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Vendre au bon moment en bourse

Quand vendre vos positions investies en bourse ? Est-ce le bon moment pour vendre ? Ces questions, vous vous les êtes forcément posées. Y-a-t-il une méthode pour vendre ses actions au bon moment en bourse ? Peut-on être sûr que le moment de vendre est venu ? C’est ce que nous allons essayer de voir à travers cet article.

Bonne lecture !

Pourquoi est-il plus facile d’acheter que de vendre en bourse

Vous l’avez très certainement constaté en bourse, comme dans la vie quotidienne, il est toujours plus facile d’acheter que de vendre ! Peut être tout simplement parce que nous avons beaucoup plus d’opportunités d’achat que de vente au quotidien. Dans le monde de la bourse, les raisons sont toutes autres. Rappelez-vous du jour de l’ouverture de votre PEA. Combien de temps avez-vous mis pour acheter vos premiers titres ? Pas plus d’une semaine à mon avis. ¨Pourquoi ? Parce que quand on début en bourse on s’imagine qu’il suffit d’acheter tout ce qui vous passe sous la main pour faire des plus values.

Si vous êtes des investisseurs expérimentés, les raisons qui vous poussent à acheter doivent être toute autres. Il doit y avoir une analyse au préalable. Mais dans tous les cas, la raison principale de l’achat est l’espoir de voir le titre grimper.

Oui, mais grimper de combien avant de vendre? C’est là que les choses se compliquent…Dois-je prendre une partie de ma plus-value ? Toute ma plus-value ?

Au final, on se pose donc beaucoup moins de questions au moment d’acheter un titre que lors de sa vente.

Y a t’il un indicateur miracle pour vendre au bon moment en bourse ?

La réponse est clairement non. S’il existait tout le monde l’utiliserait ! Des indicateurs, vous le savez, il en existe des tonnes. Si vous vous êtes mis en tête de trouver l’indicateur qui permet de vendre au bon moment à tous les coups, vous risquez de chercher très longtemps ! Si vous faites le test, vous verrez que quelque soit l’indicateur choisi, vous aurez de bons résultats dans certains cas et dans d’autres beaucoup moins.

En fait tout dépend des conditions de marché. Certaines conditions de marché sont beaucoup plus propices à certains indicateurs que d’autres. C’est donc là que tout se complique !.

Prenons un exemple de stratégie basée sur les signaux donnés par un indicateur :

Nous prendrons pour exemple l’indicateur stochastique. La stratégie utilisée est basique : quand le stochastique coupe la ligne de signal à la hausse on achète, et quand il la coupe à la baisse, on sort de position.

De haut en bas, sur l’illustration ci-dessous, vous trouverez :

– l’évolution du titre en UT Mensuel, depuis 2011

– l’évolution du portefeuille : 5000 euros au départ, 5100 euros 10 ans plus tard.

– le stochastique

– les volumes et le rsi pour info

vendre au bon moment en bourse
stratégie de vente basée sur un indicateur

 

Que constate t’on ?

Tout se passe bien au départ, puis il y a un grand plateau pendant des années et enfin le portefeuille reperd presque tout ce qu’il a engrangé au départ. Bien évidemment, la même stratégie appliquée à un autre titre ou peut être une autre période sur le même titre aurait certainement donné des résultats très différents.

Par ailleurs, cette même stratégie déroulée par 10 investisseurs différents aurait donné 10 résultats différents. C’est normal, nous avons tous des biais.

Si vous faites le test avec d’autres indicateurs, vous obtiendrez les mêmes résultats à moins de choisir le bon titre, le bon indicateur, la bonne UT et la bonne période. Cela s’appelle de la sur optimisation ! Vous trouverez en vente beaucoup de robots de trading basés sur ce principe. Bizarrement, une fois que vous les aurez acheté…la plupart du temps, ils ne fonctionneront plus, car suroptimisés.

Vous l’aurez compris, l’indicateur miracle qui vous dit quand vendre quel que soit le support investit et quelles que soient les conditions de marché n’existe pas.

Deux règles simple pour ne pas se poser trop de questions :

Si vous voulez éviter de vous poser trop de questions au moment de vendre, vous pouvez appliquer ces deux règles :

1 : Avant d’acheter, envisagez des scénarios de vente :

– que faire si ça part dans la bonne direction : quel objectif ?

– que faire si ça ne part pas dans la bonne direction : stop loss ?

2 : Vendez quand les raisons qui vous ont poussé à acheter ne sont plus vraies :

– si vous achetez parce que le cours se situe au dessus d’une droite de tendance, ne vendrez que s’il casse cette droite de tendance à la baisse.

– si vous achetez parce que le cours a cassé une résistance à la hausse en UT hebdomadaire, ne le vendez pas s’il recasse à la baisse cette résistance en UT jour ou s’il arrive à votre objectif en hebdo.

Comment ne pas être frustré quand vous vendez

La vente d’un titre induit presque de manière systématique de la frustration.

Pourquoi ?

Nous savons que vendre au plus haut est impossible. On peut toujours vendre plus cher.

Même si votre trade s’est bien déroulé et que vous encaissez une plus value, aussi importante soit-elle il y aura un peu de frustration.

Pour ne pas être frustré quand vous débouclez un trade gagnant, partez du principe que votre objectif premier est de ne pas perdre d’argent. Cela vous permettra de relativiser.

Si vous êtes frustré parce que vous avez vendu un titre qui est parti à la baisse dans un premier temps puis reparti à la hausse, dites vous que dans tous les cas, il est primordial de couper ses pertes. Il y aura d’autres occasions.

Sur le long terme ces frustrations occasionnées par cette succession d’ opérations tantôt gagnantes tantôt perdantes doivent être compensées par l’évolution globale de votre portefeuille à la hausse!. Si tel n’est pas le cas, c’est que votre stratégie d’investissement n’est pas adaptée à votre profil.

Comment vendre si vous suivez la stratégie du blog

Si vous êtes inscrit sur le blog et que vous appliquez la stratégie pea-rentier, vous ne devriez pas être trop perturbé par les signaux de vente. D’une part parce qu’ils ne sont pas très nombreux : les positions sont conservées à minima 1 mois, parfois beaucoup plus. D’autre part parce que les ventes ne se font qu’à certains moments bien précis. Le reste du temps, il n’y a rien à faire.

Comme je le disais précédemment, on ne vend pas au plus haut, on n’achète pas au plus bas non plus, mais l’ évolution du portefeuille est orientée à la hausse sur le long terme .

Cette stratégie n’est pas parfaite, loin de là, elle a bien sûr ses défauts, mais elle  me permet de remplir pleinement mes objectifs en matière d’investissement :  ne pas faire partie des 80 % de perdants en bourse et avoir un ratio temps passé et stress à gérer mes investissements/rendement à mon avantage.

Conclusion

Vendre au bon moment en bourse n’est ni une question d’indicateur ni une question de stratégie. Si vous appliquez une stratégie qui définit clairement les points de sortie de position mais que votre portefeuille évolue à la baisse sur le long terme, c’est que vous faites fausse route, pas forcément à cause de la stratégie déployée. Vendre au bon moment en bourse prend du temps car le simple fait de vendre induit de la frustration et des biais comportementaux. Au fil des années, quand les émotions et l’ego de l’investisseur finissent par passer au second plan, les résultats arrivent ! Pour cela il faut que les planètes stratégie-personnalité de l’investisseur-gestion des émotions soient bien alignées !

Bon courage !

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A bientôt

Laurent

Investir sur un PEA avec la méthode DCA

Avez-vous déjà entendu parler de la méthode DCA  ou « Dollar Cost Averaging » ? C’est un terme qui revient souvent, surtout en période de hausse, beaucoup moins en période de baisse ! Quel est le principe de cette méthode d’investissement ? Avantages ? Inconvénients ? Peut-on investir sur un PEA avec le méthode DCA ?

Quelques éléments de réponse dans cet article.

Qu’est-ce que la méthode DCA ?

Comme dit précédemment, DCA signifie « Dollar Cost Averaging ». Derrière ce sigle se cache en fait d’une méthode d’investissement ou stratégie d’investissement très simple.

Cette stratégie est vraiment dédiée à un investissement long terme.

Le principe est tout simple : à une période que vous aurez choisie (mois, trimestre), vous faites un versement programmé sur un ou plusieurs actifs sans vous soucier de l’évolution de ces derniers. Nous verrons un peu plus loin qu’il vaut mieux se soucier à minima des actifs sur lesquels on choisit d’investir !

Un exemple simple : Vous choisissez d’investir sur le long terme sur l’indice S&P500. Dans ce cas, tous les mois ou tous les trimestres, vous placez une somme définie à l’avance sur un actif sous jacent qui réplique l’évolution du S&P500 (ETF par exemple).

Avantages de la méthode DCA :

Le principal avantage de cette stratégie est qu’elle peut être déployée de manière 100 % automatique : il suffit de programmer un virement mensuel sur un, ou des actifs et de laisser faire.

Autre avantage qui est directement la conséquence du mode automatique : les émotions sont sur le papier quasiment réduites à néant, puisque vous n’avez strictement rien à faire.

Enfin, l’investissement étant effectué de manière très lissée, la volatilité du portefeuille se trouve de fait réduite. Lors des périodes de baisse, les apports viennent combler partiellement le drawdown du portefeuille.

Inconvénients de la méthode DCA :

Le principal inconvénient de cette stratégie est qu’elle pousse à moyenner à la baisse !

Cet inconvénient fait partie des avantages lorsque l’actif en question évolue globalement à la hausse sur le long terme, malgré des périodes de baisse. C’est le cas des indices américains ou du marché des actions. Mais imaginez le devenir du portefeuille d’un investisseur qui aurait tout misé sur une seule action qui ne cesse de baisser depuis des années. Ce cas n’est pas si rare.

