rien ne sert de rechercher la performance à tout prix si vous n’êtes pas capables de survivre aux mois rouges qui font partie du jeu.

Vous l’avez compris, tout cela sous entend un travail sur soi, l’idée n’étant pas de se torturer l’esprit ou d’aller à contre nature.

Mais le jeu en vaut la chandelle !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Comment les news vous font-elles perdre de l’argent en bourse

 

Nous sommes tous les jours inondés d’informations, sans forcément le demander ou le vouloir. Dans le jargon boursier on appelle cela les news. Si vous allumez par exemple votre radio en voiture sur le trajet domicile travail, vous entendrez au moins une fois sur le trajet une session informations. Ces informations ne sont pas anodines et peuvent avoir un effet sur nos actes surtout lorsque l’ on est investisseur en bourse. 

Nous allons parler dans cet article de l’impact des news sur votre trading et comment elles vous  font perdre de l’argent en bourse.

Bonne lecture !

Les news sont incontournables, mais pourquoi vous font elles perdre de l’argent en bourse?

Nous vivons dans un monde ultra connecté. Difficile d’échapper aux infos, aux news, vraies ou pas. L’émergence des réseaux sociaux ne fait que dupliquer ce phénomène. Si l’on se limite aux informations en lien avec le monde de la bourse, il en est de même. Nous ne pouvons ignorer les dernières infos qui concernent par exemple les titres détenus dans notre portefeuille ! C’est tout à fait normal.

L’inquiétude aidant, il n’est pas rare que les investisseurs cherchant à se rassurer soient abonnés à des chaînes d’infos dédiées à la bourse, des forums, groupes de réseaux sociaux…etc. Tout cela est bien évidemment humain. Mais comment prendre des décisions cohérentes lorsque l’on est inondé d’infos plus contradictoires les unes des autres, surtout dans le monde de la bourse ! 

La psychologie des foules :

Le « problème » dans l’histoire, si l’on s’en tient au monde de la bourse, n’est pas de savoir si l’information divulguée est vraie ou pas (rumeur ? ). La vraie question est de savoir comment les gens, investisseurs en bourse dans notre cas vont réagir ! Nous sommes en ce moment en pleine période de résultats semestriels des sociétés. Je suis persuadé qu’un grand nombre d’entre vous se pose les questions suivantes :

Les résultats vont-ils être bons ? Mauvais ? L’action va-t-elle partir à la hausse ? Est-ce que je ne devrais pas vendre ? Ou acheter ?

On ne peut prévoir l’effet des news sur les cours de la bourse :

De la même manière qu’il est impossible de prévoir l’avenir des cours de la bourse, il est également impossible de savoir quel sera l’effet de la news en question sur le cours d’une action ou d’un indice. Certains résultats pourtant bons seront mal perçus et sanctionnés par les investisseurs car moins bons que prévus. Des mauvais résultats seront parfois bien accueillis car on s’attendait à pire !

Je parlais tout à l’heure des réseaux sociaux. Ces réseaux sont de plus en plus utilisés pour déclencher des mouvements de foule à court terme. Par exemple : déclarations récentes d’Elon Musk qui font yoyoter le cours des cryptomonnaies déjà très volatiles par nature ! 

L’effet des news sur l’évolution des cours et de votre compte en bourse

 

Un exemple pour illustrer mes propos :

Ce graphe montre comment les news vous font perdre de l'argent en bourse

Ci-dessus sont représentés l’évolution des 4 titres présents dans le portefeuille du blog au fil d’un mois ainsi que l’évolution du portefeuille.

Comme vous pouvez le constater, il s’est passé quelque chose le douzième jour. En effet, une news est tombée aux infos nationales (reprise de l’épidémie). Elle a directement impacté le moral des investisseurs qui ont paniqué durant quelques jours en se débarrassant de leurs titres.

Deux cas de figure :

– Soit l’info en question vous impacte et vous faites partie du lot : vous vendez même si votre stratégie vous dit de conserver.

– Soit vous faites confiance à votre stratégie et vous conservez.

Que valait-il mieux faire dans ce cas ?

L’investisseur qui a paniqué et coupé ses positions au pire moment finit son mois à -10 % alors que celui qui a conservé ses titres clôture à +10 %.

Les news sont des bruits de marché

Quand on investit sur une grosse unité de temps, on a un gros avantage :

On peut considérer toutes ces news comme des bruits de marché et ne pas en tenir compte dans les prises de décision. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’effet de ces infos, vraies ou pas n’est ressentie que sur des unités de temps journalières voire plus petites encore.

La stratégie du blog étant calée sur une unité de temps Mensuelle, on se moque donc de tout ce qui se passe en intraday. Au cours d’un mois il se passe plein de choses, bonnes ou moins bonnes. Inutile de surréagir et de suivre votre portefeuille à la culotte. C’est la meilleure façon de faire des bêtises !

Ceci étant, les daytraders swingtraders en journalier et scalpeurs ont eux par contre tout intérêt à considérer les news comme des éléments importants dans leur trading. Par exemple en évitant de rentrer en position une veille de résultats …etc. Plus l’unité de temps utilisée est courte et plus l’effet des news est prépondérant.

Comment échapper aux bruits de marchés ?

Déconnectez-vous :

Si vous suivez la stratégie du blog, qui n’a pas que des avantages comme toutes les stratégies, vous pouvez, voire vous ne devez pas prêter attention à tous ces bruits de marchés. Énorme avantage non ?

Déconnectez-vous, ou bien écoutez d’une oreille distraite en laissant glisser, sans agir.

Trop d’information tue l’information, surtout quand on n’intervient que quelques minutes par mois en bourse !

Suivez votre stratégie et arrêtez de perdre de l’argent en bourse en suivant les news :

Que vous suiviez la stratégie du blog ou pas, c’est la clé de la sérénité. Suivez votre stratégie et n’opérez que quand c’est le bon moment. En d’autres termes, ne vous laissez pas influencer par tout ce que vous entendez autour de vous, ou par tout ce que vous lisez dans les journaux. A moins bien sûr que votre stratégie ne soit basée que sur tout ce qui est dit dans les forums boursiers, ou sur les conseils entendus sur des chaînes dédiées à la bourse. Dans ce cas…bon courage !

Contrôlez vos émotions :

Ce point est étroitement lié avec les deux précédents. Les news génèrent des émotions qui peuvent parfois déclencher des actions irrationnelles (vente panique par exemple). Pire encore, ces actions déclenchées peuvent elles-même déclencher à leur tour d’autres émotions ! « Mais pourquoi j’ai vendu …quel imb… »! Colère frustration…etc. Tout le monde y a été un jour confronté.

Rester zen donc, en toute circonstance afin d’agir la tête froide et de façon raisonnée.

Conclusion

Les news sont omniprésentes mais elles ont tendance à vous perdre de l’argent en bourse. Réseaux sociaux, télévision, personne ne peut échapper aux news, qu’elles concernent le monde de la bourse ou d’autres thématiques. Quand elles sont en lien avec le monde de la bourse, ces informations ont un impact direct sur le comportement des investisseurs avec parfois des effets boule de neige.

Mais l’effet des news, nous l’avons constaté, sont généralement court terme. Ils ne doivent donc pas impacter les prises de décisions des investisseurs intervenant sur de grosses unités de temps, comme le mensuel. Ces éléments extérieurs doivent dans ce cas être considérés comme des « bruits de marché ».

l’investisseur doit donc s’employer à ne pas se laisser entraîner par le chant des sirènes afin de ne pas sortir de sa stratégie. Rien de facile ! Et pourtant c’est indispensable, à la fois pour la bonne santé de votre portefeuille et de vos émotions !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Faut il couper ses pertes ou ses gains?

