Gagner en bourse est impossible

 

Vous avez certainement entendu dire que 80 ou 90 % des investisseurs en bourse perdent leur argent . De là à dire que gagner de l’argent en bourse est impossible, il n’y a qu’un pas ! C’est pourtant la réalité si l’on agit à l’instinct. Il est très difficile pour le commun des mortels de gagner en bourse sans un travail sur soi. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Bonne lecture !

Nous sommes conditionnés pour perdre en bourse

Le simple fait de dire que 80 à 90 % des investisseurs en bourse perdent de l’argent permet de planter le décor. Mine de rien, ce chiffre a sa petite incidence. « ok, je perds mon argent en bourse, mais finalement, c’est normal, plein de gens sont dans mon cas ». Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de gagner de l’argent en bourse ? Bien sûr que non. Mais pour y arriver, il faut être prêt à se remettre en question pour justement ne pas faire partie des 80 ou 90 %. Peu importe la stratégie finalement…ou presque. Au final c’est ce qui se passe dans notre tête au moment de cliquer sur « passer l’ordre d’achat ou de vente » qui change la donne du tout au tout.

Soit votre état d’esprit est positif quelles que soient les conditions de marché, vous avez confiance en votre stratégie et tout se passe bien. Soit le doute s’installe, la confiance s’étiole et la spirale infernale s’enclenche !

Nous allons donc voir dans les paragraphes suivants pourquoi l’être humain n’est pas naturellement conditionné pour gagner en bourse. 

Notre avidité et notre perception du temps nous jouent des tours

Avidité :

Vous l’avez certainement remarqué en ce moment, il ne se passe pas grand-chose sur les marchés. Nous sommes en septembre, octobre approche, la fameuse saison des krachs fait couler beaucoup d’encre, mais les marchés font une pause. Quelle sera la durée de la pause ? Vont ils repartir à la hausse ou à la baisse ? Nous n’en savons rien même si chacun y va de son pronostic. Pendant ce temps, le portefeuille végète, ce qui est tout à fait normal. Et pourtant, quand le sentiment d’avidité pointe le bout de son nez et nous pousse à considérer la bourse comme un casino, il peut être compliqué de résister à la tentation de voir des opportunités partout ! Si les marchés ont décidé de faire une pause, il vaut mieux ne faut pas insister et attendre, au risque de s’épuiser à rechercher la perle rare.

Perception du temps :

Se fixer des objectifs, nous en avons parlé dans un autre article (ici), n’est pas forcément bon en bourse. Quand on vise le long terme, il faut faire abstraction du court terme. Par exemple, un portefeuille qui progresse de 20 % sur une année peut très bien avoir des passages à vide. Regardez l’exemple ci-dessous :

évolution d'un portefeuille

Pourtant, quand on enchaîne les mois dans le rouge, il est normal de se poser des questions. Sans compter que les mois en rouge ont certainement comporté des journées volatiles pour lesquelles le rouge était encore plus prononcé !

Difficile dans ce cas de nous projeter sur du très long terme en se détachant du très court terme ! Notre attention est focalisée sur le court terme. Et pourtant, il faut faire l’inverse. C’est une des clés de la réussite en bourse.

Il est impossible de se couper de notre environnement

Cela fait écho avec le paragraphe précédent et l’article du mois dernier. Que l’on soit dans le vert ou dans le rouge, il est difficile de se couper des infos, de notre entourage et de ne pas être influencé ! Sachant que nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus (Jim Rohn).

Un investisseur qui se trouve dans le rouge aura tendance à couper ses positions à tout va s’il entend des infos alarmistes. Au contraire, un investisseur qui voit son portefeuille bien vert aura tendance à surcharger parfois dangereusement ses positions si les news sont optimistes.

Qu’en est -il de la stratégie ? Elle est passé aux oubliettes, je vous le confirme…

Espérer gagner en bourse en ne fiant qu’aux infos est totalement illusoire vous l’aurez compris et pourtant, c’est une pratique très courante !

Mais c’est humain. Nous avons besoin d’infos, de conseils…pour avancer, surtout dans les moments difficiles.

Nous avons tendance à surestimer nos capacités à gérer nos émotions

C’est peut être le point le plus important. Nous en avons parlé à maintes reprises. Notre capacité à gérer les émotions a une influence directe sur l’évolution de notre portefeuille. Dans l’exemple cité un peu plus haut, les 20 % peuvent vite se transformer en -10 % sous le simple fait des émotions. Une position renforcée à la baisse, ou des gains coupés trop rapidement et la performance passe dans le rouge. La différence entre 2 portefeuilles appliquant la même stratégie ne tient donc pas à la performance de la stratégie, mais à la manière de l’appliquer. Quelqu’un qui ne supporte pas de voir son portefeuille baisser de 10 ou 15 % de manière temporaire au cours d’un mois ne devrait pas investir sur des valeurs volatiles sous peine de passer des nuits blanches !. Mais qui dit valeurs volatiles, dit appât du gain et surtout espoir de gros gains.

Qui n’a pas rêvé de devenir millionnaire en quelques mois en voyant certaines actions faire un x 5 ou x 10 ? un gain de x 5 ou x10 est supportable, une baisse de 50 % l’est beaucoup moins !

Une fois de plus l’attirance pour les titres volatiles et les extrapolations de gains qu’ils suscitent est monnaie courante. Pourtant il n’est pas nécessaire de viser des actifs hyper volatiles pour s’en sortir honorablement en bourse et ne pas faire partie des 80 %. croire que gagner en bourse est impossible sans viser des titres explosifs est une erreur.

Conclusion

Gagner en bourse est-il impossible ? Non ! Puisqu’une minorité y parvient, et j’espère que vous faites partie de cette minorité. Mais, nous l’avons vu, notre éducation, notre entourage et notre câblage d’être humain font que la tâche nous est rendue ardue. Il est difficile de s’en sortir naturellement, sans aucun travail à moins d’être investisseur né. La stratégie est importante bien sûr, mais pas suffisante. Si elle n’est pas viable, impossible de s’en sortir, c’est mathématique. Mais le résultat final (portefeuille vert ou rouge ) est très largement influencé par notre mental, discipline et aversion au risque. Le marché n’est pas le pire ennemi de l’investisseur, c’est l’investisseur lui même qui provoque dans 80 % des cas sa perte (un exemple ici) !

Avant de vous lancer, vous devez donc bien donc d’abord bien intégrer votre aversion au risque. Rien ne sert de rechercher la performance à tout prix si vous n’êtes pas capables de survivre aux mois rouges qui font partie du jeu.

Vous l’avez compris, tout cela sous entend un travail sur soi, l’idée n’étant pas de se torturer l’esprit ou d’aller à contre nature.

Mais le jeu en vaut la chandelle !

N’hésitez pas à partager cet article !

Vous voulez tester la stratégie Mensuelle ? Inscrivez-vous !

A bientôt

Laurent

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
6 × 16 =