Vous le savez, toutes les actions n’évoluent pas à la hausse de manière perpétuelle. Si c’était le cas, tout le monde gagnerait de l’argent en bourse !

Pour appliquer la méthode DCA sur le compartiment des actions, il vaut mieux donc miser sur un panier d’actions, autrement dit un indice, pour mettre les statistiques de votre coté. Appliquer la méthode DCA sur une action en particulier est beaucoup plus risqué. L’indice CAC40 par exemple, évolue globalement à la hausse depuis des décennies même si sa composition évolue d’années en année. Chaque année, des actions sortent de l’indice, d’autres y rentrent. Même chose pour les indices américains. Mais globalement depuis 200 ans, l’évolution des indices boursiers est orientée au nord.

Un autre inconvénient : lors des périodes de baisses durables, il peut être compliqué de continuer à dérouler cette stratégie sans douter.

Investir sur un actif qui baisse de jour en jour n’est pas forcément intuitif. Pourtant, c’est la clé du succès quand on pratique le DCA.

Si vous êtes inscrit et que suivez la stratégie du blog, vous pouvez actuellement constater qu’on est très loin de l’esprit de la stratégie DCA !

Exemple d’application de la stratégie DCA sur un PEA (ou une assurance vie) :

Si vous souhaitez investir sur le compartiment des actions et que vous misez sur une hausse sur le long terme de ce compartiment, vous pouvez investir sur un ETF qui représente l’évolution de l’ensemble des actions, au niveau mondial. Prenons pour cet exemple l’ETF World.

Le rendement moyen de cet actif est d’environ 5 % par an sur le long terme.

Bien évidemment, il s’agit d’un exemple, pas d’un conseil en investissement.

Dans notre exemple, le premier portefeuille est investi à hauteur de 50.000 euros en juin 2006 sur l’ETF World . Aucun versement n’est effectué par la suite.

Le second portefeuille est investi sur le même support, à hauteur de 31.000 euros. Tous les mois 100 euros sont versés sur le même actif. On pratique donc le DCA. Au final, 50.000 euros seront également versés sur ce portefeuille.

comparatif portefeuilles avec ou sans DCA

Que constate t’on ?

– 2 ans après le premier investissement, le portefeuille subit de plein fouet la crise des subprimes. Le portefeuille « sans DCA » perd plus de 30.000 euros. Le portefeuille « avec DCA «  perd un peu moins de 20.000 euros. Ces pertes sont latentes bien sûr, mais il fallait être serein pour ne rien toucher durant cette période et continuer à injecter des versements mensuels.

– on constate qu’au fil des années, l’écart entre le solde des 2 portefeuilles se réduit. En juin 2022, le portefeuille « avec DCA » a quasiment rattrapé le portefeuille « sans DCA ».  Les intérêts composés ont apporté leur contribution.

Conclusion

La méthode DCA est avant tout dédiée aux investisseurs qui n’ont pas envie de suivre leurs investissements (même pas 10 minutes par mois!). Le fonctionnement en mode automatique est le principal avantage de cette stratégie, en plus d’une réduction de la volatilité due au lissage des investissements sur la durée.

Le principal inconvénient de cette méthode est qu’il ne faut pas se louper sur le support investi, car sur le long terme, cela peut faire très mal.

Vous l’aurez compris, la méthode ou stratégie d’investissement DCA n’est pas une méthode miracle. Elle ne peut fonctionner à la fois sur le long terme et sur n’importe quel support. Attention donc à cette fausse impression de simplicité ou de gains faciles.

Au final, la stratégie DCA ne peut fonctionner que si le ou les supports investis évoluent à la hausse sur le long terme !

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A bientôt

Laurent

Anticiper les krachs boursiers

 

Qui n’a pas rêvé de pouvoir anticiper les krachs boursiers ? C’est souvent l’objectif n°1 des investisseurs en bourse. S’il vous arrive de consulter des forums dédiés à la bourse, vous rencontrerez une foule de posts qui vous prouverons par A+B que le prochain krach boursier est pour cette année, voire pour demain !

Faut-il absolument anticiper les krachs boursiers pour s’en sortir en bourse ? Vaut-il mieux se focaliser sur les baisses ou sur les hausses? 

Quelques éléments de réponse dans cet article.

Qu’est-ce qu’un krach boursier ?

Un krach boursier est un évènement rare, marquant. Vous avez certainement entendu parler des krachs boursiers de 1929, de 2000 ou 2008…

Il ne faut donc pas confondre krach boursier et correction de marché. Les corrections, qui se produisent beaucoup plus fréquemment, sont des moments de respiration du marché. Un peu comme quand vous montez un escalier : vous reprenez votre souffle sur les paliers prévus à cet effet. Ces petites baisses sont donc normales et saines.

Un krach boursier est provoqué par l’éclatement d’une bulle spéculative. Pour qu’il y aie krach, il faut qu’il y aie eu auparavant un excès haussier. Une accélération anormale des cours à la hausse, symptomatique de la formation avancée d’une bulle. Un krach n’est rien d’autre que la régulation d’un gros excès. Vu sous cet angle, c’est plutôt rassurant non ? 🙂

La violente baisse de 2020 peut-elle être considérée comme un krach boursier ? Pas forcément. Dans ce cas précis on peut plutôt parler de « choc de volatilité »lié à une situation imprévue (pandémie). La violence a été extrême, c’est vrai, mais le retour à la normale des cours a été très rapide aussi (quelques mois à peine)!

Les krachs de 1929, 2000 ou 2008 ont duré entre 2 et 3 ans et la reprise a été beaucoup plus longue à se mettre en place. Les krachs boursiers annoncent une crise économique voire une dépression.

Quelles conséquences à court et moyen terme ?

Vous trouverez ci-dessous à titre d’exemple l’ historique de l’indice Dow Jones, le plus vieil indice boursier du monde.

Evolution du Dow Jones depuis 1800

Graphe Dow Jones 1780-2020 (source wikipedia).

Premier constat : sur la période étudiée, les baisses les plus marquées durent maximum 3 ans. L’échelle écrase les cotations les plus récentes, mais vous pouvez voir que les baisses occasionnées par krachs de 1826, 1847, 1929, 2000, 2008…etc sont relativement courtes si l’on considère la période globale de 1780-2020.

A court terme (quelques mois), lors de ce type d’évènement, les cours peuvent dévisser de -50 à -80 %. Un investisseur court terme malchanceux peut donc se faire piéger par une baisse.

Quelles conséquences à long terme ?

Si on allonge la durée d’investissement à 20-25 ans et que l ‘on prend un peu plus de recul , on voit que malgré les périodes de baisse même les plus violentes, les chances de perdre sa mise de départ sont beaucoup moins importantes ! Imaginons le cas extrême d’un individu qui investit sur les marchés juste avant le krach de 1929 et qui laisse vivre son portefeuille (en restant très stoïque). Au bout de 25 ans, il finit par gagner de l’argent.

Vous avez peut-être l’expression « un indice ne meurt jamais contrairement aux actions qui le composent ». Le Dow Jones en est une parfaite illustration. Des titres qui le composaient jadis n’existent plus aujourd’hui, remplacés par ne nouveaux entrants, plus performants. Ce point est important, car il faut bien faire la différence entre l’évolution des indices boursiers, et l’évolution des actions prises au cas par cas.

Attention donc, si vous misez sur un titre en particulier, car vous aurez très peu de chance de le voir évoluer à la hausse sur une durée aussi importante !

Mais qu’est ce qui nous dit qu’un indice comme le Dow Jones continuera à évoluer à la hausse dans le futur, comme cela a été le cas depuis 200 ans ? Rien, bien évidemment, on pourrait très bien imaginer que d’autre indices prennent le relai (indice chinois ou autre… ). Dans ce cas il faudra s’adapter. Et si tout se met à baisser un jour ? Dans ce cas nous aurons autre chose à penser…

Mais le constat est que globalement, les marchés mondiaux composés de l’ensemble des valeurs boursières évoluent à la hausse depuis 200 ans.

Anticiper les krachs boursiers ?

Rappelez-vous de la citation de Peter Lynch :

« Plus d’argent a été perdu en bourse en essayant d’éviter les corrections, que pendant les corrections elles-mêmes »

Cette phrase doit faire écho avec ce qui vient d’être dit un peu plus haut. Bizarrement, plus vous chercherez à éviter les krachs et moins vous aurez de chance de vous en sortir en bourse ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les marchés boursiers sont globalement haussiers sur le très long terme. Ce qui veut dire que pour anticiper les baisses, qui ne représentent qu’une petite fraction de temps, il faut très bien viser ! Dans ce cas vous prenez le risque de vendre trop tôt ou de vous retrouver à contre-sens.

Par ailleurs, chercher à anticiper les krachs boursiers est souvent synonyme de pessimisme. Si les marchés sont globalement haussiers depuis des décennies, et ce les 3/4 du temps pourquoi s’acharner à imaginer en permanence ou anticiper des baisses ?

Cela revient à vouloir gagner de l’argent sur un titre haussier en ne misant que sur les courtes périodes de baisse inclues dans la tendance haussière. Autrement dit jouer la contre tendance, ce qui est plutôt périlleux.