C’est une question inévitable lorsque l’on investit en bourse : Faut il couper ses pertes ou ses gains ? La réponse n’est pas si évidente et ne se résume pas en une recette passe-partout. Si cous souhaitez voir votre portefeuille prospérer au fil des années, comment vous y prendre ?

Quelques réponses dans cet article.

Bonne lecture

 

Couper ses pertes ?

   

Couper ses pertes est essentiel en Bourse. Si vous laissez courir vos  pertes en espérant un jour que votre position connaîtra des jours meilleurs, c’est que vous n’avez pas vraiment de stratégie d’investissement et que vous investissez au feeling.  

Quelle que soit la stratégie utilisée, quelle que soit l’unité de temps choisie, vous devez avoir une stratégie de coupe de vos pertes. Vous le savez, une seule grosse perte peut ruiner des mois de gains réguliers !

Je ne parlerai ici que de positions prises sur des unités de temps suffisamment longues (à minima hebdomadaires).

Couper ses pertes avec un stop-loss :

Quand on parle de couper ses pertes, on pense souvent à « stop-loss ». Couper ses pertes avec un stop-loss est la solution qui paraît la plus évidente. C’est celle qui est le plus souvent utilisée car elle paraît très sécuritaire. Et pourtant, si vous vous sentez protégé en plaçant un stop-loss, ce dernier n’évitera pas certains écueils !. Par exemple, un stop-loss placé trop proche permettra à votre broker de s’engraisser et saignera votre compte à vitesse grand V.

Le stop-loss n’est pas l’arme absolue contre les pertes car il peut très bien ne pas être exécuté dans le cas de ventes paniques ou de gaps baissiers . J’ai rédigé un article il y a quelque temps à ce sujet qui rentre un peu plus dans le détail. Si cela vous intéresse, il est ici.

Très souvent, les investisseurs rajoutent des stop loss à leurs positions parce qu’ils ont peur de perdre. Pourtant, quand on investit en bourse, il faut être prêt à perdre de l’argent momentanément, même si l’objectif est de gagner à long terme.

Le stop-loss est donc un moyen de couper ses pertes mais il doit être manié avec parcimonie pour ne pas provoquer l’effet inverse pour lequel il est utilisé!

Couper ses pertes avec un stop mental :

C’est personnellement la solution que j’adopte dans mes prises de positions car elle permet de les laisser respirer. Quand on est adepte du suivi de tendance, on sait qu’une tendance ne se retourne pas du jour au lendemain. La pratique du stop mental est tout à fait adaptée à ce type de stratégie.

Autre chose importante, vous avez du le constater, les baisses ou retracements des indices par exemple ou des actions sont beaucoup moins violents pendant les phases de tendance haussière. Cela laisse donc du temps pour réagir et procéder aux arbitrages.

Mais cette solution demande tout de même une certaine discipline. Votre stratégie doit vous indiquer quand ou à quel niveau couper votre position. Pas question donc de consulter votre compte toutes les 5 minutes pour vous faire peur et risquer de couper inutilement vos positions à la moindre saute d’humeur du marché!.

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Dans ce cas c’est encore plus simple puisque les arbitrages ou changements de position n’ont lieu qu’une fois par mois. La coupe n’a donc lieu qu’à ces moments là. Le reste du temps, vous attendez.

 Il est tout à fait possible de suivre la stratégie mensuelle en plaçant en plus des stops-loss sur vos positions. Cela pourra peut être vous rassurer, mais sachez que cela n’évite pas forcément les baisses du portefeuille. En effet, une fois de plus, un stop loss positionné trop près peut provoquer une série de pertes qui se seraient parfois transformées en gains avec un stop loss plus éloigné!.

Le stop peut éviter des baisses à court terme, mais il ne peut à lui seul éviter la dégringolade d’un portefeuille au fil du temps.

Si vous pratiquez le contre-tendance :

L’investissement à contre-tendance consiste par exemple à acheter des actions en tendance baissière en espérant soit trouver le point bas, soit capturer un rebond temporaire. C’est une chose que j’ai essayé de faire jadis, mais j’ai rarement abouti ! Voilà pourquoi aujourd’hui je préfère suivre la tendance.

Dans ce type d’investissement, il vaut mieux bien sûr sécuriser ses positions avec un stop loss. Si tel n’est pas le cas, vous risquez d’accompagner la tendance baissière pendant un certain temps. Comme dit plus haut, dans une tendance baissière, les variations sont plus violentes, à la hausse (rebonds) comme à la baisse.

 

Vaut-il mieux couper ses gains ?

couper ses gains en bourse est parfois contre productif

Couper ses gains est beaucoup plus facile en bourse que de couper ses pertes. Si vous possédez en portefeuille d’un coté une position qui présente une grosse plus value et de l’autre une position présentant une énorme moins value, laquelle est la plus facile à couper ? La position en gain bien sûr et pourtant il aurait fallu faire l’inverse ! En bourse, dans le meilleur des mondes, les investisseurs devraient maîtriser leurs pertes et laisser leurs gains se propager.

Couper ses gains ne sert qu’à se rassurer :

Comme pour le placement des stops-loss, il doit vous arriver de couper vos gains pour vous rassurer. Un tiens vaut…une news qui prévoit la fin du monde… et la position est clôturée. Comment résister à la vente d’une position qui affiche un gain de 100 % surtout lorsqu’elle vient de retracer de 10 %?.

Mais qu’est-ce qui vous dit que la position ne va pas afficher dans quelques mois une plus value de 300 %?.

Dans tous les cas, pertes ou gains, c’est votre stratégie qui doit vous dire quoi faire dans toutes les situations. Si votre stratégie ne vous dit pas de couper vos gains à +100 %, pourquoi le faire ?

Couper vos positions si vous suivez la stratégie du blog :

Si vous suivez la stratégie du blog, vous n’aurez pas à vous poser ce genre de questions. Pas d’objectifs de gains, juste des arbitrages en temps voulu. Mais rien n’est simple. Vous rencontrerez notamment des mois au cours duquel le portefeuille accélère à la hausse. C’est d’ailleurs le cas ce mois de janvier 2021. Où est le problème me direz-vous?. Justement, dans ce genre de situation, il est peut être très tentant  de couper ses gains. Mais si vous consultez l’historique du portefeuille, vous verrez régulièrement des mois ayant des performances à 2 chiffres. Si c’est le cas aujourd’hui pourquoi s’en priver ? Sachant que ces mois ne sont pas forcément suivis par des mois en perte.

Que vous suiviez la stratégie du blog ou une autre, faites vous confiance!

Les gains ne sont pas réguliers en bourse :

En bourse, quand on pratique le suivi de tendance, on traverse des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. La plupart du temps, des petites hausses suivies par des petites baisses. Par contre, quand choisit de suivre la tendance haussière et que toutes les planètes sont alignées à la hausse, les décalages sont importants et il faut savoir en profiter. Ne pas saisir ces opportunités c’est tirer un trait sur une grande partie de la performance.

 

Conclusion

L’investissement en bourse demande une grande discipline et des qualités mentales car il faut lutter en permanence contre des biais psychologiques qui nous incitent à agir comme la majorité des investisseurs, malheureusement perdants.

Couper ses pertes quelle que soit la stratégie utilisée est essentiel, voire vital. Mais c’est peut être la chose la plus difficile !

Inversement, couper ses gains est plus facile. En effet, un investisseur qui coupe ses gains flatte son ego devant la performance générée. Pourtant, sur le long terme, surtout lorsque l’on investit sur de grosses unités de temps, couper ses gains est très souvent contre productif. Avoir une mauvaise approche dans la gestion des gains et pertes a un impact direct sur le « ratio entre les gains/pertes » (Cf ancien article) et sur la progression de votre portefeuille.

Si vous voulez voir votre portefeuille progresser, il est donc indispensable d’intégrer dans votre stratégie tous ces aspects là !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Le journal de trading : une aide pour gagner en bourse?

Avez-vous déjà entendu parler de journal de trading ? Quel est sont intérêt ? En quoi  le journal de trading peut-il constituer une aide pour gagner en bourse ?

Nous allons voir que cet outil n’est pas une simple liste d’opérations boursières mais qu’il peut vous remettre sur la bonne voie si vous avez l’impression d’ être dans une impasse.

Bonne lecture !

C’est quoi un journal de trading ?

Le journal de trading est d’abord un recensement des opérations effectuées sur votre compte en bourse au fil de l’année. Il est préférable de faire un journal chaque année afin de faciliter les analyses à posteriori. L’idée est donc de noter chacune de vos opérations (achat-vente). Il est facile à mettre en place sur un outil de type tableur.

Les informations qu’il doit obligatoirement comporter :

Date achat/Nom de l’action/prix d’achat/quantité/montant de la position/date de vente/prix de vente-Gain/perte/pourquoi j’ai acheté ?/pourquoi j’ai vendu ? /Valeur du portefeuille et courbe d’évolution du portefeuille.

Vous le voyez, rien de bien extraordinaire. Mais toutes ces informations vous permettront d’élaborer des bilans très riches d’enseignement en fin d’année.

Vous pouvez rajouter autant de colonnes que vous le souhaitez bien sûr. L’idée n’est pas de faire une usine à gaz mais un outil de suivi de position qui vous permettra de dresser un bilan.

Ce que ne doit pas être pas un journal de trading :

La mise en place d’un journal de trading ne doit pas vous servir à contrôler vos positions tous les jours, surtout pas ! Sinon il sera contre productif. C’est avant tout un outil de bilan qui vous permettra de mettre en évidence vos biais et d’essayer de les corriger. Le journal de trading doit être une aide pour gagner en bourse, pas l’inverse! Evitez donc de le surcharger d’éléments inutiles, il doit être facile à remplir.

Pour quel type de trading est-il utile ?  

Le journal de trading est adapté à tous les types de trading. Unités de temps courtes, unités de temps longues, peu importe. Forcément il vous demandera plus de travail si vous pratiquez le day trading, mais l’objectif est le même.

Il est très important d’indiquer pour chacune des positions la raison pour laquelle vous avez acheté et vendu. Cela vous permettra de voir à posteriori si vous êtes capables de suivre ou pas une stratégie d’investissement. Jouez le jeu, même si sur le moment vous avez l’impression de perdre votre temps. A la fin de l’année, avec du recul vous aurez certainement un tout autre avis sur les décisions que vous aurez pris en cours d’année !

Pourquoi le journal de trading m’a aidé à gagner en bourse 

Le journal de trading  m’a permis de sortir de l’impasse, il y a quelques années. Il m’a permis de prendre du recul par rapport à mes positions, souvent prises sous l’effet des émotions. Au cours d’une année, je prenais en moyenne plus de 100 positions (unité de temps journalière). Pourquoi est-ce que je prenais ces positions ? Parce que j’étais systématiquement dans l’anticipation mais aussi parce que je ne supportais pas d’être en dehors du marché. Deux grosses erreurs parmi tant d’autres ! C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré la rédaction de cet article l’an dernier (7 erreurs).

En résumé, je cherchais à acheter au plus bas en espérant vendre plus haut et mon portefeuille était tout le temps 100 % investi en actions.

Pour vous donner quelques chiffres, seulement 20 % de mes trades (achat uniquement) étaient passés sur des titres haussiers. Le reste des positions, vous vous en doutez, étaient des trades passés sur des titres soit en range, soit en tendance baissière (55% soit la majorité).

Mon portefeuille à l’époque suivait une évolution très régulière… Mais une évolution à la baisse, un peu comme sur ce graphe : 

le journal de trading peut vous aider à corriger ce type d'évolution et à gagner en bourse
Evolution régulière à la baisse d’un portefeuille boursier

Le comble dans l’histoire est que seuls les trades passés sur des titres haussiers auraient suffit à générer une bonne performance du portefeuille, donc 20 % des positions. On en revient à la loi de Pareto (80-20).

Le journal de trading : un outil de remise en question 

Si vous vous baladez sur mon blog, vous pourrez mesurer l’écart entre la stratégie d’investissement que je pratique aujourd’hui et la « stratégie » que j’avais adopté il y a quelques années et que je viens d’évoquer. Le journal de trading, les statistiques qu’il m’a permis de générer et les conclusions que j’ai pu en tirer m’ont donc permis de sortir de l’impasse.

Bien sûr cela sous entend une grosse remise en question. Je ne vous cache pas que l’ego en prend un petit coup au passage. Mais à quoi bon s’entêter à reproduire les mêmes erreurs ? Si vous vous pliez à cet exercice, vous vous rendrez compte que les décisions prises à l’instant t sont souvent biaisées par ce qu’il se passe autour de vous et surtout dans votre tête (news, état psychologique du moment…).

Le journal de trading est-il nécessaire dans le cadre de la stratégie Mensuelle ?

Je n’utilise plus aujourd’hui de journal de trading car la stratégie que j’ai mis en place est très claire pour moi. Je sais dans 100% des cas pourquoi j’achète et pourquoi je vends et je reste sur ma ligne coûte que coûte. En plus de cela toutes mes positions sont conservées en mémoire, donc faciles à exploiter à postériori. Mais cela ne veut pas dire qu’il en est de même pour vous ! Et cela ne veut pas dire non plus que cette stratégie vaut le Graal ! La solution miracle pour gagner en bourse par tous les temps n’existe pas.

Si vous vous êtes inscrits sur ce blog et que vous recevez la composition du portefeuille du blog, il est possible que vous décidiez de ne pas opter pour ces mêmes positions (qui ne sont en aucun cas des conseils en investissement). Dans ce cas, peut être est-il intéressant de noter ces raisons qui vous poussent à faire autre chose et le bénéfice que vous aurez pu en tirer.

Je pense donc qu’il est intéressant, quelle que soit la stratégie adoptée ou l’unité de temps utilisée, de renseigner un journal de trading, au moins dans un premier temps. C’est encore plus important si votre stratégie n’est pas encore très bien définie.

Conclusion

Le journal de trading peut être une aide pour gagner en bourse parce qu’il présente un double intérêt. D’une part il vous permet de recenser vos positions, de dresser des bilans et d’élaborer des statistiques à partir de ces positions. D’autre part, il vous permet de prendre du recul par rapport à votre manière de prendre vos décisions, votre stratégie et peut vous donner les clés pour changer votre fusil d’épaule. 

Il devrait notamment vous aider à répondre à ces questions :

Pourquoi ai-je acheté, pourquoi ai-je vendu ? Ai-je respecté ma stratégie ? 

Le but final, vous l ‘avez compris est d’être à l’aise avec votre façon d’investir et surtout de voir votre portefeuille évoluer à la hausse régulière !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Avez-vous un mental à toute épreuve en bourse?

Pour changer du format habituel, je vous propose un petit test pour la rentrée!

Le test dure à peine 5 minutes (10 petites mises en situation sous forme de questions, 1 seule réponse possible).

Essayez de répondre en vous imaginant en situation réelle même si c’est pas forcément évident…c’est toujours plus facile en virtuel!

Bien sûr les exemples cités ne constituent en aucun cas des conseils en investissement.

Bon courage!