Cygne noir

Si la prédiction des krachs est impossible, j’entends là prévision du timing précis, il existe tout de même quelques signes potentiellement annonciateurs d’une grosse correction. Pour les amateurs, quelques exemples :

Un aspect technique :

Les montées violentes de cours, à la limite de la verticale : lorsqu’une accélération à la hausse est constatée et qu’elle est incluse dans une tendance haussière, cela signifie que l’on est en présence de la formation d’une bulle. Les comportements deviennent irrationnels. C’est ce qu’il s’est passé par exemple en 2000, juste avant le retournement des marchés. Lorsque les indices prennent plus de 15 % par mois, on n’est pas sur une hausse normale. Il faut donc s’attendre à un retour de bâton violent. Les marchés haussiers sains sont en général très stables, avec des hausses modérées et régulières qui peuvent durer. A partir du moment où l’accélération est trop violente, la hausse n’est plus tenable sur le long terme.

Un aspect médiatique :

Il y a très souvent un effet retard entre ce qui est annoncé par les médias et la réalité des marchés. Quand les médias ou les célébrités parlent d’un actif en particulier, en annonçant qu’il s’agit de l’affaire du siècle, c’est souvent qu’il est temps de vendre !

Un aspect fondamental :

Le dernier indice, un peu plus technique : il s’agit de la comparaison entre les taux d’intérêt court terme et long terme. En temps normal, les taux d’intérêt court terme sont inférieurs aux taux long terme. Historiquement, à chaque fois qu’il y a eu inversion de la courbe des taux, donc que les taux court terme ont été supérieurs aux taux long terme, il y a eu une grosse correction à postériori. Le problème est le à postériori. S’agit-il de quelques mois ou quelques trimestres? Aujourd’hui les banques centrales ont un rôle prépondérant, ce qui n’était pas le cas il y a quelques décennies. Est-ce que cet indice est toujours pertinent ?

Conclusion

Comme nous venons de le voir, le temps est l’allié de l’investisseur en bourse. Un investisseur qui mise sur le sur le long terme a statistiquement plus de chances de s’en sortir qu’un investisseur court terme. Ce simple fait explique à lui seul la difficulté de l’investissement en bourse puisque nous sommes naturellement impatients et concentrés sur le court terme !

Vouloir éviter les krachs boursiers est tout à fait naturel. Mais les krachs sont impossibles à prévoir précisément. Ils font partie de la vie des marchés et des investisseurs long terme. Etant donné que les marchés évoluent globalement à la hausse sur le long terme, il est finalement sur le papier « moins compliqué » de les subir que de chercher à les éviter à tout prix. Je vous l’accorde, la mise en pratique n’est pas aussi simple.

Bien évidemment, il est possible d’affiner cette approche très passive. Si vous êtes inscrit sur ce blog, vous avez pu constater qu’en faisant le minimum on pouvait sensiblement améliorer le confort émotionnel tout en préservant les performances  !

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A bientôt

Laurent

Pourquoi est-ce si compliqué d’appliquer une stratégie d’investissement en bourse?

 

Si vous investissez en bourse et que vous vous êtes donné pour objectif de respecter votre stratégie en bourse à la lettre, vous n’êtes pas encore au bout de vos peines ! Et oui, avoir un plan, ou une stratégie, c’est bien, la suivre à la lettre, c’est mieux, mais ça n’est pas si simple. Pourquoi ? Comment s’améliorer pour y parvenir? C’est ce que nous allons aborder dans cet article

Bonne lecture !

Le point de départ : avoir une stratégie

Investir en bourse sans stratégie revient un peu à vouloir jeter son argent par la fenêtre. C’est donc le point de départ. Mais nombreux sont les investisseurs qui n’arrivent pas à gagner en bourse en ayant pourtant une stratégie rentable. La raison ? Ils n’arrivent pas à appliquer leur stratégie, ou plutôt ils n’arrivent pas TOUT LE TEMPS à appliquer leur stratégie d’investissement en bourse.

On pourrait très facilement faire le parallèle avec les régimes ! Quand on s’astreint à un régime alimentaire, il faut être capable de tenir dans le temps en évitant les gros écarts pour avoir des résultats. Si le régime est trop restrictif, on finit forcément par craquer et perdre tous les bénéfices accumulés après tant d’efforts. Comment par exemple ne pas craquer en ces périodes de chasse aux œufs ?

Trêve de digression…

Appliquer une stratégie durant les phases de hausse

Dans les phases de hausse des marchés, tous les voyants sont au vert, le portefeuille évolue dans la bonne direction et normalement, comme dirait Nicolas, « tout va bien » ! Pourtant il y a un mais. Si vous détenez par exemple en portefeuille une valeur qui est à plus de 100 % de plus value, un seuil psychologique important, vous allez être tenté de vendre dès que le marché va commencer à éternuer, par peur de reperdre tout ce que vous avez gagné. Est-ce pertinent ? Dans certains cas oui, mais dans d’autres, non ! Tout dépend de ce que votre stratégie prévoit car c’est votre stratégie qui doit vous guider et non votre envie de vendre du moment.

Le bon moment pour vendre ne sera jamais le plus haut, ou rarement, il faut l’accepter.

La difficulté est de se dire que votre stratégie ne sera jamais optimale par tous temps. Vous devez pourtant l’accepter au risque de naviguer à vue !

Appliquer une stratégie durant les phases de baisse

Quand les marchés partent vers le sud, les choses ont tendance à se compliquer. L’idée n’est plus de prendre vos plus-values mais de limiter vos pertes ! La recette miracle ? Il n’y en a pas, car personne ne sait si la baisse va durer ou pas. Mais votre stratégie, si elle est bien construite doit intégrer ce genre de périodes. Dans ce genre de situation, vous aurez beau vous dire « j’ai confiance en ma stratégie, je ne bouge pas… » vous serez indéniablement exposé à tout un tas d’ éléments extérieurs qui ne feront rien d’autre que vous influencer. Le doute s’installe, vous passez alors au stade suivant qui est de rechercher des infos pour vous « rassurer ». Mais au final, ces recherches ne feront que vous inciter à solder vos positions, même si votre stratégie vous dit de conserver !

Comme lors des phases de hausse finalement, difficile de rester serein et concentré sur votre stratégie en phase de baisse.

Si votre stratégie est axée par exemple sur du « buy and hold », il peut être compliqué de voir voter portefeuille fondre temporairement de 30 ou 40 % sans sourciller.

Appliquer une stratégie dans les phases de plat

Il s’agit peut être des périodes les plus difficiles à gérer. Le portefeuille gratte quelques points, puis rebaisse d’autant quelques mois plus tard. Quand il ne se passe rien sur le portefeuille, cela génère forcément de l ‘impatience. L’impatience est l’ennemi numéro de l’investisseur en bourse. Vous avez beau avoir lu et relu que la bourse est une histoire de long terme et qu’il ne faut pas s’inquiéter s’il ne se passe rien pendant quelques mois…c’est plus fort que vous ! Vous avez envie de faire quelque chose pour que ça bouge et c’est là que vous sortez des rails. Quand le marché n’a pas de direction, il vaut mieux ne rien faire et attendre qu’ils se décide à en prendre une. Et s’il part dans le bon sens, alors il faut y aller, mais pas avant.

L’objectif étant de dégager des plus values sur le long terme, il vaut donc mieux temporairement ne rien gagner que de perdre de l’argent.

Que faire pour essayer corriger le tir?

Il n’y a pas 50 solutions, il faut noter tout ce que vous faites. Vous devez garder des traces de vos décisions et de ce qui les a motivées. Si vous décidez de vendre et de couper vos gains, notez-le quelque part. Pourquoi ce choix ? Que prévoyait ma stratégie ? Quels bénéfices en ai-je tiré ? Par exemple, en présentant cela sous forme de tableau.

Titre

Décision

Pourquoi ?

Respect stratégie ?

Stratégie ?

Bénéfice décision ?

A

Vendre

Info dans un forum

NON

Conserver

Aucun (le titre a pris % de plus)

B

Acheter

conseil

NON

Ne rien faire

Aucun (faux départ)

C

Acheter

stratégie

OUI

Acheter

Aucun (petite perte)

D

Vendre

stratégie

OUI

vendre

+25 % sur ce titre

E

Vendre

Conflit géopolitique

NON

Conserver

Aucun( le titre n’a pas dévissé)

Pourquoi faire tout cela ?

En fin d’année, lorsque vous allez faire le bilan, vous devriez vous rendre compte de l’impact de vos décisions prises sous l’effet des émotions. Bien sûr, il y aura du bon et du mauvais des deux cotés. Votre bilan comportera des décisions à l’instinct qui s’avéreront prolifiques et des décisions en total respect de votre stratégie qui de donneront rien.

Comparez votre bilan au portefeuille virtuel qui respecte à 100 % votre stratégie. Conclusions ?

La question à se poser au final est : Au vu des résultats, est-ce que je n’aurais pas pu éviter de me faire tous ces nœuds au cerveau en me contentant simplement de respecter ma stratégie ?

Conclusion

Comme vous pouvez le voir, appliquer une stratégie par tous les temps sachant qu’il y aura forcément des bas n’est pas évident. C’est pourtant le meilleur moyen pour éviter de se disperser et rester efficace sur le long terme. Mais nous avons tous des moments de faiblesse qui nous poussent à ne pas agir comme prévu. C’est tout à fait normal. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les traders rentables, capables de tenir leur plan dans toutes les situations et les autres (les 80-90%).

Trader ou pas, à partir du moment où vous investissez en bourse, vous devez avoir un plan . Il peut être très simple, c’est encore mieux. Dans tous les cas il faut s’y tenir. Et si c’est difficile, vous devez trouver un moyen de mettre en évidence vos biais pour identifier les éléments qui déclenchent vos écarts. L’objectif final n’est pas d’avoir raison dans 100 % des cas, mais de vous en sortir et de dégager une performance honorable sans avoir à vous torturer l’esprit.