1-Votre stratégie consiste en acheter des supports (rectangle du bas) et vendre des résistances (rectangle du haut), que faites vous?
2-Votre stratégie est le suivi de tendance long terme, quelle action achetez vous?
3-Votre stratégie vous indique de vendre un titre du secteur parapétrolier, votre objectif est long terme. Le jour même, vous entendez aux infos qu'un accord diplomatique devrait faire progresser le cours du pétrole de 10%. Que faites vous?
4-Votre stratégie Long Terme vous a permis de vous positionner sur une valeur qui a pris plus de 100% en quelques mois. Cette stratégie vous indique de conserver cette valeur. Que faites vous?
5-Votre stratégie vous dit de rester à l'écart du marché actions. Vous entendez autour de vous que le cours des biotechs est en train d'exploser. Que faites vous?
6-Votre stratégie fonctionne bien depuis pas mal d'années de manière assez régulière mais donne des résultats médiocres depuis quelques mois. Que faites vous?
7-Votre patrimoine est réparti de la façon suivante : 25% immobilier; 25%cash; 25% actions; 25% or. Cette répartition est la clé de voûte de votre stratégie. Vous entendez aux infos que l'or va peut être exploser et qu'une crise va certainement arriver. Que faites vous?
8-Vous détenez 5 titres en portefeuille et êtes 100% investi. Votre stratégie vous dit de remplacer un titre par un autre pour le mois suivant. Sur les forums que vous consultez régulièrement, vous entendez parler d'une action qui a fait 50% en 3 jours et qui va exploser car il s'agit d'un secteur d'avenir. Que faites vous?
9-La stratégie que j'applique ne me donne pas de signaux de vente mais les élections américaines approchent...
10-La bourse c'est important pour moi. J'y passe au moins 2h par jour. Pourtant, mon portefeuille végète, voire dégringole
Quizz : Avez-vous un mental d'acier?
Votre score est de {{userScore}} sur {{maxScore}} !
{{title}}
{{image}}
{{content}}

Pourquoi investir en bourse sur le long terme avec une unité de temps mensuelle ?

Le portefeuille du blog auquel vous avez accès si vous êtes inscrit sur ce blog suit à la lettre la Stratégie Mensuelle, stratégie que j’ai mis en place il y a quelques années. Le principe de base est de n’intervenir QUE sur une unité de temps mensuelle. Pourquoi ce choix ? Quel est l’objectif de cette stratégie ? Peut-on réellement investir en bourse sur le long terme en utilisant une unité de temps mensuelle ?

 

Une unité Mensuelle pour ne s’intéresser qu’aux grandes tendances

Les grandes tendances sont visibles sur une unité de temps mensuelle. Elle se mettent en place quand toutes les unités de temps sont en phase, en tendance haussière (journalier, hebdomadaire, mensuel). Les grandes tendances peuvent durer longtemps (parfois plusieurs années). Travailler sur une unité de temps Mensuelle, c’est s’intéresser à ce genre de grands mouvements. Mais c’est également tirer un trait sur les hausses de quelques jours ! La patience peut être alors mise à rude épreuve, la frustration peut également venir se rajouter. Il faut absolument rester « focus » sur l’objectif long terme et être capable de prendre suffisamment de recul pour ne pas être tenté de sauter sur tous les petits mouvements. L’exercice est particulier et demande une certaine pratique !

 

Intervenir peu souvent

L’avantage de travailler sur une unité de temps Mensuelle est de n’intervenir que peu souvent. Moins de frais, du temps libre à ne pas passer devant les écrans…Mais encore faut-il s’y tenir et ne pas céder à la tentation de sortir des rails, et de prendre une position au feeling parce que l’on croit avoir décelé le démarrage du siècle sur un titre ! Il n’est pas évident au départ de se détacher des bruits quotidiens du marché, mais avec l’habitude, on s’y fait !

Avant d’investir sur une unité Mensuelle, j’intervenais en journalier. Tous les soirs, je passais 30 à 45 min à faire des analyses graphiques, à préparer des positions pour le lendemain ou les jours à venir. Quand je suis passé à l’unité Mensuelle, j’ai éprouvé comme une sensation de manque pendant quelque temps! Mais qui s’est très vite estompé quand j’ai comparé les résultats de mes années swing trader en daily  et en mode « Monthtrading ! ».

Avec le recul, je me rends compte que l’unité de temps Mensuelle est bien plus adaptée à mon rythme et qu’elle est beaucoup moins usante psychologiquement ! Car le but est de tenir sur le long terme, pas sur quelques mois et de jeter l’éponge.

Le piège pour beaucoup d’investisseurs est souvent de se dire : petite unité de temps = plus d’opportunités = plus de gains. Mais petite unité de temps est aussi synonyme de nombreux faux-signaux et de retournements soudains, qu’il faut apprendre à gérer avec un mental d’acier pour s’en sortir.

 

Prendre l’essentiel de la tendance :

Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi ne pas chercher à acheter au plus bas et revendre au plus haut ? Tout simplement parce que c’est impossible. S’acharner à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut, c’est forcément être tenté d’anticiper. Mais la tentation est grande ! c’est humain. On a toujours peur de louper le train et de le voir partir sans nous. Alors essayer d’anticiper, c’est être sûr de ne pas manquer le point de départ…en apparence. En pratique c’est très souvent accompagner la baisse avec une perte à l’arrivée.

Une hausse sur le long terme ne se produit jamais sans pause. Il y a régulièrement ce que l’on appelle des retracements, ou des paliers qui permettent à l’investisseur qui n’a pas réussi à capter le point 0 de prendre le train en cours de route !

Prendre « la viande » de la tendance c’est donc attendre une confirmation, quitte à rater le départ.

Même chose pour la sortie de position. Revendre au plus haut arrive très rarement. Ce n’est pas notre but. L’accepter, c’est s’éviter bien des déconvenues, comme par exemple vendre trop tôt, au premier retracement, ou trop tard parce que l’on s’est fixé des objectifs trop ambitieux.

Un exemple :

Investir en bourse sur le long terme : Ce graphe en unité de temps mensuel montre un exemple d'investissement long terme en utilisant la stratégie Mensuelle  PEA rentier et l'unité de temps mensuelle
prendre l’essentiel de la tendance

L’exemple ci-dessus illustre bien la philosophie de la stratégie. La zone entourée correspond à la période de prise de position sur cet actif en suivant la stratégie PEA rentier, en UT Mensuelle. Pas question donc de rentrer au plus bas, ni de sortir au plus haut…Pour information, la position a duré 17 mois.

 

Accepter d’être en dehors du marché de temps en temps 

La bourse est faite de cycles. Sur le très long terme, malgré les crises récurrentes, les indices sont en tendance haussière :

pourquoi il faut investir en bourse sur le long terme : ce graphe montre l'évolution haussière long terme de l'indice américain SP500.
Evolution de l’indice S&P500 depuis plus de 150 ans

Il arrive (et c’est normal) que les excès temporaires soient corrigés par des baisses (zones rouge sur le graphe ci-dessus). C’était le cas en 2000, en 2008… Nous avons assisté à des vrais marchés baissiers, qui ont duré environ 2 ans. Actuellement nous sommes toujours en marché haussier long terme, malgré la grosse correction du moins de mars dernier due au COVID. Allons nous rentrer dans un marché baissier ? Il est trop tôt pour le dire.

Marché baissier?

Un marché baissier ne se met jamais en place du jour au lendemain. Il faut plusieurs mois pour assister à un vrai retournement. Tout comme la baisse ne se fait pas en quelques jours.

Ci-dessous par exemple, un zoom sur la baisse de 2007-2008 :

Une marché baissier met plusieurs mois à se mettre en place
l’indice CAC40 lors de la crise de 2008

Sur ce graphe en Mensuel, on voit qu’il a fallu 21 mois au CAC 40 pour passer de 6050 points à 2400 points, avec des ressauts haussiers réguliers (paliers dans la baisse).