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Laurent

Avoir le mindset pour investir en bourse sur le long terme

 

Investir en bourse sur le long terme, c’est savoir être patient, mais pas que. C’est également faire preuve d’un état d’esprit particulier, ou mindset qui doit vous guider en toute circonstance. Avoir le bon mindset pour être capable d’investir en bourse sur le long terme nécessite un cheminement.

Nous allons détailler tout cela dans cet article.

Bonne lecture !

Le mindset en bourse, c’est quoi ?

Le mindset, c’est le fil conducteur, la petit voix qui va guider votre manière d’investir. Vous le savez, nous en avons parlé à plusieurs reprises, si 80 % des investisseurs perdent leur argent en bourse, ça n’est pas forcément une histoire de stratégie, mais plutôt parce que leur mindset n’est pas adapté à cet exercice si particulier. Le constat est assez clair, beaucoup de gens perdent en bourse non pas parce qu’ils ont tort dans 80 % des cas, mais plutôt parce qu’ils n’acceptent pas d’avoir tort et ne coupent pas leurs pertes en temps voulu. Si vous rajoutez à cela la peur de gagner, vous obtenez un ratio gain/perte défavorable pour 80% d’investisseurs, malgré 50 % de trades gagnants.

Nous ne sommes pas naturellement « câblés » pour investir en bourse parce que nos émotions, notre égo, notre environnement jouent en notre défaveur.

un bon mindset est essentiel pour investir en bourse

Comment avoir le bon mindset pour investir en bourse ?

Cela demande un vrai travail sur soi et ne vient pas du jour au lendemain. Mais rassurez-vous, pas besoin de passer des heures devant votre écran pour y arriver, bien au contraire. Laissez les journées passées devant les écrans aux traders pros, c’est leur boulot. Rivaliser avec les pros, les robots, les manipulations de marché bref, arriver à tirer son épingle du jeu parmi la jungle des investisseurs n’est pas forcément intuitif, mais c’est faisable.

En effet, on aurait tendance à croire qu’il faudrait au contraire s’acharner pour y arriver alors qu’un certain lâcher prise ou détachement suffit à s’en sortir honorablement. Bien sûr, les vrais traders pros dégageront plus de profit que vous, comme les tennismans pro gagnent plus d’argent en tournoi que les amateurs. Ils ont travaillé pour ça.

Votre but premier doit être de ne pas perdre d’argent, avant de chercher à décrocher la lune et de rivaliser avec les pros.

Par exemple, je suis certain que vous vous êtes dit un jour « finalement, au lieu de perdre tout ce temps à essayer toutes ces stratégies qui ne sont pas faites pour moi, j’aurais du investir dans 1 ETF répliquant l’indice américain, j’aurais fait mieux ! »

Si vous vous êtes fait cette réflexion, c’est bon signe, cela veut dire que la moitié du chemin est fait !

Les clés d’un bon mindset pour investir en bourse 

Justement, il faut éviter de faire ce que font tous les gens qui s’acharnent à pratiquer des disciplines qui ne sont pas faites pour eux, comme le day trading, le scalping…etc.

1- Bien se connaître :

Un gros travail d’introspection est nécessaire. Avant de se lancer ou après quelques mois ou années de déroute, vous devez être capables de vous poser les bonnes questions. Suis-je fait pour cette stratégie ? Comment faire pour me simplifier la vie ? Le ratio temps passé à gérer mes investissements et le retour que j’en ai est-il favorable ? Quels sont mes objectifs sur le long terme?

2- Savoir ce qui marche bien pour vous :

Nous sommes tous différents. Ce qui fonctionnera chez l’un d’entre vous ne fonctionnera pas chez l’autre parce que nous avons tous des biais qui viennent brouiller les pistes. Si par exemple on vous faisait rejouer la même session de trading qu’un pro, vous n’auriez certainement pas pris les mêmes décisions au même moment, et vous n’obtiendrez pas les mêmes résultats à l’arrivée.

2- Voir loin :

Vous devez voir à long terme et ne pas tenir compte de tout ce qu’il se passe à court terme. N’écoutez pas les bruits de marché qui ne sont là que pour vous faire sortir des rails. Pour cela, il vaut mieux travailler sur de grosses unités de temps qui génèrent bien moins de faux signaux.

3- Tenir bon et ne pas se disperser :

Quand il ne se passe rien d’intéressant sur les marchés, il faut l’accepter et prendre son « mal » en patience. Votre stratégie vous dit de ne rien faire, pourquoi chercher des valeurs à investir coûte que coûte ?

4- Ne pas tout miser sur une seule stratégie :

Tout miser sur une seule stratégie, c’est un peu comme faire all-in sur un titre. Cela peut-être à double tranchant. Soit tout se passe bien et vous vous en sortez, soit…

Pour éviter d’être déçu, il vaut mieux jouer le compromis et jongler avec plusieurs stratégies, en fonction de vos affinités. Pas la peine d’avoir 50 stratégies dans votre portefeuille ! 3 stratégies peuvent suffire pour gérer un patrimoine financier, à condition de bien les diversifier (agressive, défensive, passive…)

5- Faire simple :

Le but étant de gérer vos investissements sur le long terme, il est évident que plus les choses seront simples, et plus il vous sera facile d’appliquer votre ou vos stratégies sur le long terme. L’idéal serait même de pouvoir oublier vos investissements. A l’occasion, faites le test sur un portefeuille fictif, vous constaterez que ne rien faire est souvent la meilleure option.

Exemple de retranscription d’un mindset pour investir en bourse sur le long terme :

Une fois que tout est clair pour vous, que vous vous être posé les bonnes questions, l’idée est de tout retranscrire sur un bout de papier que vous garderez à portée de main. Le plus pratique est de présenter tout ça sous forme de liste des choses à faire en temps voulu. L’objectif, faire simple et efficace. Par exemple (ceci n’est pas un conseil en investissement) :

PEA : 50 % portefeuille : stratégie PEA rentier sur 4 actions (dynamique) chaque mois + versement mensuel de xxx euros.

50 % portefeuille : 1 ETF indiciel actions + versement mensuel de xxx euros. (passif)

Compte titre : 100 % du portefeuille : 4 valeurs US à arbitrer chaque mois. Pas de versements mensuels (dynamique)

Assurance Vie : 100 % « stratégie défensive. » + versement mensuel de xxx euros. Prévoir un arbitrage annuel au mois de mai chaque année pour rééquilibrer (défensif)

Cela peut vous paraître scolaire, mais c’est la solution qui peut vous éviter de vous poser les mêmes questions chaque mois… « Mince, je dois faire quoi déjà ? C’est pas grave on verra le mois prochain…ou pire, « j’ai entendu hier à la radio qu’il fallait investir sur le metaverse, j’y vais à fond le mois prochain! »

Conclusion

Avoir le bon mindset quand on investit en bourse est essentiel. Il n’y a pas UN mindset pour investir en bourse mais LE mindset qui vous correspond le mieux.

Si vous cherchez à appliquer une stratégie pour investir en bourse sur le long terme mais qu’elle n’est pas en phase avec votre manière de fonctionner, vous irez droit dans le mur.

Le graal, ou la stratégie qui fonctionne par tous les temps, ça n’existe pas en bourse. Le graal quand on investit en bourse, c’est être capable de savoir ce que l’on doit faire quand on doit le faire et surtout d’arriver à le faire ! Si vous avez fait l’effort de réfléchir à la façon dont vous souhaiteriez investir en bourse, si en plus de cela tout est noté et rien n’est laissé au hasard, il est essentiel (mais pas évident) de faire en temps voulu tout ce que vous aviez prévu, sans dévier !

Le mindset, vous l’avez compris, finalement, ça n’est rien d’autre que votre capacité à mettre en adéquation votre propre façon de fonctionner et votre stratégie d’investissement en bourse afin de satisfaire vos objectifs sur le long terme.

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A bientôt

Laurent

Les valeurs spéculatives en bourse

Les valeurs spéculatives sont incontournables en bourse, elles font parti du paysage. Si vous interrogez sur l’opportunité de détenir ce type de valeur en portefeuille, sachez qu’il y a quelques éléments à prendre en compte avant de franchir le pas !

C’est ce que nous allons essayer de balayer à travers cet article.

Bonne lecture !

Les valeurs spéculatives, c’est quoi ?

Les valeurs spéculatives sont reconnaissable parmi les autres valeurs parce qu’elles ont un comportement particulier, qui « tape à l’oeil » de l’investisseur en bourse. Vous avez certainement été un jour ou l’autre surpris, voire attiré par ce type de valeur.

Plusieurs facteurs permettent d’identifier des valeurs spéculatives :

Des variations irrationnelles :

Du jour au lendemain, les variations à la hausse fulgurantes : +20 %, +30 % voire +100 %. Le problème est que les hausses peuvent s’arrêtent très rapidement et être suivies de baisses tout aussi fulgurantes.

Des volumes anormaux et très irréguliers :

Les valeurs spéculatives en bourse se caractérisent par des volumes de transactions anormalement élevés pendant quelques jours et puis…plus rien, calme plat. Puis à nouveau de gros volumes, puis à nouveau plus rien. Cet élément n’est pas forcément celui qui est remarqué en premier par l’investisseur et pourtant il est primordial.

Un prix d’achat souvent très bas :

Par exemple une cotation à 0,010 euro. A première vue, un prix aussi bas est forcément intéressant ! Nous verrons un peu plus loin que ça n’est pas forcément le cas.

Pas de tendance claire :

Le titre évolue de manière erratique. Souvent à plat, avec des pics de temps en temps, mais rien de durable. Ces pics sont très piégeux car ils interviennent souvent au sein d’une tendance baissière, faisant alors croire à un retournement de tendance.

Si vous constatez ces 4 caractéristiques sur une valeur, c’est que vous êtes en présence d’une valeur spéculative. Dans ce cas, réfléchissez bien avant d’y aller!

Attention il ne faut pas confondre small caps (petites capitalisations) et valeurs spéculatives. Les valeurs spéculatives cotent souvent très bas, comme les small caps. Pour autant , cela ne veut pas dire que les small caps sont systématiquement des valeurs spéculatives.

Pourquoi sont-elles piégeuses ?

Volumes :

Je vous en parlais un peu plus haut. Les fortes variations de volume nous permettent de mettre en évidence les valeurs spéculatives. Tant que les volumes sont importants et varient à la hausse, vous n’aurez pas de problème pour passer un ordre à l’achat comme à la vente. Par contre, si du jour au lendemain les volumes sont réduits à néant ou presque, vous aurez beaucoup de mal à passer vos ordres de vente et donc à solder vos positions quand bon vous semblera. Votre ordre de vente sera peut être exécuté 2 ou 3 jours plus tard…imaginez le carnage si la valeur en question perd 10 % par jour. Un exemple ci-dessous de graphe en journalier qui met en évidence les variations violentes autant au niveau des volumes que de la valeur du titre (-40% entre le maximum et le jour suivant).

exemple de valeur spéculative en bourse
Un exemple de valeur spéculative en bourse

Volatilité :

Les valeurs spéculatives font preuve de beaucoup de volatilité. Les variations sont brusques et éphémères. Pour suivre ce type de variations, il n’y a pas d’autres choix que de travailler sur de petites unités de temps (horaire voire quart d’heure). Cela vous oblige donc à rester scotché à votre écran et à jouer à l’apprenti trader. On le sait, n’est pas trader qui veut !

Prise de risque :

Lorsque vous choisissez d’investir sur une valeur capable de variations aussi brusques, il faut le prendre en compte dans votre money management, sinon vous risquez de grosses déconvenues. Par question par exemple de faire all in sur une valeur spéculative en espérant faire 1000 % en 3 semaines et arrêter de travailler ! C’est le meilleur moyen de cramer votre compte en deux temps trois mouvements.

Imaginons par exemple que vous acceptiez de perdre 2 % de votre portefeuille sur une position et que vous choisissiez de positionner votre stop à -30 % du prix d’achats, parce que la valeur bouge beaucoup. Dans ce cas, ces -30 % ne devront pas vous faire perdre plus de 2 % de votre portefeuille. Sur un portefeuille de 10.000 euros, cela représente une taille de position de : 2 % x 10.000/30 % soit 666 euros. Vous voyez qu’on est loin du all in !

Pourquoi les valeurs spéculatives vous attirent-elles ?

Faux espoirs de gains

Elles vous attirent justement parce qu’elles bougent beaucoup et provoquent en vous de faux espoirs de gains. Qui n’a pas rêvé en voyant une valeur décoller du jour au lendemain sans raison qu’elle rejoigne ses plus hauts historiques d’il y a 15 ans !

En cherchant un peu, vous trouverez facilement des valeurs qui jadis ont coté 300 à 500 euros et qui ne cote plus aujourd’hui que 0,1 euros. Tout le monde a fait ce calcul un jour ou l’autre ! Si je mets 1000 euros sur cette valeur et qu’elle remonte à 300 euros…jackpot !

Sauf que dans bien des cas, la valeur a été soumise à des « stocks splits » successifs (division de la valeur des actions pour augmenter leur nombre) , ce qui en plus a en général tendance à augmenter la volatilité. Il y a très peu de chances donc pour que l’action recouvre sa valeur d’ il y a 10 ou 15 ans !

Des actions en apparence pas chères 

Comment ne pas faire une affaire en achetant un titre à 0,010 euros ! Après tout, elle ne peut plus baisser beaucoup, donc elle ne peut que monter ! Une fois de plus, attention au piège ! Si le prix cette même action descend à 0,005 euros par exemple, vous aurez perdu 50 % de votre mise. Ne vous laissez donc pas piéger par des actions au prix défiant toute concurrence.

Les valeurs spéculatives en bourse jouent avec vos émotions

Si vous ne voulez pas soumettre vos émotions à rude épreuve, évitez les valeurs spéculatives, ou alors respectez bien vos règles de money management. Si tel n’est pas le cas, vous risquez de voir votre portefeuille osciller de +10 %, -20 % du jour au lendemain, avec de gros risques de moyenner à la baisse dans le cas de pertes. Vos émotions feront le yo-yo comme votre portefeuille : de grande montées d’adrénaline les jours de hausse et des coups de blues les jours de baisse.

Si vous détenez ce type de valeur en portefeuille et que votre position est gagnante, prenez vos gains et allez voir ailleurs !

Conclusion

Les valeurs spéculatives attirent les investisseurs en bourse parce qu’elles leur donnent de faux espoirs de gains. Il ne faut toutefois pas faire l’amalgame entre valeurs spéculatives et les small caps. Quelques règles simples, comme l’observation des volumes, de la volatilité, de la tendance en cours…etc permettent d’éviter de grosses déconvenues et nous permettent d’affiner notre choix.

Le choix parmi les titres à notre disposition est très large et difficile, inutile de venir en plus se mettre en difficulté en achetant des titres que l’on aura du mal à gérer une fois qu’ils seront dans notre portefeuille !

Nombreux sont les investisseurs en bourse qui se font piéger un jour ou l’autre par ce type de valeur. J’espère que la lecture de cet article vous permettra de les éviter!

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A bientôt

Laurent

Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ?

 

C’est certainement une question qui vous a traversé l’esprit un jour ou l’autre, si vous investissez une partie de votre argent en bourse. Est-il possible de devenir rentier grâce à la bourse ? Quels sont les ingrédients pour y parvenir ? Faut-il tout mettre en bourse ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Je vous souhaite une bonne lecture

Les ingrédients pour espérer devenir rentier grâce à la bourse 

Il y a des ingrédients incontournables pour espérer dégager une rente d’un placement quel qu’il soit. Quand on parle de bourse, un capital de départ, un apport mensuel (ou pas) et une durée d’investissement (et beaucoup de patience!) sont nécessaires.

Ces composantes ont un rôle plus ou moins prépondérant dans le résultat final. C’est ce que nous allons voir ici en regardant quelle est l’incidence de chacune de ces composantes.

Concernant le rendement, nous allons faire simple et prendre comme rendement moyen du marché des actions celui de l’indice CAC40, soit 7 % par an environ.

Incidence de la somme investie au départ :

 

Capital de départ

Rendement

Rente mensuelle au bout de 20 ans

5000 euros

7 %

100 euros

10.000 euros

7%

200 euros

50.000 euros

7%

1030 euros

100.000 euros

7%

2060 euros

 

Tableau 1 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Incidence de la durée :

 Ci-dessous, la rente mensuelle espérée en fonction de la durée capitalisée :

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

7 %

70 euros

100 euros

145 euros

10.000 euros

7%

150 euros

200 euros

280 euros

50.000 euros

7%

755 euros

1030 euros

1425 euros

100.000 euros

7 %

1510 euros

2060 euros

2820 euros

 

Tableau 2 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Incidence de l’effort d’épargne :

Si nous rajoutons un effort d’épargne de 100 euros par mois uniquement durant la phase de capitalisation (15, 20 ou 25 ans) :

 

Capital de départ Rendement 15 ans 20 ans 25 ans
5000 euros 7 % 250 euros 380 euros 560 euros
10.000 euros 7% 325 euros 480 euros 703 euros
50.000 euros 7% 930 euros 1311 euros 1840 euros

100.000 euros

7 %

1685 euros

2350 euros

3270 euros

 

Tableau 3 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

Que constate t’on ? :

Pour une même durée investie, la rente finale est proportionnelle à la somme versée au départ (tableau 1). En gros 20 fois plus pour un investissement de 100.000 euros que pour 5000 euros, on s’en doutait un peu.

Si l’on rallonge la durée investie, on peut vite se rendre compte de la puissance des intérêts composés. La rente dégagée au bout de 25 ans est environ 40 % plus élevée que celle dégagée au bout de 20 ans (tableau 2)! Cette incidence est exponentielle et se décuple au fil des années.

Cet effet se ressent également pour l’apport mensuel (tableau 3) : 100 euros versés mensuellement se transforment en plus de 400 euros supplémentaires au bout de 25 ans. Pour une somme de 5000 euros investie au départ, cela fait tout de même 5 fois plus que la rente dégagée au bout de 20 ans sans apport mensuel ( 560 euros au lieu de 100 euros) !

On constate au final que la durée d’investissement a un impact majeur sur la rente finale dégagée, quelle que soit la somme investie au départ.

L’idéal est donc de mettre la machine en route tôt pour profiter de la force des intérêts composés .

Si l’objectif est de pour pouvoir vivre de ses rentes, un capital de départ et une durée minimale d’investissement sont nécessaires.

L’étude Trinity et la fameuse règle des 4 % :

Dans les exemples ci-dessus, nous avons fait l’hypothèse d’une consommation totale du capital pendant les 25 ans de versement de rente mensuelle et d’un rendement constant de 7 % par an pendant toute la durée (capitalisation + rente).

Bien sûr, nous le savons, les indices boursiers, même s’ils évoluent globalement à la hausse depuis plus de 150 ans ne dégagent pas des rendements réguliers.

Un investisseur qui aurait par exemple placé 100.000 euros sur l’indice CAC40 en 2000 ou 2008 aurait perdu plus de la moitié de son capital 2 ans plus tard.