Durant cette période, les actions ont décroché. L’objectif de la stratégie Mensuelle étant de capter des tendances haussières de long terme, il n’y avait donc pas grand-chose à faire pendant ces 21 mois à part attendre en restant en dehors des marchés actions. Rester liquide était une possibilité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, être « cash » est une position. Ne vaut-il pas mieux rester « cash » plutôt que de perdre de l’argent ? Au cours des ces périodes de baisse, on peut tout de même trouver des classes d’actifs en tendance haussière (matières premières…). Ces périodes de baisse étant très chahutées (très volatiles), il faut rester très prudent sur les positions à l’achat.

 

Et en ce moment, que faire ?

Si vous êtes inscrits, vous savez que le portefeuille du blog est actuellement investi en dehors du marché actions, depuis quelques mois. Rien de dramatique, cela est arrivé à plusieurs reprises depuis les 25 années de recul : en 2000 et en 2008 comme dit plus haut, mais également en 2016, 2011 etc…durant plusieurs mois. Forcément, il serait tentant d’essayer de capter des rebonds courts terme ou des démarrages sur quelques actions volatiles. Il y en a eu quelques uns récemment mais…il faut savoir ce que l’on veut : Suivre ou pas la stratégie que l’on s’est fixée.

 

Accepter temporairement de voir l’herbe plus verte chez le voisin 

La stratégie Mensuelle PEA rentier n’est pas une recette miracle ! Loin de là. Le graal souvent recherché par les investisseurs à tort est la stratégie qui gagne par tous les temps ! Malheureusement il y a des périodes au cours desquelles il ne se passe pas grand-chose. Le portefeuille végète, tarde à repartir ? Que faire ? On regarde à droite, à gauche…pour voir si il n’y a pas mieux ailleurs et forcément, on trouve ! Puisqu’il y a toujours mieux ailleurs, temporairement. On est alors tenté de changer de stratégie, toujours à la quête de quelque chose qui marche tout le temps, chose qui n’existe pas. Et c’est souvent justement à ce moment là que tout repart…sans nous !

Respecter sa routine mensuelle c’est être fort dans ces moments ! Heureusement, on est moins tenté de dévier quand on doit agir seulement 10 min par mois, plutôt que 30 min par jour voire plus!

 

Respecter la routine mensuelle 

Si vous voulez suivre cette stratégie, 10 minutes par mois, pas plus :

Respecter une routine n’est pas forcément évident. Si il y a la moindre ambiguïté dans votre stratégie, vous serez tenté de dévier. La routine que j’applique est très simple, c’est voulu. Pas de faux signaux, je sais exactement ce que j’ai à faire. Le recul dans la pratique me permet d’être serein chaque mois, y compris durant les périodes de baisse.

10 minutes suffisent. Ce n’est donc pas la peine d’aller chercher plus loin, car tout effort supplémentaire est inutile ! Voire contre-productif.

 

Conclusion 

Régulièrement, de grandes tendances haussières se mettent en place en bourse sur certains secteurs, pendant que d’autres s’essoufflent. D’une part intervenir sur de grosses unités de temps nous permet de capturer une grande partie de ces longues tendances en évitant les allers-retours trop nombreux. D’autre part les faux signaux sont peu nombreux sur une grosse unité de temps .

Mais rien n’est facile ! La patience et la prise de recul par rapport aux bruits quotidiens des marchés ou toutes sortes d’influences extérieures sont des qualités requises pour tenir cette stratégie sur le long terme, aussi bien pendant les périodes de hausse que durant les périodes de baisse.

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent



Les émotions et le mental en bourse

Vous l’avez souvent entendu, les émotions et le mental en bourse interviennent dans 80 % de votre performance. Qu’en est-il réellement ? Le mental est-il si important en bourse?Comment ne pas subir ses émotions ? Quels sont les pièges à éviter ? C’est l’objet de cet article.

Bonne lecture !

Les émotions et leurs conséquences sur votre mental et votre compte en bourse 

J’ai dressé une liste des émotions les plus courantes auxquelles on est exposé lorsque l’on investit en bourse. Il n’y a que l’embarras du choix…! Et la liste n’est malheureusement pas exhaustive.

la cupidité:

Exemple : vous êtes persuadé que l’action que vous avez en portefeuille va monter jusqu’au ciel rapidement. Vous vous projetez en terme de gains (achat maison, voiture…)

conséquences : dans le cas d’une forte hausse, vous aurez tendance à tout mettre sur cette action et à vous surexposer au risque de prendre un gros retour de manivelle. Dans le cas inverse (baisse), vous serez déçu, mais votre ego vous empêchera souvent de couper vos pertes.

la peur /le doute:

Exemple : l’enjeu vous bloque. Vous n’avez pas confiance en votre plan de trading, ou alors vous bloquez parce que vous avez subi de grosses pertes consécutives.

Conséquences : Vous n’osez plus prendre de positions et quand vous le faites, la peur vous empêche d’agir de manière rationnelle. Vous coupez vos positions au moindre ressaut du marché et passez à coté de belles opportunités.

la colère :

Exemple : une action est partie à la hausse sans vous et vous vous en voulez.

Conséquences : vous prenez tout de même une position au risque de voir le trade se retourner contre vous et de laisser se creuser vos pertes car vous êtes sûrs d’avoir raison.

l’euphorie :

Exemple: l’action que vous avez choisi démarre très fort.

Conséquences : vous vous sentez fort et pensez que cela sera toujours le cas. Vous prenez de plus en plus de risques jusqu’à…

l’ennui :

Exemple : comme 80 % du temps, il ne se passe rien sur les marchés…vous trouvez le temps long.

Conséquences : vous prenez une position (trade de l’ennui) parce que vous ne supportez pas d’être en dehors des marchés ou de voir votre portefeuille stagner. Vous ne respectez pas votre stratégie et cela vous met en difficulté.

la frustration :

Exemple : vous vendez un titre et quelques jours plus tard il repart de plus belle à la hausse.

Conséquences : vous le rachetez, même si votre stratégie vous dit le contraire. Mais il se retourne peu de temps après. Persuadé d’avoir raison, vous ne coupez pas votre position et creusez vos pertes. Vous en voulez à la terre entière et accusez le marché de ne pas être juste avec vous. Dans les cas extrêmes, cela peut vous amener à tout arrêter. Vous trouverez plus de détails dans cet article sur cette émotion en particulier.

Qu’on le veuille ou non, les émotions et le mental sont étroitement liés. Ils interagissent en permanence.

Limiter l’impact des émotions sur votre trading 

-Les pièges à éviter :

C’est souvent en voulant trop bien faire que l’on commet les plus grosses erreurs. Par exemple, si vous prenez une position dans le doute, vous allez forcément chercher des tonnes d’ éléments autour de vous pour vous rassurer. Vous voulez être sûr de prendre la bonne décision alors vous vous compliquez la vie. Pourtant, vous savez que trop d’info nuit à la bonne prise de décision, puisqu’en bourse, on n’est sûr de rien! Il faut rester concentré sur l’essentiel : votre stratégie.

La bourse est tout sauf quelque chose de rationnel, vous ne saurez jamais à l’avance si vous avez pris la bonne décision. Par contre, si vous savez systématiquement dans quelles conditions entrer ou sortir de position, vous serez plus sereins.

– Etre détaché :

Lorsque l’on est en permanence en contact avec le marché, via des applis sur le smartphone ou tous les outils à notre disposition, on a l’impression qu’il ne peut rien nous arriver. En fait c’est le contraire. Etre en contact en permanence avec le marché, c’est subir dans sa tête ses moindres mouvements et être tenté de sortir de position pour un oui ou un non.