Inversement, un investisseur qui aurait placé ces 100.000 euros en 2003 ou 2009 serait aujourd’hui propriétaire d’une belle somme !

Cela explique aussi qu’un investissement long terme se construise sur une durée d’au moins 15 ans, pour rebondir plus sereinement après les périodes de baisse.

L’étude Trinity :

En 1998, 3 professeurs de l’Université Trinity ont publié une étude (https://en.wikipedia.org/wiki/Trinity_study) dont l’objectif était de savoir s’il était possible de devenir rentier grâce à la bourse. L’étude conclut qu’un portefeuille composé d’actions et d’obligations a de très fortes probabilités de perdurer très longtemps à condition de ne retirer chaque année que 4 % du montant de ce portefeuille. Par exemple 20.000 euros de retraits par an pour un portefeuille de 500.000 euros.

Cette étude est basée sur des données financières comprises en 1925 et 1995, en considérant des durées de consommation du capital de 15 à 30 ans.

Un exemple de simulateur à votre disposition :

Si vous voulez faire une simulation de cette règle des 4%, vous trouverez ici un simulateur (traduction en français possible) : https://engaging-data.com/visualizing-4-rule/

Le principe de la simulation : L’outil intègre les données historiques depuis 1871 ! Sur une période encore plus longue que l’étude Trinity. Mais le principe est le même.

L’idée est de voir si pour un capital donné, une durée donnée de consommation du capital (durée de « retraite »), un type d’investissement donné (actions-obligations), les probabilités de ne pas cramer votre capital vous sont favorables ou pas ! Tout cela tient compte de l’évolution des marchés au fil des années, depuis 1871. 

Une fois de plus on se base sur des données passées.

Comment ça marche :

Renseignez votre âge, la durée de « retraite » , votre mode d’investissement (actions-obligations)

Dans ce simulateur le scénario 100 % actions développe un rendement de 6,7 % par an. Il s’agit de l’investissement dans un indice. Le scénario 100 % obligations développe 2,5 % de rendement annuel environ, ce qui correspond à peu près à un investissement sur du fonds euros.

Le simulateur vous retourne votre taux de réussite : la probabilité que vous auriez eu depuis 1871 de passer vos X années de retraite sans faire banque route.

Vous devriez constater que si vos dépenses par an n’excèdent pas 4 % de votre capital, votre taux de réussite est optimal.

Le dernier ingrédient, le rendement 

Depuis le début de cet article, nous avons fait l’hypothèse soit d’un placement sur un indice boursier (7 % en moyenne), soit d’un placement panaché indice-obligations (simulateur règle des 4%).

Si vous me suivez, ou si vous avez simplement parcouru mon site, vous savez que cela ne correspond pas à ma manière d’investir en bourse. Je n’investis pas sur un indice mais sur des titres en particulier en pratiquant le suivi de tendance sur une unité de temps particulière (plus d’infos ici).

Cette stratégie me permet de dégager en moyenne un rendement plus intéressant sur le long terme que celui de l’indice de référence (CAC40), même si les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Pour quelques points de rendement de plus …

Si l’on imagine juste à titre d’exemple un rendement de 10 % au lieu de 7 % (tableau 3 pour mémoire), on obtient les résultats suivants :

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

10 %

325 euros

550 euros

910 euros

10.000 euros

10%

436 euros

725 euros

1186 euros

50.000 euros

10%

1325 euros

2126 euros

3411 euros

100.000 euros

10%

2436 euros

3880 euros

6190 euros

 

Tableau 4 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 10 % par an sur la durée de capitalisation puis 7 % par an durant la consommation du capital (25 ans).

 

Capital de départ

Rendement

15 ans

20 ans

25 ans

5000 euros

7 %

250 euros

380 euros

560 euros

10.000 euros

7%

325 euros

480 euros

703 euros

50.000 euros

7%

930 euros

1311 euros

1840 euros

100.000 euros

7 %

1685 euros

2350 euros

3270 euros

 

Tableau 3 : rente mensuelle calculée après imposition de 20 % (prélèvements sociaux sur les plus values) hors inflation, rendement constant de 7 % par an (rendement moyen du CAC40) sur la durée totale y compris durant la durée de consommation du capital (25 ans).

La comparaison de ces 2 tableaux est assez parlante. Seulement 3 points de rendement gagnés ont permis de presque doubler la rente au bout de 25 ans. Si la durée du placement a un fort impact sur le capital final, le rendement joue également énormément.

L ‘idée de cette comparaison est aussi de vous montrer qu’il n’y a pas forcément besoin de viser des rendements extraordinaires pour espérer tirer une rente honorable d’un capital.

Devenir rentier et le rester en diversifiant les placements 

Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. La bourse peut procurer des rendements intéressants, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un placement risqué !

Pas question donc de faire « all in » sur la bourse ! Partant en plus du principe qu’on ne doit investir en bourse que des sommes dont on n’a pas besoin dans l’immédiat, faire du « all in » n’est non seulement pas souhaitable, pas tenable, mais surtout pas nécessaire !

Par ailleurs, investir l’intégralité de son patrimoine en bourse sachant que temporairement on sera exposé à des baisses temporaires de 10 voire 20 % peut s’avérer compliqué. Cela ne sera tout simplement pas tenable émotionnellement pour le commun des mortels.

Combiner plusieurs solutions de placements est une solution plus raisonnable. Par exemple en associant  bourse, immobilier, or physique, art, et pourquoi pas une petite pincée de cryptomonnaies ? Les choix sont nombreux.

Le principe de base est juste d’éviter de mettre tous ses œuf dans le même panier en investissant dans des actifs décorrélés.

Conclusion 

Qui n’a pas rêvé de devenir rentier grâce à la bourse ? On s’est tous imaginé assis sur une chaise longue au bord de la plage, à attendre tranquillement que nos investissements progressent. Mais ça n’est pas si simple !

Devenir rentier uniquement grâce à la bourse, c’est possible, mais difficile, car cela prend un certain temps et demande une certaine discipline et quelques ingrédients incontournables.

Dégager une rente grâce à la bourse est réalisable, même avec un apport initial faible en s’exposant un minimum. Espérer en vivre est une autre histoire.

Les 2 plus gros leviers d’action sur un placement sont le temps (effet des intérêts composés) et le rendement du placement, sans forcément aller chercher l’impossible.

Quelle que soit la stratégie adoptée, nous avons vu qu’il valait mieux diversifier ses modes d’investissements et ne pas tout miser sur la bourse.

Un minimum d’ambition, beaucoup de patience, de la rigueur et un certain équilibre sont également des ingrédients essentiels à la concrétisation de vos aspirations à devenir rentier !

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A bientôt

Laurent

Comment gagner en bourse sans pratiquer le trading?

Le trading est un discipline très difficile. De plus en plus de particuliers sont attirés par cette activité, notamment depuis le confinement. Pourtant, les chiffres n’ont pas changé, 80 % environ voient leur compte en bourse fondre sur le long terme.

Notre objectif étant justement de gagner en bourse sur le long terme, comment s’y prendre ? Comment gagner de l’argent en bourse sur le long terme sans pratiquer le trading?

C’est ce que nous allons essayer de voir dans cet article.

Bonne lecture !

Le trading, c’est quoi ?

Le trading est une activité qui consiste à acheter des actifs financiers à court terme ou très court terme (actions, matières premières, options, forex, obligations…etc) dans le but de les revendre plus cher afin de dégager une plus value. Acheter des actifs ou inversement les vendre dans le cas de positions prises à la baisse, en vente à découvert.

Sur le papier, l’activité peut paraître basique. On est à la maison, devant son écran et il suffit de passer des ordres à l’achat ou à la vente pour gagner de l’argent. Sauf que gagner de l’argent en pratiquant le trading est tout sauf une sinécure !. C’est donc là que les choses se compliquent .

Pourquoi est-il si difficile de s’en sortir en pratiquant le trading ?

Tous les gens qui pratiquent le trading ne sont pas forcément des traders ! Trader est un métier qui demande une formation, comme tous les métiers mais surtout des capacités de gestion des émotions hors normes.

Les bons traders gagnent beaucoup d’argent mais ils sont peu nombreux à se partager le gâteau. Les perdants sont en majorité des gens qui se sont essayé au trading avec parfois peu de bagages et qui n’ont pas forcément le profil pour exercer cette activité.

Une histoire de taille de compte

Les traders pro travaillent en général sur de gros comptes et opèrent sur de grosses sommes d’argent. Ce paramètre peut paraître anodin mais il explique à lui seul la déroute de pas mal de petits porteurs :

Si vous ouvrez un compte CFD par exemple avec 500 euros, il peut être tentant de prendre de gros risques. Bien plus  que sur un compte comportant 500.000 euros. On peut se remettre d’une perte de 500 euros, beaucoup moins d’une perte de 500.000 euros.

On peut comprendre qu’il est plus facile d’acquérir de la discipline quand on manipule de grosses sommes d’argent. Les petits porteurs prennent en général plus de risques. J’ai perdu 500 ? c’est pas grave, je remets 500, puis 500, puis 500…etc jusqu’à accumuler parfois de grosses pertes. Pour avoir plus de détails, vous trouverez ici un rapport de l’AMF

Exemple d'évolution à la baisse régulière d'un compte de trading

Un exemple réel d’évolution d’un petit compte de trading CFD au fil des années…

Discipline et capacités à se déconnecter :

La discipline, j’en ai souvent parlé. Vous le savez, elle est indispensable dès que l’on pratique l’investissement en bourse, encore plus lorsque l’on veut se frotter au trading !

Etre capable de se déconnecter et de couper ses positions en temps voulu est une qualité essentielle dont le trader doit faire preuve. Par exemple, savoir couper ses positions et ne surtout pas rentrer en mode espoir ! Le trader doit également savoir se déconnecter en soirée et le week-end afin de ne pas se laisser « bouffer « par son activité.

Ceux parmi vous qui ont pratiqué le télétravail pendant le confinement savent de quoi je parle !

Etre capable de durer :

C’est peut être le point le plus compliqué lorsque l’on pratique le trading. Beaucoup de positions passées, des gagnantes, des perdantes, des bonnes séries, des mauvaises séries…Un mental soumis à rude épreuve, peu importe, l’objectif est d’être rentable et de le rester ! Et ne pas se laisser perturber par des émotions destructrices. Pas toujours facile lorsque les mauvaises séries s’enchaînent.

Au vu des aspects évoqués précédemment (il y en a d’autres) on peut facilement comprendre pourquoi il est aussi difficile de gagner de l’argent sen bourse sur le long terme en pratiquant le trading.

Les investisseurs long terme sont gagnants

Un investisseur achète des titres pour telle ou telle raison (fondamentale, ou pas) et les conserve, laisse faire, en renforçant lors des creux. Il ne procède que très rarement à des arbitrages.

Bien entendu il y a différentes façon d’investir à long terme ! Faire « all in » sur une seule action et laisser faire pendant 20 ans n’est pas forcément la meilleure façon d’investir à long terme, à moins d’être très chanceux. Dans ce cas on parle plutôt de bourse casino.

Prenons l’exemple de 2 acteurs des marchés :

– l’un investit sur un indice (CAC40, SP500…) à travers un tracker, et conserve sur 20 ans en faisant des apports réguliers, ou pas.

– l’autre investit sur le même support, mais essaie de « viser » les meilleurs moments sur le marché, anticipe, arbitre à tout va, et change régulièrement de stratégie au gré des infos, des conseils et de ses intuitions.

Au final, la courbe de gains du premier s’apparentera à celle d’un indice…et il s’en sortira gagnant puisque les indices évoluent à la hausse depuis près de 200 ans. Bien entendu, on ne sait pas ce qu’il va se passer au cours des prochaines années.

S’il n’a vraiment pas de chance et qu’il a investi au plus haut de 2000 par exemple, il lui faudra un peu plus de temps pour rentabiliser son investissement, mais si les indices continuent leur évolution, il a de grandes chances de sortir gagnant. On comprend donc pourquoi 90 % des investisseurs sont gagnants au bout d’ une certaine durée.

Vous trouverez ici un article intéressant illustrant ce phénomène statistique (possibilité de le traduire en Français).

Le second, lui, aura probablement plus de mal. Sa courbe de gain ressemblera plus probablement au graphe présenté un peu plus haut. Il a beaucoup plus de chance de faire partie des 80 % de perdants.

Au final, en bourse, ne rien faire ou presque est peut être la meilleure solution pour s’en sortir !

Gagner en bourse sans pratiquer le trading

Il existe toutefois au moins un compromis qui permet de couper la poire en deux, entre trading et investissement : le  « trading  sur de grosses unités de temps », par exemple le Mensuel. On pourrait appeler cela du « monthtrading ».

Le « Monthtrading », un bon compromis entre investissement et trading

J’ai moi-même essayé de gagner en bourse en pratiquant le trading, voire le scalping. Après avoir galéré plusieurs années, j’ai changé mon fusil d’épaule et adopté une stratégie qui consiste à travailler sur de grosses unités de temps. Cela me permet de battre régulièrement l’indice CAC40 depuis plusieurs années ( je n’investis sur le PEA que sur des actions Euronext) avec bien sûr des hauts et des bas.

Le principe, vous le connaissez si vous êtes inscrits, ou si vous avez simplement parcouru ce blog.

Il est simple mais pas forcément intuitif ! Acheter haut et revendre encore plus haut. Ou encore acheter des actifs en tendance haussière et les accompagner, sans forcément rechercher un point bas en entrée ou un plus haut en sortie. Voilà le principe de base.

Sur le long terme, cette stratégie de stock picking fonctionne et me donne satisfaction depuis plusieurs années. On ne gagne pas tous les mois, loin de là, même si la majorité des mois se terminent dans le vert, mais au final, l’évolution du portefeuille est très correcte au vu du temps passé à opérer sur l es marchés.

Un travail de recâblage nécessaire

Ce mode d’investissement est contre intuitif puisque l’être humain, soucieux de flatter son ego a tendance, quand il investit en bourse, à vouloir acheter au plus bas pour revendre au plus haut.

Cette stratégie est tout sauf ludique et génératrice d’adrénaline! Pas besoin de rester devant un écran à suivre des graphes, des indicateurs…puisqu’en moyenne seulement une quinzaine d’ordres sont passés chaque année. On est donc loin du trading traditionnel. Mais il y a quelques arbitrages à effectuer, un peu plus qu’un mode investisseur. Vous trouverez plus de détails ici.

Mais rien n’est facile, car cette stratégie demande beaucoup de patience, comme toutes les stratégies !

Rappelez-vous, on part pour 20 ans ! Une prise de recul est donc indispensable. L’objectif est avant tout d’être rentable, pas du tout de s’amuser en passant des ordres à tout va!

Conclusion

Nombreux sont les petits porteurs qui s’essaient au trading, encore plus ces derniers mois lors de la période confinée. Malheureusement, peu en ressortent gagnants.

Pour autant, les statistiques montrent que l’investissement long terme permet d’obtenir de meilleurs résultats, voire d’inverser les résultats en sa faveur. Un simple investissement passif sur un indice majeur nous prouve par exemple que gagner en bourse est jouable sur le long terme sans pratiquer le trading.

Combiner la passivité de l’investissement et le « trading » sur de grosses unités de temps constitue un bon compromis pour miser sur le marché des actions avec un objectif long terme.

Dans un monde qui évolue à vitesse grand V, gagner en bourse sans pratiquer le trading traditionnel peut donc paraître paradoxal, et pourtant…c’est possible !

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A bientôt!

Laurent

Comment les news vous font-elles perdre de l’argent en bourse

 

Nous sommes tous les jours inondés d’informations, sans forcément le demander ou le vouloir. Dans le jargon boursier on appelle cela les news. Si vous allumez par exemple votre radio en voiture sur le trajet domicile travail, vous entendrez au moins une fois sur le trajet une session informations. Ces informations ne sont pas anodines et peuvent avoir un effet sur nos actes surtout lorsque l’ on est investisseur en bourse. 

Nous allons parler dans cet article de l’impact des news sur votre trading et comment elles vous  font perdre de l’argent en bourse.

Bonne lecture !

Les news sont incontournables, mais pourquoi vous font elles perdre de l’argent en bourse?

Nous vivons dans un monde ultra connecté. Difficile d’échapper aux infos, aux news, vraies ou pas. L’émergence des réseaux sociaux ne fait que dupliquer ce phénomène. Si l’on se limite aux informations en lien avec le monde de la bourse, il en est de même. Nous ne pouvons ignorer les dernières infos qui concernent par exemple les titres détenus dans notre portefeuille ! C’est tout à fait normal.

L’inquiétude aidant, il n’est pas rare que les investisseurs cherchant à se rassurer soient abonnés à des chaînes d’infos dédiées à la bourse, des forums, groupes de réseaux sociaux…etc. Tout cela est bien évidemment humain. Mais comment prendre des décisions cohérentes lorsque l’on est inondé d’infos plus contradictoires les unes des autres, surtout dans le monde de la bourse ! 

La psychologie des foules :

Le « problème » dans l’histoire, si l’on s’en tient au monde de la bourse, n’est pas de savoir si l’information divulguée est vraie ou pas (rumeur ? ). La vraie question est de savoir comment les gens, investisseurs en bourse dans notre cas vont réagir ! Nous sommes en ce moment en pleine période de résultats semestriels des sociétés. Je suis persuadé qu’un grand nombre d’entre vous se pose les questions suivantes :

Les résultats vont-ils être bons ? Mauvais ? L’action va-t-elle partir à la hausse ? Est-ce que je ne devrais pas vendre ? Ou acheter ?

On ne peut prévoir l’effet des news sur les cours de la bourse :

De la même manière qu’il est impossible de prévoir l’avenir des cours de la bourse, il est également impossible de savoir quel sera l’effet de la news en question sur le cours d’une action ou d’un indice. Certains résultats pourtant bons seront mal perçus et sanctionnés par les investisseurs car moins bons que prévus. Des mauvais résultats seront parfois bien accueillis car on s’attendait à pire !

Je parlais tout à l’heure des réseaux sociaux. Ces réseaux sont de plus en plus utilisés pour déclencher des mouvements de foule à court terme. Par exemple : déclarations récentes d’Elon Musk qui font yoyoter le cours des cryptomonnaies déjà très volatiles par nature ! 

L’effet des news sur l’évolution des cours et de votre compte en bourse

 

Un exemple pour illustrer mes propos :

Ce graphe montre comment les news vous font perdre de l'argent en bourse

Ci-dessus sont représentés l’évolution des 4 titres présents dans le portefeuille du blog au fil d’un mois ainsi que l’évolution du portefeuille.

Comme vous pouvez le constater, il s’est passé quelque chose le douzième jour. En effet, une news est tombée aux infos nationales (reprise de l’épidémie). Elle a directement impacté le moral des investisseurs qui ont paniqué durant quelques jours en se débarrassant de leurs titres.

Deux cas de figure :

– Soit l’info en question vous impacte et vous faites partie du lot : vous vendez même si votre stratégie vous dit de conserver.