Même si ça n’est pas facile, il faut se détacher. C’est d’ailleurs la raison qui m’a poussé à investir avec la Stratégie Mensuelle et qui me pousse aujourd’hui à continuer. N’agir que quelques minutes par mois, et essayer de ne plus y penser le reste du temps.

Bien évidemment, il est plus compliqué voire impossible d’être détaché lorsque l’on suit ses positions en permanence parce que notre mode d’investissement nous l’oblige (pratique du scalping par exemple). Dans ce cas, les émotions sont en permanence en interaction avec le mental du trader!

 

Travailler son mental en bourse : accepter ses émotions et les court-circuiter 

– Avoir confiance en son plan :

Si vous n’avez pas confiance en votre plan de trading, vous ne saurez pas quoi faire en temps voulu, dans des situations particulières. Vous devez savoir quoi faire dans toutes les situations, un peu comme quand vous apprenez à conduire.

Les émotions sont générées par des situations imprévues pour lesquelles on n’est pas préparé. Quand vous savez comment se comporte votre stratégie d’investissement dans telle ou telle situation de marché, vous arrivez à gérer sans problème et à prendre les bonnes décisions. Vous accepterez beaucoup mieux vos pertes, et vos gains !

– Automatiser sans robotiser (routine) :

Automatiser en matière d’investissement ne veut pas forcément dire créer un robot pour faire 100 % des choses à votre place. Si par exemple vous confiez votre argent à un robot de trading, vous n’arrivez pas à lui faire confiance à 100 %. Dans certaines situations, vous serez même tenté d’agir à sa place.

Se créer une routine, c’est se dégager des tâches fastidieuses (récupération des données, calculs…) pour économiser du temps. Mais c’est aussi avoir la main quand cela est nécessaire. Par exemple, avoir un outil d’aide à la décision ne veut pas dire le laisser passer les ordres à votre place.

– Du mental au mindset :

Le travail sur le mental, dans le domaine des investissements boursiers doit mener à la création d’un mindset. Un mindset c’est un écosystème, une bulle, une façon de penser et d’agir qui vous permet de suivre votre stratégie. L’exercice est loin d’être évident.

Essayez à l’occasion de ne penser à rien pendant 10 minutes, pas simple ! Vous aurez l’espace de quelques instants forcément des idées parasites qui viendront vous perturber.

Mais une fois de plus, être concentré sur sa stratégie 10 minutes par mois est plus abordable que d’être focus à longueur de journée parce que l’on pratique le daytrading.

En guise d’illustration, pour terminer cet article, vous trouverez ci-dessous les résultats d’une étude menée par FXCM qui montre que malgré un taux de réussite moyen supérieur à 50% (1er graphe), 80% des traders perdent de l’argent « simplement » parce que leurs pertes par trade (en rouge) sont plus importantes que leurs gains (en bleu). Les raisons? elles font justement l’objet de cet article en grande partie!

taux de réussite moyen des traders de devise selon étude FXCM
source : FXCM étude taux de réussite des traders sur le forex
Ce graphe (source: étude FXCM) montre l'importance du ratio pertes/profits qui explique que 80% des traders perdent de l'argent malgré 50% de trade gagnants. En rouge les pertes moyennes, en bleu les gains. Cela met en évidence l'importance du mental et des émotions en bourse
source : FXCM étude rentabilité des traders sur le forex

Conclusion 

Le mental et les émotions ont une grande importance dès qu’on investit en bourse. Les émotions font partie du jeu en bourse, qu’on le veuille ou non. Nous avons tous notre propre penchant pour tel ou tel type d’émotions. 

S’en détacher est indispensable, même si ça n’est pas facile, notamment lorsque nous devons passer à l’action ou au contraire ne rien faire.

Les réactions émotionnelles en chaîne ne sont pas rares dans les situations difficiles. Elles peuvent provoquer des prises de décisions qui vont à l’encontre du plan de départ et s’avérer très néfastes pour votre portefeuille.

Quand les décisions à prendre sont rares, et que le plan est facile à respecter, ils génèrent moins d’émotions et facilitent le respect de votre stratégie.

Si vous n’êtes pas convaincus de l’emprise qu’ont les émotions sur vous et votre trading, ouvrez en parallèle un portefeuille fictif et un portefeuille réel. « Respectez la même stratégie » sur les deux portefeuilles. Au bout de quelque temps, lequel performe le mieux ?

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

7 erreurs qui vous font perdre en bourse

Nous allons dans cet article passer en revue les erreurs les plus courantes commises par les investisseurs en bourse. Si j’en parle, c’est parce que les ai toutes commises, parfois plusieurs fois à mes dépends depuis que je pratique l’investissement en bourse.

Heureusement, ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs ?

Je vous souhaite une bonne lecture

 

1- Ne pas avoir de plan 

Quelle que soit la manière dont on investit en bourse, il est primordial d’avoir un plan. Investir à l’instinct, ça ne marche qu’un temps. Tout simplement parce que la chance ne dure qu’un temps ! En agissant de la sorte, on finit tôt ou tard par se retrouver piégé sans savoir quoi faire, puisque l’on n’a pas de plan de sortie !. Avoir une stratégie est indispensable quand on investit en bourse. Elle doit coller au mieux avec les objectifs et la personnalité de celui qui l’utilise.

 

2- Essayer d’anticiper le marché

C’est peut être l’ erreur qui revient le plus fréquemment ! Qui n’a pas été un jour tenté d’anticiper un retournement à la hausse ou à la baisse afin d’acheter au plus bas et de vendre au plus haut ? Tout le monde, je vous rassure car c’est humain. Sauf que cela n’est tout simplement pas possible. Vous y arriverez peut être une fois de temps en temps, mais il est illusoire de se fixer ce genre d’objectif.

J’ai fait cette erreur lorsque je tradais en UT journalière. Heureusement, je gardais une trace de chaque trade passé et en fin d’année je faisais mes propres statistiques. J’ai fini par me rendre compte qu’au final, la plupart de mes trades perdants étaient dus à de l’anticipation, certainement par manque de patience ! Ou un excès d’optimisme.

Donc anticiper une hausse ou une baisse n’est pas la clé pour gagner en bourse.

 

3- Ne pas suivre son plan

Avoir un plan de trading c’est bien, le suivre c’est mieux ! Mais c’est loin d’être facile. La même méthode ne fonctionnera pas avec tout le monde, car on est tous différents. A ce sujet, je vous invite à lire à titre d’exemple cet article qui fait référence à la « méthode des tortues » : https://www.centralcharts.com/fr/gm/1-apprendre/5-trading/14-strategie/288-methode-des-tortues-strategie-des-tortues

Il s’agit en fait d’une expérimentation qui montre l’intérêt de suivre son plan de trading.

Il y a des périodes au cours desquelles c’est plutôt facile, quand le portefeuille évolue à la hausse, tranquillement. Dans le cas de baisses ou de hausses violentes, c’est différent ! On peut alors être tenté de couper les positions même si notre stratégie dit le contraire. Vous aurez dans certains cas raison, ce qui vous poussera à changer de méthode. Mais la plupart du temps, sur le long terme, cela sera contre productif et vous le regretterez. Au final, suivre son plan, c’est s’éviter des questions inutiles.

Aucune stratégie ne gagne dans 100 % des cas. 30 % de positions gagnantes peuvent suffire à s’en sortir en bourse. A l’inverse, 80 % de positions gagnantes ne veut pas forcément dire des gains à l’arrivée.