– Soit vous faites confiance à votre stratégie et vous conservez.

Que valait-il mieux faire dans ce cas ?

L’investisseur qui a paniqué et coupé ses positions au pire moment finit son mois à -10 % alors que celui qui a conservé ses titres clôture à +10 %.

Les news sont des bruits de marché

Quand on investit sur une grosse unité de temps, on a un gros avantage :

On peut considérer toutes ces news comme des bruits de marché et ne pas en tenir compte dans les prises de décision. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’effet de ces infos, vraies ou pas n’est ressentie que sur des unités de temps journalières voire plus petites encore.

La stratégie du blog étant calée sur une unité de temps Mensuelle, on se moque donc de tout ce qui se passe en intraday. Au cours d’un mois il se passe plein de choses, bonnes ou moins bonnes. Inutile de surréagir et de suivre votre portefeuille à la culotte. C’est la meilleure façon de faire des bêtises !

Ceci étant, les daytraders swingtraders en journalier et scalpeurs ont eux par contre tout intérêt à considérer les news comme des éléments importants dans leur trading. Par exemple en évitant de rentrer en position une veille de résultats …etc. Plus l’unité de temps utilisée est courte et plus l’effet des news est prépondérant.

Comment échapper aux bruits de marchés ?

Déconnectez-vous :

Si vous suivez la stratégie du blog, qui n’a pas que des avantages comme toutes les stratégies, vous pouvez, voire vous ne devez pas prêter attention à tous ces bruits de marchés. Énorme avantage non ?

Déconnectez-vous, ou bien écoutez d’une oreille distraite en laissant glisser, sans agir.

Trop d’information tue l’information, surtout quand on n’intervient que quelques minutes par mois en bourse !

Suivez votre stratégie et arrêtez de perdre de l’argent en bourse en suivant les news :

Que vous suiviez la stratégie du blog ou pas, c’est la clé de la sérénité. Suivez votre stratégie et n’opérez que quand c’est le bon moment. En d’autres termes, ne vous laissez pas influencer par tout ce que vous entendez autour de vous, ou par tout ce que vous lisez dans les journaux. A moins bien sûr que votre stratégie ne soit basée que sur tout ce qui est dit dans les forums boursiers, ou sur les conseils entendus sur des chaînes dédiées à la bourse. Dans ce cas…bon courage !

Contrôlez vos émotions :

Ce point est étroitement lié avec les deux précédents. Les news génèrent des émotions qui peuvent parfois déclencher des actions irrationnelles (vente panique par exemple). Pire encore, ces actions déclenchées peuvent elles-même déclencher à leur tour d’autres émotions ! « Mais pourquoi j’ai vendu …quel imb… »! Colère frustration…etc. Tout le monde y a été un jour confronté.

Rester zen donc, en toute circonstance afin d’agir la tête froide et de façon raisonnée.

Conclusion

Les news sont omniprésentes mais elles ont tendance à vous perdre de l’argent en bourse. Réseaux sociaux, télévision, personne ne peut échapper aux news, qu’elles concernent le monde de la bourse ou d’autres thématiques. Quand elles sont en lien avec le monde de la bourse, ces informations ont un impact direct sur le comportement des investisseurs avec parfois des effets boule de neige.

Mais l’effet des news, nous l’avons constaté, sont généralement court terme. Ils ne doivent donc pas impacter les prises de décisions des investisseurs intervenant sur de grosses unités de temps, comme le mensuel. Ces éléments extérieurs doivent dans ce cas être considérés comme des « bruits de marché ».

l’investisseur doit donc s’employer à ne pas se laisser entraîner par le chant des sirènes afin de ne pas sortir de sa stratégie. Rien de facile ! Et pourtant c’est indispensable, à la fois pour la bonne santé de votre portefeuille et de vos émotions !

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A bientôt

Laurent

PEA rente et succession

Si vous avez ouvert un PEA, récemment ou pas,  vous vous poserez certainement un jour la question de la sortie ! Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Sortie du PEA en capital ou en rente ? Comment se gère la succession pour un PEA ? Autant de questions qu’il vaut mieux se poser en temps voulu.

Nous allons essayer de voir cela dans cet article.

Bonne lecture.

 

Comment sortir d’un PEA ?

La loi Pacte du 22 mai 2019 a modifié les règles de sortie d’un PEA.

Avant 5 ans :

Tout retrait avant 5 ans se voit ponctionné au titre du PFU (prélèvement forfaitaire unique) au taux global de 30 %(IR+PS). Il ne s’agit bien sûr que d’un prélèvement sur les plus values réalisées. Le retrait avant 5 ans entraîne la clôture du PEA. Il existe toutefois des dérogations à la clôture dans certains cas particuliers (création d’entreprise, licenciement, retraite anticipée, invalidité…).

Après 5 ans :

Pas de clôture dans ce cas. La fiscalité est plus avantageuse puisque le gain net est exonéré d’impôts. Il est toutefois toujours soumis aux prélèvements sociaux. Des prélèvements partiels sont possibles ainsi que de nouveaux versements, chose qui n’était pas possible auparavant.

 

La sortie en capital :

Il s’agit d’un retrait total de la somme capitalisée sur le PEA. Dans ce cas, la fiscalité s’applique sur les plus values réalisées en fonction de l’ancienneté du PEA, comme évoqué ci-dessus. Les calculs des prélèvements sociaux peuvent vite devenir compliqués car les taux des prélèvements sociaux ont évolué au fil du temps. Pour un PEA ancien, les gains réalisés chaque année sont ponctionnés du taux en vigueur cette année là.

 

La sortie en rente :

Le cas du PEA assurance :

Une sortie en rente viagère n’est possible que sur un « PEA assurance ». Le « PEA assurance » contracté chez un assureur a les mêmes avantages fiscaux qu’un PEA classique mais il est investi à 100% sur des Unités de Compte, un peu comme un contrat d’ assurance vie. Pour votre information, il est possible de transférer un « PEA classique » vers un « PEA assurance » sans remise en cause de l’antériorité fiscale, mais il n’est pas possible de détenir les deux à la fois. Le PEA assurance en plus d’une exonération d’ISF dispose d’une vraie possibilité de sortie en rente viagère. Mais il ne présente pas que des avantages : les supports d’investissements ne sont plus des actions mais des unités de compte, avec beaucoup moins de choix.

PEA classique :

Avec un « PEA classique », il est tout à fait possible de se créer son propre système de rente même si le support ne le prévoit pas. Il suffit tout simplement de retirer régulièrement une somme d’argent. L’avantage dans ce cas est de pouvoir moduler cette somme au gré des besoins ce qui rajoute une certaine souplesse.

Dans ce cas, vous pouvez retirer chaque mois une petite somme, tout en laissant travailler le reste de votre capital grâce à l’effet des intérêts composés.

Vous pouvez donc si tel est votre choix profiter pleinement de votre capital en vous faisant plaisir, sans vous soucier de la succession.

Si votre objectif est de préserver votre capital afin de le transmettre, vous pouvez par exemple choisir de ne consommer que les intérêts générés chaque année.

Si vous êtes inscrit sur ce blog, vous avez reçu un outil qui vous permet de faire vos propres simulations de sortie en rente à partir d’un « PEA classique » en envisageant plusieurs scénarios.

 

Quelles sont les modalités de succession pour un PEA ?

 

PEA rente et succession

 

 

Suivant le type de PEA choisi (classique ou assurance), les modalités de succession sont différentes.

PEA assurance :

Lors du décès du titulaire, le cadre fiscal PEA est clôturé mais le contrat de capitalisation subsiste. Il conserve son antériorité fiscale et il est transmis aux bénéficiaires en étant soumis aux droits de succession. A la différence d’un PEA classique, un PEA assurance peut faire l’objet d’une transmission via donation de votre vivant. D’un point de vue successoral, il n’y a pas plus d’avantages pour un PEA assurance qu’un PEA classique (droits de succession).

PEA classique :

Un PEA classique ne peut être transmis, mais les titres qui le composent peuvent être transmis aux héritiers via un compte titre.
Lors du décès du titulaire, le PEA est clôturé et les titres sont transférés dans un compte titre. Ils intègrent la succession sans avantage fiscal particulier. Chose importante toutefois, la clôture du PEA suite au décès du titulaire n’entraîne aucun impôt. C’est donc la valeur du PEA moins les prélèvements sociaux qui est intégrée à la succession et soumise aux droits de succession.

Il est important pour les héritiers de se signaler rapidement suite au décès du détenteur du PEA auprès de l’organisme détenteur. Ce signalement fixe la date à prendre en compte pour le calcul des prélèvements sociaux et des droits de succession.
Charge ensuite aux héritiers de choisir entre la vente des titres ou la conservation de ces derniers sur le compte titre.
L’organisme détenteur a de son coté des obligations en terme de délai (clôture du PEA sans tarder, vente des titres le cas échéant…). S’il ne respecte pas ses obligations,   il devra payer des pénalités.

Conclusion

Quand on investit en bourse, il est important d’avoir un plan. Avoir une stratégie vous permet de capitaliser sur le long terme  en restant zen.

« L’après PEA », période au cours de laquelle vous souhaitez profiter de vos gains est également une période qui se réfléchit et se prépare à l’avance. Nous avons vu qu’il existait plusieurs possibilités de sortie du PEA : Sortie en rente ou capital. Il est aussi envisageable de transférer un PEA classique vers un PEA assurance pour un fonctionnement en mode gestion pilotée.
A vous maintenant de peser le pour et le contre, d’envisager les différents scénarios en fonction de votre situation personnelle afin d’envisager l’avenir sereinement !

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A bientôt

Laurent