 

4- Ne pas prendre en compte ses émotions

Lors de situations particulières :

J’ai un peu abordé ce point dans le paragraphe précédent. Dans des situations « anormales », hausses ou baisses rapides par exemple, les émotions entrent en jeu. Notre cerveau nous joue des tours. C’est normal car nous ne sommes pas câblés naturellement pour faire face à certains scénarios. La partie émotionnelle fait toute la différence entre un trader qui gagne et un trader qui perd, il faut en être conscient. Le trading automatique n’est pas, contrairement à ce que l’on croit une arme absolue qui élimine les émotions. En effet, si vous n’avez pas confiance dans votre robot de trading, vous serez tenté de couper les positions à sa place ! C’est une stratégie parmi d’autres qui ne fonctionne pas avec tout le monde.

Lorsque l’on doit agir :

Autre aspect important, la simplicité et la clarté du plan de trading : Si ce dernier est clair, qu’il répond à tout type de situation, vos émotions ne devraient pas vous influencer. S’il n’est pas clair, sujet à interprétation, vous vous poserez forcément des questions, vous demanderez conseil à droite à gauche et commettrez des erreurs parce que vous serez tenté de sortir de votre ligne de conduite.

Si pour chacun de vos trades vous connaissez les règles d’entrée et de sortie, vous serez sereins. Dans la Stratégie Mensuelle que j’applique et que je partage avec ceux qui le souhaitent, nous avons exactement le même niveau d’information quant aux entrées et sorties de positions. Il n’y a normalement aucune ambiguîté.

 

5- Ne pas être patient

En fonction des méthodes de trading utilisées, vous devrez intervenir plus ou moins fréquemment en passant des ordres. Plusieurs ordres par jour pour les daytraders ou les scalpeurs, plusieurs par semaine pour les swing traders en journalier…etc. Dans tous les cas, quelle que soit l’unité de temps utilisée, vous devrez faire preuve de patience. Un trade passé en unité de temps 1 min peut parfois sembler bien plus long qu’un trade en unité de temps mensuelle croyez-moi ! Tout dépend de la situation. Finalement tous les points évoqués dans cet article sont étroitement liés. Qui dit manque de patience dit entrée ou sortie de position anticipée, ou non respect de la stratégie.

Etre patient c’est aussi accepter de ne pas voir son portefeuille partir à la hausse comme une fusée du jour au lendemain ! Ou bien accepter de voir son portefeuille évoluer à la baisse ou stagner pendant quelque temps sans sourciller. Cela peut paraître évident, et pourtant ça ne l’est pas du tout !

Par exemple ici, un extrait du graphe de l’évolution du portefeuille test affiché sur le blog :

parmi les 7 erreurs qui vous font perdre en bourse : l'impatience lors d'un palier dans l'évolution du portefeuille boursier.

Le palier dans l’évolution du portefeuille du blog dure ici un peu plus de un an (de mi 2010 à fin 2011) ! Pour autant il ne remet pas en question l’évolution globale sur le long terme.

Etre patient en bourse passe forcément par le respect du plan de trading que l’on s’est fixé, être constant et accepter les baisses provisoires.

 

6- Ecouter les infos alarmistes et les prévisions de spécialistes

Les prévisions :

Vous avez forcément reçu des emails ou lu des informations alarmistes prévoyant la prochaine crise pour des raisons géopolitiques, économiques, explosion de la dette, de l’inflation…etc

Ces prévisions ont 1 chance sur 2 de se réaliser à la date prévue. A long terme, elles ont 100 % de chance de se réaliser. On sait qu’une baisse des marchés arrivera un jour ou l’autre….mais quand? 

La bourse est faite de cycles, avec des excès et des baisses qui corrigent ces excès, c’est tout à fait normal. La difficulté pour les prévisionnistes est de savoir quand cela va arriver ! Malheureusement, quoique l’on dise, spécialiste ou pas, personne ne le sait. Alors que faire ?

Personnellement cela ne m’inquiète pas du tout parce que j’applique une stratégie de suivi de tendance haussière. Je n’anticipe pas, je suis. Donc quand la tendance sera baissière, je saurai quoi faire, parce que c’est prévu dans ma stratégie. Rester cash par exemple est une solution. D’autres essaieront de jouer la baisse, c’est possible, pas moi. Les périodes de baisse durent environ 2 ans, pas 2 jours. Les marchés ne se retournent pas du jour au lendemain. Donc essayer d’anticiper ne sert pas à grand-chose, au contraire.

Et leur incidence :

Le problème est que ces infos ont une incidence sur votre comportement et peuvent elles aussi vous faire sortir des rails. Par exemple, si vous avez dans votre portefeuille un titre qui évolue à la baisse. Vous entendez à la radio que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine bat son plein et qu’elle devrait s’amplifier dans les mois à venir. Cette information, si vous n’avez pas confiance en votre stratégie va forcément vous perturber et vous faire douter parce qu’elle va dans le mauvais sens.

Ce genre d’infos tombe tous les jours, plusieurs fois par jour. Quand on investit sur de grosses unités de temps comme le mensuel, on n’en tient tout simplement pas compte parce que les bruits de marché qu’elles provoquent n’ont de l’incidence qu’à court terme.

Le signal doit venir de la stratégie utilisée, pas des médias!

 

7- Ne pas accepter d’avoir tort

L’investisseur en bourse, s’il veut survivre doit absolument mettre son ego de coté. Gagner en bourse sur le long terme ne veut pas forcément dire gagner tous les mois, ou dans 100 % des cas, j’en ai déjà parlé auparavant. Cela veut donc dire qu’il faut accepter de temps en temps de perdre et donc de ne pas avoir raison sur la position prise.

Ne pas accepter d’avoir tort, c’est par exemple avoir en portefeuille une ligne perdante (perte latente) et ne pas respecter sa stratégie de sortie qui nous dit de vendre en encaissant notre perte. Pire encore, c’est surenchérir en moyennant à la baisse en se disant « ça remontera bien un jour ». Dans certains cas, les marchés vous donneront raison, dans d’autres cas, vous rentrerez dans une spirale infernale.

Le marché a toujours raison au final. S’obstiner à vouloir aller à contre tendance parce qu’on est persuadé que les cours vont s’inverser et suivre notre volonté, quand on adopte une stratégie de suivi de tendance ne peut être que contre productif ! Et pourtant… c’est une pratique courante, bien que autodestructrice.

 

Conclusion

Le marché est tout sauf quelque chose qui suit une logique. Croire qu’après une baisse il y aura forcément une hausse, ou que la hausse ne peut pas durer parce qu’elle dure depuis quelque temps, c’est agir à l’instinct, sans stratégie. Il faut donc s’en tenir à ce que l’ont voit et pas à ce que l’on aimerait voir.

La liste d’erreurs énoncée dans cet article est loin d’être exhaustive. Faire des erreurs est tout à fait normal. Les répéter sans remise en question est destructeur.

Je terminerai cet article par une citation d’Einstein, encore lui! :

« La folie c’est de répéter les mêmes erreurs en espérant des résultats différents »

Vous voulez tester la stratégie mensuelle ? Inscrivez vous !

 

À Bientôt !

Laurent

Bourse et frustration

Comment ne pas être frustré quand on investit en bourse? Cette question, vous vous l’êtes certainement posée. Nous allons justement voir dans cet article qu’il existe des moyens de diminuer ce sentiment. Bonne lecture!

Vous reconnaissez-vous?

Vous venez de vous inscrire à la Newsletter PEA rentier (par exemple!) et avez choisi de tester la Stratégie Mensuelle. Vos ordres sont exécutés. Et maintenant, qu’est-ce qu’il se passe dans votre tête?

Si vous êtes débutant (ou pas), vous allez avoir une fâcheuse tendance à regarder votre compte plusieurs fois par jour pour voir « si ça monte ».

Le problème c’est que la bourse, ça bouge beaucoup, au cours d’une seule journée…à la hausse comme à la baisse, et encore plus au cours d’un mois !

La Stratégie Mensuelle n’est efficiente que si l’on n’opère qu’une fois par mois. Si vous êtes tenté de vendre parce que l’un des titres a perdu 8 ou 10 %, ou gagné 25 % en dehors des plages prévues, ça sera contre-productif et générateur de frustration.

 

Les mois passent…

Au bout de quelques mois, vous allez vous rendre compte que les titres de votre portefeuille passent par des hauts et des bas, ce qui est tout à fait normal. 

J’ai par exemple en ce moment un titre depuis plusieurs mois qui est à +30 % de plus-value, un autre qui est à +8 % alors qu’il était à -8 % il y a quelque semaines. Un autre qui végète à +1 % depuis 3 mois et un autre à -9 %. Pour autant, je ne touche à rien tant que je n’ai pas de signal de vente.

Forcément, quand on achète un titre et qu’il se met à baisser, ou quand il est en plus value puis repasse en moins value, il y a forcément de la frustration. Rassurez-vous, vous allez voir qu’au fil des mois, tout va rentrer dans l’ordre, vous allez vous y habituer et vous serez de plus en plus détachés. Ce comportement est juste humain.

 

Un indice boursier passe les 3/4 de son temps en dessous de son dernier plus haut historique :

Cela est facile à mettre en évidence. Si nous prenons par exemple le CAC40 qui est actuellement aux alentours de 5700-5800 points. De quand date le dernier plus haut historique ? Réponse : il date de mars ou avril 2007, il y a donc plus de 10 ans ! Donc quelqu’un qui aurait investi dans l’ indice boursier CAC40 (ce n’est pas notre cas) en 2007 en le conservant a vu son portefeuille dans le rouge depuis plus de 10 ans ! Ce qui ne veut pas dire qu’il ne sera pas gagnant dans quelques années (voir mon article précédent et l’évolution des indices sur le long terme).

Forcément, pour cet investisseur, il peut y avoir de la frustration si son plan était le buy and hold (acheter et conserver) et pourtant…il peut s’en sortir gagnant s’il est patient!

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut jamais vendre. Quelle que soit la méthode utilisée, vous devez absolument avoir des critères de vente (à la hausse et surtout à la baisse).

Ce dernier exemple est une extrapolation, mais finalement, c’est un peu toujours la même chose. On ne peut pas  gagner tout le temps !

J’ai fait le test : statistiquement, sur 100 ordres d’achat passés, 90 évoluent temporairement en-dessous de ce prix d’achat dans les jours qui suivent avant de repartir à la hausse, ou pas. Seulement 10% partiront directement à la hausse sans repasser par la case départ! Vous comprenez mieux pourquoi cela peut générer des émotions. Sur les 90 achats, plus de  la moitié finiront en plus value. Imaginez le carnage si vous revendez systématiquement à la moindre baisse…vous allez vous priver de belles plus values. 

 

Avoir confiance en sa stratégie

Pour ne pas céder à la tentation de vendre prématurément il faut absolument avoir confiance en sa méthode. Si vous disposez de statistiques (volatilité, drawdown max…), de backtests, si vous savez comment elle se comporte lorsque les indices boursiers sont en berne, vous ne serez pas surpris lorsque une baisse temporaire se produira. Par contre si vous ne savez pas ou vous allez parce que vous investissez au feeling, vous ne tiendrez pas et vous céderez dès la première hausse ou baisse.

Un exemple récent, l’année 2018. L’année 2018 a été particulièrement mouvementée, surtout en fin d’année ! Et pourtant, malgré des mois négatifs, l’année a été positive, de peu c’est vrai (Voir le tableau de résultats ici), mais mieux que l’indice CAC40. C’était un très bon test que je suis content d’avoir réussi : tenir. Je ne dis pas que c’est facile. Mais rassurez-vous, ce genre de périodes n’arrive pas tous les ans !

 

La stratégie d’investissement Mensuelle que je vous propose :

Elle a l’avantage de ne pas générer de longues séries de mois consécutifs en baisse.  C’est très important pour le moral de ne pas voir son portefeuille évoluer à la baisse durant de longs mois ! Par rapport à un buy and hold, nous sommes donc mieux lotis coté frustration (1 an de baisse entre 2007 et 2008 sur le CAC40 par exemple).

Petite parenthèse : être 80 % du temps gagnant ne veut pas forcément dire sortir avec des gains ! Si les 20 % du temps restant vos pertes sont énormes, le portefeuille sera forcément perdant. La stratégie Mensuelle génère des mois perdants, forcément, mais qui n’empêchent pas d’obtenir une bonne performance au final parce qu’ils ne sont pas nombreux et génèrent des pertes modérées.

Il est important donc d’être patient et de ne surtout pas intervenir en dehors des 10 minutes mensuelles, en temps voulu. Si la bourse part à la baisse, pas de panique, et pas besoin d’essayer d’anticiper, nous aurons un signal qui nous dira de sortir. Idem dans l’autre sens, quand les actions investies auront épuisé leur potentiel de hausse, nous le saurons sans ambiguïté en suivant le plan. Si vous suivez votre stratégie, la bourse sera beaucoup moins synonyme de frustration pour vous!

 

Soyez patient !

On rêve quand on débute en bourse de voir son portefeuille s’envoler du jour au lendemain. Vous aimeriez également n’avoir que des mois positifs avec des rendements à 2 chiffres en fin d’année. Mais cela n’est pas possible sur le long terme. Pour générer une performance de 20 % par an, il faut engranger environ 1,5 % par mois, tous les mois. Cela paraît très peu et pourtant, croyez-moi, c’est loin d’être évident ! Il ne faut donc pas se fixer des objectifs de gains mensuels réguliers. Une fois de plus, si vous regardez le tableau des résultats sur mon blog, vous verrez des mois à +10 %, +4,22 % le mois dernier, d’autres à -10 %, beaucoup moins heureusement ! Mais on n’est pas à +2 % chaque mois pendant 20 ans.

 

70% du temps il ne se passe pas grand chose en bourse

La performance d’une année se joue souvent sur quelques mois, vous le verrez, un peu comme la performance sur le long terme se joue sur quelques années. Vous rencontrerez des périodes au cours desquelles il ne se passera pas grand-chose, c’est d’ailleurs la majorité du temps.

Durant ces périodes, vous vous direz d’ailleurs « heureusement que je ne dois pas rester scotché devant mon écran, sinon quel ennui !» et subitement, des périodes d’envolées. C’est le propre de la bourse !

Ci-dessous en guise d’illustration, la dispersion des performances mensuelles de la stratégie au fil des années. Comme vous pouvez le voir, nous avons pas mal de mois en  pertes ou gains modérés et quelques mois de gains explosifs qu’il ne faut pas louper ! En jaune, la performance moyenne mensuelle. Voyez-vous une évolution dans la dispersion au fil des ans ? Non ? C’est normal ! et heureusement car cela voudrait dire que le concept sur lequel est basé la stratégie est biaisé.

Représentation de la dispersion de la performance mensuelle de la "Stratégie Mensuelle"
Dispersion Mensuelle de la performance

Conclusion

La frustration fait donc partie du jeu en bourse, il faut absolument en être conscient au risque de se lasser rapidement. Quand il ne se passe rien, en gros 70% du temps (cliquez ici pour vous en rendre compte), ou quand il y a des baisses provisoires, il faut rester zen. Plus vous serez détaché de votre portefeuille en dehors des moments au cours desquelles vous devrez agir, moins vous serez frustré et mieux votre portefeuille se portera !

Quelle que soit la méthode adoptée, si vous changez sans arrêt votre fusil d’épaule en cours de route, vous risquez de passer à côté de ces mois de super rendement et donc à côté d’une partie de la performance, et vous le regretterez !

Vous voulez tester la Stratégie Mensuelle? Inscrivez-vous !

A bientôt !

Laurent